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AvA, la passe en reo tahiti.
Ouverture du lagon sur l'océan, et renouvellement des eaux lagonaires par les eaux du large... AvA, une bouffée d'oxygène...     En savoir plus >>

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Satisfaire les besoins alimentaires grâce à une production de qualité, en quantité adéquate et dans le respect de la souveraineté alimentaire tout en protégeant l'environnement, c'est l'un des défis auxquels est confrontée la Polynésie française. Cela implique aussi de préserver, voire créer, des emplois attractifs et de qualité, tant salariés que non-salariés, en activant la formation, l’accompagnement à la conversion, la transition, la revalorisation de l’image du métier d’agriculteur.rice. Cette revue de presse fait le point sur des avancées actées dernièrement sur le fenua. Avec de nombreux liens pour en savoir plus sur le sujet.

 

+ Le Pays et l’État passaient en revue, le 14 avril, leurs projets communs pour le développement de l’agriculture au fenua. L’occasion de présenter le schéma directeur de l’agriculture 2021 – 2030, et d’insister sur la nécessité de former aux métiers primaires pour avancer vers l’autonomie alimentaire. Alors que l’assemblée a adopté, courant février, un nouveau schéma directeur de l’agriculture, les autorités faisaient un point, ce mardi, sur le soutien de l’État à cette filière désormais qualifiée de « stratégique » par le Pays. L’occasion de fixer les projets concernés cette année. (…) Le haussariat s’engage aussi au passage à mobiliser l’Union européenne pour accompagner le projet de transition agroécologique du fenua.

Objectif autosuffisance alimentaire (La Dépêche) version papier jeudi 15 avril 2021 p.10

L’État réaffirme son soutien à l’enseignement et au développement agricole (Radio 1)

L’agriculture était mercredi au cœur des préoccupations lors du comité de pilotage du secteur entre l’État et le Pays. Point marquant de ce rendez-vous permettant de faire le point sur le soutien de Paris au monde de l’agriculture : la signature d’une convention cadre de 5 ans en faveur des Maisons familiales rurales. (…) Le haut-commissaire et le président du Pays ont salué les efforts réalisés au cours des derniers mois au service des ambitions agricoles du territoire, notamment le renforcement de l’autonomie alimentaire du territoire, dont l’importance a été soulignée depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Le soutien de l’État et du Pays à l’agriculture (TNTV)

Coup de pouce accordé à l’enseignement agricole au sein des MFR (Tahiti News)

 

En savoir plus : La transition écologique : défis et enjeux (vie-publique.fr)

 

Promotion

 

+ Les 24 et 25 mars s’est tenue, à Papara, la première réunion des fermes de démonstration du programme européen PROTEGE, en partenariat avec la Communauté du Pacifique. (…) Elle a permis de réunir les responsables de sept entreprises agricoles du fenua sélectionnées parmi 25 dossiers. Durant une période de trois ans, ceux-ci recevront un appui pour améliorer leurs systèmes de production. L’objectif est de permettre - grâce au suivi technico-économique de ces fa’a’apu de démonstration - de renforcer leur adhésion au modèle agroécologique identifié pour se substituer à une agriculture basée sur la chimie, les intrants de synthèse et la dépendance à des fournisseurs spécialisés internationaux.

Promotion de l’agroécologie : sept fermes de démonstration sur trois archipels (La Dépêche)

Première réunion du réseau de fermes en agroécologie (Tahiti Infos)

# PROTEGE, c'est le nom du programme visant à soutenir le développement durable de plusieurs territoires et pays du Pacifique, notamment face au changement climatique, sur la période 2018-2022. A presque mi-chemin, le point sur les actions menées est fait dans cet article. Organisée par la commission des ressources marines et de la recherche, une réunion d'information qui s'est tenue le 17 mars à l'Assemblée (APF) visait à donner plus de détails sur le programme PROTEGE, le projet régional océanien des territoires pour la gestion durable des écosystèmes.

PROTEGE, le projet régional océanien pour soutenir la gestion durable des écosystèmes, est effectif (TNTV)

 

+ Afin de soutenir le développement de l’agriculture biologique en Polynésie française, le conseil des ministres a attribué une subvention de fonctionnement de 18,3 millions de Fcfp en faveur de l’association SPG Bio Fetia au titre de l’année 2021.
Fondée en 2011, l’association accompagne les producteurs locaux désireux d’obtenir le label Bio Pasifika et réalise des contrôles dans les fa’a’apu pour vérifier leur conformité à la norme océanienne d’agriculture biologique.
Le SPG Bio Fetia, acteur incontournable de la filière biologique, est le relais du service public de l’agriculture dans la mise en œuvre des programmes et des actions visant à promouvoir le développement d’une agriculture soucieuse du respect de l’environnement et de la santé des Polynésiens.

Agriculture biologique : une subvention de 18 millions pour Bio Fetia (Tahiti Infos)

 

 

+ À REVOIR : Faire de l’agriculture biologique, c’est accessible à tous. Dans cet épisode, ces jeunes professionnels partagent leurs histoires mais aussi leurs savoir-faire, leurs astuces pour cultiver de manière simple et peu coûteuse. Ils sont convaincus que l’agriculture est un métier d’avenir, valorisant, où l’on gagne une fierté à cultiver sa terre.

Fa’a Hotu du 8 avril : l’agriculture bio (TNTV)

 

 

+ Ce retour à une production de la canne à sucre sur l’île de Moorea, qui a connu les premières plantations agricoles dans la région, on le doit à Manutea Tahiti, par le biais de la SCA Hotu Fenua, une filiale de Jus de Fruit de Moorea. C’est elle qui aujourd’hui gère toutes ces parcelles. Hotu Fenua a choisi le principe d’une agriculture biologique pour toutes ses plantations sur l’île.

