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Programme Fa’atura te tahatai : sept sites-pilotes à Tahiti, Moorea et Tetiaroa pour expérimenter des actions de revégétalisation du littoral pour mieux le protéger ; Plus de 3 000 escargots Partula relâchés dans plusieurs îles du fenua pour leur sauvegarde ; 16e campagne de financement annuelle de micro-projets de l’OFB en faveur de la biodiversité des Outre-mer français : six projets polynésiens retenus ; Mais... mort de 128 anguilles dans la rivière Vaitupa à Paea !

 

 

 

 

# Un jeu éducatif, deux guides pratiques, un clip de sensibilisation et 300 plants mis à la disposition des habitants du littoral, voici quelques-uns des projets réalisés dans le cadre du programme Fa’atura te tahatai. Au terme de trois années de mobilisation collective, un bilan a été présenté ce mercredi 30 septembre au lycée agricole de Taravao en présence des nombreux partenaires associatifs et institutionnels. Au total, sept sites-pilotes à Tahiti, Moorea et Tetiaroa ont permis d’expérimenter des actions de revégétalisation en misant sur des solutions inspirées par la nature.
Comprendre pour mieux agir, c’est l’objectif du programme de recherche-conservation “Fa’atura te tahatai, restauration et valorisation des écosystèmes littoraux des îles de la Société”, qui sont les plus impactées par l’urbanisation. Ce vaste projet est porté par le comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en partenariat avec Te Mana o te moana, Tahitian Historical Society, la Fédération des associations de protection de l’environnement (Fape) et la Délégation à la recherche de la Polynésie française, avec le soutien financier de l’État au titre du Fonds vert et de la Fondation de France. “Respecter notre littoral, c’est respecter notre terre, notre océan et les générations qui nous succéderons. (...) Cet espace est fragile : l’érosion du trait de côte nous rappelle chaque jour que nos territoires insulaires sont particulièrement exposés”, a souligné le haut-commissaire, Alexandre Rochatte, en préambule d’une matinée de clôture et de restitution, ce mercredi.
Le bilan des actions menées pendant trois ans a été présenté au lycée agricole John Doom de Taravao, partie prenante du projet. Pression humaine, exposition à la houle et aux changements climatiques, espèces végétales introduites, faune spécifique, sept sites-pilotes aux problématiques variées ont permis d’expérimenter des actions concrètes.
 (…) Pour Elena Gorchakova, chargée de mission Biodiversité Pacifique au comité français de l’UICN, le bilan est encourageant et s’annonce durable. “Il y a le bilan écologique et humain. C’est très important pour nous au niveau de la mise en place des protocoles scientifiques, des suivis botaniques et des résultats positifs en termes de restauration écologique, mais aussi d’une immensité de partenariats créés tout au long du projet. Il y a eu un engouement, et on voit qu’il y a une vraie attente de la part de la population et des communes qui s’emparent de ce sujet. Le but de ce projet, justement, c’est la réplicabilité. On a réussi en intégrant des sites complémentaires et en travaillant déjà sur de nouveaux projets, notamment avec l’Aviation civile qui est très motivée pour le déploiement de nos protocoles sur le motu de l’aéroport de Faa’a”, explique l’ingénieure. Plusieurs communes, dont Taiarapu-Est, Taiarapu-Ouest et Moorea, ont également fait part de leur intérêt.
(…) Ce programme a également servi de support pédagogique aux élèves du lycée John Doom, impliqués à différentes étapes sur le terrain.
(…) L’ambition serait de reconduire le programme pour l’étendre à d’autres sites et toucher davantage de personnes grâce à des solutions fondées sur la nature. Basées sur les résultats de Fa’atura te tahatai, plusieurs actions concrètes sont déjà accessibles (lire l’encadré), à découvrir plus en détail à l’occasion de la Fête de la science à Tahiti, Bora Bora et Raiatea.

Fa’atura te tahatai, replanter pour protéger le littoral (Tahiti Infos)




# Plus de 3 000 escargots Partula viennent d’être relâchés dans plusieurs îles du fenua par les équipes de la Direction de l’environnement (Diren) et de la Zoological Society of London (ZSL). Élevés en captivité pour éviter leur disparition, ces petits mollusques retrouvent progressivement leur milieu naturel. Reste désormais à savoir s’ils parviennent à s’y installer durablement et, surtout, à s’y reproduire.
Ils ne mesurent que quelques centimètres, mais leur retour dans les forêts polynésiennes est le fruit de plusieurs décennies de travail. Plus de 3 000 escargots Partula ont été relâchés cette année dans leur milieu naturel par les équipes de la Diren et de la Zoological Society of London (ZSL).
Ces espèces endémiques des îles de la Société ont été décimées à partir des années 1970 et 1980 par Euglandina rosea, un escargot carnivore introduit pour lutter contre un autre mollusque invasif, l’achatine. Face à l’effondrement des populations de Partula, les derniers individus de plusieurs espèces ont été recueillis et confiés à des programmes d’élevage en captivité, notamment dans des zoos étrangers. Depuis une dizaine d’années, leurs descendants sont progressivement réintroduits dans les îles dont ils sont originaires.
(…) Une fois les escargots relâchés, encore faut-il pouvoir les retrouver. Avant leur retour dans la forêt, les Partula sont marqués sur leur coquille à l’aide d’une peinture réfléchissant les ultraviolets. Les équipes utilisent une couleur différente selon les années, ce qui permet d’identifier les différentes cohortes lors des opérations de suivi.
(…) L’une de ces espèces est devenue emblématique du programme. En 2025, Partula tohiveana, originaire de Moorea et longtemps considérée comme éteinte à l’état sauvage, a officiellement été reclassée « en danger critique d’extinction » sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
(…) Le retour de l’espèce reste toutefois fragile. Les individus nés dans la forêt demeurent rares et les opérations de réintroduction et de suivi doivent se poursuivre. Mais après plusieurs décennies d’élevage en captivité, voir Partula tohiveana accomplir à nouveau son cycle de vie dans son milieu naturel marque une étape importante dans la sauvegarde de l’espèce.

