Environnement, climat, société et décisions publiques : Épisode El Niño sans précédent au cours des huit dernières décennies, le réchauffement climatique est une "urgence" ; « ScatMooz » : le futur refuge animalier de Moorea va voir le jour ; L’APF veut à son tour des changements sur le projet de loi nucléaire et se prononce contre la destruction de drogue en mer.

 

 

 

# L’association Proscience a lancé un cycle de trois conférences sur le climat qui commence ce jeudi 24 septembre avec cette thématique : “El Niño, l’enfant qui chamboule le climat”. Animée par le docteur en climatologie et océanographie Bastien Pagli, ce rendez-vous sera l’occasion de s’interroger sur ce phénomène naturel et sur son opposé, La Niña : pourquoi influencent-ils autant le climat mondial ? Comment prennent-ils naissance dans le Pacifique ? Et quelles conséquences peuvent-ils avoir en Polynésie ? Autant de questions que nous avons abordé avec ce post-doctorant auprès de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et au sein de l’UMR-Secopol, le laboratoire de recherches sur la santé et les services des écosystèmes polynésiens, basé à l’UPF.

Lire l’interview (…) Moi, je travaille vraiment sur les événements passés pour comprendre El Niño et la diversité de ses impacts d’un événement à un autre. Donc, le lien avec le réchauffement climatique, ce n’est pas ma spécialité. Mais les deux autres conférences qui suivront dans le cycle proposé par l’association Proscience vont parler du changement climatique. C’est un bon complément de voir ces trois conférences en parlant d’abord d’El Niño, qui est un phénomène naturel, puis de partir sur les impacts du changement climatique. (...)

- J𝐞𝐮𝐝𝐢 𝟐𝟒 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 : “El Niño, l’enfant qui chamboule le climat”.  𝐀𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐡𝐢𝐥𝐚𝐧𝐭𝐡𝐫𝐨𝐩𝐢𝐪𝐮𝐞 chinoise - 𝟐ᵉ 𝐞́𝐭𝐚𝐠𝐞, 𝟏𝟖𝐡, 𝐏𝐚𝐩𝐞𝐞𝐭𝐞, e𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐠𝐫𝐚𝐭𝐮𝐢𝐭𝐞 - 22 octobre. Changement climatique, que dit vraiment la science ?  19 novembre. Polynésie 2100 : quel climat pour demain ?

El Niño: “S’affoler, non, mais se préparer, oui, on aurait tort de ne pas le faire” (Radio 1)

C'est un article signé par le journal The Atlantic, qui s'est rendu auprès des chercheurs météorologues de Kiribati, envoyés en mission pour surveiller le monstre. Au beau milieu de l'océan Pacifique, le long de l'équateur, les scientifiques ont délimité une zone. Une vaste zone, deux tiers de la superficie de la Chine, et pourtant quasiment inhabitée. Cette bande rectangulaire d'océan est surveillée par des satellites et un réseau de bouées ancrées qui mesurent les infimes variations de température de l'eau, afin de détecter les anomalies. Tous les deux ou trois ans, sous l'effet des vents et des courants changeants, la température de l'eau dans cette partie de l'océan commence à augmenter ; Même une hausse d'un demi-degré Celsius au-dessus de la normale pendant plusieurs mois suffit à déclarer le début d'un épisode El Nińo. Ce réchauffement est suffisant pour déclencher des inondations et des incendies, des sécheresses et des famines à travers le monde. Cette zone est appelée Niño 3.4. En ce moment, la situation y est critique. (…) L'année 2026 a été marquée par des incendies géants en Europe, en Amérique du Nord, en Algérie et en Indonésie, des typhons à répétition, des sécheresses prolongées et des inondations dévastatrices, sans oublier la tragédie du Népal. Mais selon les experts, "le pire est devant nous". (…) Si l'ampleur exacte des conséquences reste difficile à prévoir, une chose est certaine : "Ce n'est pas parce qu'El Niño est un phénomène cyclique bien connu que la planète sera toujours la même après cet épisode", conclut The Atlantic. Entre risques humanitaires, pénuries et crises économiques, ce "super El Nińo" pourrait bien redessiner les équilibres géopolitiques mondiaux.

