Le développement durable est un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Les politiques de planification familiale, d'éducation et de santé sont nécessaires pour équilibrer la croissance démographique et favoriser un développement durable : Zoom sur l'actualité polynésienne en cours : l'institut de la statistique de Polynésie française (ISPF) vient de publier sa dernière étude démographique. En ressort un constat qui donne corps aux inquiétudes exprimées ces derniers mois sur les conséquences économiques et sociales du vieillissement de sa population de 279 500 habitants ; Côté “santé”, près d’un millier de nouveaux cancers sont diagnostiqués chaque année en Polynésie française, où la maladie demeure la première cause de décès. D'autres causes officielles ont également été révélées : sédentarité, obésité, consommation insuffisante de fruits et légumes pour 49,5 % de la population, sans oublier le tabagisme ; Le dispositif d'accompagnement « aller vers » a engendré une hausse des dossiers de prise en charge des potentielles victimes des essais nucléaires en les sortant de l'isolement administratif.
DÉMOGRAPHIE
Selon les données de l’Institut de la Statistique publiées, ce mercredi, la Polynésie comptait 279 500 habitants au 31 décembre 2025. « Un niveau stable par rapport à 2024 ». Côté natalité, le « recul se poursuit » avec 1,6 enfant par femme en moyenne, le « niveau le plus bas jamais observé au fenua ». Entre 2024 et 2025, la Polynésie a donc enregistré « une stagnation » de sa population avec 279 500 habitants au 31 décembre, selon le dernier « Bilan démographique« , de l’ISPF.
« Cette stabilité démographique s’inscrit dans une tendance de ralentissement observée depuis plusieurs années. La baisse de la natalité, le vieillissement de la population et le déficit migratoire persistant expliquent cette évolution », indique l’ISPF.
(…) Le nombre d’enfant par femme atteint, lui, 1,6, « niveau le plus faible jamais observé ». « La fécondité polynésienne est en recul depuis plusieurs décennies, avec une baisse particulièrement marquée entre la fin des années 1980 et la fin des années 1990. Cette tendance se poursuit depuis, mais à un rythme plus modéré », constate l’ISPF.
« Dans l’hypothèse d’un solde migratoire nul et d’une mortalité stable, un indice de 2,1 enfants par femme serait nécessaire pour assurer le renouvellement des générations et permettre de maintenir la population à un niveau constant. Le seuil de renouvellement des générations n’est plus assuré depuis 2011 ».
Parallèlement, la population vieillit. « La population de 65 ans et plus croît rapidement, alors que la population de 15 à 64 ans stagne et celle de moins de 15 ans diminue (…) Depuis 2017, le nombre de personnes de moins de 65 ans baisse, elles étaient 254 400 fin 2017 et elles ne sont plus que 248 000 en 2025 ».
(…) Pour ce qui est de l’espérance de vie, elle « continue de progresser » pour atteindre 79,6 ans pour les femmes et 74,7 ans pour les hommes. (…) Elle reste néanmoins inférieure à celle de l’Hexagone estimée à 85,9 ans pour les femmes et 80,3 ans pour les hommes.
Le bilan démographique complet de l’ISPF, à télécharger:
La Polynésie comptait 279 500 habitants en 2025, les naissances au « plus bas » (TNTV)
L'institut de la statistique de Polynésie vient de publier sa dernière étude démographique. Il en ressort un nombre d'habitants de 2025 identique à celui de l'année précédente, marquant un arrêt de la croissance de la population. Le nombre des personnes jeunes est en baisse et celui des personnes plus âgées augmente.
À la fin de l'année 2025, la population polynésienne s'élève à 279 500, soit un effectif inchangé par rapport à 2024, malgré les variations causées par la baisse de la natalité, le vieillissement de la population et le déficit migratoire. Le nombre de naissances continue sa baisse au fil des années : il était de 3170 l'an dernier, contre plus de 4000 avant 2015. « Les naissances sont de moins en moins nombreuses depuis plusieurs décennies et atteignent des niveaux historiquement bas », affirme l'étude. Il atteint aujourd'hui 1,6 enfant par femme.
