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40ème Foire agricole de Tahiti autour du thème “Te Mau I no Ananahi – La diversité de demain” ; Que faire des Turbinaria, ces algues qui prolifèrent ? Le projet Moana Fenua vise leur valorisation en biostimulant naturel et local ; Un couple s’est lancé dans la production de sel de Bora-Bora ; 35ème édition de la Fête de la science sur le thème des « saveurs savantes ».

 

 



# C’est parti pour la Foire agricole à Outumaoro. Pour sa 40e édition, les cinq archipels se réunissent autour du thème “Te Mau Ī no Ananahi – La diversité de demain”, avec l’idée de relier l’agriculture des temps anciens à celle d’aujourd’hui. Pour cette édition anniversaire, la relève est bien présente. Les élèves des différents lycées agricoles sont venus présenter leurs formations, mais aussi leurs produits.
(…) C’est toute la richesse et la diversité de l’agriculture polynésienne que donne à voir cette 40e Foire agricole de Outumaoro, qui se tient jusqu’au 4 octobre. Des dizaines de milliers de visiteurs sont attendus pendant les onze jours de l’événement.
Le thème “Te Mau Ī no Ananahi – La diversité de demain” invite à réfléchir à l’avenir des filières agricoles. “Il s’agit en quelques sortes de relier les temps anciens à ceux d’aujourd’hui”, précise l’organisation.
(…) Tout au long de la foire, de nombreuses animations seront proposées : carte aux trésors pour les enfants, parcours végétal, zone biodéchets avec Fenua Ma, présentations techniques et démonstrations, jeux-concours, animations autour de l’agro-transformation et ateliers sur les bonnes pratiques agricoles et environnementales. L’événement accueille le public de 8 heures à 18 heures jusqu’au dimanche 4 octobre.

Foire agricole : la relève agricole au rendez-vous pour la 40e édition (Tahiti Infos)

La quarantième Foire agricole de Tahiti a ouvert ses portes ce matin dans la commune de Punaauia. 200 exposants sont présents sur les lieux pour une durée de 11 jours. Pour l’événement, les nouvelles formes de culture s’invitent parmi les méthodes traditionnelles.
(…) "Plus on avance, plus on va vers la modernité et l'agriculture de demain", constate Yann Buchon, responsable du service accompagnement et développement à la CAPL. "Là, on a le maraîchage et en fin de parcours, on peut découvrir la modernité", conclut-il en pointant ses différentes formes de plantations hors sol incluant notamment de la pouraponia, de l'hydroponie verticale en tour et de l'hydroponie NFT en gouttière.
Valoriser le travail de la terre passe aussi par la transformation. À travers le label Bio Pasifika, l'association SPG Bio Fetia accompagne les producteurs qui souhaitent cultiver bio et les aide à promouvoir leurs produits à l'image des bananes séchées et des miels, des marquises et des australes. (…)

Foire agricole de Tahiti : "Plus on avance, plus on va vers la modernité et l'agriculture de demain" (Polynésie 1ère)

À la foire agricole d’Outumaoro, le concours de bananes met des noms polynésiens sur une diversité parfois méconnue. Derrière ces régimes aux formes et aux couleurs différentes se transmettent des savoirs familiaux. Un patrimoine végétal qui intéresse aussi les chercheurs.
(…) Ces noms polynésiens ne désignent pas forcément des espèces botaniques différentes. Ils peuvent correspondre à des variétés, sélectionnés et conservés au fil du temps. Parmi les plus emblématiques, le fē’i se reconnaît notamment à sa chair qui peut prendre une couleur jaune soutenu à orangée.
(…) Le fē’i n’intéresse d’ailleurs pas seulement les agriculteurs. À l’Université de la Polynésie française, des chercheurs ont étudié les molécules présentes dans le fē’i (Musa troglodytarum) et certaines de leurs activités biologiques.
Une thèse soutenue en 2023 a notamment exploré des pistes autour de propriétés antioxydantes et antidiabétiques potentielles. (…). Cette diversité mérite aussi d’être préservée. En 2023, 1 179 producteurs cultivaient la banane au fenua , selon le recensement agricole. Environ 302 hectares lui étaient consacrés. Pour le fē’i, le constat est plus préoccupant : les surfaces cultivées ont diminué de 60 % entre 2012 et 2023. (…)

