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Cette revue de presse vous invite à découvrir cinq projets en cours orientés vers un développement durable du fenua. Leur traitement éditorial est différent selon les médias. L'occasion d'en préciser les différentes facettes, selon l'angle retenu : Agriculture = Faire fructifier les terres de Maupiti et développer son autonomie alimentaire ; bel essor du pitaya, ou fruit du dragon, à Hao - Recyclage = appel à financement pour un projet de Upcycling, à Faa’a ; une solution pour traiter et recycler les pneus usagés qui s’accumulent à Paihoro ; valorisation des coquilles d'huîtres perlières à Fakarava. En bonus, une démarche calédonienne d'écomobilité qui pourrait inspirer la Polynésie française.

 

            Agriculture et alimentation

# Direction Maupiti aux Raromata’i, où le projet de plantation de 6 000 arbres fruitiers et à fleurs avance bien. Temataru Tetuaura est le président de l’association Tamarii maohi no Maupiti. Avec 4 jeunes en CAE, il a déjà planté plus de 3 000 pieds de Tiare Tahiti. Il aimerait aujourd'hui continuer à faire fructifier les terres de l’île et développer l’autonomie alimentaire. (…) Pour l’association, cette initiative va permettre plus d’autonomie alimentaire sur Maupiti. Une vision qui prend tout son sens alors que les pénuries d’aliments se succèdent au fenua…

3 000 pieds de Tiare Tahiti plantés par l’association Tamarii maohi no Maupiti (TNTV)

# Le pitaya, ou fruit du dragon, connaît un bel essor à Hao où déjà trois producteurs le cultivent. Rencontre avec Tony Foster qui commence à penser à sa commercialisation.

Le pitaya peut-il devenir une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs polynésiens ? Comme le noni ou encore la vanille, tout peut le laisser croire et plus particulièrement aux Tuamotu où le climat semble lui être très profitable. De plus, la culture du pitaya n’est pas exigeante et peut se faire en pot dans un substrat léger où la bourre de coco très abondante peut apporter une belle contribution. Le fruit du dragon est très peu gourmand en eau, une aubaine pour Hao qui en possède très peu. (…) Riche en eau et en fibres, et dépourvu de lipides, le pitaya est un allié de choix pour perdre du poids.

Hao veut croire dans la culture du pitaya (Tahiti Infos)

 

              Recyclage

# L’association Comité de quartier Hotuarea Nui (située à Faa’a) a ouvert une cagnotte sur la plateforme Anavai. Sa Vestiboutik solidaire située à Puurai et son pôle couture traitent des vêtements déposés dans des bornes par la population pour les revendre, les donner ou les recycler. L’objectif de la cagnotte est de récolter 259 800 francs pour acheter deux machines à coudre professionnelles et ainsi pouvoir traiter des tissus comme le jean. Depuis 2005, (elle) œuvre pour aider la jeunesse et les personnes les plus vulnérables, porteuses de handicap ou d’un certain âge dans la commune. Elle a développé quatre pôles d’activité (agriculture, animation, couture, boutique solidaire) dans lesquels elle propose une formation pouvant mener à l’obtention d’un emploi aux personnes qu’elle encadre.

Appel aux dons pour un projet d’upcycling (Radio 1)

(…) Les nouvelles machines à coudre serviront au projet Upcycling, l’art de recycler. Le tissu est mis à disposition par la Vestiboutique Hotuarea Nui avec deux bornes de collecte de vêtements installés à la mairie de Faaa et à Puurai. Aujourd’hui, avec ces outils de travail supplémentaire, les stagiaires de l’association pourront transformer 100% des dons de vêtements et leur donner une seconde vie.

L'association Hotuarea Nui a besoin de nouvelles machines à coudre (Polynésie 1ère)

 

# Enfin une solution pour les pneus usagés qui s’accumulent à Paihoro, en surface, car le risque d’incendie a poussé Fenua Ma à ne plus les enfouir.
Une broyeuse est attendue à Tahiti vers le début du mois de mai, pour une mise en exploitation environ un mois plus tard, à proximité du stock du centre d’enfouis-sement technique (CET) à Taravao. (…) Enviropol mettra en œuvre une machine américaine qui va déchiqueter les pneumatiques afin de produire des «chips», sortes de copeaux calibrés et normés de 10 cm maximum. Ces chips ont vocation à terminer leur vie sous la voirie ou dans des bassins de rétention. (…) La société fait valoir un double gain environnemental pour le Pays : on préserve les vallées et on valorise des déchets en matière première. Mais aussi un gain économique pour les entreprises, puisque les chips de pneus seront, promet Enviropol, «beaucoup moins chères que les agrégats de fond de vallée». Installée à Paihoro, elle produira des « chips » drainantes ...

