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L'Agence française de développement (AFD) a signé son soutien à quatre projets associatifs dans le cadre du fonds Paturu, un dispositif issu du Mécanisme de développement durable (MDD) destiné à accompagner des initiatives locales à fort impact social, environnemental et culturel ; La société d’ornithologie Manu a présenté son bilan 2025, soulignant quelques succès : notamment, deux espèces d’oiseaux, le monarque de Tahiti et celui de Fatu Iva, en voie d’être sauvés de l’extinction ;  La Fondation Anāvai a lancé une collecte afin d’aider l’association Dauphins de Rangiroa à créer une bande dessinée consacrée aux interactions entre les dauphins et les activités touristiques dans la passe de Tiputa. Un projet pédagogique décliné en quatre langues ;  L’association de protection des mammifères marins Oceania a publié une charte accessible en ligne pour mieux protéger les baleines ; Rapport 2024-2025 du CSE sur la qualité bactériologique des eaux de baignade en Polynésie française : un bilan globalement positif, mais des zones à éviter ; À Punaauia, près de 600 élèves bénéficieront de salles de classe climatisées grâce à des installations centralisées alimentées par des panneaux photovoltaïques.

 





# L’Agence française de développement (AFD) a dévoilé quatre lauréats du fonds Paturu, destiné à soutenir des projets associatifs en faveur du développement durable. Parmi eux, le booktruck itinérant de l'Association des Éditeurs de Tahiti et des Îles, qui sera acheminé à bord des goélettes pour apporter cinéma, lecture, et espace de création numérique aux habitants des archipels.
Quatre projets associatifs locaux bénéficieront du fonds Paturu, géré par l’Agence française de développement (AFD).
Le premier, Théâtre Forum Climat, piloté par l’association Zéro Déchet Tahiti, s’est vu attribuer une enveloppe de 15 000 euros (soit environ 1,79 million de Fcfp). Il doit permettre de sensibiliser 1 000 élèves de Tahiti, Moorea, Raiatea, Bora Bora et de la Presqu’île aux enjeux du changement climatique. (…)
Puis, l’association Association des Éditeurs de Tahiti et des Îles (AETI) bénéficiera d’une dotation majeure de plus de 300 000 euros (soit environ 35,8 millions de Fcfp) destinée à financer la construction d’un « Booktruck ». Véritable tiers-lieu culturel itinérant, ce véhicule conçu pour l’itinérance insulaire sera acheminé à bord des goélettes afin de sillonner l’ensemble des cinq archipels. (…)
Le projet FE’E–FAPE, porté par la Fédération des associations de protection de l’environnement (Te Ora Naho), reçoit un soutien de 60 000 euros (environ 7,16 millions de Fcfp). Regroupant 62 associations membres réparties sur tout le territoire, la FAPE entend renforcer l’efficacité de ses actions sur le terrain pour soutenir les politiques publiques de transition écologique. (…)
Enfin, 3 millions de Fcfp sont accordés au projet « Te Ara o Mai – The Path of Return », porté par ‘Arioi Expérience. Cette initiative accompagne un événement patrimonial d’envergure internationale : l’arrivée du célèbre Portrait de Mai au Getty Museum de Los Angeles. (…)

L’AFD finance la construction d’un booktruck itinérant dans les archipels (TNTV)

L'Agence française de développement (AFD) a signé son soutien à quatre projets associatifs dans le cadre du fonds Paturu, un dispositif issu du Mécanisme de développement durable (MDD) destiné à accompagner des initiatives locales à fort impact social, environnemental et culturel.
Ces premiers projets illustrent l'engagement de la société civile polynésienne en faveur de la jeunesse, de la culture, de l'environnement et de la cohésion des territoires.
Le premier projet, Théâtre Forum Climat, porté par Zéro Déchet Tahiti, sensibilisera 1 000 élèves de Tahiti, Moorea, Raiatea, Bora Bora et de la Presqu'île aux enjeux du changement climatique. (…)
Puis, avec le Booktruck, l'AETI proposera un véritable tiers-lieu culturel itinérant dans les cinq archipels. Transporté à bord des goélettes, il offrira une bibliothèque, une librairie spécialisée en littérature océanienne, un espace numérique, un studio podcast consacré aux traditions orales ainsi qu'un cinéma de plein air. (…)
Troisième projet, FE’E–Fape, porté par la Fédération des associations de protection de l’environnement – Te Ora Naho (FAPE). Il vise à renforcer durablement la capacité du réseau associatif environnemental polynésien à agir comme relais de terrain des politiques publiques environnementales. À travers la structuration du réseau, l’accompagnement des associations, la mutualisation des compétences et le développement de formations dédiées, le projet contribuera à mieux répondre aux enjeux prioritaires du territoire tels que la préservation de la biodiversité, la gestion des espaces naturels, la lutte contre les pollutions et l’adaptation au changement climatique. (…)
Enfin, le projet Te Ara o Mai – The Path of Return avec ‘Arioi Expérience, valorisera le patrimoine culturel polynésien à l'occasion de l'arrivée du Portrait de Mai au Getty Museum de Los Angeles. À travers un workshop réunissant artistes, chercheurs et institutions, le projet favorisera la transmission des savoirs vivants, le dialogue interculturel et le rayonnement international de la culture polynésienne, tout en produisant des ressources pédagogiques qui bénéficieront durablement au territoire.

