L'urbanisation durable, autrement dit le développement urbain respectueux des ressources et de l'environnement, fait référence à la conception et à la gestion des villes de manière à équilibrer les besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures. On trouvera dans cette revue de presse plusieurs sujets de soucis relevés dans la presse locale en ligne : L’implantation de 2 fast-food à Faa’a ; Un projet de centre commercial à Moorea ; Un projet de résidence à Papeete ; L'abattage de six marumaru centenaires à Papeete ; Le boom immobilier à la Presqu’île ; L’éternel problème des nuisances sonores ; L’emprise foncière concernant le tracé d’une une “3ème voie” sur la côte Est de Tahiti ; La casse sur un émissaire des eaux usées à Punaauia ; La forte augmentation des volumes de déchets traités en cette fin d’année.
# McDonald’s et Burger King devraient prochainement ouvrir leur restaurant respectif dans la commune de Faa'a. Des projets qui suscitent déjà de nombreuses réactions au sein de la population.
Comme partout, l’implantation de nouvelles enseignes de restauration rapide génère des débats passionnés. A Faa'a, tandis que certains déplorent les nuisances routières et s'inquiètent de la qualité des produits, d'autres soulignent les opportunités professionnelles pour la jeunesse et l'importance d'espaces de rencontre connectés, tout en rappelant la nécessité de privilégier une alimentation saine. (…). Sans oublier que la concentration de ces enseignes risque de créer des problèmes de circulation. Pour s'en rendre compte, il suffit de voir comment les Mc drive de Papeete et Punaauia peuvent provoquer des bouchons quand les clients s'y rendent tous en même temps. (…). Finalement, ce débat met en évidence l'importance de la responsabilité de chacun face à la diversité de l'offre alimentaire disponible. Pour résumer, on peut comparer l'arrivée de ces fast-foods à l'installation d'une nouvelle place de village moderne : elle offre de l'animation et du travail, mais elle risque aussi d'encombrer les rues principales et de faire oublier les recettes de la cuisine traditionnelle.
Faa’a se prépare à accueillir deux géants du fast-food, les habitants mitigés (Polynésie 1ère) 21 décembre
Pour rappel: la création de grosses enseignes de commerces et de "fast food" à Faa'a et dans d'autres îles (Moorea, Raiatea) pose aussi la question d'une urbanisation harmonieuse de Tahiti et ses îles. In Comment gérer l'urbanisation des îles ? (AvA-Infos)6 août 2025
# Le projet de centre commercial de la société Sogil continue de susciter l’inquiétude à Moorea. Même après la suspension du permis de construire, la Fédération Tāhei ‘autī ia Moorea redoute les risques d’inondation, l’impact sur le paysage et la circulation, ainsi que des retombées limitées sur l’emploi local. Pour elle, il est plus que jamais essentiel d’obtenir l’aval des habitants pour des projets d’une telle envergure.
Malgré la suspension du permis de construire du projet de centre commercial Maharepa par le tribunal administratif de Papeete au début du mois de novembre, et la demande faite à la société Sogil de compléter son étude d’impact environnemental, le projet sème toujours le doute et l’inquiétude, sur l’île sœur ; voire l’indignation, d’une partie de la population de Moorea, notamment celle de Maharepa. Pour rappel, le projet prévoit de s'implanter sur un foncier de 51 000 m² et d'y ériger, sur une surface de 13 800 m², un supermarché, une galerie marchande, des bureaux et des parkings. La Fédération Tāhei ‘autī ia Moorea reste également très inquiète, notamment sur deux points majeurs pourtant évoqués par le tribunal. Le premier concerne le risque de submersion et d’inondation amplifié par l'existence d'un tel complexe.
(…) L’autre sujet de préoccupation de ce collectif citoyen regroupant des membres d'associations culturelles, religieuses, sportives et environnementales s’intéresse à l’impact paysager du projet… (…). Pour Tāhei ‘autī ia Moorea, l’île dispose déjà d’un atout majeur : son capital vert et bleu, véritable moteur de l’économie locale. (…). Enfin, la Fédération Tāhei ‘autī ia Moorea rappelle que des projets d’une telle envergure ne devraient pas être menés sans une véritable consultation populaire préalable, ni l’aval des riverains dans un cadre collaboratif. Un principe qui peine à faire son chemin du côté des autorités politiques locales. (…)
Moorea : Le projet de centre commercial de la Sogil fait encore parler de lui (Tahiti Infos) 23/12
# Un vent de contestation se lève dans les quartiers Vaininiore, Puea, Paraita, Estall, Taunoa, Fariipiti et même à Mama’o contre le projet de résidence Naia à Papeete. Un immeuble en R+6 avec 49 logements que de nombreux riverains dénoncent comme “une injustice sociale”, craignent que cet immeuble ne vienne déstabiliser leur vie communautaire. Le promoteur souhaite que tout se fasse dans “le respect et la bienveillance” et affirme ne pas souhaiter “nuire à qui que ce soit, au contraire.”
