Prix « Conservation Achievement Award » de BirdLife International décerné à la SOP Manu pour son programme de protection du Monarque de Fatu Hiva. L’association travaille aussi à un programme de transfert vers Huahine de jeunes hérons striés de Tahiti (ʻao) « en danger critique d’extinction » ; Tatiana Boube Prix « Jeunes Talents France L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science » pour ses recherches sur le grand requin-marteau, lui aussi en danger critique d’extinction.

 





# L’association Manu vient d’être distinguée à l’international. Elle s’est vu décerner, le mois dernier, le prix « Conservation Achievement Award » de BirdLife International. Une récompense pour saluer son programme de protection du Monarque de Fatu Hiva, aux Marquises.
Le mois dernier, « les 125 partenaires de BirdLife International se sont réunis à Nairobi pour une semaine d’échanges et de partage d’expériences autour d’un même engagement : la protection de la biodiversité », indique l’association sur ses réseaux sociaux. À l’occasion de ce rendez-vous, elle a reçu le prix « Conservation Achievement Award » pour son programme de protection du Monarque de Fatu Hiva. Une récompense remise par la princesse du Japon Hisako Norihito de Takamado, présidente d’honneur de BirdLife International.

L’association Manu récompensée pour son programme de protection du Monarque de Fatu Hiva (TNTV)


# La ville de Papeete, l'association Manu-SOP et la Direction de l'environnement se sont mobilisées il y a quelques jours le long de la rivière Papeava. Leur objectif : capturer de jeunes hérons striés de Tahiti, une espèce en danger critique d'extinction destinée à être transférée vers Huahine.
Mercredi dernier, Vincent Coué, 7e adjoint au maire, a participé aux côtés des services municipaux, de l'association Manu-SOP et de la Direction de l'environnement à une opération ciblée sur la rivière Papeava. Le but : capturer et sauver de jeunes hérons striés. Autrefois répandu dans tout l'archipel de la Société, le ʻao (Butorides striata patruelis) est un petit échassier discret d'environ 45 cm. Mais il y a urgence car "aujourd'hui restreint à une centaine d'individus à Tahiti, il est officiellement classé « en danger critique d’extinction » en raison de la destruction de son habitat et de la propagation des espèces envahissantes", indique la commune de Papeete.
Pour préserver ce trésor de la biodiversité polynésienne, les équipes sur le terrain agissent dans le cadre d'un plan global de sauvegarde.
(…) Mené depuis 2024 par l'association Manu, ce programme de réintroduction bénéficie du soutien financier de la DIREN, de l'OFB (office français de la biodiversité) et de l'hôtel Reva Tahiti. Les jeunes oiseaux capturés le long du cours d'eau sont spécifiquement destinés à être transférés sur l'île de Huahine.
(…) Les habitants de Papeete peuvent aussi participer en préservant la végétation des berges et du littoral, refuge vital de l'espèce, ainsi qu'en signalant toute observation du ʻao auprès de l'association Manu-SOP (40 52 11 00) ou de la Direction de l'environnement(40 47 66 66).

Papeete se mobilise pour sauver le ʻao, héron endémique menacé d'extinction (Polynésie 1ère)



# Ingénieure agronome devenue biologiste marine et plongeuse professionnelle, Tatiana Boube recevra mercredi le Prix Jeunes Talents France L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science. Doctorante à l’Université de la Polynésie française, elle consacre ses recherches au grand requin-marteau, une espèce en danger critique d’extinction dont elle tente de mieux comprendre les déplacements et les habitats à Rangiroa.
Elle aurait pu travailler dans les champs et étudier les plantes. C’est finalement sous l’eau que Tatiana Boube a trouvé sa voie. Ingénieure agronome de formation, elle obtient son diplôme à Toulouse en 2017. Mais depuis l’enfance, une idée ne la quitte pas : travailler dans l’environnement marin.
(…)  Après ses études, elle part à l’étranger travailler pour des ONG et acquérir de l’expérience dans le suivi des écosystèmes marins. En 2019, elle arrive en Polynésie française et rejoint Mokarran Protection Society dès la création de l’association. À Rangiroa, elle devient d’abord coordinatrice scientifique et participe à l’acquisition des premières connaissances sur les grands requins-marteaux qui fréquentent l’atoll.
Pendant quatre ans, Tatiana Boube travaille bénévolement sur le sujet avant de transformer cette passion en projet de recherche. Depuis 2023, elle mène une thèse à l’Université de la Polynésie française dans le cadre du projet Tamataroa, afin de mieux comprendre les déplacements et les habitats du grand requin-marteau.
(…) Plongeuse professionnelle, la chercheuse étudie notamment la manière dont l’espèce utilise les différents milieux de Rangiroa : le large, la passe de Tiputa et le lagon. L’objectif est de déterminer où les requins se déplacent, combien de temps ils restent dans certaines zones et quels usages ils font de ces habitats.
Ces connaissances doivent permettre de mieux protéger une espèce classée en danger critique d’extinction. L’enjeu est d’autant plus important à Rangiroa que l’atoll accueille de nombreuses activités touristiques, notamment la plongée et la navigation.
Ce travail vaut aujourd’hui à Tatiana Boube de figurer parmi les lauréates du Prix Jeunes Talents France L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, qu’elle recevra mercredi (7/10).
(…) Pour Tatiana Boube, la recherche passe aussi par la transmission des connaissances acquises sur le terrain.
(…) Un travail qu’elle ne revendique pas seule. Depuis sept ans, pêcheurs, plongeurs et scientifiques contribuent à mieux comprendre les grands requins-marteaux de Rangiroa. Avec, derrière chaque donnée recueillie, un même objectif : mieux connaître cette espèce encore mystérieuse pour mieux la protéger.