L’AFD mise sur le développement durable (Tahiti Infos)



# Alors que le réchauffement climatique devient une dure réalité en Europe avec les feux et la sécheresse, en Polynésie aussi, on s’inquiète de l’avenir. Mais on garde espoir, notamment du côté de la société d’ornithologie Manu, qui a présenté son bilan 2025, soulignant quelques succès : deux espèces d’oiseaux, le monarque de Tahiti et celui de Fatu Iva, en voie d’être sauvés de l’extinction, des translocations qui ont fonctionné et męme un oiseau né d’un śuf incubé en captivité, qui grandit et va bien. Ces réalisations remarquables prouvent que les efforts de l’association « ne sont pas vains » pour sauvegarder les 30 espčces endémiques existantes en Polynésie. Lutte contre les espèces envahissantes, restauration des habitats et suivi des espèces : la SOP Manu est sur tous les fronts.
Plus de 1 200 hectares de forêts en gestion, un nouveau centre de soins à Toahotu qui a pu secourir plus de 470 oiseaux dont les trois quarts relâchés (des pétrels, des puffins, des noddis, des gygis) et 250 bénévoles qui se sont mobilisés pour participer à la préservation des écosystèmes et des oiseaux endémiques. La société d’ornithologie Manu a rendu public il y a quelques jours son bilan de l’année 2025 et, même si le réchauffement climatique suit son effrayante tendance, l’association reste optimiste et motivée.
(…) Un travail de fond mené avec passion par des amoureux de la nature et de la faune avicole bien particulière de Polynésie puisque le fenua compte « 30 espèces endémiques encore présentes » (des oiseaux qui ne vivent qu’en Polynésie), un chiffre qui fait du territoire « un espace unique », selon la vice-présidente de la SOP Manu Jeanine Parau. « Cinquante ont déjà disparu » par le passé après l’arrivée des Hommes sur les îles, ce qui permet de « comprendre la fragilité des espèces endémiques ». Et d’ailleurs, sur les 30 espèces endémiques, une vingtaine sont menacées de disparition et dix en « danger critique ».
(…) La société d’ornithologie mène désormais un programme de restauration sur l’île inhabitée de Meetia afin de créer un refuge sécurisé pour le monarque de Tahiti. Des « translocations » qui ont déjà été menées pour d’autres espèces…
(…). La vice-présidente de la SOP Manu précise aussi que tout ce travail de l’association a des conséquences globales pour la société : « Les espèces d’arbres qui ne sont pas indigènes ne sont pas adaptées à l’environnement. Ils tombent et ne retiennent pas les sols, qui glissent jusqu’au lagon et abîment les récifs coralliens. Quand les arbres ne sont pas feuillus, humides ou d’origine, ils peuvent brûler. C’est important d’avoir un écosystème sain, ça ne peut qu’être bénéfique pour l’être humain. » (…)

Le monarque de Tahiti en voie d’être sauvé de l’extinction (Radio 1)



# La Fondation Anāvai a lancé une collecte afin d’aider l’association Dauphins de Rangiroa à créer une bande dessinée consacrée aux interactions entre les dauphins et les activités touristiques dans la passe de Tiputa. Un projet pédagogique décliné en quatre langues.
Sensibiliser sans culpabiliser, en s’appuyant sur une histoire accessible à tous. C’est l’objectif de la future bande dessinée consacrée à Moana, une dauphine inspirée des grands dauphins qui fréquentent la passe de Tiputa, à Rangiroa.
Traduit en français, en anglais, en espagnol et en tahitien, l’ouvrage expliquera les risques liés aux interactions rapprochées entre les mammifères marins et les usagers du lagon. Il sera diffusé gratuitement sous forme numérique, mais aussi à travers des affiches et des autocollants dotés d’un QR code. Écoles, pensions de famille, prestataires touristiques, clubs de plongée, associations ou encore autorités locales figurent parmi les publics visés.
(…). Uniquement composée de bénévoles, l’association Dauphins de Rangiroa poursuit chaque année son suivi des cétacés et des activités touristiques qui leur sont consacrées. Le projet, déjà cofinancé par la Direction de l’environnement (DIREN), doit réunir 355 625 Fcfp. (…)

