L'urbanisation de Tahiti et Moorea amène les communes à proposer des infrastructures adaptées à la vie moderne mais qui réponde aussi à des exigences architecturales permettant d'éviter leur "bétonisation". C'est le cas à Pirae où vient d'être présenté l’esquisse du « centre multifonctionnel » autour duquel doit se construire le futur cœur de la ville ; À Faa'a, par contre, l'installation de deux géants du fastfood n'est pas sans poser des questions: de santé alimentaire d'une part, mais aussi d'équilibre économique: emplois v/s maintien de petits commerces ; À Moorea, c'est le mouillage et le stationnement des navires qui fait l'objet de recours auprès du tribunal qui vient d'annuler un arrêté de la mairie suite à un recours de l’Association des voiliers en Polynésie (AVP);
PROJET DE CENTRE VILLE À PIRAE
# Lauréat du concours de maîtrise d’œuvre lancé l’année dernière par la mairie, Tropical Architecture a dévoilé l’esquisse du « centre multifonctionnel » autour duquel doit se construire le futur cœur de ville de Pirae. Plutôt qu’un grand complexe, il s’agit d’abriter le futur marché de la ville et sa « maison pour tous » dans des bâtiments bas et aérés, séparés par des coulées vertes, des espaces de restauration, et surmontés de grands « brise-soleil » inspirés des unu des marae.
(…) Le lauréat du concours lancé l’année passée a donc dévoilé un projet, qui, loin des craintes de « bétonisation » exprimées pendant la campagne municipale, comporte plusieurs bâtiments de petite hauteur, séparés par des coulées vertes en pleine terre qui forment un plan de site en « boussole végétale ». Halles municipales côté Nord, en bordure de la future troisième entrée Est de Papeete, annexe de sécurité publique et restaurant et bar rooftop au Sud, à côté d’une Maison pour tous bordant l’avenue du Général de Gaulle, roulottes intégrées dans des fare dans la partie centrale sur laquelle donnent aussi quelques snacks et échoppes. La mairie avait voulu être claire : il s’agissait de créer un ensemble « à taille humaine », qui puisse être un « lieu de partage » pour la population. « C’est la raison pour laquelle nous avons voulu maintenir les grands arbres, dont certains sont centenaires, et surtout qu’il y ait de la convivialité, pour que la population s’approprie au mieux le marché, et toute l’activité qu’il y a autour », note Édouard Fritch, aux côtés, pour cette présentation, de Yvonnick Raffin, premier adjoint et président du jury du concours.
(…) Au conseil municipal, on craint des « surprises » car Édouard Fritch dit en avoir déjà eu une grosse : la construction, fraichement lancée par la Direction de l’équipement, sur un terrain du Pays situé tout proche du futur marché, d’une piste destinée au passage de permis et aux contrôles techniques. Pas de quoi gêner la construction de ce centre multifonction, mais de quoi poser un « problème architectural » dans la poursuite du projet de cœur de ville, estime le tavana.
(…) Le ministre assure tout de même que cette piste sera « provisoire » en attendant l’acquisition de foncier dans la zone de Tipaerui pour construire un centre de contrôle technique plus développé. « Ça, ça va mécaniquement prendre 5 ans au moins », détaille-t-il.
(…) La mairie espère son marché et son centre multifonctionnel à l’horizon 2030 et a déjà sécurisé des financements : la directrice de l’AFD, Mounia Ait Ofkir, à quelques jours de son remplacement à la tête de l’antenne polynésienne de l’agence, a remis au tavana une lettre d’engagement pour un prêt à 2,7 milliards de francs, qui doit couvrir plusieurs projets d’aménagement de Pirae.
Marché, unu, rooftop et coulée verte… Le coeur de ville de Pirae prend forme (Radio 1)
La mairie de Pirae a présenté mercredi soir le projet lauréat de centre multifonctionnel de la commune qui marque le point de départ de l’ambition portée par cette derničre en matičre de création d’une centralité urbaine sur la plaine de Taaone.
