La réunion pré-COP31 aux îles Fidji, qui prépare la grande conférence des Nations Unies sur le climat à Antalya en Turquie en novembre, est vue comme une opportunité de montrer au monde les dégâts que le changement climatique inflige au Pacifique Sud. Ce qui est arrivé à Tuvalu devrait servir de leçon aux autres pays, affirment les scientifiques ; Fonds Pacifique : l’appel à projets 2027 est lancé.
# Quand quelques dirigeants mondiaux viendront visiter les atolls de corail de Tuvalu dans les prochains jours, ils vont constater comment un écosystème autrefois foisonnant a été réduit à néant par le changement climatique.
La réunion pré-COP31* aux îles Fidji, qui prépare la grande conférence des Nations Unies sur le climat à Antalya en Turquie en novembre, est vue comme une opportunité de montrer au monde les dégâts que le changement climatique inflige au Pacifique Sud. Les dirigeants doivent également passer une journée à Tuvalu, un atoll de faible altitude à plus de 800 kilomètres au nord des Fidji. Une vague de chaleur marine en 2024 y a anéanti environ 99,9 % des coraux à l'origine de la formation de l'archipel, selon les scientifiques.
(…) La montée du niveau de la mer a déjà largement submergé deux des neuf atolls coralliens de Tuvalu, et les scientifiques craignent que l'archipel disparaisse sous la mer d'ici la fin du siècle. (…)
Le changement climatique remet déjà en question les moyens de subsistance des 10 600 habitants de Tuvalu. (…) Quand les scientifiques ont présenté leurs conclusions au ministre des Pêches en décembre dernier, ils ont fait face à l'incrédulité. (…) La mise en place d'une pépinière de coraux offre une faible lueur d'espoir, avec le retour de poissons planctonophages. (…) Tout du moins, ce serait possible s'il y avait des financements nécessaires, mais ceux-ci ont été épuisés fin septembre. "Nous avons besoin de plus de fonds" ne serait-ce que pour maintenir ces projets, insiste M. Singh.
Plusieurs épisodes de blanchissement depuis 2018 ont provoqué une mortalité massive des coraux. Selon le rapport de l'Evaluation mondiale des océans des Nations unies, 90% des récifs pourraient disparaître si le réchauffement climatique dépasse 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels.
Ce qui est arrivé à Tuvalu devrait servir de leçon aux autres pays, affirment les scientifiques. Le Vanuatu et les Samoa ont pris des mesures pour protéger leurs coraux d'un blanchissement imminent. Et l'Australie est appelée à agir en urgence pour protéger sa Grande Barrière de corail.
(…) Pourtant, seuls quelques dirigeants mondiaux devraient faire le déplacement pour la réunion pré-COP aux Fidji, et encore moins devraient se rendre jusqu'à Tuvalu.
99,9% des coraux sont morts : Tuvalu invite les dirigeants à constater la dévastation due au changement climatique (Polynésie 1ère)
La prochaine conférence sur le climat, la COP 31, se tiendra du 9 au 20 novembre prochain à Antalya en Turquie. Une conférence de préparation se tient jusqu'à jeudi aux Fidji, en présence de nombreux pays de l'Océanie. Plusieurs dirigeants en ont profité pour faire un saut à Tuvalu, archipel fortement menacé par la montée des eaux liée au réchauffement.
Une dizaine de dirigeants, issus pour la plupart d'États océaniens, se sont rendus ce mardi à Tuvalu pour constater la disparition d'un écosystème foisonnant en raison du changement climatique. Ce déplacement a été organisé en marge de la réunion préparatoire au sommet de la COP31 qui se tient aux îles Fidji jusqu'à jeudi, et met le projecteur sur les effets concrets du changement climatique dans le Pacifique.
Entre la montée des eaux, qui met en péril les habitations, et l'augmentation des températures, qui provoque le blanchissement des coraux, l'Océanie compte parmi les régions les plus touchées par le réchauffement climatique. Tuvalu prépare déjà le déplacement de ses quelque 10 600 habitants, au cas où le pays serait englouti par l'océan.