Indépendamment de l’accroissement naturel qui s’est réduit, la structure de la population se modifie avec une baisse significative de la part des plus jeunes au profit des plus âgés. La population de 65 ans et plus croît rapidement, alors que la population de 15 à 64 ans stagne et celle de moins de 15 ans diminue. Depuis 2017, le nombre de personnes de moins de 65 ans baisse, elles étaient 254 400 fin 2017 et elles ne sont plus que 248 000 en 2025.
(…) Le nombre de mariages est relativement stable. En 2025, 1 180 mariages ont été célébrés en Polynésie française dont 1 157 entre personnes de sexes différents et 23 entre personnes de même sexe. (…)
Démographie : la population polynésienne a stoppé sa croissance (Polynésie 1ère)
En 2025, la fécondité atteint son plus bas niveau jamais observé au fenua. L’an dernier, l’indice conjoncturel de fécondité tombe à 1,6 enfant par femme, tandis que le nombre de naissances recule encore de 3,1 %. Derrière ce nouveau plancher, le dernier bilan démographique de l’ISPF confirme une évolution structurelle : pour la première fois, la population ne croît plus, le nombre de naissances ne compensant plus le déficit migratoire. Les jeunes sont toujours moins nombreux tandis que le poids des seniors augmente. Un constat qui donne corps aux inquiétudes exprimées ces derniers mois sur les conséquences économiques et sociales du vieillissement démographique.
En 2025, l’indice conjoncturel de fécondité s’établit à 1,6 enfant par femme, son niveau le plus faible jamais enregistré en Polynésie française. L’an dernier, le fenua a compté 3 170 naissances, soit 3,1 % de moins qu’en 2024, pour un taux de natalité de 11,3 naissances pour 1 000 habitants. Un bilan qui n’est pas nouveau : l’Institut de la statistique de Polynésie française constate un recul de la fécondité depuis plusieurs décennies et l’indice, qui atteignait encore 2,2 enfants par femme en 2005, a diminué de 12 % entre 2015 et 2025. Le seuil permettant le renouvellement des générations, fixé à 2,1 enfants par femme, dans l’hypothèse d’une mortalité stable et d’un solde migratoire nul, n’est plus atteint depuis 2011. Autrement dit, dans ces conditions théoriques, les générations nouvelles ne seraient plus assez nombreuses pour remplacer les précédentes.
(…) Au 31 décembre 2025, la population est estimée à 279 500 habitants, comme un an auparavant. Les naissances restent supérieures aux 1 840 décès enregistrés dans l’année, laissant un excédent naturel de 1 330 personnes. Mais ce gain ne suffit plus à compenser les départs nets du territoire. Faute encore de données migratoires définitives pour 2025, l’ISPF prolonge la tendance observée entre les recensements de 2017 et 2022, période durant laquelle le déficit migratoire était d’environ 1 350 personnes par an. Résultat : après plusieurs années de ralentissement, la croissance de la population s’interrompt.
(…) Ce basculement démographique avait déjà été présenté comme l’un des grands défis de 2026 par Moetai Brotherson. En février, devant le Cesec, le président du Pays évoquait un indice de 1,4 enfant par femme annoncé pour 2026 et alertait sur les conséquences d’une population vieillissante sur « l’emploi et l’équilibre des comptes sociaux », reliant alors ce constat à la nécessité de mener la réforme de la Protection sociale généralisée et du Régime des non-salariés, qui a été abrogée depuis. (…)
Fécondité au plus bas : la croissance démographique s’interrompt au fenua (Radio 1)
Moins de naissances, davantage de seniors et une population qui ne progresse plus : le bilan démographique publié mercredi par l'ISPF confirme une évolution engagée depuis plusieurs années. Stable à 279 500 habitants fin 2025, la Polynésie poursuit sa transition démographique : les naissances reculent, la population vieillit et les départs vers l'extérieur ne sont désormais plus compensés par les naissances.