Bananes polynésiennes : tara pu’atoro, pūrō’ini, hua mene … les trésors du fenua à Outumaoro (Polynésie 1ère)

Valoriser les produits locaux dans les assiettes des cantines scolaires en assurant des menus à moindre coûts, tel est l’objectif de l’atelier culinaire proposé à la foire agricole d'Outumaoro. Poema Moutame propose ces "cooking class" pour apprendre à cuisiner simplement et pour pas cher, avec les fruits et légumes du jardin. Une vingtaine d’élèves de la classe Va'a ora du lycée Paul Gauguin y participaient ce mercredi matin.
as besoin de poisson pour faire un carpaccio. Ces lycéens utilisent à la place patates douces, tomates et maïs, agrémentés d’huile d’olive et d’épices. L’objectif du jour : utiliser des fruits et légumes locaux. Et c’est parti pour des salades pleines de fraîcheur et de saveurs. (…) Des recettes simples avec peu d’ingrédients, qui prennent moins d’une heure en cuisine. (…) Objectif de ces cooking class : démontrer qu’on peut manger local pour pas cher et qu’il est possible de le faire dans les cantines scolaires. "Les cooking class, ça fait à peu près cinq ans qu’on les fait au niveau des écoles primaires, explique Poema Moutame, présidente de l'association Taputea Adventures. Cette fois-ci, on passe à un stade au-dessus, on passe au second degré. Parce qu'on a envie d’étendre des menus spécifiques, de façon à ce que les agriculteurs puissent vendre leurs produits dans la restauration scolaire."Ces lycéens de seconde Va'a Ora bénéficieront de cooking class toutes les cinq semaines. À terme, ils formeront leurs camarades internes du lycée Paul Gauguin, pour qu’il puissent retrouver ces saveurs locales à la cantine.

Foire agricole : "cooking class" pour lycéens (Polynésie 1ère)



Pour rappel:

La Foire Agricole revient pour sa 40e édition sur les plateaux de Outumaoro. Plus de 200 exposants et près de 6 000 visiteurs sont attendus à partir du 24 septembre pour onze jours consacrés aux productions locales, aux savoir-faire et aux métiers du secteur primaire. In Promouvoir la diversité des filières agricoles locales (AvA-Infos)

Toute la richesse de l’agriculture polynésienne à la 40ème édition de la Foire Agricole in Promouvoir la diversité des filières agricoles locales (AvA-Infos)


 

# Que faire des Turbinaria, ces algues qui prolifèrent ? C’est l’enjeu du projet Moana Fenua porté par l’association Tamari’i no te Moana avec le soutien de plusieurs partenaires associatifs, scientifiques et institutionnels. Samedi dernier, une première campagne d’arrachage a permis d’ôter plus d’une tonne d’algues dans le lagon de Mataiea. D’autres doivent suivre à Punaauia et Moorea dans une démarche de valorisation agricole. 
Samedi dernier, une quarantaine de personnes se sont jetées à l’eau à Mataiea pour une campagne d’arrachage de 1.300 kg de Turbinaria. Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet Moana Fenua, porté par l’association Tamarai’i no te Moana. Investie dans la restauration coralienne à Punaauia et Faa’a, ainsi que dans le suivi de la zone de pêche réglementée (ZPR) de la Pointe des pêcheurs, elle prolonge son engagement pour l’environnement en se penchant sur les enjeux liés à ces algues.
Si elles ont un impact sur les baigneurs et le tourisme lorsqu’elles s’échouent massivement sur les plages ou se retrouvent bloquées dans les marinas, les Turbinaria ont aussi une incidence sur l’environnement.
(…) … projet soutenu par plusieurs partenaires locaux, dont la Fédération des associations de protection de l’environnement (Fape) et le Fonds Natura Porinetia, le Criobe et l’Université de la Polynésie française (UPF), mais aussi la Direction des ressources marines (DRM) et la Direction de l’agriculture (DAG). Il bénéficie également d’un financement de l’Union européenne, via le programme Bestlife.
(…)  Trois sites-pilotes sont concernés : Atimaono entre Mataiea et Papara, la Pointe des pêcheurs à Punaauia et près de Afareaitu à Moorea, “où il y a beaucoup de Turbinaria et déjà d’autres thématiques étudiées par les scientifiques, ce qui permet de mutualiser les efforts”.
Comme l’indique le nom du projet, il s’agit de faire le lien entre la mer et la terre. (…). Des tests vont être réalisés sur le terrain, mais aussi en laboratoire dans une démarche de valorisation en biostimulant naturel et local. (…) Parmi les acteurs les plus importants de ce projet, les pêcheurs sont rémunérés à hauteur de 25.000 francs par ramassage. Programmé jusqu’en 2028, le projet, s’il s’avère concluant, pourrait être étendu à d’autres sites à Tahiti et dans les îles.

