Visite en Polynésie de la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud: l'ancienne navigatrice rencontre les pêcheurs et le cluster maritime à Tahiti, Moorea, Raiatea et à la Presqu’île de Tahiti. Au programme de son séjour : recherche, pêche, transport et industrie maritime, formation, surveillance, préservation des récifs, exploitation des fonds marins, protection de la haute mer… « Bluffée » par les projets qui lui ont été présentés, la ministre en a profité pour annoncer que l’antenne locale de l’Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor) ainsi que la Polynésie française en tant que collectivité pourront bénéficier des fonds de la Caisse des dépôts et consignations – Biodiversité au travers de l’appel à projets pour la restauration des écosystèmes marins et côtiers en préparation. De quoi aider à porter les « initiatives polynésiennes » en la matière... Le Tavini préfère recentrer le débat sur la souveraineté du peuple ma’ohi sur ses ressources naturelles.
# Catherine Chabaud a été accueillie ce vendredi matin (26/06) à Tahiti-Faa’a. La ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, en cinq jours de visite, veut « partager des expériences » et se laisser « inspirer » par les initiatives locales en matière d’économie bleue. Au programme : recherche, pêche, transport et industrie maritime, formation, surveillance, préservation des récifs, exploitation des fonds marins, protection de la haute mer… Et aires marines protégées. Un sujet sur lequel, malgré d’apparents débats, l’ancienne navigatrice assure que Paris et Papeete sont « alignés ». La France, précise-t-elle, a « un vrai leadership » sur la protection de la biodiversité marine, « et la Polynésie y est pour beaucoup”.
(…) C’est le premier déplacement officiel en outre mer de cette ancienne navigatrice, première femme à boucler un tour du monde à la voile en solitaire et sans escale – et au passage à terminer un Vendée Globe -, que Sébastien Lecornu a nommée dans son gouvernement en octobre dernier. Or, comme elle le rappelle, les outre-mer pèsent pour 97% de la « dimension maritime de la France ». La Polynésie représente à elle seule 45%. Mais l’ancienne journaliste met plutôt en avant le poids culturel du fenua dans ce choix de déplacement. « Je sais ce que l’on doit au regard des Polynésiens, à leur relation avec la mer. C’est un peu ce que je viens chercher, l’inspiration, explique-t-elle. Alors bien sûr, on a un programme très chargé, parce que nous avons une feuille de route sur l’économie bleue en outre-mer pour regarder comment on peut nourrir l’économie du territoire avec la mer, accélérer ce développement économique. Mais on veut aussi regarder comment on préserve ici les coraux, comment on les replante, comment on crée des aires marines protégées. Je suis pleine de gratitude vis à vis de la Polynésie qui a créé cette vaste AMP. Donc je viens surtout partager des expériences et trouver de l’inspiration ».
Le sujet des AMP devrait effectivement revenir régulièrement dans les cinq jours de visite, qui doit passer, entre autres, par le port de pêche. Un sujet qui fait débat depuis l’annonce de Moetai Brotherson de rajouter 500 000 km2 d’Aires marines à fort degré de protection au million déjà existant. Après les armateurs et marins hauturiers ou encore le Tavini, ce sont les hakaiki marquisiens qui se sont exprimés jeudi, cette fois pour soutenir la démarche. L’État, aux côtés de la Polynésie lors des premières annonces l’année dernière et très impliqué dans les discussions autour Tainui Atea et des aires qui ont été crée en son sein, et qui attendent toujours des plans de gestion, s’est prudemment tenu à l’écart des nouvelles annonces ces dernières semaines. Paris et Papeete sont-ils sur la même ligne sur ce sujet ?
(…) Catherine Chabaud qui a on le disait un programme chargé : rencontres institutionnelles ce vendredi matin, visite du JRCC, de la base navale, de la base aérienne et de l’Aranui dans la foulée. Journée à Moorea samedi, en présence de membres de l’Ifrecor Polynésie, et avec un passage chez Coral Gardener, au Fare Natura, et au lycée agricole qui inaugure son nouveau bac pro maritime : déplacement à Raiatea dimanche, et passage par Mahina en fin de journée ; journée à Presqu’île lundi, du côté de Mataiea et son rahui, du chantier de Nautisports, du centre technique aquacole de Vairao, de l’Ifremer, entre autres ; visite du port de pêche, du seam et du Vaitere II mardi avant un passage par le Swac du CHPF et le centre des métiers de la mer.
