Après le texte porté par le ministère de l’Agriculture - visant à mieux encadrer la commercialisation, l’importation et l’utilisation de pesticides sur le territoire -, la perspective de levée des quotas d’importation des fruits et légumes suscite la levée de boucliers du syndicat des agriculteurs de Polynésie (SAP), qui alerte sur la fragilisation du secteur primaire au fenua. De son côté, le gouvernement dément toute mesure de ce type et assure vouloir soutenir durablement la production locale et parle d'une mesure test qui n’est aujourd’hui qu’au stade de la discussion. Un sujet sensible, entre recherche d'autonomie alimentaire, protection de l'environnement et conditions économiques viables pour les agriculteurs ; Des projets ambitieux voient pourtant le jour, comme la mise en place de l'un des plus grands vergers de l'île de Nuku Hiva ; Le lycée agricole des Marquises, quant à lui, souhaite mettre en valeur son engagement en faveur d'une agriculture durable, efficace et moderne ; Et le lycée agricole d’Opunohu, à Moorea, insiste sur le besoin de former des générations d’ingénieurs et de scientifiques pour permettre d’atteindre la souveraineté alimentaire du fenua.
# Deuxième conférence de presse en moins d’une semaine pour le Syndicat des agriculteurs de Polynésie (SAP), désormais prêt à manifester contre la perspective de levée des quotas d’importation des fruits et légumes. Si certains vont jusqu’à demander la démission du ministre de l’Agriculture, la prochaine étape devrait prendre la forme d’une rencontre avec les instances économiques et agricoles du Pays, la semaine prochaine. Pour le SAP, “l’enjeu, c’est l’avenir des agriculteurs”. Sollicité, le ministère a tenu à “rassurer” les professionnels et la population dans un communiqué.
Les inquiétudes s’accumulent. Après avoir dénoncé le projet de loi du Pays étoffant la liste des restrictions sur les pesticides* il y a quelques jours, le jeune Syndicat des agriculteurs de Polynésie (SAP) a tenu une deuxième conférence de presse, ce jeudi, à Papara. En cause : la tenue prochaine d’une réunion interministérielle qui doit statuer sur la levée des quotas d’importation des fruits et légumes.
Un “non-sens” pour la quinzaine de professionnels en présence, dont l’ancien ministre Kalani Teixeira.
(…) Pour le syndicat, le “scandale” porte aussi sur l’importation de produits traités avec des substances interdites en Polynésie française. Face à cette “concurrence déloyale”, le SAP demande un moratoire sur l’interdiction des néonicotinoïdes et du fipronil afin de protéger la saison de plantation en cours, le temps de trouver des alternatives économiquement viables et techniquement prouvées. Il préconise la tenue d’un colloque sur l’agriculture à l’assemblée de la Polynésie française “avant toute ouverture de quotas”, la mise en place de “clauses miroirs” pour protéger les consommateurs et les producteurs locaux, ainsi qu’un débat sur les limites maximales de résidus (LMR) des produits importés.
(…) Déjà confrontés aux aléas climatiques, les exploitants interrogés s’opposent à l’ouverture des vannes des importations, craignant de voir s’accroître les difficultés à écouler leurs productions et diminuer les emplois.
(…) Certains, dont le président par intérim du SAP, Apera Iorss, vont jusqu’à demander la démission du ministre de l’Agriculture, Taivini Teai (lire l'interview). Le vice-président du syndicat, Kalani Teixeira, ne soutient pas pour l’instant cette approche, privilégiant la voie du dialogue tout en rappelant que “le Service de développement rural doit être au service des agriculteurs, pas contre les agriculteurs”. Parmi les propositions citées, il suggère par exemple la création d’un label propre à l’agriculture raisonnée sur la base d’une charte environnementale et sociale. (…)
Quotas d’importation : les agriculteurs interpellent le Pays (Tahiti Infos)
Face à une « catastrophe » annoncée, le syndicat des agriculteurs de Polynésie alerte sur la fragilisation du secteur primaire au fenua. Les exploitants dénoncent l'impact potentiel de la loi sur les pesticides et s'inquiètent d'une « libération totale » supposée imminente des quotas d'importation. De son côté, le gouvernement dément toute mesure de ce type et assure vouloir soutenir durablement la production locale.
Le climat social s’alourdit dans les champs du fenua. En moins d’une semaine, le syndicat des agriculteurs polynésiens a multiplié les interventions pour dénoncer une fragilisation sans précédent du secteur primaire. Entre une loi sur les pesticides* jugée discriminatoire et la peur d’une ouverture des vannes aux produits étrangers, les professionnels craignent le pire.
