La fédération Te Ora Naho  a dévoilé les dix lauréats de la deuxième édition du Fonds Natura Porinetia qui a pour objet de soutenir les initiatives polynésiennes en faveur de l’environnement. Cette année, le dispositif a atteint un nombre record avec dix projets subventionnés au profit de dix associations de la FAPE. Parmi ces projets, plusieurs contribuent à la protection de la biodiversité du fenua ; L’association Te mana o te moana, qui a contribué à la remise en forme pendant quatre mois d'une tortue imbriquée a pu la relâcher en bonne santé dans son milieu naturel ; Le projet Ma’o Cycling en cours au large de Tahiti a permis d’identifier et de confirmer scientifiquement la présence de requins marteau lisse dans le Pacifique central ; L’activité humaine est la première cause de blessure chez les raies mantas dans les îles de la Société. D’année en année, le nombre d’animaux retrouvés avec des marques liées aux activités humaines continue d’augmenter. L’Observatoire des requins et raies de Polynésie (ORP) rappelle les conséquences du matériel de pêche perdu ou abandonné sur la faune marine, ainsi que l’importance de signaler rapidement les animaux en difficulté ; Espèces menacées : la Journée mondiale qui leur est dédiée rappelle l’urgence d’agir, notamment dans les Outre-mer qui abritent 80 % de la biodiversité française.

 

 

 

 

# La FAPE, la fédération des Associations de Protection de l’Environnement « Te Ora Naho », a présenté officiellement ce mercredi (13/05) les lauréats de la 2ème édition du Fonds Natura Porinetia. 10 projets ont été retenus sur 22. Ainsi 10 associations vont bénéficier de cette subvention qui s’élève cette année à 4 millions cfp. Soit entre 300 000 et 500 000 cfp par association.
La fédération Te Ora Naho (FAPE) a dévoilé les dix lauréats de la deuxième édition du Fonds Natura Porinetia. Pour départager les candidats, la FAPE a examiné l'utilité concrète de chaque dossier. « Les projets ont été évalués sur différents critères, notamment bien sûr sur l'impact environnemental, sur l'impact au niveau de la population, sur l'impact social par rapport à la localisation aussi s'ils sont dans les archipels éloignés ou s'ils sont plutôt dans les îles de la Société », explique Belinda Hui, directrice de la FAPE. L'objectif est d'accompagner les petites structures qui manquent parfois de compétences pour monter leurs dossiers. (…)

Les 10 lauréats du Fonds Natura Porinetia et leurs 10 projets écologiques enfin dévoilés (Polynésie 1ère)

En vidéo: + JT du mercredi 13/5/26 (de 20’30’’ à 20’56’’)

Soutenir les initiatives polynésiennes en faveur de l’environnement : c’est l’objectif du Fonds Natura Porinetia, porté par la Fédération des associations de protection de l’environnement (Fape). Cette année, le dispositif atteint un nombre record avec dix projets subventionnés, un record depuis sa création. Chaque association retenue bénéficiera d’un soutien compris entre 300 000 et 500 000 francs afin de concrétiser ses actions de terrain.
- À Temoe, protéger le tutururu en éradiquant la fourmi folle jaune
- À Faaa, un jardin pédagogique pour sensibiliser les enfants
- “Te Moana Fest”, un festival pour reconnecter les jeunes à l’océan
- À Tubuai, la lutte contre les taramea pour protéger les récifs (*)
- Transmission aux jeunes générations à Moorea
- Restaurer les coraux de la Pointe des Pêcheurs
- Aux Gambier, restaurer la forêt naturelle
- À Moorea, former de jeunes ambassadeurs de la pêche responsable
- Le projet Fare Aru poursuit son développement (*)
- Transformer une algue invasive en ressource durable

10 lauréats soutenus par le Fonds Natura Porinetia (Tahiti Infos)

NOTA :  (*) Protection des récifs du lagon de Tubuai par la lutte contre les taramea: le produit utilisé n’est pas de l’eau de Javel, mais du vinaigre…
            (*) Ha'apira'a Taumata Fe'e (projet Fare Aru) : il ne s'agit pas d'une construction de pirogue, celle-ci existe déjà. Mais plutôt de la formation de 13 enfants         ambassadeurs : navigation traditionnelle, ateliers scientifiques et culturels sur l'environnement, actions de protection du littoral...

 