« Je sais ce que l’on doit au regard des Polynésiens, à leur relations à la mer » (Radio 1)
# Moins de trois semaines après l’annonce par le Pays de l’extension de 500 000 km2 des aires marines protégées en Polynésie française, la ministre déléguée de la Mer est arrivée à Tahiti ce vendredi 26 juin 2026 pour une visite officielle jusqu’à mardi.
Après une journée consacrée aux rencontres avec les autorités et institutions du Pays et de l’État, l’ancienne navigatrice -première femme à terminer le Vendée Globe, tour du monde à la voile en solitaire et sans escale, en 1997- se déplacera à Moorea, à Raiatea et à la Presqu’île de Tahiti, avant de rencontrer les pêcheurs et le cluster maritime de la Polynésie française.
Après l’opposition très marquée du Tavini et des pêcheurs à l’extension des aires marines protégées, Catherine Chabaud connaît la sensibilité du dossier. “Nous avons lancé une feuille de route sur l’économie bleue en Outre-mer pour regarder comment on peut nourrir l’économie des territoires avec la mer, accélérer cette économie. Mais on veut aussi regarder comment on préserve les coraux, comment on crée des aires marines protégées”.
(…) + Le programme de la visite ministérielle
La ministre de la Mer en Polynésie pour « partager de l’expérience et trouver de l’inspiration » (TNTV)
# En visite officielle en Polynésie, la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, Catherine Chabaud, a annoncé vendredi la création d'une chaire internationale consacrée aux grands fonds marins, financée à hauteur de près de 300 millions de francs par l'État. Une initiative qui illustre le message qu'elle est venue porter au Fenua : mieux connaître l'océan avant de trancher les débats qui opposent aujourd'hui protection de l'environnement et développement économique.
Une chaire internationale sur les grands fonds marins, financée à hauteur de 2,5 millions d'euros par l'État (298 millions de francs). C'est l'annonce faite vendredi par la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, Catherine Chabaud, à l'issue de ses entretiens avec le président du Pays, Moetai Brotherson, puis le président de l'assemblée de la Polynésie française, Antony Géros. Au-delà de cette annonce, l'ancienne journaliste et navigatrice, première Française à avoir achevé le Vendée Globe en 1997, est venue défendre une conviction : la connaissance scientifique doit précéder les grands choix en matière d'océan.
Sans entrer dans les débats qui agitent actuellement la Polynésie autour des nouvelles aires marines protégées et, plus largement, de l'avenir des ressources marines, la ministre a plaidé pour une approche conciliant préservation de l'environnement et développement économique. “Je pense qu'on ne peut être qu'alignés avec les Polynésiens”, a-t-elle affirmé, saluant “la relation ancestrale” qu'ils entretiennent avec l'océan. “La Polynésie a un avenir avec la mer.”
(…) Interrogée sur les ressources minérales des grands fonds, la ministre a rappelé la position de l'État, qui défend toujours une “pause de précaution” avant toute exploitation. “On ne développera pas notre économie avec la mer, si on ne commence pas par mieux la connaître et mieux la préserver”, a-t-elle insisté.
(…) Cette priorité donnée à la connaissance se traduit par la création d'une chaire internationale sur les grands fonds marins, dotée de 2,5 millions d'euros par l'État, en complément des financements déjà prévus par le Pays. L'objectif est de renforcer la recherche scientifique sur ces écosystèmes encore largement méconnus et de favoriser l'émergence de chercheurs polynésiens spécialisés dans ce domaine.
(…)
Une chaire internationale pour lever le voile sur les grands fonds (Tahiti Infos)
# En visite depuis vendredi en Polynésie, Catherine Chabaud a enchaîné les rencontres de Papeete à Raiatea en passant par Moorea. Auprès des institutions du Pays, des élus locaux, des chercheurs ou des associations, la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche a assuré un engagement de l’État pour une « accélération » du développement de l’économie bleue, dont le « point de départ » est une meilleure connaissance et une meilleure préservation des écosystèmes marins.
