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À Taravao, l'épave du voilier Anne Bonny avait récemment coulé dans la baie de Phaëton.  Elle a a été prise en charge par le Port autonome et la société Enviropol pour être démantelée et ses matériaux traités. En revanche, toujours à Taravao, face à l’opposition locale et malgré le soutien du ministre de l’Environnement, l’implantation sur la terre de Vaitaare du projet Ekopol de traitements de déchets est abandonnée. La société Enviropol part donc à la recherche d’un autre terrain.

 

 

 

 

 

# Le voilier à l’abandon qui avait coulé le week-end passé à Taravao a été pris en charge par le Port autonome et la société Enviropol, ce jeudi. Dans la continuité de cette intervention et à l’aube de la saison cyclonique, une tournée préventive sera prochainement menée afin d’identifier les épaves dans la baie de Phaëton.
Il avait coulé le week-end passé dans la baie de Phaëton, à Taravao, sous le regard affligé des riverains, y compris des propriétaires de bateaux. Visiblement à l’abandon, le voilier Anne Bonny – référence à une célèbre femme pirate irlandaise du début du XVIIIe siècle – a finalement été pris en charge par le Pays, ce jeudi. Voisine immédiate du naufrage, la porte-parole du collectif Te Aua’a ia ora, Sabrina Birk, avait donné l’alerte. Elle salue une intervention rapide : “J’ai eu rendez-vous mercredi matin au Port autonome. On m’a confirmé qu’une équipe interviendrait pour procéder à son retrait et à son démantèlement”.
Après des repérages menés la veille, plusieurs agents du Port autonome de Papeete étaient donc mobilisés sur place ce jeudi matin. (…)
À l’approche de la saison cyclonique, la sécurisation de la baie de Phaëton devrait faire l’objet d’une autre intervention du Port autonome, cette fois-ci préventive. “On m’a indiqué qu’une équipe serait envoyée la semaine prochaine pour identifier les voiliers abandonnés dans la baie avec des référents des riverains, des voiliers et des rameurs”, conclut Sabrina Birk, qui songe déjà à la prochaine étape, s’agissant des modalités de gestion des mouillages afin d’éviter que ce type de situation ne se reproduise.

L’épave du Anne Bonny renflouée et démantelée (Tahiti Infos)


Pour rappel : un voilier abandonné a coulé, suscitant l’inquiétude des riverains à Taravao in Gestion des déchets recyclables et voiliers abandonnés : vigilance ! (AvA-Infos)



 

