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La ville de Papeete a organisé une journée de sensibilisation, destinée en priorité aux habitants de huit maisons de quartier de la capitale, visant à informer sur la gestion de la ressource en eau, la protection des écosystèmes et les liens entre environnement et santé ; La lutte contre la pollution plastique prend une dimension éducative et internationale. Des lycéens de Tairapu Nui et des élèves du collège Lalice de Belgique travaillent ensemble afin de trouver des innovations et des alternatives et élaborent un projet de loi pour réduire l’impact du plastique dans les océans ; À Tautira, berceau du va’a, s’est tenu ce samedi 18 avril une journée portes ouvertes dédiée à la navigation ancestrale. Sur l’eau, impossible de naviguer sans connaître le rāhui. Une règle ancestrale qui protège le lagon et ses ressources ; Une riche programmation est proposée du 19 au 23 mai, dans le cadre de Matarii i raro. L’objectif est clair : sensibiliser, transmettre et valoriser une culture vivante, au cœur d’une stratégie de tourisme durable ; La direction de la construction et de l’aménagement vient de mettre en ligne un nouveau site, arai.gov.pf, une carte qui détaille zone par zone les risques naturels en Polynésie française.

 

 

 

 

# La ville de Papeete a organisé la toute première Fête de l’eau ce mardi 14 avril, de 9 heures à 14 h 30, au parc Bougainville. Cette journée de sensibilisation, destinée en priorité aux habitants de huit maisons de quartier de la capitale, visait à informer sur la gestion de la ressource en eau, la protection des écosystèmes et les liens entre environnement et santé. Tout au long de la Fête de l'eau, cinq ateliers pédagogiques ont été animés par différents acteurs, tels que la Polynésienne des Eaux et la Direction de l'environnement.

Une première pour la Fête de l'eau à Papeete (Tahiti Infos)

L’eau, une ressource précieuse. Papeete organisait ce mardi la fête de l’eau. Une journée dédiée à la sensibilisation et au partage des connaissances. Les habitants des quartiers de la capitale se sont réunis au parc Bougainville pour participer à plusieurs ateliers pour mieux comprendre le parcours de l’eau.
Potable, elle coule dans les robinets de Papeete de manière courante. Mais avant d’arriver dans les foyers, l’eau a cheminé tout au long de la vallée de la Fautaua. La commune organise la fête de l’eau : objectif sensibiliser les habitants des quartiers de Titioro, Taunoa ou encore Tipaerui sur les enjeux liés à la gestion de la ressource. « C‘est important de rappeler à la population qu’on a une ressource en abondance, chose qui n’est pas tout le temps possible partout dans les lieux, souligne Maude Huet, chargée de mission et responsable des actions de proximité. Et donc c’est très important de rappeler à notre population que l’eau elle est courante et elle est potable.
À travers des ateliers ludiques, le public découvre le cycle de l’eau, son traitement et l’importance d’une consommation responsable. (…) Consommer l’eau potable du robinet permet de réduire ses dépenses et de réduire le nombre de bouteilles en plastique.
En 2025, un foyer de 4 personnes consommait en moyenne 240 bouteilles d’un litre par mois, c’est 8 bouteilles par jour. La préservation des rivières dans les vallées est à la fois un enjeu sanitaire et environnemental.

La ville de Papeete sensibilise ses quartiers aux enjeux de l’eau (TNTV)

 

# Trouver des innovations et des alternatives au plastique : c’est le projet d’une classe de 1ère du lycée Taiarapu Nui. Soutenue par  le programme Erasmus, cette classe a pu se rendre en Belgique afin d’y trouver des réponses et échanger avec des  lycéens belges. Lundi, ils étaient à nouveau tous réunis au lycée Taiarapu Nui pour une présentation d’un produit réalisé à partir de tronc de bananier et de bagasse de canne à sucre, une alternative potentielle au plastique.
C’est peut-être la solution du futur, l’alternative au plastique tant attendue : un produit innovant réalisé à partir de tronc de bananier et de canne à sucre a été présenté lundi à des élèves du lycée de Taravao et du collège de la Lys, en Belgique.
À première vue, cette matière a la même épaisseur que trois feuilles. Dessiner dessus ne pose aucun problème pour Vairu Tamata, élève de 1ère au lycée Taiarapu Nui : « Juste ça, c’est un grand pas en avant, parce que c’est utile, ça peut remplacer le plastique, ça a toutes ses caractéristiques sans polluer. »
« C’est très écologique, c’est cool de penser à l’environnement et c’est agréable de colorier dessus
 », le rejoint Olwen Leleu, venue de Belgique grâce au programme Erasmus.
Feuille de dessin, cartes postales et même sacs à emballage, les utilisations sont nombreuses. « On a créé une nouvelle filière, c’est la transformation de végétal en emballage », raconte Ioteve Mendiola, responsable de production de la société Biobase. « On récupère les résidus agricoles comme les troncs de bananier, la canne à sucre et les ananas », précise-t-il.
(…) « Aujourd’hui, il s’agissait de voir s’il n’y avait pas des innovations pour remplacer la matière plastique et demain, on verra des artisans pour voir s’il n’y a pas dans l’ancien temps des initiatives ou des idées de bon sens pour remplacer les contenants plastiques. » (Ariitea Bernadino, professeur porteur du projet)
Pour couronner ce projet, la classe a rédigé un projet de loi pour limiter la pollution plastique. Il sera présenté mardi prochain devant les élus de la commission du développement durable.