(…). L’État et son institut de recherche océanique Ifremer, qui investissent 300 millions de francs dans le projet, s’étaient engagés avec le Pays, lui aussi financeur, à avancer dans ce sens en décembre 2024, dans un accord de coopération scientifique. Ses objectifs étaient alors clairs : « Mieux comprendre la dynamique de la biodiversité profonde dans le Pacifique dans un contexte de dérèglement climatique », « réaliser un inventaire des aléas sous-marins dans le Pacifique sud (volcanisme, séismes, glissements sous-marins…) », et « faire émerger une compréhension polynésienne des risques associés à une éventuelle exploitation minière sous-marine ». Un sujet politiquement brûlant en Polynésie sur lequel la ministre avait mentionné, dès l’aéroport, l’alignement de Paris et de l’exécutif tahitien actuel sur la « pause de précaution » dans cette exploitation.
(…). Les questions de recherche et d’environnement sont revenues dans la conversation ce samedi, avec un déplacement à Moorea. Après l’accueil par le tavana Evans Haumani à la sortie de l’Aremiti, Catherine Chabaud a pu aller à la rencontre de l’association Coral Gardeners, désormais habituée aux visites d’officiels et de célébrités, puis de l’équipe du Fare Natura, de celle du Criobe, ainsi que les animateurs, au sein de la DGEE, des aires marines éducatives, concept qui est né au fenua et s’est beaucoup exporté depuis. Ont suivi des échanges avec les représentants des associations Te mana o te moana, Oceania Moorea, Tama No Te Tairoto, Te Aho To’a, Mokarran Protection Society et Te Mā Tairoto. Des collectifs qui ont en commun d’avoir été lauréats des trophées To’a Reef, remis depuis 2024 par l’Ifrecor-Polynésie (les candidatures pour la troisième édition sont ouvertes jusqu’en octobre), qui a organisé ces rencontres. “Depuis des années, je suis persuadée que la situation est grave, mais qu’elle n’est pas désespérée, parce que nous sommes mobilisés, a-t-elle expliqué depuis la terrasse de l’écomusée. La mer, mes aventures de navigation, même quand je naviguais seule, m’ont appris la force du collectif. Et cette force du collectif, c’est incroyable comme vous l’incarnez ! ». (...) « Bluffée » par les projets qui lui ont été présentés, la ministre en a profité pour annoncer que l’antenne locale de l’Initiative française pour les récifs coralliens ainsi que la Polynésie française en tant que collectivité pourront bénéficier des fonds de la Caisse des dépôts et consignations – Biodiversité au travers de l’appel à projets pour la restauration des écosystèmes marins et côtiers en préparation. De quoi aider à porter les « initiatives polynésiennes » en la matière, se félicite-t-elle :
(…) La ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche est en visite jusqu’à mardi : elle est notamment attendue à la Presqu’île ce lundi, sur les sites du rahui de Mateia, du chantier naval Nautisport, de l’Ifremer, et du centre aquacole du Pays à Vairao. Elle se rendra aussi au port de pêche avec les acteurs de la filière hauturière mardi matin.
L’État financera une chaire sur les grands fonds et des projets de restauration (Radio 1)
En visite officielle à Tahiti, la ministre de la Mer, Catherine Chabaud, a annoncé la création d'une « chaire internationale » consacrée aux grands fonds marins en Polynésie française. Un projet financé à hauteur de 2,5 millions d'euros par l'État pour renforcer la recherche scientifique et la connaissance des océans.
« Je suis venue avec une bonne nouvelle pour le président : la création d'une chaire internationale sur les grands fonds marins, et des moyens : 2 millions et demi d'euros qui vont compléter l'enveloppe que le Pays met dans la création de cette chaire. Donc on va pouvoir avancer, développer la connaissance et des postes de scientifiques Polynésiens qui vont nous permettre de mieux connaître ces fonds marins », précise la Ministre.
Développer l'Économie Bleue tout en préservant l'Océan... Un « challenge » admet la ministre chargée de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud, actuellement en visite à Tahiti. Mais c'est en tout cas pour allier développement et préservation qu'elle a fièrement annoncée, à l'issue d'une rencontre avec Moetai Brotherson et Anthony Geros ce vendredi matin, la création d'une « chaire internationale » dédiée à la recherche sur les grands fonds marins. L'État français consacrera donc 2,5 millions d'euros à ce projet (soit près de 300 millions Fcfp), en complément du financement apporté par le gouvernement de la Polynésie française.