(…) Le montant estimé du projet est autour de 2,8 milliards de francs, cofinancés avec l’aide de l’AFD, mais aussi par la location des terrains annexes au privé qui vont développer la zone. “Le remboursement de l’emprunt est déjà assuré”, se félicite le tāvana qui explique en outre que les sociétés privées ont déjà bien avancé de leur côté sur le site. “Ils sont prêts, ils sont dans le starting-block. Je peux vous dire que l'intérêt est fort”, a-t-il conclu.
(…). Charles Lacombe, architecte et gérant de l’agence Tropical Architecture a pour sa part parlé d’un projet facilité par le programme réalisé en amont, avec deux éléments importants. La présence d’une coulée verte végétale, mais aussi un fort ancrage culturel afin de “pouvoir tirer autant que possible les atouts du site et se protéger de ses contraintes”.
(…) L’inspiration du cabinet d’architecture s’est aussi nourrie du marae Taputapuātea iti à proximité avec le basalte, les sculptures et une toiture qui rappelle le Unu. “Ces Unu que nous avons repris en façade, sont comme une seconde peau au sein du projet, avec différentes porosités par rapport à leur usage. Ils permettent à la fois d'avoir une architecture bioclimatique qui protège du rayonnement solaire les bâtiments et, en même temps, ils apportent cette commutation au sein du projet qui est relativement forte et qui en fait un signal au sein de Pirae”, poursuit Charles Lacombe
Pirae dévoile son futur centre multifonctionnel (Tahiti infos)
Le maire de Pirae, Edouard Fritch, a présenté, ce mercredi, les plans du futur « centre-ville » de la commune. Le projet prévoit la construction d’un marché, d’une maison pour tous, de nombreux parkings ainsi que d'un « centre évènementiel »
« C’est 10 ans de travail », a souligné Edouard Fritch lors de la présentation du projet imaginé par le cabinet Tropical Architecture. « Ces plans vont donner lieu à des appels d’offres pour les entreprises », a-t-il ajouté dans une déclaration sur la page Facebook de la commune.
(…). « Les financements sont obtenus. Nous allons emprunter de l’argent pour cela. Les planètes sont alignées », a conclu Edouard Fritch sans toutefois detailler d’échéancier.
Pirae dévoile son futur « centre-ville » (Tahiti infos)
FAST FOODs À FAA'A
# Saurez-vous résister ? Deux géants du fast-food se sont implantés à Faa'a, l'un à Puurai, l'autre à Heiri. Le premier a ouvert ce vendredi...alors même que le maire de cette commune prône l'alimentation saine et que le taux d'obésité atteint des sommets en Polynésie.
« Nous avons émis un avis défavorable, mais le Pays a rendu sa propre décision », indique la collaboratrice du maire de Faa'a, Ella Tokoragi, jointe ce vendredi par téléphone. Dès lors, la commune ne pouvait plus s'opposer au projet.
Les chantiers des deux enseignes de restauration rapide ont donc été lancés dans la commune : d'abord McDonald's à Heiri, puis Burger King à Puurai. Ce dernier a officiellement ouvert ses portes ce vendredi et accueilli ses premiers clients, tout sourire à table ou déjà alignés dans la file de voitures pour les menus à emporter.
(…) La praticité...à quel prix ? En Polynésie, l'obésité pèse lourdement sur le système de santé. Plus de 70 % des adultes de moins de 45 ans sont en surpoids, avec toutes les conséquences que cela implique. Cette situation ne date évidemment pas de l'arrivée des grandes chaînes de restauration rapide. Les Polynésiens ont eu accès, presque du jour au lendemain, à des produits ultratransformés, faciles à trouver, vendus à des prix attractifs et largement promus par le marketing. (…)
Nouveaux fast-foods à Faa'a : une centaine d'emplois créés...mais à quel prix sur la santé des Polynésiens ? (Polynésie 1ère)
La commune de Faa'a accueille depuis ce vendredi un nouveau restaurant Burger King. Lancé il y a deux ans, le projet a permis la création d'une soixantaine d'emplois, majoritairement occupés par des habitants de la commune. L'enseigne met en avant la formation de ses salariés et son approvisionnement auprès d'entreprises polynésiennes. Si l'ouverture est désormais effective, la municipalité reste attentive aux conséquences sur la circulation routière aux abords du site.