Cet épisode El Niño sera sans précédent au cours des huit dernières décennies (Polynésie 1ère)

Les conséquences climatiques sont au centre des préoccupations de l'Union Européenne suite aux déclarations des Etats Membres du Forum sur les conséquences concrètes de la montée des eaux. Un rapport devrait être remis en ce sens au Secrétaire Général des Nations Unies. La commissaire européenne chargée du climat Connie Hedegaard a souligné (…) qu'avoir vu de ses propres yeux l'impact de la montée des eaux sur les petits pays du Pacifique lui avait fait prendre conscience de l'urgence de la situation. (…)

Forum du Pacifique: le réchauffement climatique est une "urgence"(Polynésie 1ère)

Pour rappel: Faire face à la menace El Niño (AvA-Infos)

 

 

# Le projet de refuge porté par l’association Stop Cruauté Animale Tahiti (Scat) franchit une étape importante avec l’obtention de son permis de construire. Baptisé « ScatMooz », le futur refuge doit s’installer sur une parcelle mise à disposition par la commune de Moorea, derrière la déchèterie de Temae. Sur les six millions de francs nécessaires au projet, 1,6 million reste aujourd’hui à réunir. L’association souhaite néanmoins lancer les travaux et recherche notamment un chef de chantier. À terme, le site doit permettre d’accueillir une vingtaine de chiens et chats victimes de maltraitance ou d’abandon, afin de leur offrir une seconde chance.
Un pas de plus pour le bien-être animal. Après un an d’existence, l’association Stop Cruauté Animale Tahiti (Scat) vient d’obtenir son permis de construire pour la création d’un refuge à Moorea, baptisé « ScatMooz ». Sur les réseaux sociaux, l’association de défense animLale s’est dit « fière » d’avoir enfin obtenu ce document, attendu depuis longtemps. (…) Pour la fondatrice et présidente de la Scat, cette autorisation marque surtout une avancée concrète pour les animaux pris en charge par l’association.
(…). Le refuge aura vocation à accueillir en priorité les animaux victimes de maltraitance et les chiens errants « vraiment mal en point, quasiment en train de mourir ». Ils pourront ainsi recevoir des soins sur place avant d’être proposés à l’adoption. Trois vétérinaires travaillent déjà aux côtés de l’association.
Avec une capacité d’accueil de 19 animaux, il ne sera évidemment pas possible d’accueillir tous les animaux en difficulté de l’île dans le refuge. (…) Le refuge doit également devenir un lieu de sensibilisation. La Scat prévoit des heures d’ouverture pour permettre au public de venir voir les animaux et rencontrer ceux qui attendent une adoption. Des visites pédagogiques destinées notamment aux enfants des écoles sont également envisagées, afin de les sensibiliser au respect et à la protection des animaux.
(…). En matière d’investissements, en mars, l’association estimait à six millions de francs le montant nécessaire pour réaliser l’ensemble du refuge. Aujourd’hui, il ne lui manque plus que 1,6 million de francs pour atteindre cet objectif. Tout le reste a été obtenu via des dons. Si l’association ne bénéficie, pour l’heure, d’aucune subvention des autorités, elle a obtenu le soutien de la commune de Moorea-Maiao, qui a mis à disposition une parcelle de 500 m² située derrière la déchèterie de Temae. La mairie a aussi pris en charge l’étude du sol et elle doit maintenant participer aux travaux de terrassement. Pour réunir les derniers fonds, la Scat lance donc un appel à la solidarité. Ses besoins ne sont pas uniquement financiers : des matériaux, des produits pour animaux et, surtout, de la main d’œuvre pour l’aider dans la construction sont également recherchés.
(…) À terme, l’enjeu sera aussi de faire fonctionner le refuge au quotidien. La Scat souhaite y accueillir les animaux le temps nécessaire jusqu’à leur adoption, plutôt que de les remettre rapidement dans une situation précaire. (…)

« ScatMooz » : le futur refuge animalier de Moorea va voir le jour (Radio 1)

 

 

