Tahiti Tourisme lance les « Trophées du tourisme durable », l'occasion de récompenser les initiatives favorisant un tourisme plus respectueux de l’environnement, de la culture polynésienne et des populations locales. Hôteliers, pensions de famille, prestataires d’activité ou encore hébergements flottants sont invités à participer, ainsi que les professionnels qui se lancent dans un nouveau projet ; À Raiatea, le projet d'aménagement du motu Horea pour y construire un restaurant suscite toujours une vive opposition. Habitants et protecteurs de l’environnement dénoncent un risque de privatisation d'un espace public traditionnel ; De façon plus positive, à Tumara’a, sur l’île de Raiatea aussi, la chocolaterie 'Arômes Chocolat' maîtrise toute la chaîne de production, de la culture du cacao à la fabrication des tablettes. Une aventure familiale qui, après sept années de travail, attire aujourd’hui habitants et visiteurs en quête de saveurs locales.
# Après le « Concours des Initiatives Durables » lancé en 2024, Tahiti Tourisme lance les « Trophées du tourisme durable ». Il s’agit là encore de récompenser les initiatives favorisant un tourisme plus respectueux de l’environnement, de la culture polynésienne et des populations locales. Hôteliers, pensions de famille, prestataires d’activité ou encore hébergements flottants sont invités à participer, ainsi que les professionnels qui se lancent dans un nouveau projet. Plusieurs lots sont à gagner tel qu’un accompagnement promotionnel pour tous les lauréats, un soutien financier ou encore des billets d’avion offerts par Air Tahiti Nui.
(…). Il s’agit d’un concours ouvert à tous les agents du tourisme en Polynésie qui a pour objectif de « valoriser et mettre en lumière les professionnels qui font déjà du tourisme responsable », et « d’inciter et de donner envie aux nouveaux entrepreneurs de se lancer dans le tourisme plus raisonné et plus durable », explique Vaihere Lissant, directrice de Tahiti Tourisme. « Le concours s’adresse vraiment à toute l’industrie », précise encore la directrice. Hôteliers, pensions de famille, prestataires d’activité ou encore hébergements flottants, sont ainsi invités à candidater et à mettre en avant leurs « initiatives durables ». Un gagnant pour chacune de ces catégories sera choisi.
Pour les professionnels qui se lancent dans un nouveau projet, les candidats devront présenter un programme qui doit voir le jour dans les six prochains mois. (…) Cette première édition marque une évolution du dispositif anciennement connu sous le nom de « Concours des Initiatives Durables » lancée en 2024 avec un calendrier repensé puisque les candidats ont désormais trois mois pour structurer et déposer leur dossier, contre trois semaines pour les éditions précédentes. Cette année, une catégorie de plus a également ajoutée, celle des hébergements flottants.
(…). Les critères de sélection s’appuient sur « la définition du tourisme durable selon le conseil mondial du tourisme durable », le GSTC (Global Sustainable Tourism Council). « Il y a quatre piliers », relate Vaihere Lissant. On y trouve : la gestion durable du projet, ses impacts positifs pour l’environnement, la préservation de la culture polynésienne et son impact positif sur la population locale.
(…). Si Tahiti Tourisme a décidé de lancer cette initiative, c’est également pour répondre à une demande de touristes de plus en plus tournée vers l’environnement, d’après Vaihere Lissant. « On constate depuis fin 2022, qu’il y a vraiment une stratégie de développement touristique qui se veut pour un tourisme plus inclusif et plus durable », explique encore la directrice.
Les Trophées du tourisme, coup de projecteur sur les bonnes pratiques de la filière (Radio 1)
(…) « C’est un concours qui a un double objectif, précise Vaihere Lissant, directrice du GIE Tahiti Tourisme. Le premier, c’est vraiment de valoriser, mettre en lumière les professionnels du tourisme qui font déjà du tourisme responsable. Et l’autre objectif, c’est d’inciter et de donner envie aux nouveaux entrepreneurs de se lancer dans le tourisme, mais plus raisonné et plus durable. »
(…) Selon la directrice, les critères de sélection des candidats sont basés sur « la définition du tourisme durable, selon le conseil mondial du tourisme durable », qui repose sur quatre piliers. « Est-ce qu’ils ont une gestion durable de leur business, est-ce que leur activité préserve ou en tout cas maximise l’impact positif pour l’environnement, maximise la préservation de notre culture polynésienne et aussi a un impact positif au maximum sur la population locale », détaille Vaihere Lissant.
Les résultats du concours seront dévoilés le 26 septembre.
Les Trophées du tourisme durable : la nouvelle version du concours organisé par Tahiti Tourisme (Polynésie 1ère)
(…). Pour ce qui relève des critères de sélection, Tahiti Tourisme et Air Tahiti Nui se sont basés sur les quatre principaux axes émis par le conseil mondial du tourisme durable : les impacts environnementaux ; la responsabilité sociale ; la viabilité économique et culturelle des communautés de la destination touristique ; et la gestion d'un programme de durabilité. “Il s’agit de voir s’ils ont une gestion durable de leur business, si leur activité préserve ou en tout cas maximise les impacts positifs pour l'environnement, maximise la préservation de notre culture polynésienne et aussi a un impact positif au maximum sur la population locale”, précise la directrice générale de Tahiti Tourisme.