À l'heure où la question de l'exploitation des Fonds marins fait débat à travers le monde, et au sein même de la majorité, Catherine Chabaud rassure : l'État reste prudent. (…). Une position qui privilégie l'acquisition de connaissances scientifiques avant toute décision concernant une éventuelle exploitation de ces écosystèmes encore largement méconnus.
(…) Venue également travailler avec le sénateur Teva Rohfritsch sur la feuille de route de l'économie bleue en Outre-mer, Catherine Chabaud a souligné l'importance de la culture maritime polynésienne. « Les Polynésiens ont une relation à la mer qui est ancestrale. Je ne pense pas qu'il y ait un Polynésien qui soit désireux de ne pas préserver cet espace formidable », a-t-elle déclaré, expliquant être venue en Polynésie « chercher un peu d'inspiration ». Catherine Chabaud défend notamment les aires marines protégées comme « un véritable outil de gestion ». (…)
Fonds marins : l'État, prudent au sujet de l'exploitation, investit près de 300 millions Fcfp pour les recherches océaniques (Polynésie 1ère)
# Après Tahiti vendredi, la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, a poursuivi sa visite officielle à Moorea, ce samedi. Elle a été à la rencontre les acteurs de la protection de l’environnement marin. Un déplacement marqué par plusieurs annonces.
Ils étaient nombreux à accueillir Catherine Chabaud, ce samedi matin, à Moorea. Un programme chargé pour la ministre, qui a débuté sa visite chez les Coral Gardeners, une association engagée depuis huit ans dans la restauration des récifs coralliens. L’occasion de découvrir leur travail et d’échanger sur les perspectives de développement de leurs projets.
(…). La visite s’est ensuite poursuivie au Fare Natura. C’est devant ce centre consacré à la biodiversité que la ministre a annoncé le lancement prochain d’un appel à projets dédié à la restauration des écosystèmes en Polynésie. « Nous avons un organisme financier qui s’appelle la Caisse des dépôts biodiversité qui s’engage de plus en plus sur la mer. Elle a lancé un appel à projets pour la restauration des écosystèmes en général. Je leur ai demandé d’avoir un appel à projets qui soit ouvert aux écosystèmes de la Polynésie », a indiqué Catherine Chabaud. « Il y aura un appel à projets pour financer des projets de restauration d’écosystèmes marins et côtiers polynésiens », a-t-elle ajouté. Une première pour le fenua.
Restauration des écosystèmes : la ministre de la Mer annonce un appel à projets (TNTV)
# La ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, poursuit sa visite officielle. Catherine Chabaud était à Moorea ce samedi pour une journée consacrée à la protection du corail et la recherche scientifique. Elle a échangé avec des biologistes marins, avant de visiter l’écomusée Te Fare Natura. Autre temps fort : l'inauguration des nouveaux locaux du baccalauréat professionnel maritime au sein du lycée agricole de Moorea.
En août, les 24 élèves de la nouvelle filière bac professionnel maritime du lycée agricole de Moorea feront leur rentrée dans des locaux flambant neufs inaugurés ce samedi en présence de la ministre chargée de la Mer et de la Pêche. "C'est aujourd'hui la signature d'une convention qui va réellement mettre en application cette filière qui est fortement attendue au fenua. C'est ce que je disais tout à l'heure, c'est les services du Pays, les services de l'État qui, de concert, se sont mobilisés pour ouvrir cette filière maritime au sein du lycée de Opunohu", explique Abdallah Baha, proviseur du lycée agricole de Opunohu.
Former les marins de demain, c’est aussi les préparer à comprendre les enjeux de l’océan. Et impossible de parler de la mer sans évoquer les récifs coralliens. Catherine Chabaud est donc allée à la rencontre des Coral Gardeners pour s'inspirer du savoir-faire polynésien. Née à Moorea en 2017, cette organisation restaure inlassablement les coraux et sensibilise à leur préservation. (…) La ministre veut désormais étendre à la Polynésie un appel à projets pour financer des actions de restauration des écosystèmes marins et côtiers du fenua. (…) Avec près de 15 000 km² de récifs et de lagons, la préservation de la biodiversité marine est un des enjeux de cette visite ministérielle en Polynésie. Catherine Chabaud poursuivra sa mission demain dimanche à Raiatea. (…)
Éducation maritime et protection du corail au cœur de la visite ministérielle à Moorea (Polynésie 1ère)
# 3e jour de visite au fenua pour Catherine Chabaud, la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche. Après Tahiti et Moorea, direction ce dimanche Raiatea pour rencontrer les acteurs du tourisme nautique, un secteur pourvoyeur d'emplois et créateur de richesses en Polynésie.
