Plusieurs initiatives et événements récents mettent en évidence les enjeux de protection du milieu marin en Polynésie française. Celle-ci est au cœur de plusieurs actualités en Polynésie : hausse du nombre de tortues marines victimes de collisions avec des bateaux, sauvetage d’un baleineau à Māra’a et exposition artistique dédiée à l’océan à l’UPF. Les sujets: L’association Te Mana O Te Moana dit constater, depuis 2022, « une augmentation préoccupante du nombre de tortues prises en charge après avoir été percutées par un bateau ». Elle appelle donc les usagers de la mer à réduire leur vitesse dans les « zones où des tortues peuvent être présentes ; Un baleineau s'est retrouvé en difficulté, en fin de matinée ce dimanche, dans le lagon de Maraa. Sa mère, une baleine adulte dont la carcasse a échoué sur le récif de Papara côté lagon, sera évacuée quand les conditions le permettront. Le jeune cétacé est finalement décédé, échoué au niveau de la passe de Maraa ; Dans le cadre du projet NARAMA, la Bibliothèque universitaire de l’UPF accueille l’exposition photographique et artistique - déjà proposée en juin à l'Hôtel Intercontinental Tahiti Resort & Spa - par l’association Tama No Te Tairoto : « La vie entre deux mondes – Un voyage à la frontière de la terre, de la mer et du ciel ».

 





# L’association Te Mana O Te Moana s’inquiète de l’augmentation « préoccupante », depuis 2022, « du nombre de tortues prises en charge » dans son centre de soins « après avoir été percutées par un bateau ». Elle appelle les usagers de la mer à « garder un œil attentif à la surface de l’eau ».
(...) Ce qui n’était pas le cas lors de l’ouverture de son centre de soins.
(…) « Ces chiffres ne représentent qu’une partie des tortues victimes de collisions puisqu’ils concernent uniquement celles qui ont été retrouvées puis amenées jusqu’à notre centre de soins. Le nombre réel d’individus affectés est donc plus important », ajoute Te Mana O te Moana.
L’association appelle donc les usagers de la mer à réduire leur vitesse dans les « zones où des tortues peuvent être présentes », mais aussi à garder « un œil attentif à la surface de l’eau » pour éviter les collisions.

Te Mana O Te Moana déplore « une augmentation préoccupante » de tortues blessées par des bateaux (TNTV)



# Un baleineau s'est retrouvé en difficulté, en fin de matinée ce dimanche, dans le lagon de Maraa.
C'était l'agitation dimanche matin dans le lagon face aux grottes de Maraa. Plusieurs dizaines de personnes tentent de venir en aide à un baleineau. Il évolue à proximité immédiate du rivage, ce qui a alerté les passants et les pompiers, vers 10 heures.
D'après les premiers témoignages, le petit ne serait pas seul en difficulté. Les pompiers sont mobilisés sur l'intervention. Ils ont interpellé l'association Mata Tohora, spécialisée dans la protection des mammifères marins en Polynésie.
La mère du baleineau est décédée, un peu plus loin, sur le récif vers Papara. Le baleineau tourne donc dans le lagon, séparé de sa mère. Sans elle, il a peu de chance de survivre. (…). D'autres membres d'une seconde association sont également venus se joindre au dispositif d'aide. (…)

Un baleineau en difficulté dans le lagon de Maraa (Polynésie 1ère)

Un baleineau en difficulté a été signalé ce dimanche matin à proximité du rivage des grottes de Mara’a. Plusieurs personnes, puis les autorités, ont tenté de lui venir en aide sans succès. Une baleine adulte, sa mère selon toute vraisemblance, a été repérée plus tard échouée sur le récif de Papara, avant que son décès ne soit constaté. Les mairies ont pris des arrêtés d’interdiction de baignade et d’activité nautique dans la zone en raison des « risques de prédation ».  Le baleineau, affaibli, doit être suivi ce lundi, mais ses chances de survie sont maigres.
(…) Le baleineau était toujours présent, en fin de journée, dans le secteur de Mara’a. « Affaibli, et fait l’objet d’un suivi attentif par les équipes spécialisées », précisent les volontaires, qui appellent à « éviter le lagon dans la zone concernée et ses alentours, entre Papara et Paea », et ce « en raison d’un risque de prédation lié à la présence d’animaux blessés ou d’un cadavre ». Les mairies de Paea et de Papara ont toutes deux publié des arrêtés d’interdiction de baignade et d’activités nautiques dans un rayon de 300 mètres autour du baleineau et du cadavre d’adulte.
(…). « Selon l’évolution des conditions météo attendues demain, les services compétents pourront intervenir pour déplacer la baleine adulte afin d’assurer la sécurité de la population et des usagers de la mer, et poursuivre le suivi du baleineau », précisent les Gardiens de l’océan. (…)

