AvA, une bouffée d'oxygène

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 AvA-infos, ouvrons nos regards à la planète

AvA, la passe en reo tahiti.
Ouverture du lagon sur l'océan, et renouvellement des eaux lagonaires par les eaux du large... AvA, une bouffée d'oxygène...     En savoir plus >>

Article AVA

  • La vingt-quatrième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP24) se tient du 2 au 14 décembre en Pologne. L’une des tâches les plus importantes de la COP24 consistera à élaborer et adopter un ensemble de décisions garantissant la pleine application de l’Accord de Paris, conformément aux décisions adoptées à Paris (COP21) et à Marrakech (CMA1.1). En outre, elle inclura le «dialogue de facilitation» destiné à soutenir la mise en œuvre des engagements nationaux pris à Paris en 2015.

  • Des scientifiques et des personnalités du monde tirent la sonnette d’alarme. Début octobre, de nombreuses manifestations ont eu lieu en France et ailleurs… La réalité du changement climatique n’est cependant pas encore bien perçue par la population polynésienne.

  • Le dernier rapport du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC ou IPCC en anglais), constitué au sein des Nations Unies, tire à nouveau la sonnette d'alarme. Des marches en Europe et un sit -in de mobilisation à Tahiti ont été organisés pour attirer l'attention. Que faut il craindre le plus pour la Polynésie si les températures moyennes de la planète augmentaient de 1,5 voire de 2 degrés en 2040 ? 

  • 777 élèves issus de 16 établissements scolaires de Tahiti (5 écoles, 5 collèges, 6 lycées) impliqués dans la pédagogie Eco Ecole (éducation au développement durable) se sont retrouvés le jeudi 25 octobre au matin pour une projection gratuite du film Sugarland. Ce documentaire primé  était projeté grâce à un partenariat entre Fédéscol (association Manu Iti Fa’a Ora, ex Colibris-Tahiti), le cinéma Majestic et le producteur. 

  • Pour réussir une démarche d’éco-responsabilité, il faut communiquer en mettant en avant les gains pour l’environnement et la société, pour le personnel et pour la mission des diverses organisations, quels que soient leur statut, leur nature de leurs activités... Les commerçants et les entreprises sont appelés à s’engager pour plus d’éco-responsabilité. Cette dynamique doit aussi être impulsée au niveau de la mobilité.

  • On relève un intérêt grandissant des consommateurs pour une nourriture saine, le plus possiblement issue d’une production locale.  Celle-ci ne remplacera pas complètement les aliments importés  (plus de 80%) mais il est heureux de voir se réduire l’écart trop important existant entre les lieux de production et les espaces de consommation tout en proposant une nourriture saine.

  • Deux séminaires ont été organisés durant la semaine du 15 au 19 octobre par la Direction générale de l'éducation et des enseignements (DGEE) Polynésie. Ils portaient notamment, conjointement et de manière complémentaire, sur l’éducation au développement durable (EDD) dans les établissements scolaires. 

  • La protection de l’environnement est aussi affaire de culture. Certaines des traditions ancestrales sont porteuses d’une sagesse qui manifeste un accord avec les rythmes cosmiques. Le respect de la nature, en particulier en la gardant propre, pourrait s’en inspirer. L’association Haururu a souhaité rappeler un marqueur de temps lié au calendrier traditionnel avec la remise à l’honneur d’une cérémonie oubliée,vaereä marae, qui se situe au moment de l’équinoxe, autour du 20 septembre. 

  • Baleines et coraux sont deux symboles des menaces qui pèsent sur les écosystèmes marins. Les unes, de par leur grande taille, sont les plus gros animaux de la planète et effectuent chaque année des migrations de plusieurs milliers de kilomètres. Les seconds, notamment en région tropicale, procurent des niches écologiques à de nombreuses espèces animales qui y trouvent nourriture, refuge, protection et abri. Tous deux sont en danger…

  • La fin du mois d’août a vu la démission surprise du ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot. Cet événement intervient à un moment où, en septembre, ont été évoquées de grandes problématiques en rapport avec les changements climatiques en cours. 

  • Appels à projets, actions collectives et participatives, carrefours coopératifs, programmes de réinsertion, actions d’échange et de solidarité… le mois de septembre a été riche de propositions qui contribuent à promouvoir un développement  soutenable, sur les plans de l’écologie et de la solidarité.

  • Après des « années noires », estiment les importateurs, le secteur a retrouvé un nouveau souffle. Les ventes ont été dopées par les mesures d’incitation financière et fiscale mises en place par le Pays : prime à la voiture propre, mais aussi exonérations de taxes sur les hybrides, les électriques, les citadines et les doubles cabines pour les îles.D'autres solutions néanmoins dovent être mises en place pour assurer une éco-mobilité dans le grand Papeete...

  • Une part de l’éducation devrait avoir pour but d’amener les individus et les collectivités à saisir la complexité de l’environnement tant naturel que créé par l’homme, complexité due à l’interactivité de ses aspects biologiques, physiques, sociaux, économiques et culturels. Outre l’éducation à l’école, des conférences et des formations y participent.