La phase d’enquête publique est ouverte jusqu’au 24 décembre, dans le cadre de la procédure de demande de permis de construire pour ce projet d’immeuble de 49 logements et 86 places de parkings, la résidence Naia, qui projette de s’élever sur six étages dans le quartier Tubuai à Vaininiore, Papeete. Et déjà, au stade de l’étude d’impact, le projet rencontre une ferme résistance de la part des riverains.
(…). Lundi (15/12), alors que les opposant au projet se réunissaient, le président d’honneur de l’association de quartier, Teono Parau, a rappelé que les places de stationnement et même la route sont le terrain de jeu des enfants du quartier. (…). Miroise Manate-Mara redoute que ce projet d’immeuble soit fait pour les “gens riches. Ils ne vont pas vouloir des petits Tetuanui”, craint-elle. Présent lors de la réunion de quartier, lundi, le président de l’église protestante Mā’ohi, François Pihaatae a tenu a apporté “le soutien pastoral” de l’église aux habitants. Il rappelle que ce n’est pas la première fois que “l’église proteste contre les projets qui mettent en difficulté la vie en communauté”.
(…) Contactée, Mélinda Wane, qui porte ce projet immobilier, précise qu’elle souhaite que “les choses se passent avec respect et bienveillance (…) : Je ne cherche pas à nuire à qui que ce soit, au contraire pour moi, le collectif est dans son droit”. La promotrice insiste sur le fait que si le respect est mutuel “les choses se passent très bien. Au fond, il y a un purera’a, un lieu culte, un lieu respecté, et qui le restera”. La jeune entrepreneure assure aussi que ce projet de résidence est “un projet personnel et non pas rattaché à un groupe. (…) Pour elle, ce projet est à regarder comme un élément de développement de la zone urbaine qui pourrait valoriser et redynamiser les quartiers. Et elle regrette que “des mots un peu extrêmes” soient utilisés pour décrire ces logements comme faisant partie d’une résidence de luxe. (…)
Mobilisation contre la résidence Naia (Tahiti Infos)
# Autrefois appelé le district de Tahiti, la presqu’île connaît aujourd'hui un important développement. 1.200 habitants supplémentaires s’y sont installés depuis 2017, attirés par de nouveaux projets immobiliers et un centre dynamique. Le prix du mètre carré a doublé. Et le quotidien de la population s’est transformé.
Taravao séduit de plus en plus. Une croissance qui attire les investisseurs. Sur une parcelle, 125 nouveaux logements vont sortir de terre : 54 appartements et 71 maisons.
La commune est en plein essor. Un dynamisme dont profitent aussi les jeunes, de plus en plus nombreux à créer leur entreprise et à rester travailler sur place. (…) La voie menant de Tautira à Taravao, autrefois fluide à tout moment, est aujourd’hui saturée aux heures de pointe. Une situation qui fait le bonheur des vendeurs de fruits et légumes installés sur le bord de la route. (…) À Taravao, le prix du foncier a doublé. De 10.000 francs le mètre carré en 2017 à 20.000 francs en moyenne aujourd’hui. Covid, Jeux Olympiques et flambée des prix de l’immobilier en zone urbaine ont accéléré la croissance de la commune.
Boom immobilier à la Presqu'île : Tahiti iti se transforme (Polynésie 1ère)
# Alors que le Pays a engagé, après la chute d’un arbre à Paofai ayant provoqué la mort d’un jeune homme, une expertise approfondie et graduée pour sécuriser les arbres des routes territoriales, la ville de Papeete s’apprête à abattre six marumaru centenaires rues des Poilus tahitiens et Jacques Moerenhout. Une décision imminente – les premiers doivent être sacrifiés ce dimanche –, prise malgré des avis techniques favorables à leur conservation.