“La croissance démographique est nulle.” En une phrase, l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF) résume le principal enseignement de son bilan 2025. Avec 279 500 habitants au 31 décembre, la population demeure stable par rapport à l'année précédente. Chaque année, les naissances étaient largement plus nombreuses que les décès et suffisaient à compenser les départs vers l'extérieur. Ce moteur démographique ralentit aujourd'hui au point de ne plus suffire à soutenir la croissance de la population. Car si la population cesse désormais de progresser, ce n'est pas parce que les Polynésiens quittent soudainement davantage le territoire. Au contraire même puisque depuis plusieurs années, la Polynésie enregistre davantage de départs que d'arrivées. Mais jusqu'ici, cette réalité était masquée par des naissances suffisamment nombreuses pour continuer à faire progresser la population malgré ces mouvements. Autrement dit, tant que les berceaux étaient plus nombreux que les valises, ce déséquilibre restait sans effet visible sur la population. Aujourd'hui, l'équilibre se rompt.
(…) Cette évolution se lit aussi dans la pyramide des âges. Longtemps caractérisée par une base très large, reflet d'une population jeune et d'une natalité dynamique, elle change progressivement de silhouette. En d'autres termes, la Polynésie reste jeune... mais elle l'est de moins en moins. En un an, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus progresse de 5,1 %, alors que celui des moins de 15 ans recule de 2,3 %. Depuis 2017, la population âgée de moins de 65 ans diminue même en valeur absolue. Si la Polynésie reste encore plus jeune que la métropole, le vieillissement de sa population est désormais bien engagé.
(…) Au-delà des chiffres, cette transition démographique modifie progressivement l'équilibre de la société polynésienne. Pendant longtemps, les générations nombreuses alimentaient naturellement la population active. Désormais, ces générations arrivent progressivement à l'âge de la retraite, tandis que les jeunes sont moins nombreux à entrer sur le marché du travail.
(…) Les chiffres publiés par l'ISPF ne racontent pas une rupture soudaine. Ils confirment une évolution engagée depuis plusieurs années, mais dont les effets deviennent aujourd'hui plus visibles. Une évolution discrète, presque imperceptible d'une année sur l'autre, mais qui pèsera durablement sur les grands choix de société : emploi, santé, logement, retraites et protection sociale. (…)
La Polynésie confirme sa transition démographique (Tahiti Infos)
Au 31 décembre 2025, la population de la Polynésie française comptait 279 500 habitants, un niveau stable par rapport à 2024, annonce l’Institut de la statistique (IsPf). Cette stabilité démographique s’inscrit dans une tendance de ralentissement observée depuis plusieurs années. La baisse de la natalité, le vieillissement de la population et le déficit migratoire persistant expliquent cette évolution. En 2025, 3 170 enfants sont nés vivants de mères résidentes en Polynésie française (- 3,1 % sur un an) et 1 840 personnes sont décédées (- 0,3 % sur un an). Soit un taux de natalité de 11,3 naissances pour 1 000 habitants. L’espérance de vie à la naissance est de 79,6 ans pour les femmes et de 74,7 ans pour les hommes. L’excédent naturel des naissances sur les décès de 1 330 personnes ne suffit plus à compenser le déficit migratoire, mettant fin à la croissance de la population. Le nombre annuel de décès se stabilise entre 2024 et 2025, après une hausse observée au cours des années précédentes, marquée par un pic exceptionnel en 2021 lors de la pandémie de Covid-19. Cette hausse s’expliquait principalement par le vieillissement de la population et l’arrivée de générations nombreuses à des âges où la mortalité est plus élevée. (…)
L’accroissement de la population polynésienne à l’arrêt (Tahiti News)
Pour réflexion: L’impact de la croissance démographique sur le développement : évolution d’une idée = extrait du livre “Développement durable ?” (Ed IRD)
SANTÉ: CANCER
Près d’un millier de nouveaux cancers sont diagnostiqués chaque année en Polynésie française, où la maladie demeure la première cause de décès. Présenté lors du dernier conseil des ministres, le rapport 2019-2021 du Registre des cancers confirme la poursuite de la hausse du nombre de cette maladie, portée notamment par le vieillissement de la population. Mais il met aussi en évidence le poids des facteurs de risque évitables, des dépistages encore trop peu suivis et les principaux défis auxquels devra répondre le futur Plan cancer du Pays.
