Après le texte porté par le ministère de l’Agriculture - visant à mieux encadrer la commercialisation, l’importation et l’utilisation de pesticides sur le territoire -, la perspective de levée des quotas d’importation des fruits et légumes suscite la levée de boucliers du syndicat des agriculteurs de Polynésie (SAP), qui alerte sur la fragilisation du secteur primaire au fenua. De son côté, le gouvernement dément toute mesure de ce type et assure vouloir soutenir durablement la production locale et parle d'une mesure test qui n’est aujourd’hui qu’au stade de la discussion. Un sujet sensible, entre recherche d'autonomie alimentaire, protection de l'environnement et conditions économiques viables pour les agriculteurs ; Des projets ambitieux voient pourtant le jour, comme la mise en place de l'un des plus grands vergers de l'île de Nuku Hiva ; Le lycée agricole des Marquises, quant à lui, souhaite mettre en valeur son engagement en faveur d'une agriculture durable, efficace et moderne ; Et le lycée agricole d’Opunohu, à Moorea, insiste sur le besoin de former des générations d’ingénieurs et de scientifiques pour permettre d’atteindre la souveraineté alimentaire du fenua.