Après la mort tragique d’un jeune homme de 23 ans, tué le 29 juillet 2024 par la chute d’un arbre à Paofai, le Pays a engagé une étude technique approfondie afin d’identifier les risques réels sur les routes territoriales. Une démarche fondée sur l’expertise et la gradation des réponses. À l’inverse, la ville de Papeete programme aujourd’hui l’abattage de six marumaru centenaires dans des rues communales, malgré des avis techniques favorables à leur conservation. Dès novembre 2023 après une précédente chute de marumaru sur l’avenue Pouvana’a a Oopa, le Pays avait réagi en commandant une étude technique indépendante sur les arbres bordant les routes territoriales du centre-ville. ès novembre 2023 après une précédente chute de marumaru sur l’avenue Pouvana’a a Oopa, Au total, 480 arbres avaient été inspectés, cartographiés et évalués selon des critères physiologiques et mécaniques par le bureau d’étude Tree Wood. (…) Selon nos informations et plusieurs documents en notre possession, la capitale a prévu d’abattre six marumaru centenaires situés rue des Poilus Tahitiens et rue Jacques Moerenhout, les premiers doivent être tronçonnés ce dimanche. Sauf que ces arbres emblématiques sont pourtant décrits par l’Office national des forêts (ONF) comme “physiologiquement satisfaisants”, “structurellement conservables” et ne présentant aucun danger immédiat pour les usagers. Les experts préconisent tout au plus des tailles d’adaptation légères ou un suivi régulier. Malgré cela, les lettres de consultation municipales ordonnent leur abattage pur et simple. (…) …la ville a pris la décision d’abattre ces arbres pour “enlever tout danger”, et que les services municipaux “replanteront ensuite une autre essence”. (…)
Cette contradiction flagrante entre diagnostics techniques et décisions administratives illustre une absence de vision écologique et une politique arboricole guidée davantage par la facilité que par la préservation du vivant.
Au-delà de la symbolique patrimoniale, la perte écologique est considérable (lire l’encadré). À l’heure du réchauffement climatique et de la minéralisation croissante du centre-ville, supprimer ces “climatiseurs naturels” revient à aggraver les îlots de chaleur urbains. D’autant que ces arbres, au feuillage fin et non glissant, ne génèrent aucune nuisance particulière. (…)
Papeete va sacrifier six marumaru centenaires (Tahiti Infos)
# Maea Tematua est diacre à Papeete mais aussi présidente de l'association Te ora hau, qui se bat pour défendre les victimes de nuisances sonores. Elle était l'invitée de notre journal télévisé, jeudi soir. Et elle se félicite qu'une victime a obtenu gain de cause au tribunal.
La lutte contre la pollution sonore a franchi une étape concrète devant les tribunaux. Maea Tematua, présidente de l'association Te ora hau, a confirmé hier soir sur notre plateau qu'une victime de nuisances sonores avait obtenu gain de cause devant la justice. Sans citer de nom, elle a déclaré qu'elle avait gagné "plusieurs millions" au tribunal face à une commune. Pour Maea Tematua, ce dénouement prouve que le combat judiciaire peut mener à des résultats concrets. Le cœur du problème ne réside pas dans les fêtes traditionnelles, mais dans l'agression sonore d'aujourd'hui. Maea Tematua a distingué « l'ambiance locale » d'autrefois de la situation actuelle : « Ce n'est plus comme dans le temps où il y avait la brinque et tout, guitare, ukulele ». Elle a précisé que les familles ne supportent plus les « boum-boums », car « ce sont les basses qui te rentrent dans les tripes ». Au-delà du simple désagrément, ces nuisances représentent un réel danger. Maea Tematua a rappelé qu'il existe des « problèmes sanitaires » et que certaines victimes en sont décédées. (…) Pour Maea Tematua, son association continue de privilégier la concertation avant d'aller en justice, mais la condamnation d'une commune marque un tournant majeur pour la tranquillité des quartiers. (Regarder l’itw vidéo)
Le combat des victimes de nuisances sonores commence à porter ses fruits (Polynésie 1ère)
Depuis 15 ans, une retraitée vit dans l'angoisse. La musique quotidienne et à répétition ont affecté sa santé. Elle doit aujourd'hui prendre un traitement. Son combat judiciaire n'a pas abouti.
« On ne vit plus, on est tout le temps fatigués et on pense négatifs. Tout ce qu'on demande, c'est d'avoir le calme. Le calme, c'est tellement agréable », témoignage, épuisée, une retraitée de 75 ans. Si elle a souhaité rester anonyme, elle refuse de taire sa souffrance.
