La convention TAVIVAT est désormais signée par l’État et le Pays pour développer la production et la consommation de produits vivriers traditionnels (taro, ‘uru, bananes, patates douces et manioc) selon des pratiques agroécologiques, en s’appuyant d’abord sur la restauration scolaire comme levier structurant; Trois fermes de poules pondeuses de la Presqu’île subissent de plein fouet les conséquences de la présence de salmonelles pathogènes.

 

 

# La phase de réalisation du projet TAVIVAT a été officiellement lancée ce jeudi avec la signature d’une convention de financement entre l’État et le Pays. L'un des objectifs est d'intégrer 25% de production vivrière locale dans les assiettes des écoliers de primaire. 10 écoles pilotes sont concernées pour les cinq prochaines années ;
La transition agroécologique franchit une nouvelle étape en Polynésie française. Ce jeudi 8 janvier 2026, le Haut-commissaire de la République, le président de la Polynésie française et le directeur territorial de la Banque des Territoires ont présidé la signature de la convention de financement relative à la phase de réalisation du projet TAVIVAT — Transition agroécologique vivrière et agro-transformation. Porté par la Direction de l’Agriculture de Polynésie française (DAG), chef de file du projet, TAVIVAT associe de nombreux partenaires institutionnels, agricoles et associatifs, dont la Chambre de l’Agriculture et de la Pêche Lagonaire (CAPL), le Syndicat pour la promotion des communes, l’EPEFPA, le SPG Bio Fetia, ainsi que plusieurs exploitations agricoles privées engagées dans l’innovation.

Transition agroécologique : 1,64 milliard de francs pour renforcer la souveraineté alimentaire (TNTV)

(…) Porté par la direction de l’Agriculture de Polynésie française, mais aussi la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire, le Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française, l’Établissement public d’enseignement et de formation professionnelle agricole, le SPG Bio Fetia, ainsi que quatre exploitations agricoles privées, le programme vise à « développer la production et la consommation de produits vivriers traditionnels selon des pratiques agroécologiques, en s’appuyant d’abord sur la restauration scolaire ». L’un des objectifs est d’atteindre au moins 25 % de produits locaux dans les cantines des écoles primaires, pour une alimentation « plus saine ». Le projet a pour but aussi le développement d’unités d’agro-transformation, destinées à « valoriser les productions locales ».

Uru, manioc, bananes, taro… 1,6 milliard pour faire entrer le vivrier dans les écoles (Radio 1)

Un projet visant à développer la production et la consommation de produits vivriers traditionnels pour fournir la restauration scolaire a été signé jeudi au haut-commissariat.
Le haut-commissaire de la République, le président de la Polynésie française et le directeur territorial de l’antenne locale de la Banque des Territoires, ont présidé la cérémonie de signature de la convention de financement relative à la phase de réalisation du projet de Transition agroécologique vivrière et agro-transformation (TAVIVAT), ce jeudi. 
  
Ce projet vise à développer la production et la consommation de produits vivriers traditionnels (taro, ‘uru, bananes, patates douces et manioc) selon des pratiques agroécologiques, en s’appuyant d’abord sur la restauration scolaire comme levier structurant. Il mobilisera, dans sa phase de réalisation, un nombre important de producteurs vivriers, transformateurs et porteurs de projets en cours de sélection.
Dix communes, représentatives de l’ensemble des archipels de Polynésie française, ont été retenues comme démonstrateurs territoriaux : Nuku Hiva, Ua Huka, Bora Bora, Mahina, Taputapuātea, Huahine, Taha’a, Teva I Uta, Rimatara et Rurutu. (…) La Polynésie française est également lauréate d’un second appel à projets du plan France 2030, opéré par la Banque des Territoires, avec le projet SATAAP (Sécurité Alimentaire et Transition Agroécologique des Atolls de Polynésie), dédié au renforcement de l’autonomie alimentaire de l’archipel des Tuamotu.  
  