# Réunis ce jeudi (17/9) en séance plénière, les élus de l’Assemblée examineront une proposition de résolution consacrée à l’indemnisation des victimes des essais. Un texte largement inspiré par l’avis adopté par le Cesec début juillet, et qui, tout en affichant un soutien à la réforme de la loi Morin portée par Mereana Reid-Arbelot, demande son amendement avant l’adoption finale par le parlement national. L’idée : que la période des essais souterrains, de 1974 à 1998, soit aussi visée par le texte. Deux autres propositions de résolution sur la destruction de la drogue en mer, et sur le processus d’autodétermination, seront sur la table de Tarahoi.
(…) - victimes du nucléaire : La question intervient alors qu’une proposition de loi portée notamment par la députée Mereana Reid Arbelot est toujours en discussion au parlement national. Adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale en janvier 2026 puis adopté dans une version différente au Sénat en mai, le texte doit encore poursuivre sa navette parlementaire. (…)
(…) Ce n’est pas la seule proposition de résolution au programme de Tarahoi, jeudi. Les élus devront étudier le texte mis sur la table dès le mois de mai par Hinamoeura Morgant-Cross sur le bannissement des rejets de drogue en mer, dont Radio 1 s’était déjà fait écho. Avant de voter la proposition de résolution sur le processus d’autodétermination cosignée par les trois groupes de l’assemblée.
 
Après le Cesec, Tarahoi veut à son tour des changements sur le projet de loi nucléaire (Radio 1)


Pas moins de trois résolutions seront proposées à l’Assemblée de la Polynésie française, jeudi. La première, déjà évoquée ce lundi, propose la mise en œuvre effective du processus d’autodétermination de la Polynésie française sous l’égide des Nations Unies. La seconde vise à assurer la prise en charge intégrale par l’État français des victimes des expérimentations nucléaires françaises conduites en Polynésie. Et une dernière condamne l’utilisation de l’océan Pacifique comme zone de dilution et d'élimination de stupéfiants saisis dans le cadre des opérations de lutte contre le narco-trafic.
(…) La première a déjà beaucoup fait parler d’elle. Les groupes politiques à l’assemblée de la Polynésie française se sont déjà entendus sur le dépôt de cette résolution relative à la mise en œuvre effective du processus d’autodétermination de la Polynésie française sous l’égide des Nations Unies.
(…) Sortis du débat autonomie/indépendance, les élus du Tavini présenteront par la suite une seconde résolution “visant à assurer la prise en charge intégrale par l’État français des victimes des expérimentations nucléaires françaises conduites en Polynésie française”. Un acte qui vient en doublons de l’opération déjà menée par Mereana Reid-Arbelot à l’Assemblée nationale. En effet, cette dernière a déjà fait une “proposition de loi visant à reconnaître les victimes de l'exposition aux essais nucléaires français et à améliorer leur indemnisation” qui prévoit des mécanismes permettant à la CPS de demander à l'État le remboursement des frais engagés pour la prise en charge et le soin des pathologies radio-induites des personnes concernées. Son projet de loi a déjà été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat et doit être adopté en seconde lecture à Paris.
 (…) Une dernière résolution sera étudiée pour condamner l’utilisation de l’océan Pacifique comme zone de dilution et d'élimination de stupéfiants saisis dans le cadre des opérations de lutte contre le narcotrafic. Le texte est né de la communication faite par les forces armées en Polynésie française de la saisie de 4,8 tonnes de drogue au large, le 16 janvier, et de 4,24 tonnes le 29 janvier, toutes deux “détruites en mer”.
“La lutte contre le narcotrafic, aussi nécessaire soit-elle, ne peut justifier que l’océan Pacifique soit utilisé comme lieu d’élimination ou comme exutoire pour la destruction de substances stupéfiantes saisies en mer”, explique l’exposé des motifs de la résolution déposée par Hinamoeura Morgant, Mitema Tapati et Pascale Haiti-Flosse.
Même si l’État avait expliqué que les destructions avaient été réalisées, hors de la zone économique exclusive, hors de toute zone de pêche, hors de toute aire marine protégée et à plusieurs centaines de kilomètres des premières côtes polynésiennes, les élus ne se satisfont pas de ce type de destructions engagées en haute mer. “L’océan n’est pas un espace vide. Il n’est pas un lieu neutre où l’on pourrait faire disparaître ce que l’on ne souhaite pas ramener à terre”, rappellent les élus. “L’absence de preuve immédiate d’un dommage environnemental ne peut être considérée comme une garantie suffisante.”
 
Tarahoi se prononce contre la destruction de drogue en mer
 (Tahiti Infos)