Cette Polynésienne subit depuis 15 ans des nuisances sonores à cause de la musique quotidienne et à répétition. Elle a développé de l'hypertension, des crises d’angoisse et des troubles du sommeil. Chaque matin, elle doit désormais prendre un traitement. Après deux plaintes déposées en 2020 et 2023 auprès du procureur de la République, la septuagénaire a appris au lendemain de Noël que le dossier a été classé sans suite. (…) Avec son mari, ils ont mis leur terrain en vente.
Malheureusement, leur situation n'est pas isolée.Le couple s’est tourné vers l’association Te Ora Hau pour être accompagné dans ses démarches judiciaires. « Beaucoup de gens dans le même cas sont à bout. Son dossier date de 2016 avec des nuisances à répétitions, des interventions de police et de gendarmerie à répétition, de multiples démarches et on en est toujours au même point et aucune amélioration à part une santé qui se dégrade », regrette Ariitea Bernardino, vice-président de Te Ora Hau.
(…) Pour l’heure, il est difficile d’établir des statistiques sur les personnes touchées par ces nuisances. L’association insiste surtout sur la nécessité d’évaluer leur coût sur la santé de la population.
Mais le combat de Te Ora Hau porte ses fruits : hier, la présidente de l'association indiquait qu'une victime avait obtenu gain de cause au tribunal et sera dédommagé de plusieurs millions de francs pour le préjudice subi. De quoi, peut-être, redonner de l'espoir à notre retraitée de 75 ans...
« Tout ce qu'on demande, c'est le calme » : à 75 ans, les nuisances sonores affectent sa santé (Polynésie 1ère)
# Le 6 novembre dernier, le gouvernement annonçait son projet de créer une 3ème voie sur la côte Est entre le bas du col du Tahara’a et la route du lotissement Supermahina. Un tracé censé fluidifier le trafic, qui empiètera nécessairement sur des terrains privés. Inquiet, un collectif de citoyens, soutenu par des personnalités politiques de la commune, tente de se faire entendre.
(…). Alors que l’enquête publique relative à l’impact environnemental des travaux s’achève le 21 décembre, Pierre et d’autres résidents se sont mobilisés au sein d’un collectif citoyen pour contester le projet. « On nous a toujours dit, lorsqu’on a acheté ce terrain il y a 25 ans, qu’il n’y avait pas de problème, puisqu’en face il y a énormément de terrain public libre. Donc s’il y a un rond-point qui se met, on peut utiliser la partie publique. Or, là, on déporte tout sur les zones privées avec l’expropriation alors qu’il va rester des terrains publics en face du collège », explique-t-il. (…). Un mois après l’annonce officielle du projet, le collectif demande une révision du tracé dans un mouvement qui se revendique apolitique, mais autour duquel gravitent pourtant des personnalités politiques de tous horizons. Parmi elles, Émile Vernaudon (Tavini Huiraatira), Hinoi Fritch (Mahina A ti’a) et l’actuel maire, Damas Teuira. (…). Si les opposants reconnaissent la nécessité de trouver une solution à l’engorgement quotidien du réseau routier sur la côte Est, ils réclament avant tout une véritable concertation avec le Pays et le ministère de l’Équipement. (…). L’enquête publique devrait permettre de mesurer le degré d’adhésion – ou non – de la population. À trois mois des élections municipales, la question de cette troisième voie s’annonce déjà comme un thème central de la campagne à Mahina.
Municipales 2026 : à Mahina, la bataille de la 3ème voie bat son plein (TNTV)
# Suite à une casse sur l’émissaire des eaux usées, la commune de Punaauia interdit la baignade et toutes activités nautiques entre l’hôtel Te Moana et le Parc Vaipoopoo jusqu’à nouvel ordre.
La société Vaitama en charge de l’assainissement a signalé une casse sur l’émissaire des eaux usées de Punaauia, à quelques mètres du parc Taapuna.
Par mesure de sécurité, un arrêté municipal a été pris pour interdire jusqu’à nouvel ordre la baignade et toutes activités nautiques (surf, pêche, baignade, plongée…) dans la zone comprise entre l’hôtel Te Moana et le parc Vaipoopoo, jusqu’au récif, y compris le banc de sable, précise la mairie.
Cette nouvelle casse intervient alors que Vaitama prépare depuis plusieurs mois le remplacement de cet émissaire. Le nouvel émissaire est déjà posé au fond du lagon, et sa mise en service était prévue pour janvier. Pour des questions de dédouanement, l’installation de la manchette de raccordement entre la partie terrestre et la partie maritime – au niveau de la « chambre d’atterrage » – a pris une semaine de retard, explique le P-dg de Vaitama, Nicolas Bertholon. Son objectif est donc de mettre en service le nouvel émissaire au plus vite, plus tôt qu’initialement prévu.