Responsable de plus d’un décès sur quatre en 2019 (27 %), le cancer a été diagnostiqué chez 963 personnes en moyenne chaque année entre 2019 et 2021, soit 481 femmes et 482 hommes. C’est l’un des principaux constats du dernier rapport du Registre des cancers de l’Institut du cancer de Polynésie française (ICPF), présenté la semaine dernière au conseil des ministres.
Le nombre de cancers diagnostiqués poursuit sa progression. Entre les périodes 2015-2019 et 2019-2021, le Registre des cancers enregistre une hausse de 11 % des nouveaux cas. Cette évolution ne signifie pas, à elle seule, que davantage de Polynésiens développent un cancer. Le rapport l’attribue avant tout au vieillissement de la population, à l’amélioration du recensement des cas, au recul d’autres causes de mortalité ainsi qu’à l’évolution des modes de vie. Le gouvernement rappelle que le lien avec les essais nucléaires « reste à établir de façon formelle » et relève du dispositif prévu par la loi Morin.
(…) Plus de la moitié des adultes polynésiens sont concernés par la sédentarité (57,9 %) et par l’obésité (51,1 %). Le tabagisme touche encore près d’un tiers de la population (32,8 %), tandis qu’une personne sur deux ne consomme pas suffisamment de fruits et légumes.
Le rapport met également en lumière les limites du dépistage. Moins de quatre femmes sur dix participent au programme organisé de dépistage du cancer du sein (38,5 %) et 43,2 % des femmes concernées participent au dépistage du cancer du col de l’utérus.
Le cancer reste la première cause de décès en Polynésie (Radio 1)
C’est une réalité qui frappe plus de 900 Polynésiens chaque année. Selon les autorités de santé locales, l'obésité et la sédentarité sont deux déterminants non négligeables. Plusieurs mesures ont, depuis été engagées.
Les cas de cancer sont en augmentation en Polynésie, comme le confirme un rapport du Registre des cancers de Polynésie française publié le 31 juillet dernier. L'étude concerne la période 2019-2021, mais s'applique encore à la situation actuelle.
Les cas de cancer enregistrés ne cessent d'augmenter depuis 1985 et sont en hausse de 11 % par rapport à la période 2015-2019, le plus répandu étant le cancer du sein chez les femmes avec 198 cas détectés (+7 %) et le cancer de la prostate chez les hommes avec 139 cas détectés (+4,4 %).
Au total, 963 nouveaux cas sont observés chaque année et souvent à des stades avancés.
Les principaux facteurs de ces augmentations sont notamment le vieillissement de la population, la baisse d'autres causes de mortalité, l'amélioration du recueil des cas par le registre, ainsi que l'évolution des modes de vie. Le lien avec les essais nucléaires, lui, « reste à établir de façon formelle et fait l'objet d'un cadre spécifique dans le cadre de la loi Morin », précise l'étude.
D'autres causes officielles ont également été révélées par le dispositif de santé publique. Ces dernières représentent un réel danger dans l'apparition des cancers chez les plus de 18 ans.