(…). Pour “Les trophées du tourisme durable”, les candidats auront trois mois pour monter leur dossier de candidature, soit du 2 juin au 2 septembre prochain. “On espère qu’avec un délai supplémentaire et beaucoup plus long, on aura un peu plus de candidats”, confie la directrice de management de destination, Vaima Deniel.
(…). Vaihere Lissant précise qu’après le Covid, les touristes ont plus tendance à aller vers ce qui est écotourisme et que depuis fin 2022, “on a vraiment une stratégie de développement touristique plus inclusif et plus durable. Le concours ‘Les trophées du tourisme durable’ est un outil pour fédérer les professionnels du tourisme, les aider et les inciter à venir sur ce chemin”
(…). Tahiti Tourisme offrira aux lauréats, de toutes les catégories, la réalisation d'une vidéo de promotion concernant leurs initiatives durables qui sera diffusée sur le réseau de Tahiti Tourisme et d’Air Tahiti Nui à l’international. Ce qui représente un véritable “tremplin”, notamment pour les nouveaux porteurs de projet. Le gagnant de cette catégorie bénéficiera également d’un accès gratuit aux salons du tourisme, “comme ça, il se fait ses armes en local, déjà en tourisme d'intérieur. Il bénéficiera également d’un accès au ParauParau Tahiti”, précise la directrice générale. Ce dernier sera également invité à rencontrer “tous les opérateurs du monde entier” lorsqu’ils seront au Fenua. “Ce porteur de projet pourra faire la promotion de son projet à l'international sur un des événements qu'on organise”. Et ce n’est pas tout puisque Tahiti Tourisme lui offrira également un soutien financier à hauteur de 200 000 francs “pour l’aider sur son déplacement promotionnel”. Le responsable marketing d’ATN, Jessy Salmon, indique que la compagnie au tiare “continue l’accompagnement du développement de la destination en termes de tourisme, et notamment la partie RSE, notre responsabilité sociétale et environnementale. On offre 40 000 miles, plus un billet d'avion aller-retour pour la participation à un salon touristique” à Paris.
Un concours pour un “tourisme plus raisonné et plus durable” (Tahiti Infos)
# À Raiatea, le projet d'aménagement du motu Horea suscite toujours une vive opposition. Habitants et protecteurs de l’environnement dénoncent un risque de privatisation d'un espace public traditionnel. Face au manque de concertation préalable, les contestataires s'organisent juridiquement et sur le terrain pour empêcher l'avancement des travaux, tout en prônant le calme.
Un manque de concertation dénoncé. La tension reste palpable à Raiatea où plusieurs familles continuent de fréquenter le motu Horea, un espace traditionnellement ouvert à tous. Tehina Rota, président de l’association de protection de l’environnement Paruru te tahatai e te tairoto no Tevaitoa, déplore l'absence de dialogue avant le lancement officiel du projet. Il souligne ainsi que « ça aurait été tellement plus simple de concerter la population avant la signature du bail et comme ça peut-être qu'on ne serait pas du tout arrivé à ça aujourd'hui ».
« Ça aurait été plus simple de concerter la population » : la contestation toujours vive sur le motu Horea (Polynésie 1ère)
À Raiatea, l'association Motu Faya et une partie des habitants continuent de camper sur le Motu Horea pour empêcher le démarrage des travaux du restaurant. Le maire de Tumaraa a lancé une procédure judiciaire pour tenter de « casser la bail », malgré un dossier béton du côté du promoteur.
Motu Horea : le maire de Tumaraa a engagé une procédure judiciaire pour tenter de « casser » le bail (Polynésie 1ère)
Pour rappel: Tourisme v/s développement durable (AvA-Infos)19/05/26
# À Tumara’a, sur l’île de Raiatea, la chocolaterie 'Arômes Chocolat' maîtrise toute la chaîne de production, de la culture du cacao à la fabrication des tablettes. Une aventure familiale et certifiée Bio Pasifika* qui, après sept années de travail, attire aujourd’hui habitants et visiteurs en quête de saveurs locales.
Sur la côte ouest de l’île, les cacaoyers prospèrent sous le climat humide de Tumara’a. Depuis 2019, la plantation Arômes Chocolat développe une filière artisanale fondée sur la maîtrise de l’ensemble du processus de fabrication. Une démarche qui a conduit sa fondatrice, Anne-Charlotte Besson, à commencer par la culture du cacao avant même de se lancer dans la confection de chocolat.
(…) Une fois récoltées, les cabosses sont ouvertes afin d’en extraire les fèves. Celles-ci passent ensuite par plusieurs étapes essentielles avant de devenir du chocolat. La fermentation puis le séchage, qui durent chacun environ une semaine, permettent notamment de développer les arômes caractéristiques du produit final.
À Raiatea, un chocolat 100% local (TNTV)
* Un produit étiqueté BIO PASIFIKA est la garantie d’un produit local, qui respecte l’environnement et la santé des polynésiens. Il certifie que le produit acheté aura été cultivé en totale absence de produits chimiques de synthèse, que ce soit sous forme d’engrais ou de pesticides. De la graine… à l’assiette, c’est donc un produit bon pour la santé qui est garanti ! En savoir plus sur le site web de l’association Biofetia.