Une BD pour mieux comprendre et respecter les dauphins de Rangiroa (TNTV)


 

# Ce jeudi 30 juillet, l'association de protection des mammifères marins Oceania, a publié une charte pour mieux protéger les baleines. Accessible en ligne, le document revêt une valeur essentiellement symbolique et peut être signé librement par toute personne souhaitant y adhérer.
Qui dit saison des baleines, dit prévention. L'association Oceania vient de communiquer sur sa nouvelle charte des bonnes pratiques de navigation pour protéger les cétacés, alors que la saison d'observation a démarré en Polynésie (juillet à novembre).
Accessible sur internet et intitulée « Naviguer ensemble dans le sanctuaire des baleines », sa préparation a réuni près de 57 acteurs du territoire et s'articule autour de quatre engagements principaux : l'amélioration des pratiques de navigation, la préservation de l'environnement acoustique sous-marin, la responsabilisation et l'amélioration continue des comportements en mer ainsi que la transmission des savoirs tout en valorisant la culture océanienne. (…) Voici le lien, qui fonctionne uniquement sur mobile : https://sites.google.com/asso-oceania.com/charte-navigation-baleine?usp=sharing
(…) Aujourd'hui, 15 personnes de différents secteurs concernés forment un comité de gestion pour assurer l'évolution de la démarche sur le plan local et régional.
(…) Suite aux retours concernant la saison 2025, le gouvernement de la Polynésie française avait renforcé les mesures de protection des mammifères marins en juin dernier. La réforme concernait notamment l'évolution des critères de certification, la clarification des règles d'approche et d'observation ainsi que le raccourcissement du temps de perturbation des cétacés.
(…) Pour plus d'informations, vous pouvez contacter l'association Oceania par téléphone ou mail : (+689) 89 57 20 99 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

« Naviguer ensemble dans le sanctuaire des baleines » : une nouvelle charte pour les usagers de la mer (Polynésie 1ère)

À l’approche de la saison des baleines, l’association Oceania lance la plateforme officielle d’engagement de la Charte des bonnes pratiques de navigation “Naviguer ensemble dans le sanctuaire des baleines”. Cette initiative invite l’ensemble des usagers de la mer en Polynésie française à découvrir la Charte, ŕ s’engager en la signant en ligne et ŕ contribuer collectivement ŕ une navigation plus responsable dans les eaux fréquentées par les cétacés.
La Charte est désormais accessible à tous sur une plateforme dédiée, qui présente ses engagements, ses objectifs et les acteurs qui choisissent de la soutenir. La protection des baleines et des autres cétacés repose sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs qui fréquentent le milieu marin. Professionnels du tourisme, armateurs, pêcheurs, plaisanciers, associations, institutions, scientifiques, acteurs culturels et citoyens sont tous concernés par les pratiques de navigation et les comportements adoptés en mer.
(…)  Construite à l’issue d’une démarche de concertation ayant réuni 57 acteurs du territoire en mars 2026, elle s’articule autour de quatre grands engagements : l’amélioration des pratiques de navigation afin de réduire les risques de collision ; la préservation de l’environnement acoustique sous-marin en limitant les nuisances sonores ; l’encouragement à la responsabilité et l’amélioration continue des comportements en mer et la transmission des savoirs ; et la valorisation de la culture océanienne. (…) La Charte a vocation à rassembler progressivement un nombre croissant d'acteurs autour d'engagements communs pour une meilleure cohabitation entre les activités humaines et les cétacés.

Une charte du bon usage de l’océan (Tahiti Infos)




# Le Centre de santé environnementale a publié la carte 2025 de la qualité des eaux de baignade en Polynésie française. Si la situation s'améliore à Moorea et reste excellente à Bora Bora, plus de 40 % des sites contrôlés à Tahiti restent déconseillés. Tour d'horizon des zones à privilégier et de celles à éviter.
La carte de la qualité des eaux de baignade 2025 a été dévoilée ce jeudi. Les points de contrôle ont été choisis en concertation avec les communes en fonction de critères d’accessibilité, de fréquentation et de nature des risques, note le rapport. Seules 6 îles ont fait l’objet d’un contrôle. La raison : l’absence d’agents du CSE sur les autres îles et le manque d’autocontrôles réalisés par les collectivités. Soixante sites ont été contrôlés à Tahiti, 11 à Moorea, 20 à Bora Bora, 6 à Raiatea, 3 à Hiva Oa et 4 à Tubuai. Globalement, les embouchures restent à éviter.
Les sources de pollution des eaux de baignade sont diverses : eaux usées (absence d’assainissement collectif public et rejets non conformes), eaux pluviales (exutoires d’eaux pluviales et apports terrigènes après de fortes pluies) et autres activités anthropiques (rejets d’élevage, ordures ménagères, travaux…).
À Tahiti, sur 60 points classés, 55% sont propres à la baignade. En eau douce, la source du Vaima est notée « excellente ».
(…)  Sur l’ile soeur Moorea, la qualité des eaux de baignade s’est améliorée depuis 2023 sur six plages dont celle de Temae. Bora Bora fait toujours figure de bonne élève avec une qualité excellente. À Raiatea, seul point noir, la qualité d’un point de baignade en eau douce, jugée « insuffisante ». Aux Marquises, la qualité des eaux de baignade s’est dégradée à Hiva Oa. Enfin, à Tubuai, la qualité des eaux de baignade en 2024 et 2025 reste bonne.
+ Les recommandations du CSE

