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Depuis le 1er août, les véhicules motorisés ne peuvent plus circuler sur les 14 hectares de l’exploitation du lycée agricole d’Opunohu. Confrontée à des dégradations dans les cultures, la direction souhaite protéger ce site pédagogique et proposer aux visiteurs une découverte à pied, davantage respectueuse de son environnement ; Depuis plusieurs années, l'association Tamarii no Nuuroa dénonce une pression grandissante des activités de plongée sur la baie de Vaiparaoa, à la Pointe des pêcheurs (Sapinus). Une étude est en cours pour déterminer le classement ou non de cette zone en espace naturel protégé; Un arrêté municipal interdit désormais tout “camping sauvage” sur l’ensemble du domaine public de la commune de Maupiti ainsi que dans les espaces naturels non aménagés. Une décision prise pour “préserver les espaces naturels, le littoral, et les sites publics”.

 
 



# À compter du 1ᵉʳ août, quads, buggys, 4x4 et vélos ne pourront plus traverser une partie de l'exploitation agricole d'Opunohu, à Moorea. Une fermeture définitive décidée par le lycée agricole, gestionnaire du domaine, qui invoque la préservation de leur activité agricole et de l'environnement, et qui suscite déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux.
Pour Jean Tama, vice-président de la chambre d'agriculture et lui-même agriculteur, les répercussions s'annoncent lourdes pour les prestataires touristiques, pour qui les plantations d'ananas représentent une activité à part entière. « Les conséquences seront considérables. Nous ne savons pas si les touristes continueront à venir dans leur boutique. » S'il regrette la mesure, l'agriculteur dit néanmoins comprendre les motivations de la direction du lycée agricole. « Je peux comprendre leur point de vue. Il arrive que, les week-ends, lorsqu'il y a beaucoup de visiteurs, certains se plaignent de tout, ce qui crée des tensions. À force, cela peut donner envie de tout fermer », explique-t-il.
(…) Reste à savoir si les différents acteurs du secteur parviendront à s'accorder rapidement. « Aujourd'hui, chaque prestataire agit de son côté. Je ne sais pas encore si nous parviendrons tous à trouver un compromis rapidement », reconnaît-il, avant d'ajouter : « Pour nous, cette fermeture ne nous empêchera pas de travailler. Je ne sais pas comment on va faire pour la suite. »

Fermeture du domaine d'Opunohu aux véhicules touristiques : « Il faudra discuter autour d'une table » (Polynésie 1ère)

 Les prestataires touristiques de Moorea auront interdiction, à partir du 1er aoűt, d’emprunter les pistes de l’exploitation du lycée agricole de Opunohu. “Nos cultures sont toujours dégradées, les chemins sont dégradés, on observe même des déchets qui sont jetés.” De leur côté, les professionnels du tourisme sont inquiets : “On est en train de toucher à notre gagne-pain (…). On va devoir fermer les 4x4 safari, puisqu’on va passer sur des routes goudronnées.” 
Aprčs les agriculteurs il y a deux ans, c‘est désormais au tour de l’Établissement public d’enseignement et de formation professionnelle agricole (Epefpa) de Moorea de fermer ses pistes aux prestataires touristiques. À partir du 1er août prochain, tous les véhicules touristiques tels que les vélos, quads, buggy ou encore les 4x4 seront interdits d’accès aux pistes de l’exploitation agricole de Opunohu à Moorea. “Les visites à pied seront toujours disponibles”, ajoute le directeur de l'exploitation du lycée agricole, Lucas Noyer.
(…). La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, comme il le souligne, c’est la préparation récemment d’une parcelle de terre pour planter des arbres : “En fait, plutôt que de prendre le chemin avec leur véhicule tout-terrain, ils sont montés sur la parcelle qu'on avait préparée. Donc, on a pris la décision, en accord avec le directeur de l'établissement, de fermer l'exploitation aux véhicules touristiques”. Et quelques jours auparavant déjà, alors que le terrain était en cours de préparation, il avait surpris des quads en train de traverser la parcelle : “Je suis allé leur signaler et ils se sont à peine excusés”.
(…). Le seul moyen que la direction a trouvé pour se faire entendre, c’est “de fermer, pour faire passer un message surtout, et faire comprendre qu'on voulait que notre exploitation et notre travail soient respectés”.
(…). Contacté, Reginald Haring, prestataire touristique sur l’île Sœur, rappelle que la première ressource économique du Fenua est le tourisme. “On veut accueillir 500 000 touristes alors qu’à Moorea, on n’atteint même pas 100 000 touristes et en plus, on nous jette de partout”, déplore ce professionnel du tourisme.
(…)  “Aujourd'hui, on va nous enlever ces programmes-là, on aura des plaintes, il faudra rembourser ses clients (…). On est en train de toucher à notre gagne-pain. Et croyez-moi, il y a beaucoup de gens qui vivent du tourisme à Moorea (…). On va devoir fermer les 4x4 safari, puisqu’on va passer sur des routes goudronnées, ce n'est pas du safari ça.” (…)

“On touche à notre gagne-pain” (Tahiti Infos)

