L’urbanisme durable s’inscrit dans une démarche holistique qui intègre les préoccupations sociales, économiques et environnementales dans la conception et le développement des espaces urbains. L’objectif est de créer des espaces de vie à la fois agréables, équitables et respectueux de l’environnement. Ce qui implique une gestion des déchets performante : À Papeete, le projet de réaménagement de la place Vaiete avance ; Jours fériés consacrés à des opérations de nettoyage de la capitale ; Entretien du patrimoine arboré communal ; À Taravao, sécurisation d’un arbre qui fait partie du patrimoine,“l’arbre aux oiseaux”; Avec la création d’une ressourcerie, la commune de Moorea accélère ses projets pour améliorer la gestion de ses déchets ; Bora Bora étudie la mise en place d'un pyrolyseur pour transformer les déchets ménagers en électricité.

 

 

 

# Plus grande, plus vivante, et surtout plus verte… Le projet de réaménagement de la place Vaiete avance, avec le choix d’un cabinet d’architecte. Il doit transformer ce site emblématique du front de mer de Papeete en un grand jardin public arboré reliant le terminal de croisière à la gare maritime, avec food court couvert et fare pote’e pour des évènements culturels. Un chantier à 1,3 milliard de francs, qui doit débuter en début d’année prochaine. Le kiosque, lui, sera démonté, mais pourrait être réinstallé dans une autre commune du fenua.
Huit mois après l’annonce d’un grand réaménagement de la place Vaiete, le ministère des Grands Travaux a fait le point, ce jeudi sur ce projet à 1,3 milliard de francs. Un projet porté financièrement par le port autonome, dont la concession couvre ce site emblématique du front de mer de la capitale, qui est aussi, souvent une porte d’entrée pour les voyageurs débarquant des paquebots. Un concours d’architecture avait été lancé en septembre pour rénover, agrandir et embellir la grande place du front de mer, dans un état vétuste, et qui est ces dernières années boudée tant par les locaux, les touristes, que les roulottes, de moins en moins nombreuses sur place.
(…) Un chantier qui doit débuter en début d’année prochaine pour aboutir début 2028. La place vaiete devrait presque doubler en taille : il sera possible de déambuler depuis le terminal de croisière jusqu’à la gare maritime, reliée au parc par une grande passerelle en spirale qui servira aussi de belvédère. L’accès routier aux quais aujourd’hui situé au niveau du Carrefour de Prince Hinoi, sera aussi supprimé, de même que la longue rampe d’accès au terminal de croisière, pourtant récent, qui bloque l’accès au front de mer. Si le quai sera fermé aux promeneurs pendant les embarquements et débarquements de bateaux de croisière, pour répondre aux normes de sécurité internationales, il devrait être possible d’y accéder en journée en l’absence de paquebots. (…)

La place Vaiete doit devenir une « oasis urbaine » d’ici début 2028  (Radio 1)

C'est officiel, le gouvernement a lancé la phase d’études du réaménagement de la place Vaiete, à Papeete, dont le concours de maîtrise d’œuvre a été remporté par l’architecte Charles Pascal Lacombe - Tropical Architecture. Cette première phase doit se poursuivre jusqu’au premier trimestre de l'année prochaine. Les travaux, eux, auront lieu tout au long de 2027 pour une livraison prévue au premier trimestre 2028.   Lieu central de convivialité et de passage, la place Vaiete occupe une position stratégique entre la ville et le port de Papeete. Mais son aménagement actuel, largement minéral, est aujourd’hui jugé peu adapté aux enjeux de confort thermique, d’attractivité et de valorisation des usages. Pour le ministre des Grands travaux, de l’Équipement, en charge des transports terrestres et maritimes et de la décentralisation, Jordy Chan, l’ambition est claire : “Créer un véritable poumon vert en plein cœur de Papeete”.    
L’espace sera structuré autour de plusieurs pôles complémentaires : un food court central composé de trois îlots de roulottes installés sous ombrières végétalisées ; un fare pote’e, pensé comme un espace culturel et scénique dédié aux spectacles, aux concerts et aux rassemblements ; un jardin public comprenant des fontaines, des aires de jeux pour enfants et des zones de détente ; et une rampe-belvédère en spirale accessible aux personnes à mobilité réduite, reliant la place à la gare maritime. Concernant les roulottes, neuf emplacements seront proposés et les candidatures seront soumises à des critères.
(…). Le projet de la place Vaiete s’inscrit dans une transformation plus large du secteur portuaire, en lien avec d’autres opérations en cours, notamment le futur projet immobilier privé en face de la gare maritime, le Royal Papeete. Selon Jordy Chan, ces deux projets seront connectés par des aménagements piétons et une passerelle, tout en restant indépendants dans leur calendrier.
(…) Le coût total de l’opération est estimé à 1,35 milliard de francs, dont environ 1,18 milliard consacré aux travaux et le reste aux études et frais de maîtrise d’œuvre.  Avec cette transformation, Vaiete devrait devenir à la fois un lieu de passage, de rencontre et de séjour, au cœur d’un front de mer repensé pour les prochaines décennies.     
 