Cette année, ce sont dix projets associatifs qui ont été choisis par la Fédération des associations de protection de l’environnement (FAPE) pour bénéficier du fonds Natura Porinetia. Pour sa seconde édition, ce soutien financier a atteint la somme de 4 millions de francs, répartis entre les différents programmes à hauteur de 300 000 à 500 000 francs chacun. Parmi les lauréats 2026 figurent la réinsertion des oiseaux tutururu grâce à l’éradication de la fourmi folle sur l’atoll de Temoe aux Gambier, la protection des récifs du lagon de Tubuai contre les taramea, le ramassage et la valorisation de l’algue envahissante turbinaria ornata, ou encore la création d’un « jardin tout en récup » à Faa’a.
Plusieurs partenaires donateurs tels que Air Tahiti Nui, la Socredo ou encore Tahiti Tourisme contribuent à ces financements. Cette année, le montant total des aides a atteint 4 millions de francs. D’après le responsable du fonds Natura Porinetia, Jean-Claude Foglia, celui-ci a été créé « pour répondre à une demande des entreprises qui souhaitaient avoir un lien plus sûr avec les associations qu’elles finançaient ». Il explique que la fédération sert « d’interface entre les entreprises et les associations afin que les projets présentés puissent aller au bout et de manière correcte ». 
(…) Pour le responsable du fonds, difficile de faire un choix entre toutes les candidature. « Il y avait de très beaux projets », commente Jean-Claude Foglia, qui explique avoir sélectionné des programmes « qui avaient plusieurs aspects, par exemple culturel et environnemental, ou sportif et environnemental ». L’éducation faisait également partie des critères importants. D’après Jean-Claude Foglia, « c‘est un peu la base pour construire quelque chose sur le long terme ». Les projets sélectionnés sont« extrêmement variés avec un côté sensibilisation, mais aussi un aspect scientifique de recherches sur la protection des espèces ou des plantes ». (…)

Quatre millions de francs attribués à dix projets environnementaux (Radio 1)

À voir: La présentation des  lauréats de la 2ème édition du 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐍𝐚𝐭𝐮𝐫𝐚 𝐏𝐨𝐫𝐢𝐧𝐞𝐭𝐢𝐚. 10’ de vidéo dans le JT Vert du 18 mai (TNTV)

.../...

 

 

# La tortue a rejoint l’océan tout en douceur et en délicatesse, cet après-midi… Nommée Kurt par l’association Te mana o te moana, cette tortue imbriquée a été soignée pendant 4 mois.
Kurt retrouve enfin son environnement, deux mois après avoir été secourue. Aujourd’hui vive et pleine d’énergie, cette tortue imbriquée de 2 ans était pourtant dans un état critique lorsque ce jeune homme l'a sauvée. (…). Plusieurs personnes se sont rassemblées sur la plage de Teahupo'o pour l'occasion. (…). Après son sauvetage, la tortue a été prise en charge par les équipes de l’association Te mana o te moana. L'animal a été soigné au centre dédié aux tortues marines.
(…). Aujourd’hui, l’un des principaux combats de l’association est de sensibiliser la population à la vitesse des bateaux. Chaque année, de nombreuses tortues sont blessées après des collisions avec des embarcations. À cela s’ajoutent les décès causés par la pollution et les déchets plastiques qui menacent toujours davantage les espèces marines.

Une jeune tortue imbriquée baptisée Kurt relâchée sur la plage de Teahupo'o (Polynésie 1ère)

Pour rappel: bonne nouvelle pour Kurt, tortue imbriquée juvénile blessée et soignée qui sera relâchée à Teahupo’o. In Continuum terre-mer pour un fenua durable (AvA-Infos) 12/05/26

 

.../...

 

 

# Le projet Ma’o Cycling en cours au large de Tahiti a permis d’identifier et de confirmer scientifiquement la présence de requins marteau lisse dans le Pacifique central. Cette découverte porte officiellement à trois le nombre d’espèces de requins marteaux et a 35 le nombre d’espčces de requins présentes en Polynésie Française.
Le 25 mars 2026, les équipes de l’Institut pour la Recherche sur les Écosystèmes Mésophotiques et Profonds (IREMP) ont publié dans le Journal of Fish Biology, référence mondiale en matière de recherche ichtyologique (étude des poissons), la confirmation de la présence d’une nouvelle espèce de requin marteau en Polynésie Française.
(…) Cette découverte a été rendue possible par le partage d’informations en provenance de naturalistes (plongeurs, usagers de la mer, pêcheurs) qui ont fait part à l’IREMP de l’observation de requins marteaux solitaires au large, ce qui ne collait pas avec le comportement du requin marteau halicorne, qui partage avec le requin marteau lisse la particularité d’avoir le céphalofoil incurvé (qui lui n’est donc pas solitaire).
La découverte a ensuite été effectuée dans le cadre d’observations terrain du projet Ma’o Cycling, porté par l’Observatoire des Requins de Polynésie avec différentes structures gouvernementales (DRM, DIREN, Biosécurité, CAPL), scientifiques (IREMP, ORP) mais aussi le Port de Pêche de Papeete et des acteurs privés. Ce dernier a pour but de s’assurer qu’il n’existe pas de risque pour la bonne santé des populations de requins ni pour les usagers de la mer suite à la diminution puis l’arrêt complet du rejet en mer des sous-produits de la pêche hauturière. Cela passe par le balisage et le marquage d’autres espèces de requins, dont le requin tigre et le requin soyeux. 
(…) Cette découverte porte officiellement à trois le nombre d’espèces de requins marteaux présents en Polynésie Française, aux côtés du grand requin marteau (Sphyrna mokarran) et du requin marteau halicorne (Sphyrna lewini), et a 35 le nombre d’espèces de requins confirmées dans les eaux polynésiennes.