(…) Sur les 60 postes créés, 80 % sont occupés par des administrés de la commune de Faa’a. Une grande partie des salariés ne disposait d’aucune formation initiale au moment de leur recrutement, un choix assumé par l’enseigne.
(…). Si l’organisation interne du restaurant semble déjà bien rodée, la commune porte une attention particulière à l’impact de cette nouvelle activité sur le trafic routier, notamment au niveau de l’accès au drive. « C’est avec l’intersection de la RT1 que l’on va voir comment ça va se passer. On va travailler avec la direction de l’équipement pour voir comment on va pouvoir installer des feux tricolores pour essayer de régler ce problème-là. Ou peut-être imposer un sens unique, un tour à droite en sortant du drive », explique Charles Vanaa, directeur de la sécurité de la commune de Faa’a. (…)
Burger King ouvre à Faa’a et mise sur l’emploi local avec 60 recrutements (TNTV)
VOILIERS À MOOREA
# Le tribunal administratif de la Polynésie française a annulé l’arrêté qui encadrait depuis juin 2025 le mouillage et le stationnement des navires aux abords de Moorea. Saisi par l’Association des voiliers en Polynésie (AVP), il estime que le gouvernement a contourné la procédure prévue pour modifier le Plan de gestion des espaces maritimes (PGEM). Une décision saluée par l’association et son président, Arnaud Jourdan, qui appelle désormais les autorités à ouvrir des discussions pour repenser l’organisation de la plaisance. Dont il trouve les règles d’aujourd’hui trop « restrictives » et « impossible à appliquer », la preuve avec ces « 200 à 300 voiliers » qui se trouvent actuellement dans des zones interdites. Il souhaite désormais que les voix des plaisanciers soient entendues pour coconstruire le PGEM.
(…). . Le dossier oppose depuis plusieurs années les plaisanciers et les pouvoirs publics sur la manière d’encadrer le mouillage dans le lagon de Moorea, entre protection de l’environnement et liberté de navigation. L’arrêté contesté instaurait une interdiction générale de mouiller ou de stationner en dehors des zones de mouillage réglementées (ZMR), sous réserve de quelques exceptions. Il définissait également les secteurs autorisés, fixait des quotas de navires selon les zones et distinguait les règles applicables aux bateaux de moins et de plus de 20 mètres.
(…) Si le gouvernement de la Polynésie française avait bien recueilli l’avis de plusieurs organismes avant d’adopter son arrêté, le tribunal considère que ces démarches ne sauraient remplacer la procédure spécifique prévue par le Code de l’aménagement. En procédant par un simple arrêté plutôt que par une révision officielle du PGEM, le Pays a contourné la procédure prévue par le Code de l’aménagement. Les juges parlent ainsi d’un « détournement de procédure ». Ce seul motif suffit à entraîner l’annulation de l’arrêté. Le tribunal n’a donc pas jugé utile d’examiner les autres arguments avancés par l’Association des voiliers en Polynésie, notamment ceux portant sur la légalité des règles de mouillage elles-mêmes. Enfin, Le Pays est condamné à verser 150 000 francs à l’AVP au titre des frais de justice.
(…). D’après le président de l’AVP, « entre 200 et 300 voiliers » se trouvent actuellement « hors arrêtés », c’est-à-dire, en dehors des zones prévues par les arrêtés actuellement en vigueur. Ces navires, qui « doivent bien mouiller quelque part et ne peuvent pas naviguer 24 heures sur 24″ sont dans des situations illégales, « et ça c’est inacceptable », déplore Arnaud Jordan qui reproche aux arrêtés d’être toujours trop « restrictifs ». « Le plus important, c’est la main tendue des associations de voiliers vers les autorités pour essayer de trouver un moyen de partager équitablement l’espace maritime », poursuit Arnaud Jordan.(…)
À Moorea ou ailleurs : « Depuis le Covid, la gestion des voiliers a été calamiteuse » (Radio 1)
Le tribunal administratif de la Polynésie française a annulé, ce mercredi 15 juillet, l'arrêté du Pays qui réglementait le mouillage et le stationnement des navires aux abords de Moorea. Saisi par l'Association des voiliers en Polynésie (AVP), il estime que le gouvernement n'a pas utilisé la procédure prévue par le code de l'aménagement.