Sur l'île sacrée, premier arrêt dans une entreprise de construction de va’a à la rencontre de l'excellence locale. Hérités des anciens du fenua, ici les secrets de fabrication sont jalousement gardés.
(…) A la marina de Apooiti, la ministre de la Mer a discuté avec des plaisanciers. Au centre des débats : le tourisme bleu, les priorités sur la protection de l’environnement et la problématique des mouillages. "On voit bien aujourd’hui à la marina que les bateaux sont vieillissants j’ai bien entendu qu’il y a un sujet sur le renouvellement de la flotte mais il va falloir qu’on travaille ensemble, et il y a un enjeu aussi pour développer les mouillages de manière à protéger aussi le lagon", remarque Catherine Chabaud.
- Regardez le reportage
La ministre de la Mer et de la Pêche en escale à Raiatea (Polynésie 1ère)
# Matinée au pas de course et au chronomètre pour la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, dimanche matin à Raiatea. Visite de la Marina de Uturoa, un détour chez Viper Va’a pour finir par une réunion avec les tāvana de Uturoa, Taputapuātea et Tumaraa pour discuter économie des voiliers de plaisance, leur accueil et la logistique nécessaire.
Grand soleil pour la ministre et les Îles Sous-le-Vent, ce dimanche matin à Raiatea. Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, est dans son élément. Voiliers, construction de pirogue et économie bleue au programme.
La séquence sur l’île sacrée intervient dans un contexte mitigé à Raiatea. D’un côté, un vrai potentiel de développement économique et touristique, de l’autre, des voiliers qui sont vus d’un mauvais œil par une population qui doute que ces derniers respectent leur lagon.
C’est d’ailleurs ce sujet qui a été très vite mis sur la table par les tāvana de l’île. Ils tenteront bien une référence à la construction du futur CET de Faaroa, mais la ministre n’était pas venue pour cela.
Priorité à l’économie bleue et aux solutions qui peuvent être apportées à son développement. Aux préoccupations des élus de voir les capitaines de ces voiliers vider leurs eaux noires et grises dans les lagons, Catherine Chabaud leur répondra mission maritime du Fond vert. Un fond qui pourrait intervenir en complément de financement à des solutions pour, par exemple, installer une station d’épuration pour pomper les eaux des voiliers et récolter leurs déchets.
(…) La plaisance à Raiatea n’est pas qu’une vitrine, mais un véritable poumon économique. Ainsi, le charter nautique y représente 430 cabines, soit 67 % de la capacité d’hébergement touristique des îles de Raiatea et Taha’a.
(…) Enfin, la professionnelle du yachting touristique a, elle-aussi, évoqué “les tensions directes sur le terrain” avec la population hostile à l’implantation des voiliers dans leur lagon. Elle a évoqué la mise en place de solutions, à l’occasion de la présentation du logiciel Escales, comme la révision des zones de mouillage, la mise en place de zones de mouillages temporaires avec des zones de repli météo identifiées, ou encore le recensement des zones réelles de mouillages identifiées pour en avoir une cartographie exacte. (…)
Visite ministérielle : L’économie des voiliers à l’étude (Tahiti Infos)
# Pour sa quatrième journée au Fenua, la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, a mis le cap au sud de Tahiti. Elle a été sensibilisée aux enjeux liés au rāhui à Mataiea, à la construction navale à Taravao, ainsi qu’à l’aquaculture et la recherche scientifique à Vairao.
Après Raiatea dimanche, cap au sud de Tahiti, ce lundi matin, pour la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud. Elle était notamment accompagnée du haut-commissaire, Alexandre Rochatte, et du ministre des Ressources marines en charge de la Recherche, Taivini Teai.
