Du 7 au 29 mai 2026, la bibliothèque universitaire de l’UPF se transforme en sanctuaire sonore et visuel dédié aux oiseaux du fenua. À travers vingt clichés et une expérience auditive inédite, l’exposition Te’oto o te manu invite le public à redécouvrir la richesse de l’avifaune locale ; Si les oiseaux vivent dans le forêts, encore faut-il considérer avec sagesse la ressource forestière. Il s’agit de promouvoir une gestion durable, responsable et adaptée aux spécificités du territoire, afin de concilier développement économique, préservation de l’environnement et valorisation des savoir-faire locaux. C’est l’objet du Cluster Bois qui va voir le jour, à l’instar du Cluster maritime.
# La bibliothèque universitaire de l’Université de la Polynésie française accueillera, du 7 au 29 mai 2026, l’exposition photographique Te’oto o te manu, consacrée aux oiseaux terrestres et marins du fenua. Imaginée par Antoine Vansse, doctorant au sein de l’UMR SECOPOL, elle rassemble neuf photographes investis dans la recherche et la préservation de l’environnement. Vingt de leurs photographies mettent en lumière la diversité de l’avifaune polynésienne, entre espèces emblématiques et oiseaux plus discrets. Au-delà de l’image, l’exposition propose une expérience immersive originale : des QR codes permettront aux visiteurs d’écouter les chants de certaines espèces, ajoutant une dimension sensorielle à la découverte. Un dispositif qui fait écho aux travaux de recherche d’Antoine Vansse, orientés sur l’évolution des comportements acoustiques des oiseaux dans les îles de Polynésie française. Une manière de sensibiliser le public aux enjeux scientifiques et environnementaux tout en rendant la connaissance accessible.
Le vernissage se tiendra le jeudi 7 mai à 17 heures, dans la salle de conférence de la bibliothèque universitaire. Il sera suivi d’une conférence réunissant Simon Ducatez, Benjamin Ignace et Frédéric Torrente, pour croiser regards scientifiques et artistiques autour des oiseaux et de leur préservation.
Te’oto o te manu : immersion au cœur des oiseaux de Polynésie du 7 au 29 mai à l’UPF (TNTV)
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# À l’instar de l’initiative portée par le Cluster maritime, un Cluster Bois va voir le jour.
Dans le but de fédérer l’ensemble des acteurs de la filière bois (ouvrier forestiers, scieries, distributeurs, entreprise de constructions, ébénistes, etc.), aujourd’hui souvent dispersés, un Cluster Bois va voir le jour. Cette initiative vise à mieux structurer leurs actions, mutualiser les compétences et renforcer leur capacité d’innovation et de développement.
Dans cette logique, le Cluster Bois de Polynésie vise d’abord à favoriser la transversalité entre les acteurs publics et privés : institutions, entreprises, artisans, centres de formation, chercheurs ou encore gestionnaires de ressources naturelles.
(…). La vocation de cette nouvelle union est de structurer et dynamiser une filière à fort potentiel, en s’inspirant de réussites locales telles que le Cluster maritime de Polynésie française, qui a su fédérer les énergies autour de l’économie bleue et renforcer sa visibilité.
Enfin, ce cluster s’inscrit dans une démarche de long terme, en mettant au cœur de ses priorités la pérennité de la ressource forestière. “Il s’agit de promouvoir une gestion durable, responsable et adaptée aux spécificités du territoire, afin de concilier développement économique, préservation de l’environnement et valorisation des savoir-faire locaux”, précise le communiqué.
En encadré: Les objectifs du cluster
La filière bois cherche à se structurer (Tahiti Infos)
Ce cluster s’inscrit dans une démarche de long terme, en mettant au cœur de ses priorités la pérennité de la ressource forestière. “Il s’agit de promouvoir une gestion durable, responsable et adaptée aux spécificités du territoire, afin de concilier développement économique, préservation de l’environnement et valorisation des savoir-faire locaux”.
Le Cluster Bois de Polynésie veut ainsi se positionner comme un levier stratégique pour construire “une filière cohérente, durable et créatrice de valeur pour l’ensemble du territoire”
(…). Dans le but de fédérer l’ensemble des acteurs de la filière bois (ouvrier forestiers, scieries, distributeurs, entreprise de constructions, ébénistes, etc.), aujourd’hui souvent dispersés, un Cluster Bois va voir le jour. Cette initiative vise à mieux structurer leurs actions, mutualiser les compétences et renforcer leur capacité d’innovation et de développement.
Dans cette logique, le Cluster Bois de Polynésie vise d’abord à favoriser la transversalité entre les acteurs publics et privés : institutions, entreprises, artisans, centres de formation, chercheurs ou encore gestionnaires de ressources naturelles.
Ils sont ouvriers forestiers, ébénistes, bûcherons, exploitants de scierie, distributeurs ou chefs d’entreprises de constructions : les acteurs de la filière bois ont décidé de se rassembler au sein d’un cluster. Objectif : structurer une filière et renforcer sa compétitivité dans un contexte de hausse des prix du carburant.
(…). « Le cluster va prioriser des demandes, mais il y a une demande qui traîne depuis très longtemps, c’est la détaxation du pétrole, du gasoil, car on a des engins qui sont forts consommateurs en énergie fossile, en gasoil, explique Emmanuel Gabriel, gérant de la scierie de Papara. Et donc pour faire l’abattage du bois, c’est un coût important de l’exploitation, et donc du prix du bois au final. »
La crise au Moyen-Orient est donc vue d’un très mauvais œil pour ce secteur qui n’est pas couvert par le Fonds de régulation des hydrocarbures. Raison de plus pour les acteurs de la filière de produire localement. « Aujourd’hui, on est sur des coûts de bois à l’export qui sont en train de monter de 60%. C’est-à-dire du bois qui est exporté des États-Unis ou de Nouvelle-Zélande est en train de remonter sur des taux comme pendant le Covid, par exemple. (…) Ça coûte moins cher de produire localement, pour une meilleure qualité. Parce qu’aujourd’hui, notre filière locale sur Tahiti, de notre côté, c’est déjà un minimum 60 emplois. C’est de l’argent qui ruisselle sur toute la filière, sur tous les emplois, sur toutes les familles. »
(…) Mais au-delà du carburant, les acteurs de la filière s’inquiètent de l’absence de politique de reboisement. Malgré les quelques 5 288 hectares plantés dans les années 70 sur toute la Polynésie, de nombreuses parcelles sont de mauvaise qualité. D’autres, de plus de 50 ans, commencent à dépérir. « Il faut 25 ans, 30 ans pour replanter les essences. Mais une fois qu’on a géré cette phase-là, on va sortir des qualités de bois de mieux en mieux. Parce que les premières plantations qui ont été installées, n’ont jamais été vraiment entretenues. Donc on a des pièces de bois qui ne sont pas de si belle qualité. Mais une fois qu’on aura lancé un processus de reboisement avec une vision à long terme, on va pouvoir générer de la belle valeur. »
Enfin, le cluster rappelle l’importance de créer des débouchés et de construire en bois local. Une ressource qui permet de séquestrer du carbone dans le bâtiment et de cocher toutes les cases du développement durable.
La création du cluster bois de Polynésie a été formalisée ce mardi après-midi (05/05/26) en assemblée générale à la CCISM.
Filière bois : un cluster pour contrer l’explosion des prix du carburant au Fenua (TNTV)
Pour info: Dynamiser la filière construction en bois local dans le cadre de la Politique Publique de l'Habitat (Plan-Climat.pf)