La présence d’une nouvelle espèce de requin marteau confirmée au fenua (Radio 1)

 

 .../...

 

# L’activité humaine est la première cause de blessure chez les raies mantas dans les îles de la Société. D’année en année, le nombre d’animaux retrouvés avec des marques liées aux activités humaines continue d’augmenter. Rien qu’au mois d’avril, quatre nouveaux cas ont été recensés.
ntre le 2 et le 13 avril, quatre raies mantas nommées Manoa, Hina, Faanui Iti et Vaiahu ont été observées blessées. À Bora Bora, Manoa a été retrouvée prise dans une tresse de pêche enroulée autour du corps. Après une intervention du Bora Diving Center, bonne nouvelle : l’animal a ensuite été revu sans blessure visible. Quelques jours plus tard, Hina, une femelle, portait un hameçon relié à un lest suspendu à la tête. Le dispositif a pu être retiré et la raie a été revue en cette fin du mois d’avril sans matériel résiduel.
Deux autres cas restent toutefois préoccupants. Faanui Iti, observée à Bora Bora, présentait encore un hameçon triple et un leurre fixés à la nageoire pectorale lors d’un second signalement. À Maupiti, Vaiahu portait un fil serré autour de la nageoire gauche, avec un risque de constriction des tissus. Depuis, aucune nouvelle observation n’a été signalée. Pour l’Observatoire des requins et raies de Polynésie (ORP) – association  porteuse du projet de l'étude qui consiste au comptage et des analyses des raies mantas  “Mantas de  Polynésie”  en partenariat avec Manta Trust, autorisé et financé par la Direction de l'environnement –, ces incidents rappellent les conséquences du matériel de pêche perdu ou abandonné sur la faune marine, ainsi que l’importance de signaler rapidement les animaux en difficulté.
(…). La disparition d'un seul individu peut être lourd de conséquences pour l’espèce, puisque la raie manta de récif (Mobula alfredi) est classée vulnérable. Elle risque de disparaître si elle n’est pas protégée. De plus, les femelles ne donnent généralement naissance qu’à un seul petit tous les deux à sept ans. “Si on perd quelques adultes, on peut vite perdre une population”, conclut la biologiste marine.
- (En encadré) adresses à contacter

Quatre raies mantas blessées en deux semaines : l’activité humaine une nouvelle fois pointée du doigt (Tahiti Infos)


 .../...

 

 

# Espèces menacées : la Journée mondiale qui leur est dédiée rappelle l’urgence d’agir, notamment dans les Outre-mer qui abritent 80 % de la biodiversité française.
Les Outre-mer placent la France en tête des pays les plus riches de la planète en biodiversité. Les territoires d'Outre-mer hébergent en effet une multitude d'espèces alors que leur surface terrestre est quatre fois plus petite que l'Hexagone. Outre-mer, on compte deux fois plus de mammifères, deux fois et demie plus d’oiseaux ou encore huit fois plus de reptiles, des chiffres bien en deçà de la réalité car le recensement des espèces y est encore très incomplet.
C'est tout d'abord la diversité géographique des Outre-mer qui permet une telle richesse d'espèces de faune et de flore. Ces territoires sont présents sur tous les continents depuis les pôles avec les Terres Australes et Antarctiques Françaises, à la côte Est du Canada où se situe Saint-Pierre et Miquelon en passant par l’Equateur avec la Guyane et les tropiques où se trouvent les Antilles, Mayotte, la Réunion, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna.
(…) Le rat noir, le moustique tigre, le chat sauvage, le miconia, le cerf, le poisson lion ou encore la mangouste sont toutes des espèces exotiques envahissantes qui sévissent Outre-mer. Elles représentent la menace numéro 1 de la faune et de la flore des Outre-mer, ex-aequo avec la déforestation et la bétonisation des espaces naturels.(…). Les pollutions aussi compromettent fortement la préservation de la biodiversité Outre-mer. Pesticides, plastiques, décharges constituent un problème majeur. (…). Dans les petites îles, leurs effets s’accentuent d’autant plus. Conséquence : en Polynésie 29 espèces d’oiseaux endémiques ont déjà disparu. A la Réunion, 275 plantes sur 900 sont en danger. (…) Outre-mer, l’érosion de la biodiversité est alarmante. Pourtant, elle préserve les habitants des impacts du dérèglement climatique.

Journée mondiale des espèces menacées : Outre-mer, une biodiversité exceptionnelle en grand danger (Polynésie 1ère)

# La journée mondiale des espèces menacées est un événement annuel visant à sensibiliser le public à la préservation de la biodiversité et à la protection des espèces en danger d’extinction. Elle met en lumière les menaces pesant sur la faune et la flore à travers le monde, notamment en raison des activités humaines, du changement climatique et de la destruction des habitats naturels. Cette journée est l’occasion de rappeler l’importance des actions de conservation et de mobiliser les citoyens, les gouvernements et les organisations pour assurer la survie des espèces en péril. En 2026, elle était célébrée le 11 mai. Cette date n’a pas fait l’objet d’un événement particulier en Polynésie française…

Journée mondiale des espèces menacées 2026 (Journees.net)