De nombreux défis sont liés à la gestion de l’eau : la 17ᵉ conférence de la Pacific Water and Wastewater Association, organisée à Tahiti et couplée au 10ᵉ Forum des ministres de l’Eau du Pacifique, permet de partager des expériences et des idées, du point de vue technique, financier ou réglementaire.



# Ce lundi 31 août, a eu lieu la cérémonie d'ouverture de la 17ᵉ conférence de la Pacific Water and Wastewater Association, couplée au 10ᵉ Forum des ministres de l'eau du Pacifique, qui s'est tenue à la Présidence. Cette ouverture va être suivie de 4 jours de travaux, mais aussi par un moment de partage culturel mettant à l'honneur les traditions du territoire. L’événement régional et international rassemble des professionnels de l'eau venus des quatre coins du Pacifique. Ensemble, ils aborderont les enjeux liés à la gestion de cette ressource tant en termes d’innovation, d’ingéniosité et de préservation.
L’idée c'est d'adapter les solutions techniques et surtout qu'elles soient simples à exploiter et le moins coûteux possible pour les populations”, explique Manua Guehennec, Directeur du Développement à la Polynésienne des Eaux. “Donc on parle évidemment d'exploiter l’eau des rivières avec des forages s’il faut, plutôt que la dessalinisation, par exemple, qui coûte un petit peu cher et qui consomme beaucoup d'énergie. Mais on peut construire autant de forages qu'on veut, si on ne fait pas attention à la consommation et au rendement, ce qu'on appelle le rendement du réseau, on va en fait gaspiller la ressource".
Organisé par la Pacific Water and Wastewater Association, cet événement est porté en partenariat avec la Polynésienne des Eaux, le Pays et le CESEC.

17e conférence de la Pacific Water and Wastewater Association : L’eau au cœur des enjeux du Pacifique (Polynésie 1ère)

La 17ᵉ Pacific Water & Wastewater Conference rassemble, à partir de ce lundi, 264 participants et 30 exposants sous le grand chapiteau de la présidence. L’événement, qui se tient pour la première fois en Polynésie, est doublé d’un forum des ministres régionaux. Pour Taivini Teai, il s’agit de partager des expériences et des idées, du point de vue technique, financier ou réglementaire, et ainsi conforter ou ajuster les choix polynésiens, en matière de gestion de l’eau potable, mais surtout d’assainissement, sujet sur lequel le fenua a beaucoup à faire.
« On peut toujours tirer bénéfice de l’expérience des autres. » C’est la philosophie de cette conférence-expo régionale, doublée d’un forum ministériel rassemblant 21 pays, qui se tient pour la première fois à Tahiti. La Polynésienne des eaux participe depuis déjà une dizaine d’années aux travaux de la Pacific Water & Wastewater Conference, et le Pays a choisi de s’y joindre depuis 2024. L’invitation de cette grande réunion annuelle au fenua, l’un et l’autre « l’attendait depuis longtemps ». Et les 264 accrédités, représentants de compagnies privées spécialisées dans l’eau, l’assainissement ou l’environnement, ou agents des services gouvernementaux et locaux actifs dans le même domaine, auront l’occasion, outre les exposés, la table ronde et les stands traitant des enjeux de l’eau « de la source au récif », de participer à plusieurs visites de terrain à Tahiti ou Moorea. La Polynésienne des eaux compte aussi mettre en avant le modèle et les techniques innovantes développés à Bora Bora.
La présidente de l’association régionale Pitolau Lusia Sefo-Leau se félicite d’un évènement qui va permettre de « faire passer le débat sur l’eau à un autre niveau », rappelant que le sujet était central pour la qualité des vies des populations, autant que pour la préservation de l’environnement. Et le Pacifique, comme le reconnaît la responsable samoane, accuse un certain retard en la matière. « Environ 53 % de la population du Pacifique a accès à l’eau potable, tandis que seulement 34 % environ bénéficie d’un accès à l’assainissement. Comparés à ceux d’autres régions du monde, ces chiffres sont tout simplement insuffisants, pointe-t-elle. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles la sensibilisation à l’eau et à l’assainissement dans le Pacifique est si importante. Nous devons continuer à militer en faveur de l’accès universel. »
Au-delà des grands enjeux régionaux, Taivini Teai espère bien tirer des « bénéfices concrets » pour le fenua des « échanges de bonnes pratiques » qui auront lieu jusqu’à vendredi. « Je pense notamment à ces systèmes ‘low cost’ de traitement des eaux, en utilisant des plantes biofiltrantes, que j’ai vu développées par l’Université du Pacifique Sud à Fidji depuis des années, et dans certaines îles du Pacifique », note le ministre de l’Agriculture, des Ressources marines, de l’Environnement, en charge de l’Alimentation. « C’est l’occasion de voir dans quelle mesure ces systèmes sont adaptables dans nos îles, dans la réglementation, de se conforter dans notre politique de l’eau ». (…)
Taivini Teai compte aussi sur la conférence pour aider à mettre en pratique, et éventuellement ajuster le plan d’actions de la politique de l’eau, voté en janvier et qui couvre la période 2026-2030. (…)