Mais un petit nombre de dirigeants seulement, parmi lesquels le Premier ministre australien Anthony Albanese, ont fait le déplacement de quelques heures dans l'archipel corallien.
(…) Les discussions de la pré-COP doivent préparer le terrain pour la COP31, la grande conférence mondiale sur le climat sous l'égide de l'ONU, prévue en novembre à Antalya, en Turquie. La priorité pour les dirigeants des États de l'Océanie est de maintenir l'objectif de 1,5°C et de souligner l'impact des hausses des températures sur les océans.
Le point culminant de la capitale de Tuvalu, Funafuti, ne se trouve qu'à environ deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Deux des neuf îles de Tuvalu sont déjà en grande partie submergées et une vague de chaleur marine survenue en 2024 a détruit environ 99,9% des coraux. Rajneel Singh, un scientifique exerçant sur place, affirme que le changement climatique a déjà un impact sur les ressources alimentaires de la population de Tuvalu.
Pré-Cop 31 : À Tuvalu, des dirigeants constatent les ravages du changement climatique, "tout est mort dans le lagon" (Polynésie 1ère)
Des délégués du monde entier se rendent la semaine prochaine à une conférence pré-COP dans le Pacifique pour des négociations sur le climat et observer les dégâts que le changement climatique inflige aux pays insulaires de la région.
« Nous avons besoin qu’ils viennent voir », a dit le ministre de l’Environnement des Palaos, Steven Victor, à l’ouverture du Forum des îles du Pacifique fin août. Ministres, négociateurs et une poignée de dirigeants mondiaux sont attendus dans la ville de Nadi aux Fidji pour la réunion du 5 au 8 octobre visant à faire avancer les négociations climatiques. Ces discussions doivent préparer le terrain de la COP31, grande conférence mondiale sur le climat sous l’égide de l’ONU qui doit se tenir à Antalya en Turquie en novembre. Pour les nations du Pacifique, c’est l’occasion d’attirer l’attention de la communauté mondiale sur les effets dévastateurs du changement climatique dans la région. Ces pays veulent notamment adhérer à l’objectif d’un réchauffement climatique limité à 1,5°C, améliorer l’accès aux financements climatiques et accorder une plus grande attention à l’impact sur les océans. Le niveau de la mer s’élève à un rythme record, sous l’effet du réchauffement des océans et de la fonte des glaciers, selon un rapport du secrétariat général de l’ONU publié en août.
(…) « La montée du niveau de la mer n’est pas une menace future, c’est une réalité du présent », a souligné à l’ONU la semaine dernière, le Premier ministre du pays Feleti Teo.
« Le message de Tuvalu est clair : le monde doit agir de façon décisive, collective et en urgence pour protéger le futur des générations à venir. »
(…) La pré-COP « n’est normalement pas une réunion de dirigeants », mais plutôt des pourparlers au niveau ministériel et des négociateurs de haut niveau, a nuancé Chris Bowen, le ministre australien du Climat, en charge des négociations, répondant à des journalistes.
(…) « Ce que nous essayons de faire comprendre au monde, c’est que ces questions liées au changement climatique ne relèvent plus de la théorie », a affirmé le ministre Shisir Khanal, lors d’un entretien avec l’AFP à New York le mois dernier.
Le Pacifique, sur le front du changement climatique, accueille des négociations avant la COP31 (TNTV)
Quand quelques dirigeants mondiaux viendront visiter les atolls de corail de Tuvalu dans les prochains jours, ils vont constater comment un écosystème autrefois foisonnant a été réduit à néant par le changement climatique.
La réunion pré-COP31* aux îles Fidji, qui prépare la grande conférence des Nations unies sur le climat à Antalya en Turquie en novembre, est vue comme une opportunité de montrer au monde les dégâts que le changement climatique inflige au Pacifique Sud. Les dirigeants doivent également passer une journée à Tuvalu, un atoll de faible altitude à plus de 800 kilomètres au nord des Fidji.