Les algues, de la mer à la terre (Tahiti Infos)



# Depuis une dizaine d’années, un couple s’est lancé dans la production de sel de Bora-Bora. Parfumé avec des épices locales, il sublime les plats. Grâce à quelques producteurs locaux, le couple récolte entre 5 et 6 tonnes de fleur de sel par an, exportées à travers le monde.
C’est un petit motu posé sur le lagon exceptionnel de Bora-Bora… À l’écart de l’ombre des cocotiers, Gladys et Tony viennent d’installer leurs bassins d’évaporation. Ils pompent l’eau de l’océan et laissent le soleil faire son œuvre pendant quelques semaines, en veillant toujours à sa pureté. "Y a pas trop d'impuretés, mais on enlève tout ce qui est bébêtes et graines qui tombent des arbres, mais c'est minime", explique Gladys Ariitai, productrice de sel.
À Bora-Bora, le sel peut être produit à longueur d’année. La toute première récolte du couple est sur le point d’être commercialisée : "Encore une semaine et si le soleil continue d'être là, le sel va se cristalliser et on pourra le récolter", espère-t-elle.
Gladys et Tony font partie des quatre producteurs de fleur de sel de Bora-Bora. L’idée est venue de Fabienne Bratschi. Installée ici pendant quelques années, cette Suisse allemande récolte désormais 5 à 6 tonnes de fleur de sel chaque année. (…). La fleur de sel se forme et se récolte à la surface. Les cristaux peuvent ensuite être parfumés avec des épices locales : citron, vanille, ou encore curcuma. Un plaisir pour les différents partenaires de la production.
(…) Le sel de ces producteurs locaux est présent dans les assiettes des structures hôtelières, comme le luxueux Resort dans lequel Anne Gourson, cheffe, sublime ses plats.
(…) Vendue en Polynésie, la fleur de sel de Bora-Bora est aussi exportée dans 15 pays à travers le monde et fait ainsi voyager un peu de lagon sur les tables des gourmets.

Sel de Bora-Bora, "l'or blanc de la Polynésie" (Polynésie 1ère)




# La Fête de la Science ouvre ses portes ce vendredi (O2/10) à la présidence. Beaucoup espèrent que cet événement donne envie aux jeunes de prendre la relève des scientifiques. Et pour les attirer “les savoirs locaux” sont mis en avant car la science ne se résume pas aux blouses blanches et aux laboratoires. 
(...) Cinq thématiques sont prévues : la santé, climat et sciences du vivant, tradition et ressources, goût de l'éveil, le grand festin du lagon ou encore à la découverte du vivant.
La Coordinatrice du projet Narama, Julie Petit, rappelle que cet événement est ouvert au public. Elle explique que “Narama, c'est le projet dans lequel s'inscrit la Fête de la science, dans l'axe sciences et sociétés. La thématique saveur-savante va relier à la fois des dynamiques du monde marin au système agricole, en passant par des interactions entre espèces. On a 26 événements à ce jour renseignés, qui vont se dérouler pendant les 15 jours”.
(…) Le thème “Saveurs savantes” a été choisi selon la déléguée à la recherche Tea Frogier car c’est une question sociétale. “Aujourd’hui il ne s’agit plus seulement de nourrir, mais aussi de garantir une alimentation de qualité et plus sûre. Avec la montée des maladies liées à la malbouffe et à l’alimentation industrielle, on voit une prise de conscience mondiale, notamment avec le développement du bio et des certifications”. Elle ajoute qu’au niveau mondial l’objectif aujourd’hui est de “pouvoir nourrir tous les habitants de la planète”.
(…) Mirose Paia a ensuite conclu en disant que la fête des sciences c’est surtout de “croiser vraiment tous les savoirs, les savoirs académiques et non-académiques, et on a une culture de tradition, donc, un patrimoine culturel fort et puis un patrimoine linguistique aussi et des savoirs associés à ce patrimoine-là. Ici le savoir est vivant. Narama, c'est aussi de donner une visibilité à ces savoirs-là”.  (…)
- Itw de Mirose Paia, Maître de conférence en langues et littérature tahitienne : “Développer une synergie, une dynamique pérenne qui favorise les échanges entre la communauté scientifique et la société”.
- Itw de Lovaina Rochette, docteure en langues et cultures polynésiennes “Il y a une connaissance qu'on a de manière naturelle”.