(…). Entre un rappel historique des usages du rāhui et la réglementation moderne en faveur d’une réduction durable de la pression sur les ressources, la parole a été donnée à Tamatoa Bambridge, directeur de recherches au Criobe et représentant du Rāhui Center, s’agissant des modalités de suivi écologique. Quant au président de la fédération des rāhui, Clément Vergnhes, il a rappelé que “faire respecter un rāhui reste un défi quotidien” en raison du manque de moyens alloués à la surveillance et à la sensibilisation : “C’est pourquoi nous souhaitons travailler avec l’État et le Pays. Nous proposons de mettre en place des gardes champêtres et d’assermenter certains membres volontaires de nos comités de gestion”.
(…). La troisième partie de la visite a été consacrée à l’aquaculture au Centre technique aquacole (CTA) de Vairao, qui fournit les éleveurs en post-larves de crevettes et paraha pēue. (….). Un développement accompagné depuis 1972 par l’Ifremer, qui s’étend de l’huître perlière aux oursins en passant par l’impact des microplastiques et du réchauffement climatique, comme a pu l’appréhender la ministre lors de sa visite du site au contact des chercheurs et des techniciens ; elle a d’ailleurs salué “une coopération fructueuse” entre les différents partenaires impliqués. Le projet de chaire internationale de recherche sur les grands fonds marins “pour mieux évaluer la biodiversité, la dynamique et la vulnérabilité des écosystèmes profonds de la Polynésie française”, a également été présenté.
Visite ministérielle à la Presqu’île (Tahiti Infos)
# Le Tavini a occupé le terrain politique ce lundi (29/06). Le parti a tenu deux conférences de presse : l’une pour défendre son vote contre le report de crédits d'investissement, l’autre pour réaffirmer sa position sur la souveraineté du peuple ma’ohi sur sa Zone économique exclusive (ZEE), en pleine visite de la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche au fenua.
Deux conférences de presse ce lundi matin et même objectif sur le fond : recadrer le Pays sur sa gestion des investissements, mais aussi sur sa gestion des océans, alors que le président du Pays accompagne Catherine Chabaud, la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, dans ses visites très largement portées sur l’économie bleue et la protection des océans.
« Le point crucial qui nous intéresse également en termes de développement, c’est le développement de notre économie bleue » a déclaré Tony Géros, vice-président du Tavini, lors de la conférence de presse. « Et ça fait écho à la récente rencontre que nous avons eue avec les médias pour formaliser notre opposition à mettre en place des zones protégées dans la mesure où notre océan, -celle qui concerne notre ZEE, est d’une importance telle qu’elle s’étend sur une surface aussi grande que l’Europe qu’on ne peut pas se permettre aujourd’hui de commencer à faire des niches pour empêcher nos pêcheurs d’aller pêcher là où ils ont la possibilité de pouvoir pêcher ».
(…)
Double offensive du Tavini sur la souveraineté et les finances du Pays (TNTV)
Pour le Tavini Huiraatira, la Zone économique exclusive (ZEE) n'est plus seulement un espace maritime à protéger ou à développer. Elle devient désormais un “outil décolonial” susceptible d'ouvrir enfin le dialogue avec l'État que les indépendantistes réclament depuis la réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser de l'ONU, en 2013. Un nouvel argument que le Tavini pourrait désormais faire valoir chaque fois que la question de la ZEE reviendra dans le débat public, jusqu'aux prochaines discussions onusiennes sur la décolonisation.
(…). Pour Antony Géros, les près de cinq millions de kilomètres carrés de ZEE sont désormais bien plus qu'un espace maritime. “C'est un élément décolonial, c'est un élément de dialogue”, résume-t-il. Le Tavini ne conteste ni la nécessité de préserver l'océan ni l'intérêt des recherches annoncées sur les grands fonds. Mais il estime que ces dossiers doivent désormais s'accompagner d'une réflexion sur la gouvernance de cet espace maritime et, plus largement, sur les relations entre l'État et la Polynésie française.
(…) Qu'il évoque la gouvernance de la ZEE ou la mémoire nucléaire, Antony Géros poursuit finalement le même objectif : faire de chaque dossier un argument supplémentaire pour relancer le dialogue sur la décolonisation.
La ZEE devient un nouvel “outil décolonial” pour le Tavini (Tahiti Infos)