Un nouveau visage pour la place Vaiete de Papeete (Tahiti Infos)

Le ministère des grands travaux a annoncé le lauréat et le démarrage des études de maîtrise d’œuvre pour les travaux de réaménagement de la place Vaiete. La surface, doublée, sera arborée et dotée d'un jardin public. La livraison est prévue pour 2028.
Suite au concours d'architecte lancé en septembre dernier, le gouvernement a arrêté son projet de réaménagement de la place Vaiete, porté par Charles Pascal Lacombe. Les 13 000 m² seront transformés "en poumon vert en plein cœur de Papeete", avec un espace arboré et frais. Un food court avec des roulottes "fixes", sera protégé par des ombrières végétalisées.
(…). 'espace public sera deux fois plus grand que celui qui existe actuellement. L'extension comprendra l'actuel parking de la gare maritime transformé en jardin public avec des jeux pour enfants et deux fontaines. Pour les automobilistes, il y a le parking sous-terrain du terminal de croisière et, à l'avenir, un parking silo en face de la gare maritime qui est un projet .
(…). Les études sont en cours. Les travaux doivent démarrer en 2027, pour une livraison prévue en 2028.
L'opération va coûter 1,350 milliards de francs Pacifique, à la charge du Port Autonome qui a la concession de cet espace.

La place Vaiete aura bientôt un nouveau visage (Polynésie 1ère)

 

# La capitale polynésienne veut rompre avec sa réputation de ville sale. En ce jour férié du 8 mai, pendant que la majorité de la population profite d’un moment de repos, les agents de la commune de Papeete sont à pied d’œuvre. Nettoyage des routes, désherbage des trottoirs et ramassage des déchets : l’objectif est de redonner de l’éclat au centre-ville.
À coups de pelle et surtout à la force des bras, les agents de la commune de Papeete arrachent les mottes d’herbe qui envahissent les abords des trottoirs. Depuis 7h30 ce vendredi matin, les équipes de la mairie sont mobilisées pour redonner de la propreté à la capitale.
(…) Pour faciliter les interventions, plusieurs samedis et jours fériés sont désormais consacrés à ces opérations de nettoyage. Objectif pour la nouvelle équipe municipale : maintenir une ville attractive et poursuivre les efforts sur le long terme. D’autres chantiers de rafraîchissement sont déjà programmés….(…) Chaque année, la commune de Papeete consacre une enveloppe de 900 millions de francs pacifique au ramassage des déchets, aux travaux de propreté et à l’embellissement de la ville.Malgré ces moyens importants, les incivilités restent encore difficiles à combattre.

Coup de propre sur Papeete  (Polynésie 1ère)

 

 

# Le cadre de l’entretien du patrimoine arboré communal, la ville de Papeete mène actuellement des opérations d’élagage et, lorsque cela s’avère indispensable, d’abattage d’arbres sur plusieurs secteurs, comme récemment à l’angle de la rue Dumont d’Urville et de la rue Cassiau.
Les arbres de Papeete élagués et coupés par précaution. Consciente de l’attachement des habitants à leur environnement naturel, la ville de Papeete rappelle que ces interventions ne sont jamais réalisées à la légère. Elles répondent à des impératifs précis : garantir la sécurité des usagers, prévenir les chutes de branches ou d’arbres fragilisés, préserver les réseaux (électricité, voirie) et assurer le bon développement des végétaux.
Ces interventions font suite à des diagnostics techniques approfondis réalisés notamment avec l’appui de l’Office National des Forêts (ONF), mettant en évidence un état sanitaire dégradé de certains arbres : cavités internes importantes, fragilisation du système racinaire, maladies, contraintes urbaines. Au regard de leur implantation en zones fortement fréquentées (voirie, trottoirs, établissements scolaires, commerces), ces arbres présentent un risque avéré pour la sécurité des usagers. Ces opérations sont donc rendues nécessaires afin de prévenir tout risque de chute ou d’accident. (…). La Ville s’attache également à compenser ces interventions par des actions de replantation, afin de préserver l’équilibre écologique et le cadre de vie. Le choix des essences et des sites de plantation s’inscrit dans une démarche durable, adaptée aux contraintes urbaines et climatiques. Face aux interrogations et aux préoccupations exprimées, la municipalité réaffirme sa volonté de concilier sécurité, respect de l’environnement et qualité du cadre de vie.