La sédentarité arrive en première position, avec 57,9 % de la population polynésienne concernée. En deuxième, on retrouve l'obésité, avec plus de la moitié de la population visée, ainsi que la consommation insuffisante de fruits et légumes pour 49,5 % de la population. Le tabagisme est un facteur aggravant à ne pas négliger non plus, avec 32,8 % des Polynésiens concernés. (…)
Nouveaux chiffres sur le cancer : l'obésité et la sédentarité, deux facteurs de risque majeurs en Polynésie (Polynésie 1ère)
L'Institut du Cancer de Polynésie française (ICPF) a publié son rapport annuel consolidé portant sur la période 2019-2021. Avec près de 1 000 nouveaux cas diagnostiqués par an, la Polynésie française fait face à un fardeau d'incidence stable mais marqué par des divergences frappantes entre hommes et femmes, et fortement influencé par des facteurs de risque métaboliques et comportementaux.
Entre 2019 et 2021, un total de 2.889 cas de cancer a été répertorié sur le territoire polynésien, ce qui représente une moyenne annuelle de 963 nouveaux cas. Le taux brut d'incidence s'élève ainsi à 345,4 cas pour 100.000 habitants contre 272 cas pour 100.000 en taux standardisé mondial.
Les données du registre des cancers révèlent une répartition quasi égale entre les sexes, avec 1.447 cas enregistrés chez les hommes et 1.442 chez les femmes. Par ailleurs, l'analyse montre que la crise sanitaire liée à la Covid-19 n'a pas engendré d'impact résiduel majeur ni de sous-déclaration massive sur cette période de trois ans.
(…). Si le cancer de la prostate est le plus fréquemment diagnostiqué chez l'homme, le cancer du poumon constitue la première cause de décès par cancer sur l'ensemble de la population masculine, et la seconde chez la femme juste derrière le cancer du sein.
(…) L'analyse du Registre croisée avec les données de l'enquête de santé MATAEA confirme le poids des facteurs de risque modifiables au sein de la population polynésienne.
L'obésité touche 51,1 % des adultes, constituant un moteur principal pour les cancers du sein, de l'endomètre, du pancréas et du côlon. De plus, le tabagisme concerne 32,8 % des adultes, ce qui explique l'incidence élevée des cancers bronchiques et de la cavité buccale. Enfin, la sédentarité (57,9 %) et l'insuffisance d'apports en fruits et légumes (49,5 %) viennent accentuer ces risques métaboliques.
Face à ce bilan, l'Institut du Cancer de Polynésie française réaffirme l'urgence de deux axes stratégiques : Le renforcement du dépistage précoce (sein, col de l'utérus, colorectal) pour diagnostiquer les lésions à des stades plus précoces et curables ; et la consolidation de la prévention primaire, axée prioritairement sur la lutte contre le tabagisme et la promotion d'habitudes alimentaires et d'activité physique équilibrées.
L'ICPF dresse le panorama des cas de cancer (Tahiti Infos)
SANTÉ : NUCLÉAIRE
Créée pour faciliter l'accès aux indemnisations pour les victimes des essais nucléaires, la mission « aller vers » dresse le bilan de son action en 2025. Accueil en Reo Tahiti, démarches médicales, déplacements dans les îles éloignées: le dispositif a permis d'adresser 546 dossiers complets au CIVEN cette année.
486 nouveaux dossiers accompagnés, 546 dossiers complets transmis au CIVEN soit plus de la moitié des demandes réceptionnées par le CIVEN en 2025 (794). La mission « Aller vers », publie son bilan 2025. Créée en 2022, elle vise à favoriser l’accès au dispositif d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Elle permet d’informer, d’aider et d’accompagner les demandeurs.
Grâce à une convention entre le Haut-commissariat de la République en Polynésie française et le demandeur, ce dernier peut donner procuration aux agents de la mission « aller vers » afin d’effectuer à sa place les démarches de constitution du dossier de demande d’indemnisation. Une procuration entre le médecin de la mission et le demandeur permet également de recueillir en son nom les informations médicales nécessaires à la complétude du dossier.
(…) Pour rappel, loi dite « Morin » ne fixe aucune date limite pour déposer son dossier de demande d’indemnisation au CIVEN sauf dans les cas où les victimes potentielles sont décédées. (…)
Essais nucléaires : la mission « aller vers » a transmis plus de 500 dossiers au CIVEN en 2025 (TNTV)
C'est une démarche qui semble porter ses fruits. Le dispositif d'accompagnement « aller vers » a engendré une hausse des dossiers de prise en charge des potentielles victimes des essais nucléaires en les sortant de l'isolement administratif.
