La nature, parfois suite à des activités humaines non suffisamment sécurisées - des chantiers de terrassement, par exemple, peut se révéler dangereuse. Un nouvel éboulement s’est produit à Afaahiti, à la Presqu'île. Pour sécuriser la commune de Taiarapu-Est, la mairie a délimité trois zones (verte, orange et rouge). La zone rouge, qui englobe désormais la zone orange est interdite d’accès ; Les déchets non gérés correctement sont aussi sources de danger sanitaire et de pollution environnementale : les déchets de cigarettes électroniques jetables, dites “puffs”, sont toujours plus nombreux à finir abandonnés dans la nature ;  Pour ces produits, mais aussi pour bien d'autres, il existe des solutions de recyclage et de valorisation qu'il faut développer. Au terme de sa visite à l’Ecopôle de Suez "Recyclage et valorisation" de Narbonne, le ministre de l’Environnement, Taivini Teai, a souligné l’importance d’une approche globale alliant innovation, recherche appliquée et solutions opérationnelles pour répondre aux défis environnementaux des territoires insulaires ; Peut-être plus problématique, au large de la côte asiatique du Pacifique, le Japon envisage d'utiliser une île déserte située à près de 2 000 kilomètres de Tokyo, comme... site d'enfouissement de déchets nucléaires.

Jeudi (05/03), un nouvel éboulement s’est produit dans le quartier de Te Honu, à Afaahiti, à l’endroit même où, le 26 novembre 2025, huit personnes, dont une fillette de 3 ans, avaient perdu la vie. Face aux nouveaux glissements de terrain, de plus petite ampleur la mairie de Taiarapu-Est annonce ce vendredi que le périmètre rouge (zone interdite) de sécurité englobe désormais l’ancienne zone orange (accès réglementé en journée mais résidence interdite) et reste prohibée jusqu’à nouvel ordre.
(…). Pour sécuriser la commune de Taiarapu-Est, la mairie a délimité trois zones : verte (sécurisée), orange (accès réglementé en journée mais résidence interdite) et rouge (interdite). Ce vendredi, elle indique sur ses réseaux qu’à la suite des derniers éboulements, « le périmètre rouge englobe désormais la zone orange et jusqu’à nouvel ordre ». Cette zone est désormais interdite d’accès, poursuit la commune qui assure que le maire « et ses équipes de sécurité » ont effectué une une seconde reconnaissance de terrain ce matin, accompagné de l’Office Polynésien de l’Habitat (OPH).

Éboulements à Afaahiti : le périmètre de protection s’élargit (Radio 1)

Pour rappel: en février 2025, les riverains de Te Honu créent un collectif pour faire entendre leur voix après l’éboulement d’Afaahiti. In Deux chantiers sous surveillance (AvA-Infos)17/12/25
Chantiers : des risques pas toujours naturels (AvA-Infos)10/12/25

 

 

 


# Les déchets de cigarettes électroniques jetables, dites “puffs”, sont toujours plus nombreux à finir abandonnés dans la nature. Derrière leur design attrayant et leurs saveurs variées se cache une réalité environnementale alarmante. En plastique et dotées d’une batterie au lithium, ces cigarettes électroniques jetables sont extrêmement polluantes.
La présidente de l’association Mama Natura, Adeline Yvon, alerte sur la situation. Depuis le début de l’année 2026, l’association a mené huit collectes de déchets et, à chaque action, des puffs sont retrouvées. “Nous en avons ramassé entre 40 et 50 depuis le début de l’année. Ce sont des produits dits ‘jetables’ mais pas dans la nature”, déplore-t-elle. Des cigarettes électroniques ne sont pas qu’un simple tube en plastique. Ce sont des déchets électroniques composés d’une batterie au lithium, d’un circuit électronique, d’une résistance métallique et d’un liquide contenant du propylène glycol, de la glycérine, des arômes chimiques et souvent de la nicotine, une substance hautement addictive.
(…) En Polynésie, une grande partie des déchets finit dans le lagon. Le plastique se fragmente en microplastiques qui sont ingérés par les poissons, la batterie peut laisser s’échapper des métaux dans le sol et l’eau, et la nicotine est toxique pour les organismes aquatiques. Ce que les poissons ingèrent peut ensuite se retrouver dans nos assiettes, tandis que les oiseaux marins peuvent confondre les fragments avec de la nourriture. Pour renforcer la prévention, l’association collabore avec l’influenceur _manu_fts sur Instagram. “Le message passe mieux de la part d’un jeune.” Le syndicat Fenua Ma rappelle de son côté que ces déchets doivent être déposés dans les points d’apport volontaire pour déchets électroniques, à Tahiti et à Moorea, dont les emplacements sont consultables sur son site internet. (…). Présentées comme pratiques et modernes, les puffs représentent aujourd’hui un défi écologique majeur pour le Fenua. Leur caractère jetable, combiné à un manque de collecte systématique, contribue à la pollution des espaces naturels et du lagon. Un petit objet, mais de lourdes conséquences.