Élagage et abattage d'arbres à Papeete : mieux vaut prévenir que subir d'éventuelles chutes (Polynésie 1ère)

# Le ministre des Grands travaux Jordy Chan, a participé à une réunion ce lundi après-midi après la chute d’un marumaru devant la présidence lors des intempéries de dimanche. L’arbre avait pourtant été jugé « sain » lors d’un précédent diagnostic, ce qui a poussé le Pays, moins de deux ans après la mort d’un jeune Polynésien écrasé par un marumaru à Paofai, à demander une expertise complémentaire pour réévaluer l’état de certains arbres de la capitale. Par ailleurs, une campagne d’élagage des marumaru de l’avenue de Pouvanaa doit être lancée.
(…). Moins de deux ans après le décès d’un jeune Polynésien dont le véhicule avait été écrasé par un marumaru à Paofai, une réunion s’est tenue ce lundi après-midi avec la présence de Jordy Chan. À la suite des échanges, un diagnostic complémentaire a été demandé pour évaluer de façon précise l’état des grands arbres à Papeete. En outre, une campagne d’élagage des marumaru de l’avenue Pouvanaa doit être lancée ce mois de mai pour alléger les arbres, sous réserve de conditions météorologiques favorables.

Des nouvelles expertises après la chute d’un marumaru « sain » à la présidence (Radio 1)

 

# Fragilisé par endroits, le manguier du centre-ville de Taravao qui héberge une colonie de Noddis noirs doit être sécurisé dans les prochaines semaines. Cette intervention fait l’objet d’une concertation entre la Direction de l’équipement, la commune de Taiarapu-Est et SOP Manu pour le volet environnemental.
C’est une colonie de Noddis noirs (‘ōio) ancrée dans le centre-ville de Taravao, à l’intersection des routes qui mènent à Faaone, Papeari et Tautira. Si les déjections importunent certains usagers, pour d’autres, “l’arbre aux oiseaux” fait partie du patrimoine.
Pour des raisons de sécurité, certaines portions fragilisées du manguier étant associées à un risque avéré de chute de branches sur la chaussée, un plan d’élagage est en cours d’élaboration entre la Direction de l’équipement, la commune de Taiarapu-Est et la Société d’ornithologie de Polynésie (SOP) Manu. (…)

“L’arbre aux oiseaux” bientôt élagué à Taravao (Tahiti Infos)

 

# La commune de Moorea accélère ses projets pour améliorer la gestion de ses déchets. La ressourcerie doit sortir de terre près de la déchetterie de Temae d’ici 2028 pour développer le réemploi, renforcer le tri et limiter les transferts vers Tahiti, alors que près de 5000 tonnes de déchets quittent l'île sœur chaque année pour être traitées à Paihoro. Des volumes que la commune espère réduire, entre autre, grâce à ses nouveaux broyeurs à verre.
À Temae, ce jeudi, élus et partenaires se sont réunis autour de plusieurs projets destinés à améliorer le tri, la valorisation et le réemploi sur l’île.Le projet phare, c’est celui d’une ressourcerie à proximité de la déchetterie du quartier. Cette structure, la troisième du genre en Polynésie française, doit permettre de récupérer, réparer et redistribuer certains objets afin d’éviter qu’ils ne finissent enfouis. Sa mise en service est annoncée pour 2028.En attendant, et chaque année, environ 5 000 tonnes de déchets sont expédiées de Moorea vers Tahiti pour être traitées. Selon le syndicat Fenua Ma, seuls 10 % de ces déchets peuvent aujourd’hui être valorisés. Le reste est enfoui au centre d’enfouissement technique de Paihoro.
(…). Pour tenter de réduire les volumes transférés vers Tahiti, la commune mise sur plusieurs équipements, notamment de nouveaux broyeurs à verre, mais aussi sur le développement du tri et du réemploi. (…)

Ressourcerie, broyeur à verre, tri : Moorea multiplie les projets pour mieux gérer ses déchets (TNTV)

 

 

# Le centre d’enfouissement technique (CET) de Bora Bora arrive à saturation, avec une fin d'exploitation prévue pour la fin de l'année 2026. Face à l'urgence et au manque de foncier, la commune étudie une solution innovante : la mise en place d'un pyrolyseur pour transformer les déchets ménagers en électricité.
Le centre d’enfouissement technique de Bora et ses installations s’éntendent sur près de 75 000 mètres carrés. Malgré cette surface, l’espace vient à manquer.
(…) Chaque année quelques 2500 mètres cubes de déchets ménagers de la perle du Pacifique sont enfouis. Un volume en hausse avec la fréquentation touristique, mais surtout du foncier qui se raréfie pour la commune. Une fois que ce casier sera refermé, il faudra bien en rouvrir un autre.
La commune étudie une autre piste : celle d’une machine qui transforme les déchets en charbon et en énergie.
(…) La transformation du CET en unité de pyrolise a un coût : 700 millions de Fcfp. Le maire a déjà visité des installations en Allemagne et en Suisse. Reste à boucler le montage financier et trouver des financements pour les études de faisabilité.
Le manque de place sur l’île de Bora Bora, ce n’est pas que les déchets ménagers. 700 carcasses de véhicules s’entassent sur un terrain de 4000 m2. La commune cherche des solutions et active tous ces réseaux afin de libérer de la place et redessiner les contours de la perte du Pacifique.

Le CET de Bora Bora saturé, un projet de pyroliseur à l’étude (TNTV)