Les entreprises et ministres régionaux de l’eau en discussion à Tahiti (Radio 1)

Le 10e Forum des ministres de l’Eau et de l’assainissement et la 17e Pacific Water and Wasterwater Association conference (PWWAC) se sont ouverts ce lundi matin à la présidence. Plusieurs pays du Pacifique comme les îles Cook, Fidji, ou encore Vanuatu sont présents à ce rendez-vous jusqu’à vendredi.
De la source au récif” est le thème principal de ce forum autour duquel vont s’articuler plusieurs axes dont la préservation de l’environnement. “Protéger l’eau, c’est protéger la vie (…). L’eau façonne la vie dans le Pacifique”, a insisté le ministre de l’Environnement, Taivini Teai.
Le représentant du gouvernement Brotherson a rappelé aux invités venus de tout le Pacifique, “une vérité simple : l’eau est essentielle” : “L’eau est ce qui rend la vie possible.” Il a rappelé le cycle de l’eau en soulignant que “le robinet n’est que le dernier point visible d’un cycle vivant beaucoup plus vaste”. Un message souligné afin d’insister sur la préservation “de l’ensemble” du cycle de l’eau, “de la source au récif”, car pomper ou capter l’eau ne servira à rien, a-t-il observé, si cette ressource n’est pas protégée.
(…). Comme l’a rappelé Taivini Teai, nous devons cesser d’être dans un système où “nous polluons d’abord pour ensuite payer afin de réparer les dégâts”. Il est essentiel pour lui que nous ayons tous le même objectif : “Garantir durablement l’accès à une eau saine, produite par des environnements eux-mêmes en bonne santé.” Et cela passe par la protection des ressources, la préservation de l’environnement, l’amélioration de la gestion de l’assainissement, une meilleure gestion des eaux pluviales, la réduction des pollutions provenant des terres et la restauration de la continuité écologique entre la terre et la mer.
Le Pacific Water and Wasterwater Association conference qui se tient jusqu’à vendredi à la présidence, se veut le regroupement de tous les acteurs de l’eau et de l’assainissement du Pacifique, comme l’a rappelé le directeur Suez Outre-mer, président de la Polynésienne des eaux et président de la Calédonienne des eaux, Renaud Camus. Et pour lui, avec le changement climatique “le Pacifique fait partie des territoires dans le monde les plus touchés” par la problématique de l’eau.
(…) Et de suggérer “plusieurs possibilités” pour en finir avec le gaspillage : “repenser les réseaux à l'échelle d'une commune, ou que chacun individuellement s'équipe à la maison afin de réutiliser ce qu'on appelle les eaux grises”.

“Protéger l’eau, c’est protéger la vie” (Tahiti Infos)


Pour info: Dans le cadre du thème « Vai Ora – L'eau vivante : de la source à la réserve, les formes de l'eau façonnent la vie dans l'océan », les orateurs ont appelé à une approche plus large de la sécurité de l'eau - une qui protège l'ensemble du cycle de l'eau et reconnaît la profonde connexion entre les systèmes d'eau sains, les communautés, les moyens de subsistance et notre environnement océanique.
La cérémonie officielle a pris fin avec l'échange traditionnel de cadeaux culturels des pays et des territoires membres de l'océan Pacifique pour accueillir le pays de la Polynésie française, avant que le programme ne se passe dans la première session technique, Te Vai – L'eau de la Polynésie française : Connectant la terre et l'eau. Un bon début d'une semaine importante pour l'eau de l'océan Pacifique.
(…) Le jour 2 de #PWWC26 s’est poursuivi avec un programme complet de discussions techniques axées sur la résilience, l'innovation et l'avenir des services d'eau à travers le Pacifique.
Les sessions tout au long de la journée ont exploré la variabilité climatique, les approches des services publics en matière de résilience, les services d'eau rurales, le WASH, la gestion des données et la sécurité de l'eau, ainsi que le programme des jeunes professionnels de l'eau et le 10e forum des ministres de l'eau du Pacifique.

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