Développement durable : les lycéens de Taravao montrent la voie (Polynésie 1ère)

La lutte contre la pollution plastique prend une dimension éducative et internationale. Des lycéens de Tairapu Nui et des élèves du collège Lalice de Belgique travaillent ensemble sur un projet de loi pour réduire l’impact du plastique dans les océans. Depuis le vendredi 17 avril, ils échangent, enquêtent et proposent des solutions concrètes, avec pour objectif de devenir acteurs du changement. Un projet rendu possible grâce au programme pédagogique Erasmus.
Un projet pédagogique qui dépasse le cadre scolaire. À l’initiative de ce partenariat entre la Polynésie française et la Belgique, des enseignants et leurs élèves se mobilisent autour d’un enjeu mondial : la pollution plastique.
« Il y a de cela quelques semaines on était en Belgique, on a déjà commencé à réfléchir, à travailler avec les partenaires belges sur cette problématique. Et là, le meeting polynésien s'inscrit dans cette continuité », précise Ariitea Bernadino. « On voulait un peu que les élèves jouent le rôle d'une commission ou d'une mission législative », ajoute ce professeur d'histoire-géo au lycée Taiarapu Nui. «C'est à dire que pour rédiger leur projet de loi, qu'ils aillent sur le terrain, qu'ils interrogent des professionnels, qu'ils réfléchissent aussi entre eux pour élaborer la proposition de loi la plus adaptée, tant au contexte polynésien qu'au contexte belge. »
Ce projet s’inscrit dans une collaboration déjà engagée avec des partenaires belges. Après ce premier déplacement en Belgique, les élèves poursuivent aujourd’hui le travail en Polynésie, avec un objectif clair : élaborer une proposition de loi.
(…) Au cœur des réflexions : les micro plastiques, invisibles mais particulièrement nocifs pour les océans. À travers rencontres et interventions, les élèves vont tenter de proposer de nouvelles alternatives. « C'est un projet Erasmus qui a pour finalité de présenter un projet de loi à l'Assemblée polynésienne, qui va aussi pouvoir servir plus tard à l'Europe », affirme Esteban Deventer, un élève Belge. « C'est quelque chose d'important pour le futur de la planète. Et pouvoir voir l'impact directement ici, c'est une opportunité unique. »
Un échange enrichissant entre deux territoires éloignés, mais confrontés aux mêmes défis. Et peut-être, à la clé, des idées capables d’inspirer les décideurs du Fenua et pourquoi pas à plus grande échelle.

ERASMUS. Des lycéens de Taiarapu Nui et de Belgique collaborent sur un projet de loi pour lutter contre la pollution plastique (Polynésie 1ère)

 

# À Tautira, berceau du va’a, s’est tenu ce samedi 18 avril une journée portes ouvertes dédiée à la navigation ancestrale. Au programme : plusieurs ateliers autour de l’océan dédié au public. L’occasion aussi de célébrer un an de navigation pour Rapa-Atea, un projet familial qui renoue avec la pirogue à voile traditionnelle.
Avant de prendre la mer, tout commence par des ateliers sur terre. D’abord la maîtrise des nœuds, essentielle à la sécurité, puis la lecture du vent, des courants et des étoiles. Car la navigation traditionnelle est un langage qu’il faut maîtriser jusqu’au bout des doigts. Un atelier animé par l'association Aroha Ai'a.
(…) Sur l’eau, impossible de naviguer sans connaître le rāhui. Une règle ancestrale qui protège le lagon et ses ressources. À travers un atelier de sensibilisation, même les novices repartent avec les bases. « On a du mal, surtout avec nos gens pas avec les gens extérieurs, c'est ça qui est un peu dommage. Ils savent que c'est primordial, mais il y a, comme dans toute société, des gens qui vont tricher », se désole Éric Pédupèbe, président de l’association Tautira Reef
Dans la baie de Te ‘afa, berceau du va’a, la pirogue à voile Rapa-Atea fête sa première année de navigation..
(…) Dans la continuité du projet Rapa-Atea, l’association Aroha Ai’a poursuit la transmission de l’héritage du va’a, à travers des interventions auprès des scolaires et des journées d’immersion.

