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La Chambre territoriale des comptes (CTC) et la Cour des comptes ont publié (le 7 février) un rapport commun de 37 pages, qui met en relief le manque de coordination entre l’État, le Pays et les acteurs privés et associatifs dans la protection des 5 millions de km2 d’océan de la Polynésie française. Elle émet 10 recommandations pour bâtir une stratégie concertée. La presse locale a abondamment traité le sujet. Un point est fait sur les résultats de la surveillance de sda Zone économique exclusive (ZEE), qualifiée de « ressource nationale et d’élément du patrimoine commun de l’humanité ».

 

# Explorer, exploiter, mais aussi protéger la zone économique exclusive de la Polynésie française, la surveiller et la défendre, c’est la quadrature du cercle que Pays et État, chacun dans ses compétences, ne sont pas encore parvenus à réaliser. La Chambre territoriale des comptes, conjointement avec la Cour des comptes qui a dépêché ici deux magistrats, ont publié un rapport commun sur la gestion de la ZEE.

La ZEE polynésienne est-elle gérée et protégée correctement ? (Radio 1)

La ZEE de Polynésie française, comparée à ses voisines du Pacifique Sud, demeure une zone préservée et raisonnablement gérée, ce qui renforce son attractivité. Cette situation, en raison de son immensité, en renforce la fragilité, attisant les convoitises, notamment des pêcheurs étrangers aux pratiques destructrices Sa protection, voire sa défense, doivent être prioritairement et constamment maintenues à niveau, dans toutes leurs dimensions et en mobilisant l’ensemble des moyens opérationnels, organisationnels et diplomatiques.

- Rapport de la cour des comptes - Zone économique exclusive : comment y concilier exploitation et protection (La Dépêche)

La coopération est insuffisante entre la Polynésie et l'État concernant la gestion de la zone économique exclusive de la Polynésie française estime la Cour des comptes. Cette étendue maritime (…) est qualifiée de « ressource nationale et d’élément du patrimoine commun de l’humanité ». Pour la préserver, les gouvernements central et local doivent agir ensemble chacun dans leur domaine de compétence, même si les moyens actuels sont jugés efficaces. Dans le sillage des recommandations de la Cour des comptes, un sommet international sur l’océan se tient à Brest du 9 au 11 février.

La Cour des comptes appelle à une meilleure gestion État / Pays de la ZEE de Polynésie (Polynésie 1ere)

Le constat est celui d'une ambition forte avec la création d'une spécificité polynésienne, l'aire marine gérée. Mais d'une trop faible concrétisation de ce projet lancé en 2018 et de moyens trop limités et pas assez coordonnés par l'État et le Pays pour mener à bien l'équilibre “difficile” recherché entre protection et exploitation de la ZEE.

Entre protection et exploitation : Les enjeux de la ZEE (Tahiti Infos)

Le dernier rapport de la Cour des comptes et de la chambre territoriale des comptes sur la gestion de la ZEE polynésienne se penche sur la stratégie du Pays et de l'État dans l'exploration, et à terme l'exploitation, des ressources minérales des grands fonds de Polynésie. Des encroûtements polymétalliques convoités et dont l'intérêt ne cesse d'être loué, mais pour lesquels le Pays et l'État ont deux stratégies parallèles, que les juridictions financières appellent à “coordonner”.

Minerais des grands fonds polynésiens : Deux stratégies État et Pays à “coordonner (Tahiti Infos)

 

ÉTAT DE LA SURVEILLANCE

#  « Aucun navire de pêche étranger en infraction » dans la Zone économique exclusive (ZEE) de la Polynésie française. C’est en tous cas l’annonce faite ce jour par le haut-commissaire, Dominique Sorain, qui a tiré le bilan 2021 de l’action de l’État en mer. Depuis des années, le même fantasme revient avec insistance, alimenté par quelques écolos professionnels! Leur message se résume en ces termes: nos eaux sont pillées par les navires chinois et espagnols et personne ne voit rien… Rappelons en effet que depuis 1996 le Pays a renoncé à « distribuer » des licences de pêche aux armements étrangers pour promouvoir l’emploi local, tout en préservant nos ressources halieutiques. Un modèle responsable, qu’il continue à défendre plus que jamais. L’État, de son côté, persiste à dire qu’il « fait le job » sur une étendue de 5,5 millions de km2. Comment ? En renforçant les moyens de surveillance, aériens comme maritimes. C’est ainsi que 1060 heures de mer ont été dédiées à la surveillance des pêches. Par ailleurs, on apprend que 1257 navires de pêche étrangers ont été « suivis en permanence par le CFIM » (Centre de fusion de l’information maritime) qui, avec ses deux opérateurs, agit dans les domaines de la protection des ressources marines et dans la lutte contre les stupéfiants. En conclusion, le représentant de l’Etat assure: « Nous maintiendrons cet effort en 2022, comme toujours avec une exigence de résultats concrets et en associant l’ensemble des acteurs du maritime ».

Les navires de pêche étrangers sous haute surveillance (Tahiti News)

Objet de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, la surveillance de la ZEE polynésienne assurée par l'État -et voulue par le Pays- est jugée “efficace” par un récent rapport de la Cour des comptes et de la Chambre territoriale des comptes. Et ceci même si les juridictions jugent ces moyens "limités".

Comment nos eaux sont surveillées (Tahiti Infos)

L’Êtat fait le bilan de son action en mer (Radio 1)

(…) Les bénévoles de la Fédération d’Entraide Polynésienne de Sauvetage en Mer font partie des nouveaux acteurs des opérations d'assistance, de recherche et de sauvetage maritimes.

L'action de l'Etat dans la zone maritime polynésienne (Polynésie 1ere) (actualisé le 13/02)

Le haut-commissaire salue la coopération avec le Pays (La Dépêche)

En marge du sommet des océans à Brest, le président Édouard Fritch, accompagné du sénateur Teva Rohfritsch, est allé visiter le centre de contrôle de la société CLS (Collecte Localisation Satellites) spécialisée dans les outils de surveillance satellitaire des océans. (...) À la suite de cette visite et des contacts qui ont pu être établis, les échanges vont se poursuivre avec les directeurs des services techniques du Pays afin d’explorer les possibilités d’utiliser ces solutions au bénéfice de la Polynésie française.

Des outils de surveillance satellitaire des océans bientôt en Polynésie ? (TNTV)

 

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