La mission « Aller vers », dont l'objectif est d'informer et d'accompagner les potentielles victimes des essais nucléaires en Polynésie (1966-1996), vient de publier son rapport d'activité 2025. Les résultats sont encourageants.
Mise en place en 2021 par le Haut-Commissariat de la Polynésie française à la suite de la visite d'Emmanuel Macron, le dispositif s'est exporté dans 59 îles ou communes réparties dans les cinq archipels polynésiens. Parmi elles, des atolls difficiles d'accès en raison du manque de desserte aérienne ou maritime. Au total, plus de 1 700 personnes ont été prises en charge et la transmission des dossiers complets auprès du Comité d'indemnisation (CIVEN) a nettement augmenté, passant de 460 dossiers complets en 2024 à 546 l'année dernière (+19 %).
Régi par la loi Morin, le dispositif s'adresse aux personnes souffrant de l'une des 23 maladies reconnues comme potentiellement radio-induites, dont le cancer de l'estomac, le cancer du côlon, le cancer du sein et de l'utérus, le cancer du poumon ou encore la leucémie. En plus de cette première condition, il faut avoir séjourné en Polynésie française entre le 2 juillet 1966 et le 31 décembre 1998.
(…) La mission « Aller vers », réalisée en français et en tahitien, a permis une nette augmentation des demandeurs se déclarant comme victimes potentielles, représentant aujourd'hui 58 % des dossiers accompagnés en 2025 (+5 points par rapport à 2024). Dans cette catégorie, les femmes restent les demandeuses majoritaires, avec 812 démarches contre 293 chez les hommes. (…)
Indemnisation des victimes des essais nucléaires : 486 nouveaux dossiers accompagnés en 2025 (Polynésie 1ère)
Aller chercher les victimes plutôt que d'attendre qu'elles se manifestent. C'est toute la philosophie de la mission "aller vers", créée fin 2021 par le haut-commissariat pour faciliter l'accès à l'indemnisation des conséquences des essais nucléaires. Selon son rapport d'activité 2025 publié lundi, 546 dossiers complets ont été transmis l'an dernier au Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), soit près de 19 % de plus qu'en 2024.
Quatre ans après sa création, la mission "aller vers" s'est imposée comme un rouage essentiel du dispositif d'indemnisation des victimes des essais nucléaires. Mise en place à la suite de l'engagement pris par Emmanuel Macron lors de sa visite en Polynésie en juillet 2021, elle a pour objectif d'identifier les personnes susceptibles d'être indemnisées au titre de la loi Morin, de les informer et surtout de les accompagner dans la constitution de dossiers souvent complexes.
Le rapport d'activité publié lundi met en avant une nouvelle progression de son activité. En 2025, 546 dossiers complets ont été transmis au Civen, contre 460 un an plus tôt. À lui seul, ce dispositif avait déjà représenté plus de 60 % des demandes déposées auprès du comité en 2024, confirmant son rôle majeur dans l'accès des Polynésiens au mécanisme d'indemnisation.
Pour expliquer cette progression, le haut-commissariat insiste sur la philosophie même de cette mission : ne pas attendre que les victimes se manifestent, mais aller à leur rencontre. Depuis 2022, les agents se sont déplacés dans 59 îles ou communes associées, réparties sur les cinq archipels, y compris dans des atolls ne bénéficiant pas toujours d'une desserte aérienne ou maritime régulière. Près de 1 750 personnes ont ainsi été rencontrées. (…)
La mission "aller vers" accélère l'indemnisation des victimes (Tahiti Infos)
https://www.tahiti-infos.com/La-mission-aller-vers-accelere-l-indemnisation-des-victimes_a238961.html
Pour réflexion: Santé et développement, une approche durable (Rapport Bruntland)