- L’heure de la première récolte de canne à sucre bio pour Hotu Fenua (La Dépêche) version papier, 14 avril 21, p. 18)

 

Formation

 

+ Le Haut-commissaire de la République, Dominique Sorain, le Président du Pays, Édouard Fritch, et le Président du comité des Maisons familiales rurales (MFR), Temauri Foster, ont signé, mercredi, une convention cadre de cinq ans de soutien à l’action des établissements d’enseignement agricole. (…) À travers cette convention, l’enseignement et la formation agricole sont placés au cœur des actions du Pays et de l’État. Cette mobilisation commune contribue à l’insertion scolaire, sociale et professionnelle des jeunes et des adultes polynésiens et participe à l’animation et au développement du territoire.

Coup de pouce accordé à l’enseignement agricole au sein des MFR (Tahiti News)


Traitement

 

+ Ce que l'on cultive, on le consomme dans nos assiettes : c'est ce qu'a rappelé Thomas Moutame (vice-président de la commission restauration scolaire au SCCPF) lors de son intervention auprès des administrés et du personnel communal de Mahina. Pour que les fruits et les légumes poussent sans produits chimiques, il a mis au point une formule pour produire un engrais à base de déchets de poissons. Une recette naturelle, simple et économique.

Un engrais à base de poisson pour manger plus sainement (TNTV)

Pour Thomas Moutame, ces formations ont surtout pour vocation de développer et accompagner l'autonomie alimentaire.

L'engrais miracle sous notre nez (Tahiti Infos)

Le tavana Moutame fait la promotion de son « engrais poisson » (La Dépêche)

 

+ L’aleurode du tabac, Bemisia tabaci, couramment appelé mouche blanche, est l’un des ravageurs les plus importants des cultures, notamment maraîchères (tomates, concombres, choux, haricots…). (…) Suite à l’avis favorable du comité consultatif pour la biosécurité, le Conseil des ministres a donné un avis favorable à l’importation d’une micro-guêpe, Eretmocerus hayati, en Polynésie française qui permettra un moyen de lutte biologique contre la mouche blanche.

Lutte biologique contre la mouche blanche (presidence) CM du 7/4

Importer une micro-guêpe pour lutter contre la mouche blanche (TNTV)

Micro-guêpe contre Mouche blanche (Tahiti Infos)

La lutte biologique (Wikipedia)permet de contrôler les ravageurs de cultures ou maladies des plantes avec des méthodes 100% naturelles et écologiques. Elle offre aujourd'hui un ensemble d'alternatives efficaces aux produits chimiques et présente de nombreux avantages : ne pollue pas, ne présente pas de risques de surdosages, peut cibler précisément un nuisible sans détruire les autres insectes et participe à la biodiversité.

 

Élevage

 

+ Pour permettre l’émergence de nouveaux projets d’élevages, le Conseil des ministres a adopté un arrêté définissant différents types d’élevage de poules pondeuses : poules élevées "en cage", "au sol", "en plein air". L’évolution de la société et des attentes des consommateurs conduit vers une meilleure prise en compte des conditions d’élevage des animaux qui contribuent à notre alimentation tant pour le respect du bien-être animal que par souci de la qualité des produits qui en sont issus. (…) Les œufs issus de ces différents modes d’élevage seront reconnaissables par apposition sur l’emballage d’une dénomination particulière et d’un code de marquage sur chaque œuf commercialisé. Ainsi, le consommateur polynésien aura bientôt la possibilité de choisir entre des œufs issus de l’agriculture biologique, des œufs issus de poules élevées en plein air, des œufs issus de poules élevées au sol ou encore des œufs issus de poules élevées en cage.

Bientôt des œufs labellisés selon le type d’élevage des poules pondeuses (TNTV)

Une classification des élevages de poules pondeuse au fenua (Tahiti Infos)

 

 

 Transformation

 

+ La suspension prochaine des importations d’eau de coco en brique, de panga et surtout du lait de coco en boîte, afin de soutenir les producteurs locaux fait parler d'elle. Le lait de coco est une institution en Polynésie. Reste à savoir comment la mesure sera accueillie par les consommateurs.

Priorité au coco local pour relancer l'économie (Polynésie 1ere)

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POUR EN SAVOIR PLUS:

+ À revoir, en vidéo, l'émission de TV diffusée le 14 avril sur Polynésie la 1ere : le n°5 de ce nouveau magazine d'information qui permet les regards croisés sur des questions qui touchent les sociétés ultramarines. En Outre-mer, les importations de denrée alimentaire représentent environ 80% de l'alimentation. Face à ce constat, l'autonomie alimentaire représente un véritable défi. (…) Comment diversifier la production pour nourrir la population ? Atteindre l’autonomie alimentaire est-il envisageable? Les productions locales pourraient-elles nourrir toute la population ? Existe-t-il assez de terres cultivables pour ce faire ? Tout cela est-il possible sans produits phytosanitaires ? Des exemples en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte, à la Réunion… et des zooms sur la Polynésie française. Des infos intéressantes sur le bio et l'agro-écologie.

Outre-mer et si on bougeait les lignes ? (5) : l'autonomie alimentaire est-elle possible ? (la1ere.francetvinfo.fr)

 

Aujourd’hui, l’un des principaux défis auxquels le secteur agricole est confronté est de savoir comment parvenir à une agriculture durable qui fournisse une alimentation et des services écosystémiques suffisants pour les générations actuelles et futures à une époque marquée par le changement climatique, la hausse des coûts du carburant, les tensions sociales, l’instabilité financière et l’accélération de la dégradation de l’environnement.

La résilience des systèmes agricoles : pour une production agricole durable ? (centre-developpement-agroecologie.fr)

 page actualisée à la mi-avril

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