Une vague de chaleur marine en 2024 y a anéanti environ 99,9 % des coraux à l’origine de la formation de l’archipel, selon les scientifiques.
(…) La montée du niveau de la mer a déjà largement submergé deux des neuf atolls coralliens de Tuvalu, et les scientifiques craignent que l’archipel disparaisse sous la mer d’ici la fin du siècle.
(…) Le changement climatique remet déjà en question les moyens de subsistance des 10 600 habitants de Tuvalu. (…) « Certaines espèces de poisson sont dépendantes des coraux », explique Austin Bowden-Kerby. Or, « ces poissons ont pratiquement disparu, et ils représentent le premier maillon de la chaîne alimentaire ».
(…) Plusieurs épisodes de blanchissement depuis 2018 ont provoqué une mortalité massive des coraux. Selon le rapport de l’Évaluation mondiale des océans des Nations unies, 90% des récifs pourraient disparaître si le réchauffement climatique dépasse 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels.
Ce qui est arrivé à Tuvalu devrait servir de leçon aux autres pays, affirment les scientifiques. Le Vanuatu et les Samoa ont pris des mesures pour protéger leurs coraux d’un blanchissement imminent. Et l’Australie est appelée à agir en urgence pour protéger sa Grande Barrière de corail.
(…) Pourtant, seuls quelques dirigeants mondiaux devraient faire le déplacement pour la réunion pré-COP aux Fidji, et encore moins devraient se rendre jusqu’à Tuvalu.
« Ça donne vraiment l’impression que personne ne s’en préoccupe », observe M. Singh. « C’est vraiment, vraiment triste ». Et parmi ceux qui viendront, « personne ne va vraiment se mouiller les pieds pour voir ce qui se passe », déplore le scientifique. Au programme des dirigeants : un survol de la lagune de dix minutes. « Il n’y a pas de prise de conscience de ce qui se passe », dit-il.
Tuvalu invite les dirigeants à constater la dévastation dûe au changement climatique (TNTV)
* Pour info: La conférence d'Antalya de 2026 sur les changements climatiques, ou COP31, est une conférence internationale organisée par l'Organisation des Nations unies qui se déroule du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya. Celle-ci a la particularité de se dérouler géographiquement en Turquie, avec une gouvernance Australienne basée à Canberra. Elle est la 31e conférence des parties (d'où son acronyme) et réunit les pays signataires de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). (Wikipedia)
Quatorze dirigeants, pour la plupart issus des Nations du Pacifique, doivent se rendre mardi à Tuvalu, un atoll du Pacifique, pour constater la disparition d’un écosystème autrefois foisonnant, en raison du changement climatique. Ce déplacement se déroule en marge de la réunion préparatoire au sommet de la COP31, organisée par les Fidji jusqu’à jeudi, qui vise à insister sur la réalité du changement climatique à l’œuvre dans le Pacifique. Le voyage de mardi vise à montrer la réalité de la vie face au réchauffement climatique, ainsi que les efforts déployés pour protéger les communautés, a précisé le ministre du Climat du pays, Maina Vakafua Talia.
« Les décisions que nous prendrons au pré-COP et à la COP31 seront ressenties en premier par nos communautés », a-t-il ajouté.
Les discussions de la pré-COP doivent préparer le terrain pour la COP31, la grande conférence mondiale sur le climat sous l’égide de l’ONU, prévue en novembre à Antalya, en Turquie.
La priorité pour les dirigeants des nations du Pacifique est de maintenir l’objectif de 1,5°C et de souligner l’impact des hausses des températures sur les océans. Entre la montée des eaux, qui met en péril les habitations, et l’augmentation des températures, qui provoque le blanchissement des coraux, le Pacifique compte parmi les régions les plus touchées par le réchauffement climatique.