(…) Au-delà des décisions locales, le syndicat s’alarme des répercussions de la guerre au Moyen-Orient. Selon les professionnels, l’explosion des coûts de production rend la compétition avec l’importation impossible. « Elle a eu une répercussion immédiate sur la flambée du prix du baril du pétrole. En moins de deux semaines, il a doublé », observe Kalani Teixeira, avant de poursuivre : « Le pétrole, c’est la base même de l’engrais. J’ai vu que les prix du conteneur, les intrants qu’on utilise, les pesticides, tout ce qui est les graines, ça va augmenter. J’ai bien peur que les agriculteurs ne puissent pas suivre » .
Face à cette levée de boucliers, le gouvernement a publié une mise au point en fin de journée. Le ministère de l’Agriculture l’assure : il n’y a pas de texte législatif en cours sur la fin des quotas.
(…) En réponse aux préoccupations exprimées ces derniers jours au sein du monde agricole, le ministère (…) tient à préciser « qu’aucun texte relatif à la mise en place de nouveaux quotas d’importation de fruits et légumes n’a été pris en Conseil des ministres », précise le communiqué officiel.
« Dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes, le gouvernement de la Polynésie française réaffirme au contraire sa volonté de renforcer la production locale et de développer la souveraineté alimentaire du territoire » , ajoute le Pays. (…). Le gouvernement promet enfin que « toute évolution éventuelle du cadre réglementaire serait, le cas échéant, conduite dans un esprit de concertation avec les acteurs concernés et dans la plus grande transparence ».
Quotas d’importation de fruits et légumes : imbroglio entre agriculteurs et gouvernement (TNTV)
La Chambre de l’agriculture, tout comme le Syndicat des agriculteurs de Polynésie, demande une rencontre avec le gouvernement à propos des quotas d’importation de fruits et légumes. Une levée partielle et temporaire de ces quotas a été discutée dans une réunion technique, soulevant des craintes de « mise à mort » de la production locale. Devant le tollé, l’exécutif assure qu’aucun texte n’était aujourd’hui sur la table et que toute « évolution potentielle du cadre réglementaire » serait conduite dans la « concertation » et la « transparence ».
La libéralisation des importations de fruits et légumes sur une phase test de six mois, évoquée par les ministères de l’Économie et de l’Agriculture, inquiète le Syndicat des agriculteurs de Polynésie (SAP), mais aussi la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL). Cette dernière était convoquée ce mercredi, comme l’a relaté Tahiti Infos, à une réunion avec les deux ministres concernés, ainsi que la Direction générale des affaires économiques et en présence de deux agriculteurs, afin d’évoquer cette épineuse question.
Il s’agissait d’une « réunion technique pour entendre les représentants sur la proposition de changer le système des quotas », a fait savoir le ministère de l’Agriculture, qui précise qu' « il ne s’agit pas de lever les importations mais de réévaluer le niveau de la consommation locale » selon les réalités actuelles, chose qui n’a pas été faite depuis 2008.
Si la mesure test n’est aujourd’hui qu’au stade de la discussion, selon le ministère, elle alarme déjà les représentants des agriculteurs. « On est très frileux sur ce sujet-là car il y a beaucoup d’enjeux », confie Marc Fabresse, directeur de la CAPL, qui ajoute qu’il faut encore « discuter et être constructif, car rien n’est acté ». Cette mesure « ne concerne pas tous les fruits et légumes » et des « garde-fous » doivent être mis en place, mais elle comporte néanmoins des « risques importants car on va dans l’inconnu ». Si ces risques ont été présentés lors de la réunion par la CAPL, cette dernière a de surcroît envoyé un courrier ce jeudi au Pays, afin de solliciter une rencontre sur le sujet. En plus d’être défavorable à l’expérimentation, la CAPL est également défavorable à la date évoquée, dès le mois de mai, pour la mise en place de cette mesure. « C’est Matari’i i raro, ce n’est pas la saison adaptée car c’est la période où les productions locales reviennent en force », explique Marc Fabresse, qui tempère malgré tout en évoquant une « réunion intéressante et très constructive » mercredi, qui a permis de nourrir le débat. La CAPL attend maintenant un second rendez-vous afin d’obtenir davantage de détails et de « trouver des solutions pour améliorer les relations commerciales », en incluant les agriculteurs aux discussions.
Le ministre de l’Agriculture a diffusé en fin de journée, ce jeudi, une communication précisant « qu’aucun texte relatif à la mise en place de nouveaux quotas d’importation de fruits et légumes n’a été pris en Conseil des ministres » et que « toute évolution éventuelle du cadre réglementaire serait, le cas échéant, conduite dans un esprit de concertation avec les acteurs concernés et dans la plus grande transparence ». Marche arrière ? Pas entièrement. Le ministère de Taivini Teai, « dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes » dit vouloir à la fois « soutenir durablement l’agriculture locale », « développer la souveraineté alimentaire du territoire » et « sécuriser l’approvisionnement alimentaire de la Polynésie française ». Ce qui implique tout de même de travailler sur cette question des quotas d’importations.
