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Le développement d'un épisode El Niño est "de plus en plus probable" à partir de la mi-2026, avec des incidences sur les températures et précipitations à l'échelle mondiale, a annoncé vendredi l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Sur l'atoll de Fakarava, le blanchiment du récif de corail à grande échelle est-il déjà un signe de ce changement annoncé ? Le G7 environnement qui s’est tenu en France les 23 et 24 avril aborde trois grands sujets : la biodiversité, les océans et la désertification. .. Mais, pas le climat… Les débats sont encadrés dans le but de ménager les Etats-Unis…

 

 

 

# Le développement d'un épisode El Niño est "de plus en plus probable" à partir de la mi-2026, avec des incidences sur les températures et précipitations à l'échelle mondiale, a annoncé vendredi l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Sur l'atoll de Fakarava, le blanchiment du récif de corail à grande échelle est-il déjà un signe de ce changement annoncé ?
Selon l'OMM, une agence de l'ONU, un "net changement dans le Pacifique équatorial" est en cours, avec des températures de surface qui augmentent rapidement. Wilfran Moufouma Okia, chef de la Section de la prévision du climat de l'OMM, estime qu'un épisode El Niño pourrait débuter dès la période de mai à juillet 2026, avec un risque de "forte intensité". Cette perspective inquiète alors que les épisodes de 2023 et 2024 avaient déjà fait de ces années les plus chaudes jamais enregistrées.
Faut-il déjà y voir un lien, mais à Fakarava, Raimiti vient de poster sur son réseau social quelques photos du récif en décrivant une situation critique : "Le corail blanchit à perte de vue. Par endroits, il se meurt déjà… et l’odeur est là, lourde, presque irréelle...On voit souvent des images, on entend parler du changement climatique aux infos. Mais être là, le vivre, le sentir… c’est tout autre chose. C’est un écosystème entier qui souffre, sous nos yeux". Après un tel constat alarmant, Dan Granier explique ce phénomène par la hausse thermique prolongée : sous l'effet d'une eau dépassant les 30/31°C, les coraux "deviennent fluo puis blanc puis [c'est] la mort".
Le désarroi grandit parmi les habitants des zones touchées qui assistent, impuissants, à ce que Miri Tahiti qualifie de "désastre écologique pour nos atolls et nos populations". Pour Teïki Anaka Vj, "la température des eaux du Pacifique va être en hausse accélérant la mortalité corallienne …c’est vraiment triste de voir cela". (…)

À Fakarava, l'agonie des coraux face à la menace d'un Super El Niño en 2026 (Polynésie 1ère)

# Doit-on s’attendre à l’émergence d’un super El Niño dans les mois à venir ? Pour l’agence de météorologie américaine NOAA, la probabilité de voir un tel phénomène se former est comprise entre 50 et 60%. Mais il est difficile de prédire qu’elles pourraient être les conséquences pour la Polynésie,16 ans après le passage du dernier cyclone.
Il n’est pas encore visible, mais les météorologues observent une hausse des températures à l’Est de l’Océan Pacifique : le phénomène El Niño pourrait faire son apparition dans les mois à venir. Selon les équipes nationales de Météo France, après un épisode El Niña, la tendance pourrait s’inverser prochainement alors que la température à la surface de la mer augmente.  A plus de 2°C au-delà des normales, il est même question de « super El Niño ». (…). A chaque fois, ces épisodes se sont accompagnés de cyclones. En revanche, les deux derniers supers El Niño n’ont pas eu d’incidence au fenua. (…). Pour l’antenne locale de Météo France*, il est encore trop tôt pour déterminer comment un éventuel El Niño pourrait évoluer. Car au-delà de la chaleur de l’océan, il faut prendre en compte les conditions atmosphériques.

Un « super El Niño » probable dans les mois qui viennent (TNTV)

* Un « super El Niño » ? Météo France s’avance, son antenne locale nuance (Radio 1)

Depuis une dizaine d’années, les prévisions saisonnières envisagent à chaque fois, de manière plus ou moins marquée, le même scénario pour l’été : un temps plus chaud que la moyenne. Mais la carte mondiale générée par Copernicus pour cet été 2026 va cette fois-ci beaucoup plus loin.
(…) À l'échelle planétaire, quasiment aucune région n'apparaît dans les moyennes de saison, ou sous les moyennes de saison, pour cet été. C'est en réalité 90 % de la surface de la Planète qui devrait être confrontée à des températures excessives (de manière légère, modérée, ou forte) entre juin et août.
Au vu de l'évolution actuelle du climat, ces prévisions n'ont en fait rien d'étonnant : les émissions de dioxyde de carbone (le CO2 est l'un des gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique ) n'ont jamais été aussi élevées qu'en 2026.
À cela s'ajoute le retour désormais quasi-certain de la phase climatique El Niño : dans son dernier bulletin, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) signale « un net changement dans le Pacifique équatorial ». « Les températures de surface augmentent rapidement, laissant présager un retour probable d'El Niño dès la période de mai à juillet 2026 ». El Niño est un phénomène naturel réchauffant, et celui prévu cet été s'annonce fort, voire exceptionnel. La combinaison de ces deux facteurs (le réchauffement lié aux activités humaines et El Niño) provoquera une surchauffe générale cet été, ainsi qu'au cours des mois suivants.

La carte de Copernicus vire au rouge foncé pour 90 % de la planète ! (Futura)

 

# Le prochain G7 environnement qui se tiendra en France, jeudi et vendredi abordera trois grands sujets : la biodiversité, les océans et la désertification. Les débats seront encadrés dans le but de ménager les Etats-Unis.

Biodiversité, océans, et désertification au menu du prochain G7 sur l'environnement (France Info)

Les ministres de l'Environnement de ces sept puissances mondiales vont travailler sur cinq thèmes, mais éviteront la question de la crise climatique pour ménager les Etats-Unis.
Une préparation avant le grand rendez-vous. Les ministres chargés de l'Environnement des pays du G7 se réunissent jeudi 23 et vendredi 24 avril à Paris, moins de deux mois avant la tenue en juin du sommet annuel du G7 à Evian-les-Bains (Haute-Savoie). Présidée par la France, cette rencontre a pour objectif de renforcer le dialogue entre les sept Etats membres, ainsi qu'une dizaine de pays partenaires, en harmonisant leurs approches en matière de protection de l'environnement. Franceinfo fait le point sur ce qu'on peut attendre de ces deux jours de réunions.

Océans, biodiversité, désertification... mais pas le climat : quels sont les enjeux du G7 Environnement qui se tient en France à partir de jeudi ? (France Info)

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