  • Une meilleure santé est «à la fois une condition préalable, le résultat et un indicateur des trois volets du développement durable», précise une déclaration émise lors de la Conférence Rio+20, en 2012. En outre, un environnement sain est une condition préalable à une bonne santé. La situation en Polynésie française laisse à réfléchir… Des initiatives bénéfiques émergent cependant.

  • La biodiversité offre des biens irremplaçables et indispensables à notre quotidien : l’oxygène, la nourriture, les médicaments et de nombreuses matières premières (bois, fibres, etc…). Lorsqu’ils sont en bon état, les milieux naturels et les espèces nous rendent aussi de nombreux services. Encore faut-il les protéger. Quelques exemples (et contre-exemples) d’initiatives en septembre.

  • Si elles sont protégées dans nos eaux, leur sort est encore problématique en de nombreux endroits de l’océan, malgré la décision de la Commission baleinière internationale qui a dit non le 14 septembre, au Brésil, au retour de la chasse commerciale. 

  • La ministre de la Modernisation de l’administration, en charge de l’énergie et du numérique, a présenté en Conseil des ministres une proposition de prorogation du dispositif d’aide financière à destination des particuliers pour l’installation d’une unité de production photovoltaïque. Instauré en septembre 2017, ce mécanisme couvre la totalité du territoire. Il s’adresse aussi bien aux maisons raccordées à un réseau de distribution publique qu’aux usagers isolés de toute distribution publique d’électricité.

  • Des responsables de l'agence CDB de Shannxi et le président de Tahiti Nui Ocean Foods ont rencontré le vice-président de la Polynésie française, début septembre. Ils ont confirmé le financement du projet de ferme aquacole de Hao accordé par la banque de développement de Chine. Un projet à hauteur de 100 milliards Fcfp. Quid de l’environnement ?

  • Les énergies renouvelables, en pleine croissance au niveau mondial joueront, selon tous les experts, un rôle majeur pour limiter le réchauffement climatique. La Polynésie française se fixe comme objectif de produire la moitié de son électricité à partir de telles sources dès 2020 et 75% en 2030. L’énergie hydro-électrique, le SWAC, la mise en place d’infrastructures et d’aménagements techniques doivent y contribuer. 

  • La gestion des déchets et la protection de l’environnement vont de pair. Malheureusement, la prise de conscience n’est pas encore généralisée. Dans la première quinzaine de septembre, associations, communes et institutions ont néanmoins relevé le défi et l’on a pu constater de fortes mobilisations dans la population. Un jour viendra peut-être où il n’y aura plus nécessité de déployer de telles opérations parce que la population aura compris.

  • Les pneus usagés, bien que classés non dangereux, représentent un danger pour l’environnement et la santé publique. Entre 200 et 400 tonnes, soit au mieux 25 % des pneus des seuls véhicules de tourisme, sont récupérés chaque année. Il reste au moins 1 900 tonnes de pneus usagés qui se retrouvent dans la nature, selon l’enquête réalisée par le quotidien La Dépêche de Tahiti. 

  • Les dégâts causés par  les êtres humains (surpêche, braconnage, déchets balancés dans les océans...) sont innombrables. Il y a pourtant aujourd’hui des centaines de solutions pour protéger l’environnement de manière économiquement rentable. Des scientifiques-explorateurs-entrepreneurs, de passage en Polynésie, en donnent l’exemple. 

  • Présentes de juillet à fin octobre dans les eaux polynésiennes, les baleines à bosse sont assurément une occasion de spectacle. Il reste, néanmoins, que leur approche doit se faire en respectant des règles précises. Et peut-être d’envisager un autre rapport à ces mammifères magnifiques…

  • Les arbres et l’environnement forestier sont des lieux à protéger pour la sauvegarde des oiseaux, notamment les oiseaux endémiques. Arrachage sauvage ou en vue de la construction de lotissements doivent être surveillés et régulés. En août, des problèmes ont été soulevés entre Faa’a et Punauia, du côté du lotissement Miri. Pour ce projet, un registre de doléances est mis à la disposition su public et consultable jusqu'au 27 août. 

  • C’était ce qu’on appelle “le procès du glyphosate”. Un tribunal de San Francisco a condamné, vendredi 10 août 2018, la firme agrochimique internationale Monsanto à payer 289 millions de dollars (env. 2,8 millards Fcfp) de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup à l’origine du cancer d’un jardinier américain, Dewayne Johnson. Cette victoire judiciaire contre le géant des produits phytosanitaires soulève un grand espoir chez les victimes des pesticides de synthèse.

  • Un programme d'exploration scientifique sur une année entière, consacré à l’étude des coraux et des super-prédateurs en Polynésie Française, a débuté le 11 août. Il s’inscrit dans le cadre d’une expédition, Under the pole 3, qui a pour objectif de réaliser un tour du monde des régions océaniques entre mai 2017 et 2020 et se focaliser dans les études sur la zone crépusculaire (zone mésophotique) qui se situe entre 50 et 150 m de profondeur.

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