Rapa Atea, la pirogue de la transmission des savoirs ancestraux (Polynésie1ère)

 

# À partir du 20 mai prochain, le fenua entrera dans la période du Matari’i i raro, une saison culturelle marquée symboliquement le 21 mai. À cette occasion, une programmation riche est proposée du 19 au 23 mai. L’objectif est clair : sensibiliser, transmettre et valoriser une culture vivante, au cœur d’une stratégie de tourisme durable.
Après les célébrations de Matarii i ni’a, qui avaient trouvé leur public sous un format inédit en novembre dernier, les autorités souhaitent marquer l'entrée dans la période du Matari’i i raro. Entre le 19 et le 23 mai, il y aura des ateliers pédagogiques autour de la culture polynésienne, des expositions, des démonstrations artisanales, ainsi qu’une projection en plein air lors de la Nuit des musées dans les jardins de Paofai. Accessible à tous - scolaires, familles, habitants et visiteurs -, cet événement met en lumière les savoirs et traditions locales. En amont, un cycle de conférences hebdomadaires débute au Musée de Tahiti et des Îles, réunissant des figures emblématiques pour échanger sur les cycles naturels et les rites liés à Matari’i. (…)

Matari’i i raro : mettre en lumière les traditions locales pour un tourisme plus durable (Polynésie 1ère)

Après les festivités de Matari’i i ni’a en novembre dernier, le Pays poursuit sur sa lancée avec un événement organisé le mois prochain autour de Matari’i i raro, le cycle du calendrier traditionnel polynésien marqué par la disparition des Pléiades. Pour célébrer cette saison qui invite à ralentir le rythme, Tahiti Tourisme, la Maison de la culture et leurs partenaires ont prévu plusieurs jours de festivités, entre ateliers, projections et expositions, avec comme objectif affiché « la transmission, la sensibilisation et l’information de la population, mais aussi des touristes », au concept de Matari’i i raro. Cela commence dès la semaine prochaine, avec des conférences au musée, mais le cœur des festivités est prévu autour du 20 mai, premier jour de cette nouvelle « saison d’introspection ».  
(…) Dans la continuité de ce qui avait été fait l’an dernier, Tahiti Tourisme et la Maison de la culture s’associent à nouveau autour de cet événement, afin de proposer de nouvelles animations destinées au grand public. « L’objectif de ces célébrations, c’est de sensibiliser et informer pour que chacun, en particulier notre jeunesse, s’approprie ces concepts », explique Vaihere Lissant, directrice générale de Tahiti Tourisme. « Matari’i i ni’a, c’était la festivité, mais aussi la transmission, avec un gros événement à Papeete, mais aussi à Tautira. Là, Matari’i i raro, c’est la période de sobriété, donc c’est plus humble. Mais l’objectif de transmission, de sensibilisation et d’information de la population locale, comme des visiteurs sur notre destination, est le même. »
(…) Si l’objectif des deux événements est le même, le programme a quant à lui évolué. Placé sous le thème Fa’a’i, qui signifie « remplir », cette nouvelle édition, organisée du mardi 19 au samedi 23 mai, est davantage axée sur l’apprentissage et la sensibilisation, avec l’organisation de plusieurs temps de réflexion. Dès la semaine prochaine, le Musée de Tahiti et des îles accueillera un cycle de conférences animées par plusieurs personnalités du monde de la culture : Edgar Tetahiotupa, Christine Briant, Tamatoa Bambridge et Johann Hironui Bouit. Il y sera question des liens entre l’eau, les étoiles, les cycles saisonniers, le rāhui et les pratiques culturelles. En clôture des festivités, la Nuit des musées, organisée le 23 mai, s’inscrira également dans le cadre de Matari’i i raro cette année.
(…) L’ensemble de la programmation, ainsi que des explications détaillées sur l’origine et la symbolique de cette période culturelle, est à retrouver sur le site matarii.pf.