Eaux de baignade : la carte 2025 dévoilée, la situation s’améliore à Moorea (TNTV)

La ministre de la Santé a présenté ce mercredi en conseil des ministres le rapport 2024-2025 sur la qualité bactériologique des eaux de baignade en Polynésie française. Réalisé par le Centre de santé environnementale (CSE), ce bilan repose sur 1 389 prélèvements effectués en 2025 sur 125 sites répartis à Tahiti, Moorea, Bora Bora, Raiatea, Hiva Oa et Tubuai. Si la qualité des eaux reste globalement satisfaisante, avec des résultats excellents à Bora Bora et une amélioration observée sur plusieurs plages de Moorea, le rapport met également en lumière des situations préoccupantes, notamment aux embouchures des rivières de Tahiti, toujours impropres à la baignade, ainsi qu’une dégradation de la qualité des eaux à Hiva Oa.
La ministre de la Santé a présenté le rapport 2024-2025 sur la qualité bactériologique des eaux de baignade en Polynésie française. Réalisé par le Centre de santé environnementale (CSE), ce suivi annuel permet d’évaluer la qualité sanitaire des sites de baignade et d’informer le public sur les risques potentiels pour la santé. Mis en place depuis 1985, ce contrôle s’inscrit dans les missions de protection et de promotion de la santé de la Direction de la santé. Une eau de baignade de qualité insuffisante peut en effet favoriser l’apparition de diverses affections, notamment des conjonctivites, des otites, des dermatites ou encore des troubles digestifs tels que des nausées, des vomissements ou des diarrhées.
Situation contrastée à Tahiti, des améliorations à Moorea (…)
Des résultats constants à Bora, Raiatea et Tubuai, mais une dégradation à Hiva Oa (…)
(…)  À travers cette surveillance régulière, les autorités sanitaires entendent orienter les baigneurs vers les sites les plus sûrs et prévenir les risques liés à une exposition à des eaux contaminées. Le suivi annuel constitue également un indicateur de l’évolution de la qualité du milieu aquatique et de l’efficacité des actions engagées par les collectivités en matière d’assainissement et de protection de l’environnement.

Qualité des eaux de baignade : un bilan globalement positif, mais des zones à éviter (Radio 1)

Au Conseil des ministres d’hier, la ministre de la Santé a présenté une communication relative au rapport 2024-2025 sur la qualité bactériologique des eaux de baignade en Polynésie française. Voici les résultats par île pour 2025 (…)
Le rapport complet 2024-2025, ainsi que la carte de qualité des eaux de baignade, sont consultables sur le site Internet du Centre de santé environnementale.

« La qualité des eaux de baignade reste excellente à Bora Bora » (Tahiti News)



# À Punaauia, l’école primaire Punavai Nui et la maternelle Atinuu se modernisent. Pour la prochaine rentrée, près de 600 élèves bénéficieront de salles de classe climatisées grâce à des installations centralisées alimentées par des panneaux photovoltaïques. Un dispositif qui sera étendu à terme à toute la commune.
Des températures élevées au quotidien qui pèsent sur la concentration des enfants comme sur le travail des enseignants. Face à ce constat confirmé par des études thermiques, l’équipement en climatisation des écoles est devenu une priorité pédagogique et de bien-être pour la communauté éducative.
(…) Pour limiter l’empreinte carbone et maîtriser les coûts de maintenance, le choix technique s’est porté sur des groupes centralisés modernes alimentés par l’énergie solaire.
(…). Avec un investissement d’une centaine de millions de Fcfp pour Punavai Nui et Atinuu, le chantier touche à sa fin. Sur les neuf établissements publics que compte la commune, il ne restera bientôt plus que deux écoles à équiper pour atteindre une couverture totale.

Confort et économies d’énergie : le choix de la climatisation centralisée dans les écoles de Punaauia (TNTV)

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