Bientôt une broyeuse pour les pneus usagés (La Dépêche)

https://actu.fr/sciences-technologie/bientot-une-broyeuse-pour-les-pneus-usages_48796208.html

 

# (…) Vieux de deux ans, le projet de valorisation des coquilles d'huîtres perlières porté par la société Kotuku Fakarava, se concrétise. (…) Ce processus consiste à récupérer et transformer les déchets de nacre en matière première pour l'artisanat, la bijouterie et les secteurs de la décoration, mais aussi en poudre de nacre qui servirait d'engrais naturel pour l'agriculture biologique, dans un souci d'économie circulaire et de développement durable. (…) Il s'agit de valoriser un produit local qui finit souvent en déchet stocké dans les atolls, " enfouit dans le béton, à l'abandon sur plusieurs atolls" précisent les gérants de la société. Cette valorisation permettra d'éviter l'importation d'un produit déjà présent sur le territoire…

Bientôt de l'engrais naturel en poudre de nacre (Polynésie 1ère)

La société Kotuku Fakarava veut transformer en amendements agricoles les coquilles d’huitres considérées comme des déchets par les fermes perlicoles. Grâce au soutien de la CAPL et des services du Pays, un programme d’expérimentation a été lancé chez des cultivateurs mais aussi des éleveurs. Et les résultats laissent espérer qu’une production à grande échelle puisse être lancée dès cette année. (…) Un « gisement énorme », et qui a de la valeur. Environ 1 600 tonnes de ces coquilles sont d’ailleurs exportées chaque année hors du fenua, principalement vers l’Asie intéressé par leur nacre. Une part beaucoup plus faible – une cinquantaine de tonnes environ – est utilisée par les artisans locaux pour la création de bijoux notamment. Mais une bonne partie de ces coquilles « ne sont absolument pas utilisées »

Des coquilles d’huîtres pour aider les plantes à pousser (Radio 1)

(…) les chutes de nacres dans l’artisanat d’art sont quasiment toutes exportées, et pourtant, la coquille pourrait servir à de nouveaux usages en Polynésie, notamment dans l’agriculture biologique. Elles sont considérées comme des déchets à faible valeur ajoutée : les nacres de coquilles d’huitres trop fines ou de petites tailles représentent pourtant un gisement de matière calcique. Et dans l’agriculture, le calcium est utilisé essentiellement pour augmenter le pH d’un sol et le rendre plus fertile. (…) De l’économie circulaire pour donner une deuxième vie aux nacres de moins bonne qualité.

De la poudre de nacres des Tuamotu pour fertiliser les sols (TNTV)

Exploiter et valoriser les coquilles d'huîtres perlières inutilisées, c'est le projet de la société Kotuku Fakarava qui est parvenue à les transformer en produit servant à désacidifier les sols agricoles. Le projet s'inscrit dans un regain d'intérêt pour une exploitation plus large, plus locale et plus durable de la nacre issue de la perliculture. (…) Cinq sites d'agriculture et d'élevage, dont le lycée agricole de Moorea, expérimentent en ce moment l'efficacité de l'amendement calcique par les rebus de coquilles d'huîtres perlières et la CAPL vante des résultats partiels très encourageants…

Kotuku Fakarava – Recycler les déchets de la perliculture (Tahiti Infos)

 

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# L'écomobilité était au coeur des discussions jeudi 17 février, à Boulouparis. Alors que ce territoire compte aujourd'hui environ 200 véhicules électriques, la Nouvelle-Calédonie espère en recenser 18 500 à l'horizon 2030. Pour cela, elle met au point un programme ambitieux. À commencer par le déploiement de bornes de recharge sur l'intégralité du territoire.

Écomobilité : le Caillou veut accélérer (Les Nouvelles calédoniennes)

 

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