(…). Ce texte instaurait notamment une interdiction de mouiller ou de stationner en dehors des zones de mouillage réglementées (ZMR), sauf exceptions prévues par l’arrêté. Il définissait également ces différentes zones, distinguait les navires de moins et de plus de 20 mètres, fixait un quota de bateaux autorisés dans chaque secteur et prévoyait des sanctions en cas d’infraction.
L’AVP contestait cet arrêté, estimant qu’il allait au-delà d’un simple texte de police et qu’il modifiait en réalité les règles fixées par le Plan de gestion des espaces maritimes (PGEM) de Moorea. L’association soutenait également que certaines dispositions entraient en contradiction avec ce document de planification. Le tribunal rappelle que le PGEM a vocation à organiser durablement les usages du lagon et du littoral, notamment la navigation de plaisance, tout en limitant les impacts des mouillages sur les fonds marins, les récifs coralliens et les écosystèmes. Il prévoyait déjà des zones de mouillage organisées, avec des règles de stationnement et des quotas de navires. (…)
Mouillage des voiliers à Moorea : le tribunal administratif annule l’arrêté du Pays (TNTV)
(…) Dans une décision rendue ce jour, mercredi 15 juillet 2026, le tribunal administratif de Papeete a annulé l’arrêté n°910 CM du 26 juin 2025 portant règlementation du mouillage et du stationnement des navires dans les eaux maritimes aux abords de l’île soeur. Nouvelle preuve éclatante de l’amateurisme dont fait preuve le gouvernement Brotherson dans les actes pris au quotidien ! Car quand bien même les Polynésiens vivent de plus en plus mal la présence croissante de ces navires dans les lagons de Punaauia-Faa’a et de Mahina, plus particulièrement en baie de Matavai, il n’en reste pas moins que force doit rester à la loi.
(…) l’arrêté attaqué est entaché d’un détournement de procédure, conclut le TAP. Outre l’annulation de l’arrêté en question, la Polynésie française est également condamnée à versée à l’association des voiliers en Polynésie française la somme de 150 000 Fcfp en application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Voileux de Moorea 1, Pays 0 (Tahiti News)
Mercredi, le tribunal administratif a annulé l'arrêté du Pays qui réglementait le stationnement des bateaux à Moorea. La juridiction a pointé un vice de procédure après le recours déposé par l'Association des voiliers de Polynésie. Arnaud Jordan, le président de l'Association des voiliers en Polynésie française était l'invité de notre journal samedi. Il estime que la plaisance peut être un atout et appelle au dialogue. Son interview complète :
(…) « Nous, on a construit une charte et on arbore un pavillon. Alors ce pavillon, il s’appelle Éco-Océan. Et on essaye de dire que les gens qui arborent ce pavillon ont des attitudes responsables envers les gens, envers l’écologie. Évidemment, ils essayent de respecter les mouillages quand ils ne sont pas trop restrictifs.
« On ne peut pas dire stop à la plaisance, mettons-nous autour d’une table » : l’association des voiliers appelle au dialogue (TNTV)
DES FAST FOOD EN QUESTION
# Saurez-vous résister ? Deux géants du fast-food se sont implantés à Faa'a, l'un à Puurai, l'autre à Heiri. Le premier a ouvert ce vendredi...alors même que le maire de cette commune prône l'alimentation saine et que le taux d'obésité atteint des sommets en Polynésie.
« Nous avons émis un avis défavorable, mais le Pays a rendu sa propre décision », indique la collaboratrice du maire de Faa'a, Ella Tokoragi, jointe ce vendredi par téléphone. Dès lors, la commune ne pouvait plus s'opposer au projet.
Les chantiers des deux enseignes de restauration rapide ont donc été lancés dans la commune : d'abord McDonald's à Heiri, puis Burger King à Puurai. Ce dernier a officiellement ouvert ses portes ce vendredi et accueilli ses premiers clients, tout sourire à table ou déjà alignés dans la file de voitures pour les menus à emporter.
