Améliorer la gestion du continuum terre-mer pour faciliter une cohabitation harmonieuse entre les différents usages et activités sur le territoire, dans une perspective de développement durable et de bien-être des populations. De la terre à la mer, des initiatives pour un fenua plus résilient : Feuille de route nationale pour mieux protéger les eaux littorales, notamment outre-mer, dans les aires protégées ; Préservation de ces créatures marines emblématiques de Tahiti que sont les tortues: bonne nouvelle pour Kurt, tortue imbriquée juvénile blessée et soignée qui sera relâchée à Teahupo’o ; Dans le cadre de la politique de développement des énergies renouvelables en Polynésie française, le coût du transport maritime interinsulaire du matériel photovoltaïque, sans stockage, est désormais pris en charge par le budget du Pays ; Le dispositif France 2030 Territorialisé soutient une douzaine de projets au Fenua, dont certains s’inscrivent dans une dynamique d’économie circulaire.
# Le gouvernement a présenté jeudi (7 mai) une feuille de route pour tenter de mieux protéger les eaux littorales de l'Hexagone et des Outre-mer, notamment dans les aires protégées et à proximité des activités de baignade ou de conchyliculture, mais sans financement nouveau.
Restaurer le bon état du milieu marin, c'est l'objectif affiché de cette feuille de route publiée ce 7 mai 2026 par le gouvernement. Ce plan "s'articule autour de trois axes complémentaires : identifier sans délai les zones à enjeux majeurs et y engager des actions concrètes, étendre à l'ensemble du littoral métropolitain et ultramarin les bonnes pratiques qui font leurs preuves et améliorer notre connaissance des pollutions émergentes", détaille la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud dans le document.
(…) Parmi les mesures, les aires marines protégées - dont la plus grande du monde est celle de Polynésie - devront d'ici fin 2028 établir un plan de lutte contre les pollutions après avoir auparavant identifié les principales d'entre elles (polluants chimiques, industriels et agricoles, type nitrates).
Le gouvernement veut y "sensibiliser les usagers de la mer aux effets indésirables de certaines substances chimiques parfois présentes dans la composition de certaines crèmes solaires", qui feront partie des substances dont la présence dans la mer sera mieux surveillée.
(…). Parmi les "bonnes pratiques", il souhaite encore mieux encadrer les épandages d'effluents agricoles et de boues, soumis à dérogation du préfet à proximité de zones sensibles pour la baignade ou la conchyliculture. "Il y aura une vigilance particulière des préfets sur ces pratiques d'épandage", promet l'entourage de la ministre. La même source souhaite encourager à court terme "la mise à niveau, par exemple des réseaux d'assainissement" et "des stations d'épuration", qui appartiennent aux collectivités territoriales. (…)
Le gouvernement présente une feuille de route pour les eaux littorales françaises, y compris celles des Outre-mer (France Info)
# Elle porte le prénom d’une légende du rock et dans quelques jours, ce sera elle la star. Après plusieurs semaines de soins prodigués par l’équipe de Te mana o te moana, Kurt, tortue imbriquée juvénile, sera relâchée à Teahupo’o, où elle avait été trouvée affaiblie début février. L’occasion pour l’association de rappeler les bons réflexes pour signaler une tortue en détresse.
Kurt est une tortue imbriquée juvénile de 36 cm pour 4 kg. Début février, elle a été trouvée à Teahupo’o par un habitant alors qu’elle était visiblement affaiblie. (…) Avec les autorisations de la Direction de l’environnement (Diren), Kurt a été prise en charge au centre de réhabilitation des tortues marines le 8 février 2026. (…). Elle est désormais prête à retrouver l’océan. “Ce sont nos vétérinaires qui sont à même de juger quand une tortue est apte à retourner dans son milieu naturel avec plusieurs examens et analyses. Kurt a repris 1 kg, ce qui est conséquent par rapport à sa taille, et elle a retrouvé son énergie”, se réjouit Emma Cunault, coordinatrice de la communication pour Te mana o te moana.
(…). L’an dernier, 21 tortues ont trouvé refuge auprès des soignants de Te mana o te moana. Cette même année, huit ont pu être relâchées dans leur habitat naturel, principalement des émergentes de Tetiaroa, mais aussi une adulte : il s’agit de Tohonu, tortue verte amputée d’une partie de ses deux nageoires antérieures, qui avait repris le large à Papara en février 2025.