« Rien n’est acté » sur les quotas de fruits et légumes, mais le secteur reste inquiet (Radio 1)
Les agriculteurs du Fenua sont en colère. Déjà passablement échaudés par le projet de texte sur l’obligation sur le stockage, l’utilisation, la production et la formation aux pesticides agricoles, le Syndicat des agriculteurs de Polynésie, s’apprête à rencontrer la presse une nouvelle fois, ce jeudi, pour dénoncer ce qu’ils annoncent déjà comme “la mise à mort de l’agriculture locale”.
Depuis une dizaine de jours, lors de la dernière conférence agricole, le syndicat s’inquiète des travaux menés par le ministère de l’Économie et la Direction de l’agriculture (DAG) pour lever les quotas d’importation des fruits et légumes en Polynésie française.
Sur l’autel de la baisse des prix en magasin, il y a deux ans, le Pays avait déjà mis un sérieux coup de canif dans la production locale avec l’ouverture du marché des yaourts aux produits étrangers. Résultat : l’arrivée rapide dans les grandes surfaces, de yaourts et fromages blancs de marques françaises, néo-zélandaises et même espagnoles, au détriment, en rayonnage, des yaourts produits localement.
Voilà que le Pays, sous l’impulsion du ministère de l’Économie, semble vouloir remettre le couvert avec les fruits et légumes. Une mesure que ne comprennent pas les représentants du Syndicat des agriculteurs (SAP). (…) L’idée, “bureaucratique” critique le syndicat, serait de libéraliser les importations jusqu’alors contraintes par des quotas pour faire baisser les prix. Une commission interministérielle devait d’ailleurs se tenir mercredi sur le sujet entre le ministère de l’Économie, la DAG et la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL). Une commission lors de laquelle le Pays est resté sur le projet de tester ce dispositif pendant six mois. (…)
La crainte est à regarder aussi du côté de la géopolitique internationale selon le syndicat. “Si les conflits se poursuivent, que les hausses du pétrole continuent, on aura l’air malin avec nos produits importés hors de prix. Et si une autre crise Covid intervient… On met quoi dans nos assiettes, sans bateaux ni avions pour ravitailler ?”
(…). En 2023, le programme du Tavini avec lequel la majorité de l’assemblée a été élue, puis le président du Pays nommé, se faisait fort de “pratiquer une agriculture durable, promouvoir la consommation d’aliments locaux”. Le Tavini s’engageait aussi à “inciter les familles à consommer des produits locaux, instaurer une priorité aux produits locaux dans les cantines” et “promouvoir les circuits courts” pour “protéger la production locale” et “permettre à l’agriculteur de vivre de son activité”.
Avec ce projet, le gouvernement irait dans le sens inverse de ces propositions et n’aurait plus besoin d’un ministre de l’Agriculture qu’à mi-temps. L’année dernière, le gouvernement a pris la décision de retoucher sa réglementation sur les pesticides à usages industriels et agricoles, en supprimant les néonicotinoïdes des autorisations d’utilisation. Un an après, les professionnels font grise mine. “Les choux, cette année, c’est la catastrophe”, assurent-ils. “L’interdiction d’usage des néonicotinoïdes pèse lourd et nous sommes déjà inquiets pour les futures productions de pastèques, melons et carottes”, expliquent-ils.
(…). Autre sujet d’inquiétude : l’explosion à venir du prix de l’engrais. Les Chinois ont fermé leurs exportations pour garder leurs stocks, et les autres grandes firmes de production sont en Ukraine, en Russie, en Israël et en Finlande. (…)
Une loi pour “tuer l’agriculture locale” (Tahiti Infos) 11 Mars 2026
* Pour rappel: Les pesticides en question (AvA-Infos)10/03/26
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# Manate Vivish, directeur de la compagnie Air Tahiti à la retraite, s'est reconverti dans l'agriculture. En 2021, il a lancé sa production d'oranges et de mangues à Nuku Hiva pour approvisionner la Polynésie.
Vue du ciel, la vallée de Haka'ea dévoile l'un des plus grands vergers de l'île : 4 000 orangers et 2 000 manguiers parfaitement alignés y poussent depuis 2023. C'est le projet de Manate Vivish, l'ancien directeur d'Air Tahiti. Pendant la crise sanitaire du covid, il a un déclic : « après l'expérience qu'on a tous vécue en 2020 avec le covid, où on a vu à quel point on était fragile, car dépendant des importations », confie Manate.