(…) La praticité...à quel prix ? En Polynésie, l'obésité pèse lourdement sur le système de santé. Plus de 70 % des adultes de moins de 45 ans sont en surpoids, avec toutes les conséquences que cela implique. Cette situation ne date évidemment pas de l'arrivée des grandes chaînes de restauration rapide. Les Polynésiens ont eu accès, presque du jour au lendemain, à des produits ultratransformés, faciles à trouver, vendus à des prix attractifs et largement promus par le marketing. (…)
Nouveaux fast-foods à Faa'a : une centaine d'emplois créés...mais à quel prix sur la santé des Polynésiens ? (Polynésie 1ère)
https://la1ere.franceinfo.fr/polynesie/nouveaux-fast-foods-a-faa-a-une-centaine-d-emplois-crees-mais-a-quel-prix-sur-la-sante-des-polynesiens-1720867.html
La commune de Faa'a accueille depuis ce vendredi un nouveau restaurant Burger King. Lancé il y a deux ans, le projet a permis la création d'une soixantaine d'emplois, majoritairement occupés par des habitants de la commune. L'enseigne met en avant la formation de ses salariés et son approvisionnement auprès d'entreprises polynésiennes. Si l'ouverture est désormais effective, la municipalité reste attentive aux conséquences sur la circulation routière aux abords du site.
(…) Sur les 60 postes créés, 80 % sont occupés par des administrés de la commune de Faa’a. Une grande partie des salariés ne disposait d’aucune formation initiale au moment de leur recrutement, un choix assumé par l’enseigne.
(…). Si l’organisation interne du restaurant semble déjà bien rodée, la commune porte une attention particulière à l’impact de cette nouvelle activité sur le trafic routier, notamment au niveau de l’accès au drive. « C’est avec l’intersection de la RT1 que l’on va voir comment ça va se passer. On va travailler avec la direction de l’équipement pour voir comment on va pouvoir installer des feux tricolores pour essayer de régler ce problème-là. Ou peut-être imposer un sens unique, un tour à droite en sortant du drive », explique Charles Vanaa, directeur de la sécurité de la commune de Faa’a. (…)
Burger King ouvre à Faa’a et mise sur l’emploi local avec 60 recrutements (TNTV)
https://www.tntvnews.pf/polynesie/societe/burger-king-ouvre-a-faaa-et-mise-sur-lemploi-local-avec-60-recrutements/
Le géant américain Burger King a accueilli ses premiers clients vendredi à Faa'a. De son côté, le restaurant McDonald's de Heiri devrait ouvrir ses portes prochainement. L'arrivée de ces enseignes de restauration rapide suscite des réactions contrastées : certains y voient une offre supplémentaire et de nouvelles opportunités d'emploi, d'autres, notamment les commerçants voisins, s'inquiètent des répercussions sur leur chiffre d'affaires.
Depuis 48 heures, les commandes de menu burger-frites-soda s’enchaînent sans interruption…le roi du burger à bel et bien ouvert ses portes à Faa’a. Principal atout de ce deuxième site : un service drive. "Je viens des Tuamotu, je viens de Manihi et comme je descends de Pamatai, je n'ai plus à me déplacer très loin, j'ai l'habitude d'aller à Papeete ou à Punaauia pour manger un menu au McDo. Et là, Burger King a ouvert ici à Faa'a, ça me facilite le trajet", remarque Taaroa Tetua, un client.
(…) L'installation de deux fast foods dans la commune de Faa'a peut surprendre. D’autant que le maire met en avant le bien-être alimentaire depuis plusieurs années. (…) Et ce n'est peut-être qu'un début. Selon nos informations, une nouvelle enseigne de smash burgers (steak haché de bœuf écrasé sur une plancha) devrait bientôt accueillir ses clients… une fois de plus dans la commune de Faa'a.
(…) Du côté de la mairie, on explique ne pas avoir eu de marge de manœuvre : les permis de construire ont été délivrés par le Pays.
Nouveaux fast-foods à Faa’a : bon pour l'emploi, mais inquiétude des petits commerces voisins (Polynésie 1ère)