Depuis samedi 1er août, les véhicules motorisés ne peuvent plus circuler sur les 14 hectares de l’exploitation du lycée agricole d’Opunohu. Confrontée à des dégradations dans les cultures, la direction souhaite protéger ce site pédagogique et proposer aux visiteurs une découverte à pied, davantage respectueuse de son environnement.
Des chaînes ont été installées aux deux principales entrées de l’exploitation. Depuis samedi, les véhicules motorisés ne sont plus autorisés à traverser les 14 hectares du site. Un changement important pour cet espace qui accueille les élèves du lycée agricole, mais aussi de nombreux visiteurs.
L’établissement souhaite désormais privilégier les déplacements à pied et repenser l’accueil du public autour d’une découverte plus respectueuse de l’écosystème.
(…) Cette décision est née d’un constat dressé sur le terrain. Au fil des années, les équipes de l’établissement ont observé une multiplication des dégradations, notamment dans les plantations d’ananas.
(…) La fermeture de l’exploitation aux véhicules motorisés ne met toutefois pas fin au débat. Plusieurs prestataires touristiques considèrent que les difficultés rencontrées dans la vallée de Opunohu dépassent la seule question de l’accès au site. Ils appellent à une réflexion plus large sur la sécurité, la circulation et la cohabitation entre les différents usagers.

Le lycée agricole de Opunohu ferme son exploitation aux véhicules motorisés (TNTV)





# Depuis plusieurs années, l'association Tamarii no Nuuroa dénonce une pression grandissante des activités de plongée sur la baie de Vaiparaoa, à la Pointe des pêcheurs (Sapinus). Une étude est en cours pour déterminer le classement ou non de cette zone en espace naturel protégé.
C'est une mésentente qui ne date pas d'hier. Au cœur du conflit : le partage de la baie de Vaiparaoa. Les pêcheurs et surfeurs qui fréquentent le spot, voient d'un mauvais œil les bateaux de plongée qui s'amarrent sur les corps morts près du site de la source. « Dans la réglementation, dès que le plongeur a son drapeau, dans les cent mètres il faut faire attention... Sachant qu'il y a déjà 15-20 plongeurs qui chassent tout le poisson, c'est très difficile » déplore Douglas Tuahine, président de l'association Tamarii no Nuuroa. C'est un sentiment d'envahissement. « Eux ils sont là pour le business, nous on est là pour nos générations futures, qu'ils puissent profiter de ce qu'il reste de ce qu'on essaie de préserver. »
Du côté des centres de plongée, les discussions ne sont pas fermées pour apaiser les tensions et surtout trouver des solutions. La plongée sous-marine demeure une activité touristique majeure en Polynésie et le tourisme constitue la première source de revenus du pays.
(…). L'utilisation de ce domaine maritime relève des compétences du pays. Face à cette situation, le maire de Punaauia a donc saisi le ministre de l'Environnement pour lui demander la possibilité de classer cette zone en espace naturel protégé. Dans sa réponse, le 26 juin dernier, le ministère recommandait alors à la commune « de lancer un diagnostic écologique, socio culturel et économique de la baie de Vaiparaoa de manière à faire ressortir l'intérêt d'un classement en espace naturel protégé, puis de mener des concertations avec la population de Punaauia et plus particulièrement les habitants de la pointe de Nuuroa, mais aussi l'ensemble des usagers du littoral et de la baie. » (…)
Si les études démontrent que la baie est effectivement dégradée par les activités de pêche, de loisirs et de plongée, alors il pourrait faire l'objet d'une protection stricte...et potentiellement d'une interdiction de toute activité humaine.

Cohabitation difficile dans l'eau à la Pointe des pêcheurs : une étude lancée pour classer le site en espace naturel protégé (Polynésie 1ère)


 

# Un arrêté municipal interdit désormais tout “camping sauvage” sur l’ensemble du domaine public de la commune de Maupiti ainsi que dans les espaces naturels non aménagés. Une décision prise pour “préserver les espaces naturels, le littoral, et les sites publics”. Pour le vice-président du comité du tourisme, cet arręté permettra également de “nous protéger contre le tourisme de masse”.
La maire de Maupiti, Mathilda Valentin, a pris un arrêté, le 27 juillet dernier, pour interdire “le camping sauvage, le bivouac ainsi que toute installation temporaire destinée à l’hébergement (tentes, fourgons aménagés ou tout autre dispositif similaire)”. Cette interdiction s’étend “sur l’ensemble du domaine public de la commune ainsi que dans les espaces naturels non aménagés à cet effet”. Dans cet arrêté, il est également précisé que cette interdiction est applicable de jour comme de nuit sauf “autorisation express” du premier magistrat de l’île. Cette interdiction ne concerne pas “les emplacements d’hébergement touristique déclarés et autorisés, notamment les campings aménagés chez l’habitant conformément à la réglementation en vigueur”.
(…). Mathilda Valentin explique également dans un communiqué que cette décision a été prise pour la préservation des espaces naturels de Maupiti, la protection du littoral, et des sites publics et enfin de “prévenir les atteintes à l’environnement”. La commune rappelle que “le respect de cette réglementation relève de la responsabilité de chacun. Préserver Maupiti, c'est protéger un patrimoine naturel exceptionnel, fragile et précieux, au bénéfice des habitants comme des générations futures”.
(…). Selon Tamui Tuheiava, aujourd’hui, Maupiti accueille près de 40 000 visiteurs par an, “ce n'est quand même pas négligeable pour l’économie locale, surtout qu’on est un peu plus de 1 200 habitants”. Pour lui, il n’y a pas de doute, les touristes recherchent “l’authenticité” et c’est cela qui les attirent à Maupiti. “Il faudrait peut-être qu'il y ait plus d'îles comme Maupiti”, ajoute-t-il. Et pas question pour les habitants de l’île de construire des hôtels à Maupiti, rappelle le vice-président du comité du tourisme. (…)

Le camping sauvage interdit à Maupiti (Tahiti Infos)

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