# Face à l’opposition locale et malgré le soutien du ministre de l’Environnement, l’implantation du projet Ekopol est compromise sur la terre de Vaitaare, à Taravao. L’entreprise Enviropol, qui souhaite solutionner le traitement de déchets spécifiques, considère toujours ce site comme “idéal”, mais confirme être à la recherche d’un autre terrain pour s’implanter “plus sereinement”. De son côté, la municipalité salue “une victoire pour Taiarapu-Est”.
L’information a été révélée ce week-end par nos confrères de Radio 1. Porté par la société Enviropol sur la terre de Vaitaare à proximité du centre d’enfouissement technique (CET) de Paihoro, le projet Ekopol faisait débat depuis plusieurs mois : il ne devrait finalement pas se faire à Taravao. Une annonce immédiatement saluée sur les réseaux sociaux par la porte-parole du collectif de protection de la baie de Phaëton, Sabrina Birk, à l’origine des pancartes qui étaient encore visibles en bord de route ces derniers jours.
Dans un communiqué en ligne, la commune célèbre “une victoire pour Taiarapu-Est” grâce à “une mobilisation déterminée des riverains et une position claire de la municipalité”. En juin dernier, une manifestation sous forme de réunion publique avait été l’occasion pour le maire, Willy Chung Sao, d’affirmer son avis défavorable, soutenu par le président de la communauté de communes Terehēamanu, Faana Taputu. “Protéger un territoire sensible, son cadre de vie, ses activités agricoles et son patrimoine naturel”, c’est le projet mis en avant par la municipalité sur cette terre domaniale, sous la forme d’un cimetière associé à des champs de tiare dans la continuité de la production actuelle de taro.
Du côté du porteur de projet, c’est une perspective de report de 18 à 24 mois qui s’annonce. Le soutien du ministre l’Environnement, Taivini Teai, le mois dernier à l’assemblée de la Polynésie française, et une rencontre avec la municipalité de Taiarapu-Est, il y a une dizaine de jours, n’ont pas permis d’aller de l’avant en faveur du démantèlement des épaves – comme la semaine dernière, au quai de Tatutu – et du traitement de divers déchets pyrotechniques, électroniques ou au lithium, pour lesquels les solutions durables manquent au Fenua. “Ça reste le terrain idéal pour ce type de projet, à mon sens, mais faute de bonnes nouvelles, on essaie de ne pas perdre plus de temps. Ça fait quatre ans qu’on travaille sur ce projet, donc on cherche un plan B assez rapidement de manière à pouvoir envisager l’implantation sur un autre foncier plus sereinement, si la commune maintient sa position”, nous a indiqué le directeur général d’Enviropol, Benoît Sylvestre, qui précise que toutes les propositions seront étudiées, y compris l’achat d’un terrain privé. Quant à l’option de Nive’e à Hitia’a, elle pourrait convenir à certaines activités, mais pas toutes, ne permettant donc pas la mutualisation de certains équipements comme prévu avec Ekopol.
(…) S’il reconnaît un manque de communication du côté d’Enviropol, Benoît Sylvestre souligne aussi une incompréhension des tenants et des aboutissants du projet, s’agissant des enjeux en termes de pollution. (…) 

Ekopol : “On cherche un plan B” (Tahiti Infos)

Alors que l’exécutif soutenait encore récemment, à Tarahoi, l’implantation du projet Ekopol à Taravao, la société Enviropol annonce y renoncer, ne voyant pas comment faire naître le complexe de valorisation des déchets avec autant d’oppositions locales. La filiale du groupe TSP assure que le projet se fera, mais sur un autre site, qu’il faut désormais trouver. Difficile puisque Taivini Teai disait lui-même ne pas avoir identifié de solution alternative. Comme le ministre, Enviropol continue de juger son projet urgent, pour proposer une solution de traitement des batteries au lithium, à l’origine de l’incendie au CRT, ou des épaves qui menacent certains lagons.
L’épave du Anne Bonny a été sortie de l’eau jeudi et démantelée sur le quai de Tatutu à Papeari. Nos confrères de Tahiti Infos avaient fait état de ce voilier qui avait coulé dans la baie de Phaëton et de l’intervention en urgence du port autonome pour le renflouer et le démanteler. C’est la société Enviropol qui est intervenu, « dans les règles de l’art » mais tout en regrettant de travailler dans ces conditions : « c’était justement pour traiter ce genre d’épaves » que le projet Ekopol avait été conçu, déplore Benoît Sylvestre, directeur général d’Enviropol. Un projet qui ne se fera pas à la presqu’île, la société renonce à le mener sur le terrain de Vaitaare, à l’entrée ouest de Taravao.
Les oppositions d’un collectif citoyen et des tavana sur place ont eu raison des ambitions d’Enviropol. Sabrina Birk, porte-parole du collectif de préservation de la baie de Phaëton, Te Aua’a ia ora, Willy Chung Sao, maire de Taiarapu-Est et Faana Taputu, maire de Taiarapu-Ouest et président de la communauté de communes Terehēamanu, avaient notamment dénoncé un deuxième gros projet de traitement des déchets alors que l’entrée de Taravao accueille déjà le CET de Paihoro : « Notre baie Te Aua’a n’est pas une poubelle », pouvait-on lire sur des pancartes lors d’une réunion publique à la fin du mois de juin. En séance à l’Assemblée fin septembre, le ministre de l’Environnement Taivini Teai continuait à apporter son soutien au projet, tout en précisant ne pas vouloir passer en force mais en expliquant qu’un déplacement du projet à Nivee, comme suggéré par les opposants d’Ekopol à Taravao, était « impossible » : « Nivee ne dispose pas d’un accès portuaire direct et présente une topographie contraignante », avait-il précisé.
(…) Benoît Sylvestre explique que l’entreprise va devoir « se remobiliser ». Ce sont une « quarantaine » de millions de francs qui ont été dépensés dans des études, du temps passé à travailler sur le permis de construire et les dossiers ICPE. « Nous allons réinjecter de l’argent mais ça plombe un peu les comptes. Financièrement c’est dur et moralement c’est décourageant pour tout le monde. »
(…) Malgré ces difficultés, la société de traitement des déchets ne renonce pas : « Le projet verra le jour. Il n’est absolument pas abandonné. » D’autant que pour le directeur général, il est temps de proposer une solution de traitement pour plusieurs déchets notamment les batteries au lithium au risque de voir les incendies au CRT* et au CET se multiplier et de voir « les installations de traitement des déchets partir en fumée ». Enviropol, qui prépare à nouveau ses arguments, comprend aussi qu’un tel projet puisse inquiéter les riverains : on parlait de 16 000 tonnes de déchets à traiter par an, comprenant des bateaux, des pneus, du verre, des déchets électriques, électroniques, du gaz frigorifique… Tout un pôle d’activité même si « aucun déchet n’était voué à rester sur place », rappelle Benoît Sylvestre.