(…). Avec ce nouvel émissaire et les travaux qui restent à réaliser à terre sur le poste de relevage, Vaitama va presque tripler le débit de sortie de la station d’épuration, précise Nicolas Bertholon. L’ensemble des travaux, maritimes et terrestre, se chiffre à 1,9 milliards de Fcfp.
Baignade interdite à Punaauia après une nouvelle casse sur l’émissaire des eaux usées (Radio 1)
Une nouvelle casse a été signalée sur l'émissaire des eaux usées de la société Vaitama, à seulement quelques mètres du parc de Taapuna. Le maire de Punaauia a donc pris un arrêté pour interdire la baignade et toute activité nautique dans la zone, jusqu'à la fin des travaux de réparation.
La baignade ainsi que toute activité nautique (surf, plongée, pêche) sont de nouveau interdits à Taapuna, dans la zone comprise entre l'hôtel Te Moana et le parc Vaipoopoo, jusqu'au récif. Le banc de sable est donc également interdit jusqu'à nouvel ordre. En cause, une nouvelle casse sur l'émissaire qui achemine les eaux usées de la société Vaitama.
L'arrêté d'interdiction reste en vigueur jusqu'à la fin des travaux de réparation. Une décision du maire de Punaauia, Simplicio Lissant.
Baignade et activités nautiques interdites à Taapuna à cause d'une casse sur le réseau de traitement des eaux usées (Polynésie 1ère)
# Au lendemain de Noël et à l’approche du jour de l’an, la collecte des déchets bat son plein. Une période marquée par une forte augmentation des volumes traités, alors que les équipes municipales de Tahiti et des îles, en coordination avec Fenua Ma, s'activent pour absorber ce surplus. Une charge qui pourrait toutefois être allégée si le tri était mieux respecté.
Chaque jour dans ce contexte de forte activité post-fêtes, près de 30% des déchets supplémentaires sont réceptionnés au Centre de recyclage et de transfert de Motu Uta. Une hausse saisonnière habituelle, mais qui révèle aussi des dysfonctionnements persistants dans le tri des déchets.
Selon Benoit Layrle, directeur général de Fenua Ma : « dans les déchets de bac gris qu’on nous livre, il y a encore beaucoup de déchets qui auraient dû être déposés dans le bac vert. Aujourd’hui, le bac vert récupère en moyenne 40% de ce qu’il peut récupérer, donc on pourrait faire deux fois plus. Ces 60% manquants se retrouvent dans le bac gris. » Un constat qui souligne le potentiel d’amélioration du tri sélectif, notamment dans la zone urbaine. À l’inverse certaines communes montrent la voie. Dans les îles éloignées, les déchets sont mieux préparés et triés avec rigueur. (…) Avec un nouveau pic attendu en début de semaine prochaine, Fenua Ma appelle les administrés à anticiper, en particulier en raison des jours fériés à venir. (…). En Polynésie, chaque habitant produit en moyenne 350 kilos de déchets par an, soit près de 30 kilos par mois. Un chiffre qui rappelle l’importance des gestes de tri, particulièrement en période de forte consommation.
30 % de déchets supplémentaires traités à Motu Uta pendant les fêtes (TNTV)
"L’aménagement urbain constitue un enjeu prioritaire pour améliorer notre qualité de vie et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il est important de construire un modèle de ville verte et durable qui préserve nos ressources, nos paysages et notre territoire pour que chaque citadin bénéficie d’une qualité de vie convenable et des avantages économiques d’une urbanisation maîtrisée".(**)
Pour info:
- Par l’aménagement de l’espace urbain et rural à travers toutes ses dimensions (habitat, transport, zones d’activités, etc.), l’urbanisme durable a un impact direct sur la vie quotidienne et la qualité du cadre de vie de chacun. L’urbanisme peut être considéré comme durable quand l’aménagement est pensé à long terme. Il prend alors en compte les limites planétaires (une utilisation des matières premières et une gestion de l’eau raisonnées) et propose des solutions pour adapter les territoires au changement climatique (…)
Urbanisme durable (ademe.fr)
- ** L’aménagement urbain constitue un enjeu prioritaire pour améliorer notre qualité de vie et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment en mettant en oeuvre la Ville durable, en préservant nos ressources, nos paysages et notre territoire.
Ville durable (écologie.gouv.fr)