Tuvalu prépare déjà le déplacement de ses 10.600 habitants, au cas où le pays serait englouti par l’océan. Deux de ses neuf atolls coralliens sont déjà en grande partie submergés. (Source: Yahoo actualités)
Changement climatique: Tuvalu se prépare au pire… (Tahiti News)
Les dirigeants du Pacifique comptent attirer l’attention du monde entier sur la réalité vécue en première ligne face au réchauffement climatique, lors d’une réunion préparatoire à la COP31 qui s’est ouverte ce lundi aux Fidji. Des ministres, des négociateurs et une poignée de dirigeants mondiaux sont réunis jusqu’à jeudi à Nadi pour faire avancer les négociations, avant la grande conférence de l’ONU prévue en novembre en Turquie. Mais l’Australie, qui préside les négociations de la COP31, est accusée de « double langage » par les militants en raison de ses exportations de gaz et de charbon. Les précisions de notre partenaire Outremers360.
(…) Le niveau de la mer s’élève à un rythme record, sous l’effet du réchauffement des océans et de la fonte des glaciers, selon un rapport du Secrétariat général de l’ONU publié en août. Cela pourrait contraindre 1,2 milliard de personnes dans le monde à être déplacées d’ici 2050, les pays insulaires étant confrontés à une élévation du niveau de la mer deux fois supérieure à la moyenne mondiale.
Le rapport pointe aussi un déficit de financement : les pays en développement, qui auraient besoin de 310 à 365 milliards de dollars pour s’adapter, ne disposaient que de 26 milliards de dollars à ce titre en 2023. Les dirigeants régionaux, menés par l’Australie, ont présenté la pré-COP comme une occasion d’attirer l’attention du monde entier sur le Pacifique.
Chris Bowen, ministre australien chargé du climat et président des négociations de la COP31, a souligné que les discussions porteraient sur « la collecte, la valorisation et la mise en œuvre des connaissances de ceux qui sont en première ligne face au changement climatique, à la pointe de la lutte ».
(…) Au programme des principaux délégués, une journée est prévue à Tuvalu, petit État insulaire qui prépare des plans de déplacement de sa population face à la montée des eaux. Les délégués observeront les travaux de poldérisation à Tuvalu, dont le point culminant se situe à seulement deux mètres au-dessus du niveau de la mer.
(…) « Le Pacifique ne doit pas devenir une zone sacrifiée pour les grands pollueurs et les entreprises de combustibles fossiles », a exhorté Shiva Gounden, de Greenpeace.
(…) Le ministre australien chargé du climat et président des négociations de la COP31 Chris Bowen a de son côté assuré qu’ « en tant que pays exportateur de combustibles fossiles, nous avons quelque chose de différent à apporter ».
Les pays du Pacifique au premier plan lors du sommet climat avant la COP31 (Radio 1)
# Financé par l’État à hauteur de 220 millions de francs par an, le "Fonds Pacifique", qui s’adresse à la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna, pour des projets en partenariat avec un État de la région, soutient chaque année des initiatives liées au climat, au sport, à la mobilité dans la région ou encore à la promotion de la francophonie. Les candidatures sont à déposer jusqu’au 31 décembre. Les précisions avec notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes.
(…) Le dispositif, piloté depuis 1985 par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français, se veut être un outil de coopération régionale de la France dans le Pacifique. Il est reconduit en 2027. À ce titre, le Secrétariat permanent pour le Pacifique (SPP) lance un nouvel appel à projets pour cette édition. Les dossiers de candidature doivent être déposés au plus tard le 31 décembre.
En 2026, 54 projets avaient été retenus et financés grâce à une enveloppe globale de 225,6 millions de francs. Cette année, des « thématiques prioritaires » ont été identifiées : la résilience climatique, la sécurité alimentaire et l’économie durable, la santé publique et la protection des ressources naturelles, les connectivités et la coopération culturelle, le développement social, la coopération sportive, la francophonie et la jeunesse.
Pour être éligibles, les projets doivent être associés à au moins une des trois collectivités françaises du Pacifique, en partenariat avec un État indépendant. Ils peuvent être portés par tout organisme, institution, association, administration et entreprise. La contribution du Fonds Pacifique ne peut pas dépasser 50 % du coût total du projet. (…)
Fonds Pacifique : l’appel à projets 2027 est lancé (Radio 1)