Puffs qui finissent dans la nature : l’association Mama Natura alerte (Tahiti Infos)

 

 

 

# Le ministre de l’Environnement, Taivini Teai, s’est rendu lundi (02/03), à l’Ecopôle de Suez Recyclage et valorisation de Narbonne afin de découvrir de nouvelles solutions de recyclage.  
Dans le cadre de sa mission consacrée à l’innovation environnementale et à la transition énergétique, Taivini Teai, s’est rendu lundi, à l’Ecopôle de Suez Recyclage et valorisation de Narbonne en métropole. Il a pu y découvrir les solutions opérationnelles de valorisation des déchets et d’économie circulaire pouvant répondre aux enjeux spécifiques de la Polynésie française. 
(…) La première séquence a porté sur la découverte du centre de pré-tri et de la ligne de préparation des Combustibles solides de récupération (CSR) et les étapes de préparation des déchets ont été évoqués : broyage, déferraillage et tri adapté. Abordés également : les enjeux réglementaires et économiques liés au développement de cette filière et l’intérêt de la valorisation énergétique pour limiter l’enfouissement et optimiser les coûts de gestion des déchets.  Le ministre a ensuite visité une unité de valorisation énergétique fonctionnant à partir des CSR. Cette étape a permis de démontrer la capacité de la technologie à produire de l’énergie tout en sécurisant le traitement de déchets complexes, le rôle stratégique de la valorisation énergétique pour équilibrer économiquement les projets de gestion des déchets et l’intérêt d’approches modulaires permettant d’adapter les installations à la taille des territoires et aux besoins locaux.  La visite s’est poursuivie par le centre de recherche et d’innovation de l’Écopôle et du laboratoire BioRessources Lab. Les chercheurs ont présenté plusieurs axes d’innovation majeurs. La conversion des déchets organiques en biogaz grâce à la méthanisation, a été abordée. Elle permet de produire une énergie renouvelable locale. 
(…) Pour la Polynésie française, ces technologies ouvrent des perspectives de valorisation des effluents d’élevage et des biodéchets, de production locale d’énergie renouvelable, d’amélioration de la qualité environnementale des lagons et des milieux naturels et de développement d’une économie circulaire adaptée aux archipels. 
Au terme de la visite, le ministre a souligné l’importance d’une approche globale alliant innovation, recherche appliquée et solutions opérationnelles pour répondre aux défis environnementaux des territoires insulaires. 

Une visite pour comprendre la valorisation des déchets (Tahiti Infos)

 

 

 

# Le Japon envisage d'utiliser une île déserte et reculée de l'océan Pacifique, située à près de 2 000 kilomètres de Tokyo, comme site d'enfouissement de déchets nucléaires, ont indiqué des responsables gouvernementaux.
À l’heure où l’atome civil a de nouveau le vent en poupe à travers le monde, trouver des sites de stockage définitif pour le combustible usé, potentiellement dangereux pendant des dizaines de milliers d’années, constitue un épineux défi. Le Japon ne fait pas exception, alors qu’il se réoriente vers un « usage maximal de l’énergie nucléaire » en respectant des conditions renforcées de sûreté, selon sa politique énergétique, quinze ans après la catastrophe de Fukushima. Le gouvernement nippon souhaite ainsi mener une étude préliminaire sur Minamitorishima, l’île la plus orientale du territoire du Japon dans le Pacifique, afin de déterminer si elle peut accueillir une installation d’enfouissement.
(…). En janvier, le Japon a remis en service la plus grande centrale nucléaire du monde, située dans la région de Niigata (centre), pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima en 2011.La Finlande a construit le premier dépôt géologique profond au monde pour le combustible nucléaire usé, l’installation d’Onkalo, où les déchets doivent être isolés à 400 mètres de profondeur.

Le Japon projette d'enfouir des déchets nucléaires sur une île isolée du Pacifique (TNTV)