Au-delà de ces deux projets structurants, TAVIVAT et SATAAP, l’État poursuit son engagement aux côtés de la Polynésie française pour développer et transformer l’agriculture locale, notamment à travers la convention État-Pays et le contrat de développement et de transformation, représentant près d’un milliard de francs par an. (…)

Les cantines mieux alimentées localement (Tahiti Infos)

La convention TAVIVAT était très attendue par les agriculteurs. Elle est désormais signée par l’État et le Pays. Son objectif : développer l’agrotransformation des produits vivriers et, surtout, améliorer l’alimentation des enfants dans la restauration scolaire.
Dans le champ de Tuhani Pugibet, le taro bio n’a pas le temps de souffler qu’il est déjà en vente. Chaque mois, ce jeune agriculteur cultive à la main 400 kilos de taro. Mais il transforme lui-même ses produits, de la récolte à l’épluchage, jusqu’au conditionnement. Un choix stratégique, celui de l’agro-transformation. Et pour mieux valoriser sa production il souhaite bénéficier de la convention Tavivat (Transition Agro écologique Vivrière et Agro-transformation).
(…) Une loi de Pays, adoptée le 11 janvier 2022, impose désormais qu’au moins 25 % des féculents servis dans les assiettes des élèves soient issus de produits vivriers locaux. "250 agriculteurs ont été contactés, maintenant il faut les accompagner sur cette phase de réalisation, pour montrer que [nous avons] cette volonté d'augmenter notre production locale de féculents...le sujet reste le même à chaque fois : nous savons produire ici en Polynésie française, maintenant il faut commercialiser, faire en sorte que ces produits arrivent dans nos assiettes, en l'occurrence celles de nos enfants", précise Taivini Teai, ministre de l’Agriculture. (…)

Agriculture : produire c'est bien, transformer et valoriser c'est encore mieux (Polynésie 1ère)

 

# Depuis fin 2025, trois fermes de poules pondeuses de la Presqu’île subissent de plein fouet les conséquences de la présence de salmonelles pathogènes, d’où l’absence récurrente d’œufs dans les rayons ces dernières semaines. De quelles bactéries parle-t-on ? Quelles mesures sont prises ou envisagées ? Comment limiter les risques pour préserver la filière ? On fait le point avec la Direction de la biosécurité et le Groupement de défense sanitaire animal de Polynésie française (GDSA-PF), l’occasion d’aborder la question de la création d’un fonds d’indemnisation des éleveurs.
Mais de quelles bactéries parle-t-on ? “Dans la grande famille des salmonelles, certains sérotypes sont inoffensifs, d’autres sont pathogènes et donc susceptibles d’entraîner des maladies chez l’homme (salmonellose, gastro-entérite, NDLR)

(…) Ce nouvel épisode représente des pertes colossales pour les éleveurs concernés, contraints d’abattre 80 à 100 % de leur cheptel, soit 30 000 à 40 000 poules.
(…) Au-delà de l’abattage, la réglementation prévoit aussi en cas de risque faible la possibilité de commercialiser les œufs avec un étiquetage spécifique stipulant qu’ils doivent être cuits à cœur ; un maigre soulagement pour les producteurs qui font face au fléau des salmonelles pathogènes sans indemnisation. “Ça fait aussi partie des réflexions à mettre en place”, poursuit le chef de service. Un point soutenu par le Groupement de défense sanitaire animal de Polynésie française… (…). Autre point important : la gestion des carcasses et des fientes contaminées.
(…). ​Vers un fonds d’indemnisation ?
Créé en avril 2021 par des éleveurs issus de différents secteurs, le Groupement de défense sanitaire animal de Polynésie française (GDSA-PF) milite pour une politique de maîtrise du risque sanitaire en accord avec les ambitions d’autonomie alimentaire du Pays. Son directeur, le vétérinaire épidémiologiste Olivier Esnault, estime que l’indemnisation des producteurs est “prioritaire” et “urgente”, chiffres à l’appui… (…)

Les œufs face au fléau des salmonelles (Tahiti Infos)