Une baleine morte sur le récif de Papara, son baleineau en difficulté à Paea (Radio 1)

La baleine adulte, dont la carcasse a échoué sur le récif de Papara côté lagon, sera évacuée quand les conditions le permettront. Toutes les activités nautiques sont interdites dans la zone. Son baleineau, retrouvé plus tôt ce dimanche à Mara'a, est faible et ne devrait pas survivre.
La scène a attiré plusieurs dizaines de personnes ce dimanche matin, face aux grottes de Maraa. Vers 10 heures, un baleineau évoluant à proximité immédiate du rivage a été repéré par des riverains, avant que les pompiers ne soient mobilisés. Rapidement, l’inquiétude s’est portée sur la situation de sa mère, signalée plus loin, sur le récif de Papara.
La baleine adulte, dont le pectoral est coincé côté lagon, est morte. La grosse houle ne permet pas aux bénévoles de Mata Tohora d’intervenir. Toutes les activités nautiques sont actuellement interdites dans la zone. L’animal devrait pouvoir être retiré ce lundi, indique la gendarmerie.
(…) « Avec toute la houle, c’était assez difficile de s’approcher. Il reste à la dégager de cette zone pour sécuriser » , explique Agnès Benet, docteure en biologie sous-marine et fondatrice de l’association. Au vu de l’âge, et de l’état préoccupant du jeune cétacé, la scientifique ne lui donne que peu de chances de survivre. « La vidéo que j’ai reçue montre quand même un animal très faible couché sur le côté, plutôt très mal en point », constate-t-elle. Sans leur mère, les juvéniles de moins d’un an n’ont effectivement quasi aucune chance de s’en sortir.
En cas de découverte d’un cétacé échoué ou en difficulté, prévenez la police, la mairie ou la gendarmerie afin que les équipes compétentes puissent intervenir.

Une carcasse de baleine sur le récif à Papara, son baleineau condamné à Mara’a (TNTV)

Près de 24 heures après la découverte de sa mort, la baleine échouée dans le lagon de Papara n’a toujours pas pu être évacuée. Une première opération, interrompue en raison de la forte houle, puis une nouvelle tentative menée ce lundi n’ont pas permis de dégager le cétacé. Les secours reprendront leurs efforts mardi matin.
(…) Une première tentative d’évacuation avait dû être interrompue en raison de la forte houle. Ce lundi, pompiers, gendarmes et membres d’associations sont revenus sur place pour essayer de remorquer le cétacé jusqu’à la passe.
L’association Kuhane O Hiva a également organisé une cérémonie afin de lui rendre un dernier hommage. « Je suis ici pour la maman baleine qu’on a retrouvée morte hier. Et aujourd’hui, nous avons fait une cérémonie pour l’accompagner. Car j’estime que c’est une personne, comme nous », indique Ismaël Huukena, président de l’association.
(…) L’évacuation doit intervenir rapidement. La dépouille représente un risque sanitaire, mais également un danger pour les usagers du lagon, en raison des prédateurs qu’elle pourrait attirer. L’opération reste toutefois particulièrement délicate, compte tenu des conditions en mer et du poids de l’animal, estimé entre 30 et 40 tonnes.
(…) Son baleineau, situé à Mara’a, a quant à lui quitté le lagon dimanche soir. Il a besoin d’environ 400 litres de lait par jour pour survivre. Déjà affaibli, ses chances de survie seraient minimes s’il ne trouve pas une femelle allaitante susceptible de l’adopter.
Pour rappel, depuis 2018, l’approche des baleines à des fins d’observation est interdite dans les lagons, les baies et les passes.

Papara : la baleine toujours bloquée dans les coraux, son petit a quitté le lagon (TNTV)

Si le baleineau retrouvé en difficulté ce dimanche au niveau de Maraa semblait avoir quitté la zone ce lundi, la carcasse de la baleine adulte est toujours dans le lagon à Papara. Les autorités attendent un remorqueur et des conditions de houle plus favorables et rappellent l’interdiction de baignade dans la zone.
Lundi, le Réseau des gardiens de l’océan, initiative institutionnelle et citoyenne pilotée par la Direction de l'environnement (Diren) de Polynésie française, dont les missions sont de renforcer la protection, la veille et la gestion durable du milieu marin et littoral sur l'ensemble des archipels, a publié un communiqué sur les réseaux concernant la baleine morte à Papara, et le baleineau isolé à Paea.
Les équipes de la Diren étaient présentes sur site à Papara pour poursuivre la gestion de la carcasse de la baleine adulte échouée dimanche. Une coordination État/Pays a été mise en place afin de tenter de dégager le cadavre et sécuriser le lagon.
Mais en l’absence de remorqueur disponible, et en raison d’une houle toujours assez forte qui frappe le sud de l’île, “ les tentatives menées n’ont pas permis de déplacer l’animal”.
La Diren et l’État prévoient de lancer une nouvelle intervention mardi matin, cette fois avec un remorqueur adapté, afin de retirer la baleine adulte du lagon et assurer la sécurité de la population et des usagers de la mer. (…)