À sa retraite, il se reconvertit alors dans l'agriculture et choisit les Marquises, convaincu que la terre et le climat y donnent une saveur unique aux fruits. « L'idée c'est de contribuer à rendre le Pays plus autonome en terme alimentaire. Donc j'ai choisi le secteur des oranges parce que les Marquises sont un pays de rêve pour les agrumes », poursuit-il.
Ce rêve, il a fallu le construire. Près de deux ans ont été nécessaires pour aménager le terrain et installer l'irrigation. Aujourd'hui, le verger s'étend sur quinze hectares. Les premières oranges ont été récoltées l'année dernière : six tonnes ont déjà été expédiées à Tahiti. (…). Ce verger s'inscrit surtout dans un plus vaste projet : approvisionner le marché polynésien. Un secteur au fort potentiel qui contribue aussi à créer des emplois sur l'île. Manate embauche déjà 3 personnes en CDI. (…)
« Contribuer à rendre le Pays plus autonome en terme alimentaire » : aux Marquises, immersion dans le verger de Manate Vivish (Polynésie 1ère)
# Le lycée agricole des Marquises a ouvert ses portes au public cette semaine pour une journée dédiée à la découverte des infrastructures, au travail des étudiants, à la mise en valeur des carrières du secteur primaire et à la valorisation de l’autonomie alimentaire. L’occasion également pour les visiteurs de prendre connaissance des innovations de l’établissement.
Lors de sa journée portes ouvertes, cette semaine, le lycée agricole St Athanase des Marquises a présenté aux visiteurs des formations allant de la troisième au CAP, puis au bac professionnel, l’établissement et des expositions relatives aux travaux des élèves, ainsi que des ateliers techniques et pratiques.
Cette année, l'établissement se concentre sur trois orientations majeures. L'élevage de poules pondeuses est l’une de ces orientations phares. (…) La porcherie du lycée est un autre exemple de son engagement en faveur de l'agriculture locale. (…) Depuis quelques années, le lycée agricole marquisien a également mis l'accent sur la culture d'agrumes, notamment les pamplemousses. (…)
Mais l’établissement a aussi souhaité mettre en valeur son engagement en faveur de l'agriculture durable, efficace et moderne. (…) Ainsi à l’occasion de cette journée d’ouverture au public, sous le leitmotiv “Une agriculture réfléchie et écologique”, le directeur du lycée agricole, le frère Rémy Quinton, a invité les visiteurs à découvrir ou redécouvrir les métiers du secteur primaire, souvent méconnus ou sous-estimés. (…). “ L’agriculture est un secteur d’avenir, particulièrement adapté aux archipels éloignés, qui demande des compétences nouvelles et variées. Il y a là un fort potentiel économique qu’il ne faut pas négliger et qu’il faut au contraire développer.”
L’agriculture, un choix d’avenir pour la jeunesse des Marquises (Tahiti Infos)
# À la veille de sa journée portes ouvertes, le lycée agricole d’Opunohu à Moorea met en avant ses nouvelles formations. L’établissement développe notamment des filières maritimes et renforce son offre vers l’enseignement supérieur et scientifique. Son proviseur, Abdallah Baha, était l’invité café de la matinale radio ce vendredi.
Créé en 1972, le lycée agricole d’Opunohu fait figure d’établissement historique en Polynésie française. Aujourd’hui, il accueille environ 240 élèves venus de tous les archipels, dont une grande partie en internat.
(…). Parmi les nouveautés, l’ouverture prochaine d’un bac professionnel maritime polyvalent (pont et machines). Une filière qui répond à un besoin identifié sur le territoire. (…). Autre axe de développement : l’environnement, avec un BTS consacré à la gestion et à la protection de la nature. « On a une biodiversité exceptionnelle aux Fenua. Il est important de la préserver et de la valoriser. » y explique Abdallah Baha, Le proviseur souhaite déconstruire les idées reçues sur l’enseignement agricole. «L’enseignement agricole, ce n’est pas la voie de l’échec. Il y a de l’excellence, il y a de la réussite », affirme-t-il. Avec des taux de réussite proches de ceux de la métropole et un nombre croissant de mentions, l’établissement accompagne désormais ses élèves vers des études longues. Pour Abdallah Baha, l’enjeu est stratégique : « On a besoin de former des générations d’ingénieurs, de scientifiques pour permettre d’atteindre cette souveraineté alimentaire à laquelle on est tous attachés ». Le projet pédagogique repose sur un équilibre entre enracinement et ouverture internationale. (…) Pour découvrir ces formations et la vie du campus, le lycée agricole d’Opunohu organis(ait) sa journée portes ouvertes ce samedi 21 mars, de 8h à 12h, sur son site de Moorea. (…)
Invité café : « L’enseignement agricole, ce n’est pas la voie de l’échec », affirme Abdallah Baha, proviseur du lycée agricole d’Opunohu (Polynésie 1ère)

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