En mai, le Pays célèbrera Matari’i i raro, saison de la « sobriété » et de « l’introspection » (Radio 1)

 

 

# La direction de la construction et de l’aménagement vient de mettre en ligne un nouveau site, arai.gov.pf, une carte qui détaille zone par zone les risques naturels en Polynésie française. Éboulement, inondation, érosion, glissement de terrain, coulée de boue… les aléas naturels sont tous répertoriés, avec lieu précis, date et descriptif, pour chacun d’entre eux. Avec ce nouveau site, la DCA souhaite « entretenir la mémoire des catastrophes passées », « sensibiliser la population » et contribuer « aux bonnes pratiques pour des projets d’aménagement ».
Après le glissement de terrain qui a fait huit morts à Afaahiti en novembre dernier, beaucoup de personnes se sont demandé quels étaient les risques chez eux. Le président du Pays, Moetai Brotherson, reconnaissait avoir reçu de nombreux messages pour dénoncer des travaux, s’inquiéter d’une falaise ou montrer des changements sur certains terrains.
Une inquiétude qui avait déjà été prise en compte même avant le drame de Afaahiti puisqu’une étude avait été menée en 2024 par la direction de la construction et de l’aménagement (DCA) auprès de 1 500 personnes vivant en Polynésie sur les risques naturels. En conclusion, le service constatait que la population avait une « conscience globale des risques naturels », mais elle demeurait « insuffisamment informée de son exposition individuelle ».
(…) La DCA vient donc apporter une réponse avec ce nouveau site, pensé par son bureau en charge de la prévention des risques naturels, arai.gov.pf, qui donne « des données localisées et facilement consultables ». On retrouve les cartes du cadastre des différentes îles de la Polynésie avec les références de chaque parcelle où des étoiles ont été placées pour indiquer un aléa naturel. Chute de blocs, glissement de terrain, éboulement, érosion… Tout est indiqué et à chacune de ces étoiles, on retrouve l’endroit précis, la date et la description de l’événement. Des références de surcote cyclonique sont également indiqués. La carte peut aussi se charger par aléas : inondation, mouvement de terrain, submersion et ce sont alors des couleurs qui apparaissent montrant très exactement le niveau de risque par parcelle. (…)

Éboulement, glissement de terrain, érosion… une nouvelle carte détaillée risque par risque (Radio 1)

En préparation depuis plusieurs mois, le site arai.gov.pf⁠. de la Direction de la construction et de l’aménagement (DCA) vient d'être mis en ligne. Une carte interactive de la Polynésie française qui recense, zone par zone, les risques naturels en Polynésie française. Objectif : entretenir la mémoire des catastrophes, sensibiliser la population et mieux encadrer les projets d’aménagement.
(…). Fruit de plusieurs mois de travail, cet outil centralise des données accumulées sur le terrain et issues d’études menées sur plusieurs années. Des informations récupérées « au fil de l’eau » , explique le directeur de la DCA, Ian Vanizette. « On suit les évènements. Nos équipes se déplacent sur le terrain lorsqu’il y’a des évènements marquants. Ils apportent leur expertise en qualité d’ingénieur géotechnicien à la population, ils interviennent aussi en soutien technique pour conseiller les pouvoirs publics. Nous avons aussi des informations recueillies grâce à des études réalisées sur plusieurs années et qui viennent parfaire nos connaissances des risques sur le territoire » , explique-t-il.
La plateforme permet de visualiser une carte cadastrale détaillée où chaque parcelle est identifiée. Des repères indiquent les événements passés : chutes de blocs, glissements de terrain, érosion ou encore inondations. Pour chaque point, une localisation précise, une date et une description détaillée sont disponibles.
(…). Au-delà de la cartographie, le site propose également un historique documenté des événements marquants, avec légendes et photos à l’appui. Des données régulièrement mises à jour pour affiner la connaissance des risques.
« Cela permet de savoir, quand on est propriétaire terrien ou que l’on a un projet à réaliser, de localiser sa parcelle et voir comment elle est exposée aux différents aléas naturels; L’autre chose, c’est sensibiliser sur les phénomènes naturels à travers un petit historique sur les évènements marquants qui sont là pour rappeler ce qui peut se produire sur nos terrains, sur les différentes îles » , résume Émilie Chapelier, chargée de la prévention des risques à la Direction de la Construction et de l’aménagement.
Pensé à la fois pour les particuliers et les porteurs de projets, Arai.gov.pf se veut, en somme, un outil d’aide à la décision, gratuit et accessible à tous.

Arai, une carte interactive pour mieux répertorier et prévenir les risques naturels (TNTV)

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