Kurt prête à retrouver l’océan (Tahiti Infos)
# Le ministre de l'Économie, du Budget et des Finances, a présenté un projet d'arrêté élargissant le champ d'application du dispositif de prise en charge du fret maritime interinsulaire à deux nouveaux produits relevant de la catégorie “Matériaux de construction”.
Dans le cadre de la politique de développement des énergies renouvelables de la Polynésie française, et compte tenu du contexte actuel de tensions sur l'approvisionnement en hydrocarbures, le coût du transport maritime interinsulaire du matériel photovoltaïque, sans stockage, est désormais pris en charge par le budget du Pays. Cette mesure vise à faciliter l'accès des îles éloignées aux équipements de production d'énergie solaire, contribuant ainsi aux objectifs de transition énergétique du territoire.
Par ailleurs, afin de soutenir l'activité de transformation et de fabrication de matériaux de construction dans les îles éloignées, le fret maritime pour l'expédition de rouleaux de tôles destinés à la fabrication de tôles métalliques de couverture est également pris en charge.
(…) Ces deux nouvelles mesures s'inscrivent dans la volonté du gouvernement de réduire les inégalités de développement entre Tahiti et les îles éloignées, en allégeant le coût du fret pour les produits essentiels au développement local.
Un coup de pouce au photovoltaïque (Tahiti Infos)
Le gouvernement va élargir le dispositif de prise en charge du fret maritime interinsulaire à de nouveaux matériaux de construction. Les équipements photovoltaïques sans stockage et les rouleaux de tôles destinés à la fabrication de couvertures métalliques pourront désormais bénéficier d’une prise en charge du Pays.
(…). « Cette extension vise à renforcer le tissu économique local en favorisant la production de matériaux de construction sur l’ensemble de l’archipel » , écrit le gouvernement dans un communiqué.
Photovoltaïque : le Pays étend la prise en charge du fret maritime vers les îles (TNTV)
Pour rappel : Indépendance énergétique du Pays : comment concilier écologie, économie et équité sociale… (AvA-Infos)
# Polynacre, pour la revalorisation des coquilles des fermes perlières, et Tahiti Marine Aquaculture, pour la construction d’une écloserie de bénitiers, sont intégrés au dispositif France 2030 Territorialisé qui soutient déjà dix autres projets au Fenua. À ce stade, ce cofinancement État-Pays en faveur du développement et de l’innovation s’élève à 211,5 millions de francs. Les candidatures sont toujours ouvertes.
Coprésidé par l’État et le Pays, le comité de pilotage du programme France 2030 en Polynésie française s’est réuni le mardi 21 avril. Il vise à accélérer l’émergence d’entreprises innovantes, capables de rayonner au niveau national et au-delà ; à renforcer la compétitivité des secteurs stratégiques, en favorisant la mutualisation d’infrastructures de recherche et développement, de test et d’expérimentation ; et à accompagner les entreprises dans l’anticipation des mutations économiques et organisationnelles en développant les compétences nécessaires aux métiers d’avenir. Ce programme est doté d’une enveloppe de 635 millions de francs et d’un dispositif d’ingénierie territoriale en vue d’accompagner les porteurs de projets.
Dans un communiqué, le haut-commissariat annonce que deux nouveaux projets ont été retenus, en “adéquation” avec les objectifs de France 2030 et la stratégie de développement économique du Pays. Au volet innovation, il s’agit de Kotuku Fakarava – Polynacre, qui travaille à la revalorisation des coquilles des fermes perlières dans une dynamique d’économie circulaire : elles sont notamment réduites en poudre à des fins agricoles. Lauréate du prix de l’Innovation Outre-mer “Or bleu” en décembre dernier, la société a été dotée de 20 millions de francs.
(…). Ces deux projets viennent s’ajouter aux dix autres déjà soutenus par le programme France 2030 Territorialisé depuis 2024 (lire encadré) pour un montant total d’aide de 211,5 millions de francs.
Parmi ces projets: Biobase : bioplastique à partir de ressources végétales locales ; Luce Natural Cosmetic : produits cosmétiques à partir de plantes indigènes; Tahiti BTC : conception écologique de briques de terre crue compressée ; Airaro : système de refroidissement par eau de mer de centres de données ; Fenua Smart : industrialisation de la production de biscuits à partir de farines issues de produits locaux ;
Douze projets soutenus par France 2030 (Tahiti Infos)