Des requins-marteaux de Rangiroa au Prix L’Oréal-UNESCO : le parcours de Tatiana Boube (TNTV)
Voir aussi le replay du JT de TNTV du mardi 6 octobre à 10’10’’ (Disponible jusqu'au 04/01/2027)

Biologiste marine et plongeuse professionnelle, Tatiana Boube, 32 ans, va être distinguée ce mercredi, à l’Académie des sciences à Paris, par le Prix Jeunes Talents France L’Oréal-Unesco. Sa thèse sur les déplacements et les habitats du grand requin marteau, espèce en danger critique d’extinction dont on ignore encore beaucoup de choses en Polynésie, nourrit notamment le projet Tamataroa de Laurent Ballesta. Les résultats seront présentés l’an prochain aux autorités, mais aussi aux habitants de Rangiroa et de Tikehau, ainsi qu’aux scolaires : « Cette transmission aux jeunes générations est très importante », insiste la jeune scientifique.
C’est une reconnaissance qui vient saluer à la fois un parcours scientifique et un engagement en faveur du milieu marin polynésien. Ce mercredi, à Paris, Tatiana Boube, une jeune chercheuse de Polynésie, sera récompensée à l’Académie des sciences, avec les 34 autres lauréates du Prix Jeunes Talents France L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science 2026. Doté de 15 000 euros (près de 2 millions de francs), ce prix doit l’aider à financer ses recherches et s’accompagne de plusieurs formations pour sa carrière.
(…)  Depuis 2023, Tatiana Boube mène une thèse sur le sujet auprès de l’Université de la Polynésie française. L’objectif : mieux comprendre les déplacements de ces animaux et identifier les habitats qu’ils fréquentent, notamment au cours de leur présence saisonnière en Polynésie.
(…) Cette thèse s’inscrit dans le cadre du projet Tamataroa, porté par l’équipe de Laurent Ballesta au sein d’Andromède Océanologie. Lancé fin 2022, ce programme de recherches et de conservation de l’espèce touche à sa fin. Les résultats seront restitués l’an prochain, une fois la thèse soutenue. « On a des éléments de réponse et des choses très intéressantes », annonce déjà la jeune chercheuse, qui espère que le Pays et la commune de Rangiroa en tiendront compte dans leurs plans de gestion des espaces maritimes où vivent les grands requins marteaux.
Au-delà de la reconnaissance scientifique, le prix vise à améliorer la représentation des femmes dans les sciences
(…)  Un important travail de restitution sera mené l’an prochain auprès des habitants de Rangiroa et de Tikehau, dont les pêcheurs ont activement participé aux recherches, ainsi que dans les écoles. « Cette transmission aux jeunes générations est très importante, afin de leur montrer, et notamment aux jeunes filles, que ces projets sont et doivent être accessibles à tous », conclut la scientifique.

Tatiana Boube, primée par l’Oreal et l’Unesco, veut percer les mystères du requin marteau (Radio 1)

Elles sont biologistes, physiciennes, mathématiciennes, ingénieures, informaticienne ... Des scientifiques d'avenir qui ont été récompensées pour leurs travaux par le prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science France à Paris. Parmi elles, la chercheuse de l'UPF Tatiana Boubé qui n'oublie de remercier les habitants de Rangiroa.
Tatiana Boubé, doctorante à l'université de Polynésie française, vient de recevoir le prestigieux prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science France à l'académie des sciences de Paris. Ce prix vient couronner sa thèse sur le grand mokkaran : "Etudier le requin-marteau pour mieux protéger cette espèce menacée".
A cette occasion, elle tient à remercier l'équipe avec laquelle elle travaille : "les habitants de Rangiroa, des pêcheurs, des excursionnistes, des équipes de plongeurs, des collègues du milieu académique. C'est toute une équipe qui se rassemble pour un même objectif et un même projet. Ce prix, c'est aussi l'opportunité de les mettre en avant et de les remercier pour m'accompagner dans ce projet", dit-elle.
Elle fait partie des 35 chercheuses d'avenir récompensées. Ce qui est visiblement trop peu. En particulier pour Pauline Avenel-Lam, la directrice exécutive de la Fondation L'Oréal, car "on ne peut pas se permettre de se priver de la moitié des talents, mais presque, j'ai envie de dire surtout, c'est un vrai sujet sur la qualité de la recherche et ce qu'on veut pour le monde de demain". (…)
+ (vidéo) Ecoutez Tatiana Boubé et Pauline Avenel-Lam

Les recherches de Tatiana Boubé sur le grand requin-marteau récompensées par le prix L'Oréal-Unesco (Polynésie 1ère) 07/10/26