Le baleineau quitte la zone, la carcasse de la mère toujours dans le lagon (Tahiti Infos)

Une première tentative pour tracter la baleine, menée ce lundi par les pompiers avec l’appui des équipes de la Diren et de bénévoles, s’est soldée par un échec, le remorqueur disponible ne disposant pas de la puissance nécessaire pour déplacer la carcasse. L’opération sera renouvelée ce mardi avec « un remorqueur adapté ». Pendant ce temps, le baleineau signalé dans le lagon de Paea, est mort. Les mairies de Papara et Paea appellent à la population de respecter les interdictions de baignade et d’activités nautiques en raison des risques liés à la présence du cadavre et à la possible prédation.
(…) La baleine, qui pèse entre 25 et 30 tonnes, avait une nageoire pectorale coincée sous une patate de corail et ne parvenait plus à se déplacer. Selon Mata Tohora, elle aurait pu se réfugier dans le lagon pour se protéger, peut-être afin d’échapper à des orques.
Âgé d’environ deux mois, le baleineau s’était quant à lui échoué à plusieurs reprises depuis dimanche. Encore très jeune, le jeune cétacé restait particulièrement vulnérable et avait peu de chances de survivre sans l’apport de lait maternel.
(…) Sur les réseaux sociaux, l’association rappelle par ailleurs à la population l’importance de respecter les arrêtés municipaux pris par les communes de Papara et de Paea, qui interdisent la baignade et les activités nautiques dans les zones concernées. « La présence d’un cadavre de baleine ou d’un animal blessé peut entraîner un risque important de prédation, rendant le lagon dangereux », alertent les Gardiens de l’océan..

À Paea, le baleineau est mort, échoué au niveau de la passe de Mara’a (Radio 1)

Après plusieurs jours de mobilisation, les secours sont parvenus à évacuer la baleine retrouvée morte dans le lagon de Paea. Son baleineau, qui n’a pas survécu, a également été remorqué vers le large. Une opération hors norme menée avec l’appui d’une entreprise privée.
(…) Le baleineau qui accompagnait sa mère n’a, lui non plus, pas survécu. Une seconde opération a donc été engagée dans la foulée afin d’évacuer le corps du jeune cétacé.

À Papara, la baleine et son baleineau morts remorqués au large (TNTV)

 

 

# Dans le cadre du projet NARAMA, la Bibliothèque universitaire de l’UPF accueille une exposition photographique et artistique proposée par l’association Tama No Te Tairoto.
L’exposition « La vie entre deux mondes – Un voyage à la frontière de la terre, de la mer et du ciel », sera ouverte au public du 1er au 26 septembre 2026.
Cette exposition met à l’honneur les animaux qui vivent entre deux écosystèmes à travers des photographies, ainsi que des œuvres d’artistes locaux illustrant les liens entre ces différents mondes. Elle sera également ponctuée de conférences et de projections de capsules vidéo.
 L’entrée est gratuite et ouverte à tous !
Deux temps forts à ne pas manquer :
Lundi 31 août à 17h00 :
• Inauguration de l’exposition
• Diffusion des épisodes “Te puhi” et “E Ina’a” de la série “To tatou fenua : la nature qui nous entoure”
• Conférence “La vie entre deux mondes” de Vetea Liao
Jeudi 24 septembre à 17h00 en partenariat avec la banque Socredo :
• Diffusion des épisodes “Te to’a” et “Porites rus” de la série “To tatou fenua : la nature qui nous entoure”
• Conférence sur les projets “CONNECTED BY THE REEF - TE FIRI A’AU” et “LE RESEAU DES JARDINS CORALLIENS” de Vetea Liao
 
Pour rappel, les articles ayant annoncé cette exposition lorsqu'elle s’est tenue les 4 et 5 juin à l'Hôtel Intercontinental Tahiti Resort & Spa.
Une exposition de Tama no te tairoto pour mettre en lumière « la vie entre deux mondes » (Radio 1)
Une plongée entre deux mondes avec Tama nō te tairoto (Tahiti Infos)
Expo-conférence : Tama nō te tairoto nous invite à voyager entre terre, mer et ciel (TNTV)