Enviropol renonce à installer son projet Ekopol à Taravao (Radio 1)

Face à l'opposition ferme des habitants et de la commune de Taiarapu-Est, Enviropol jette l'éponge concernant l'implantation du projet Ekopol à Vaitaare. L'entreprise est désormais à la recherche d'un nouveau terrain. Le projet Ekopol verra bien le jour… mais pas sur la terre de Vaitaare à la Presqu’île. « On a eu un refus net de la part du collectif citoyen et de la commune », explique Benoît Sylvestre, directeur général d’Enviropol, au micro de nos confrères de Radio 1. « Très concrètement, Taiarapu-Est souhaite récupérer l’emprise foncière qui était dédiée à l’Ekopol donc il semblerait qu’on s’oriente vers une solution B pour trouver une autre emprise foncière sur l’île de Tahiti et s’installer ailleurs. »
Mené par Sabrina Birk, un collectif s’y était vivement opposé, organisant même une marche, pancartes en main. Les habitants craignaient qu’on ne transforme Taravao « en poubelle de la Polynésie ».
Le projet prévoyait l’installation d’un site de traitements de déchets, non loin du CET de Paihoro. Mais aussi une ressourcerie et une dizaine de filières de traitement pour des déchets aujourd’hui sans solution locale, comme les batteries au lithium, les déchets de chantier, les déchets électroniques ou encore les gaz frigorifiques. Enviropol part donc à la recherche d’un autre terrain. Une entreprise complexe : le nouvel espace devra remplir toutes les conditions pour accueillir le projet.
Mais selon Enviropol, il est essentiel qu’Ekopol voit le jour afin de proposer une solution de traitement notamment les batteries au lithium. Dans le cas contraire, les incendies au CRT* et au CET risquent de se multiplier.

Déchets : le projet Ekopol abandonné à Taravao suite à l’opposition locale (TNTV)


Pour rappel: Les articles consacrés au projet Ekopol relayés par Ava-Infos (Ekopol, dans le moteur de recherche)  


* Pour info: D’abord prévu le 21 octobre, le ramassage des bacs verts est repoussé au 28 octobre, communique Fenua Ma. Pour l'instant, seuils les produits recyclables déposés au CRT en mono-matériaux sont acceptés comme le carton seul, le papier seul...  Le ramassage des bacs verts suspendu jusqu'au 28 octobre 2026 (Polynésie 1ère)



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