La science et les traditions pour la Fête de la science (Tahiti Infos)

Du 2 au 16 octobre, l’Université de la Polynésie française (UPF) organise la 35ème édition de la Fête de la science. Une manifestation qui a attiré 4500 élèves et leurs accompagnants en 2025, et qui va se décliner cette année en 26 événements à Tahiti, Moorea et dans les archipels sur le thème des « saveurs savantes ». Objectif : rendre la démarche scientifique accessible à tous, valoriser le travail des laboratoires de recherche et susciter de futures vocations chez les jeunes.
Initiée par Hubert Curien en 1991, la Fête de la science souffle ses 35 bougies cette année et pour l’occasion elle place la cerise sur le gâteau. En effet, après un thème sur l’intelligence artificielle l’année dernière, place à la gourmandise avec des célébrations autour des « saveurs savantes ». Selon Lucie Petit, coordinatrice du projet Nārama dans lequel s’inscrit la Fête de la science : « il y en aura pour tout le monde et pour tous les goûts » .
Alors que début septembre l’étude Mataea démontrait que près de 80% des Polynésiens sont en surpoids, cette articulation de la Fête de la science autour de l’alimentation vise à mettre en lumière un enjeux scientifique, sanitaire et environnemental majeur de manière ludique et ancré dans le quotidien des polynésiens. Pourtant, au départ, pas facile pour des chercheurs de valoriser leur travail auprès du jeune public. En choisissant Lovaina Rochette, docteur en langue et culture polynésienne comme ambassadrice régionale, l’UPF choisit d’adapter le thème national aux spécificités locales, pour renouer les nouvelles générations avec les façons de consommer de leurs tupuna.
Pour démarrer les festivités, la Présidence accueille le village des sciences ce vendredi 2 octobre. Puis, une première semaine est dédié aux animations, conférences et journées portes ouvertes, notamment chez deux nouveaux partenaires : le musée de Tahiti et des îles ainsi que la maison de la culture. (…)
Le programme complet est à retrouver sur le site de la Fête de la science.

Une Fête de la science 2026 « savoureuse » à l’UPF (Radio 1)
 
EN SAVOIR PLUS : 24 stands interactifs pour explorer la science sous toutes ses saveurs, du lagon à l'assiette, animés par les acteurs scientifiques du fenua ! :

Village des sciences de Polynésie française 2026 - Les stands à découvrir (fetedelascience.fr).


# POUR INFO : Cette année, la Semaine européenne du développement durable (SEDD) est organisée à l'échelle nationale, du 18 septembre au 8 octobre 2026, pour fédérer citoyens, écoles, collectivités territoriales, associations et entreprises autour d’initiatives concrètes en faveur de la transition juste. L'événement n'a pas eu de version polynésienne...
 Cette Fête de la Science peut y contribuer... (!)


La SEDD est un événement majeur qui mobilise chaque année des milliers de citoyens et d’acteurs socio-économiques, en France et en Europe. Elle permet de valoriser des actions concrètes en faveur du développement durable, qu’il s’agisse de la réduction des inégalités, de la lutte contre le changement climatique, de la préservation de la biodiversité, ou encore de la promotion de modes de consommation responsables. C’est un moment clé pour renforcer l’engagement collectif et individuel, tout en démontrant que chacun, à son échelle, peut participer à la construction d’un monde plus juste et plus respectueux de notre planète.
 Cette année, en écho à l’adoption de la « Stratégie Nationale de l’Alimentation, Nutrition et Climat », la Semaine Européenne du Développement Durable met à l’honneur le thème de l’Alimentation Durable. En lien avec l’objectif de développement durable “ Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable” (ODD 2), ce thème, plus que d’actualité, permet de mettre en lumière les différents défis dans lesquels s’inscrit cette thématique…



SEDD 2026 : Mobilisons-nous pour un avenir durable et résilient ! (Agenda-2030.fr)


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