Des milliers de Partula retrouvent les forêts polynésiennes (TNTV)




# La 16e campagne de financement annuelle de micro-projets de l’OFB en faveur de la biodiversité des Outre-mer français soutient cette année six projets en Polynésie françaises, sur les 35 lauréats répartis dans l’ensemble des territoires ultramarins.
Ces projets ont été retenus parmi 77 dossiers de candidatures reçus, évalués et classés avec l’appui des jurys locaux des territoires. Les projets lauréats en Polynésie française portés par des associations, sont soutenus à hauteur d’une enveloppe totale de 83 150 €, soit 9,9 millions de francs CFP.
La campagne 2026 a eu lieu du 24 février au 15 avril 2026. Comme chaque année, son objectif est de soutenir la montée en capacité des acteurs de la protection et de la restauration de la biodiversité des territoires ultramarins au travers de la mise en œuvre d'actions concrètes.
(…)  En Polynésie française, cinq micro-projets tremplins ont été retenus cette année : La “Restauration écologique et réintroduction du Partula à Moorea”, “Honu Mata” de Te Mana o te Moana, “Puhā Tohorā, le Souffle de la Baleine ”de Mata Tohora, “Régulation du Busard de Gould à Bora Bora” de La Vai Ma Noa Bora Bora et «Seacret” de Ocean Shiver
“Save Titi – Sauvegarde du Titi” de la Société d’Ornithologie de Polynésie (SOP Manu) est retenue dans le dispositif Coopération pouvant aller jusqu’à une aide de 20 000 euros.

Biodiversité : Six lauréats pour la campagne TeMeUm 2026 (Tahiti Infos)

L’Office français de la biodiversité (OFB) a choisi les 35 lauréats de sa campagne annuelle de financements dans le cadre du programme TeMeUm (Terres et Mers Ultramarines), visant à accompagner les petites structures des territoires d’Outre-mer engagées dans la protection et la restauration de la biodiversité. Parmi eux, six projets polynésiens, allant de la protection des tortues et des baleines à la sauvegarde d’oiseaux endémiques, recevront plus de 9,9 millions de francs de financements.
Parmi les 77 dossiers de candidature reçus lors de la 16e campagne de financement annuelle de micro-projets de l’OFB en faveur de la biodiversité des Outre-mer français, six projets polynésiens ont été retenus, pour un montant total de 83 150 euros, soit 9,92 millions de francs. Et c’est la Polynésie qui repart avec la plus grosse enveloppe, se plaçant ainsi devant les huit autres territoires ultramarins.
(…). L’aide financière allouée peut couvrir jusqu’à 80 % du budget total du projet. Tous ces projets ont maintenant un an, au plus, pour se concrétiser.

Près de 10 millions de francs pour des projets en faveur de la biodiversité (Radio 1)

 

 

# L’OPH, la société J-L Polynésie, mais aussi un chef de chantier et un conducteur de travaux, ont comparu, ce mardi (29/09), devant le tribunal correctionnel. Il leur est reproché d’avoir provoqué une hausse du niveau de PH de la rivière Vaitupa, à Paea, lors de travaux de bétonnage en mai 2018. A cette période, 128 anguilles avaient été retrouvées sans vie.
Entre le 18 et le 24 mai 2018, des riverains d’un chantier d’une résidence OPH à Paea avaient constaté un changement de couleur de la rivière Vaitupa, mais aussi déploré la mort de nombreuses anguilles. 128 au total.
Une pollution de l’eau qui serait due au chantier de bétonnage d’une partie de la rivière destiné à renforcer ses berges. Pour ce faire, un barrage avait été réalisé dans le lit par les ouvriers, laissant toutefois une partie de l’eau s’écouler en aval. Au total, 30 m3 de béton auraient été utilisés. Et une partie du ciment, en se diluant, aurait provoqué “un PH de l’eau à quasi-saturation” entrainant la mort des animaux.
(…). La procureure a estimé que l’infraction était constituée. Elle a réclamé une peine d’amende avec sursis de 200 000 et 300 000 francs à l’encontre du conducteur de travaux et du chef de chantier. Et 4 et 5 millions de francs pour J-L Polynésie et l’OPH. La Polynésie, qui s’est constituée partie civile dans le dossier, a pour sa part sollicité des dommages et intérêts.
(…) Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 13 octobre.

Mort de 128 anguilles dans la rivière Vaitupa : l’OPH et J-L Polynésie renvoyés devant le tribunal (TNTV)

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