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L'événement annuel "Earth Hour"*, n'a pas été particulièrement marqué au fenua comme cela a pu l'être certaines années précédentes. Mais le 26 mars a été l’occasion d'une marche "pour le climat" organisée à Tahiti, à l'instar de ce qui s'est passé en métropole et dans plusieurs pays. L'occasion de revenir sur une revendication sensible chez les jeunes générations dont la vie pourra être affectée par le dérèglement climatique mondial en cours. Mais la mobilisation n'a pas été au rendez-vous...


Samedi, à 14 heures place Tarahoi, (a débuté) la troisième marche pour le climat de Tahiti. La population (était) invitée à se rassembler en nombre afin de faire entendre une voix commune pour inciter les pouvoirs publics à lutter contre le réchauffement climatique. (…) Jason Man souhaite mettre un coup de pression sur le gouvernement, et espère que la population répondra présente. "Si on est vraiment nombreux, cela représente un certain nombre d'électeurs potentiels pour eux", souligne Jason Man. "C'est aussi une pression économique si l'on arrive à mobiliser des gens pour du boycotting". (…) Le jeune militant à l'initiative de la manifestation note l'importance de se rassembler, car les crises écologiques représentent quelque chose de très inquiétant pour tous ceux qui en prennent conscience. "Il est important de parler de l'inquiétude des jeunes générations", ajoute-t-il. "Le dernier rapport du Giec exprime vraiment bien qu'il nous reste très peu de temps. Et c'est particulièrement plus urgent pour les nations insulaires. Vu qu'on est les premiers touchés, on devrait être les premiers à réagir pour se préparer". 

Une marche pour le climat samedi (Tahiti Infos)

Après deux appels suivis par plusieurs centaines de personnes en 2019, le militant environnementaliste Jason Man demande aux Polynésiens de retourner dans la rue ce samedi. Objectif : donner à la crise climatique l’importance qu’elle mérite dans le paysage médiatique, les discussions de société, et surtout dans les discours et l’action politique. 

Jason Man relance la Marche pour le climat ce samedi (Radio 1)

(…) le climat, à en croire Jason Man, fait partie des causes désespérées et c’est ce qui le pousse à mettre en place des manifestations comme la marche pour le climat.  « Le raisonnement est simple, il y a un gros problème qui nous menace, notre espèce et notre société. Et comme j’ai des gens à protéger, j’agis. »

« Marche ou crève » pour le climat (Radio 1)

C'est une revendication sensible chez les jeunes, le climat et les menaces de son changement supplantent l'ancienne lutte des classes.Tous les candidats, avec plus ou moins d'intensité, ont placé le thème dans leur programme. Ce samedi, les militants associatifs ont manifesté à Papeete au nom de cette urgence. (…) Enjeu national et même mondial, le changement climatique reste un sujet incontournable dans la campagne.

Climat : la conscience écologique en marche (Polynésie 1ère)

Plus de deux ans après la dernière marche pour le climat au fenua, en septembre 2019, les militants écologistes sont de retour dans les rues de Papeete pour continuer d'éveiller les consciences sur les conséquences du réchauffement climatique. Pour l'organisateur du rassemblement, l'activiste Jason Man Sang, la Polynésie est "en retard" sur les questions de développement durable. (…) Un peu partout dans le monde, les jeunes ont manifesté les 25 et 26 mars. (…) A Papeete, seules 150 personnes ont répondu à l’appel cet après-midi. Mais pas de quoi décourager l’organisateur qui se dit “insatisfait” des mesures environnementales prises par le gouvernement polynésien depuis 2019, malgré plusieurs rencontres avec le président du Pays et différents ministres. Du haut de ses 25 ans, Jason Man Sang veut “continuer à mettre la pression”.

Les écologistes toujours “plus chauds que le climat” (TNTV)

Jason Man a profité de cet évènement pour rappeler que le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), rendu le 28 févier dernier, est particulièrement alarmant : "Nous sommes extrêmement en retard. Aujourd'hui nous sommes à 10,3 tonnes d'équivalent de CO2 par habitant par an alors que les experts du GIEC ont estimé que pour rester en deçà des deux degrés de réchauffement, il faudrait que nous soyons à 2,2 tonnes de CO2 par habitant et par an".

​Faible mobilisation à la marche pour le climat (Tahiti Infos)

* Pour rappel: Ce samedi 26 mars, de 20h à 20h30, la population mondiale (était) invitée à éteindre la lumière pour témoigner de son engagement envers el climat. C'est la "Earth Hour". Tous les ans, le dernier samedi du mois, chacun est invité à éteindre toutes les lumières, aussi bien celles en extérieur que les appareils électriques, entre 20h30 et 21h30. Et ce, partout dans le monde. : c’est l’Earth Hour. (…) Objectif ? Réduire les gaz à effet de serre et montrer, ainsi, son engagement en faveur du climat et de la réduction de la consommation énergétique.

Earth Hour : les lumières vont bientôt s'éteindre pour rappeler leur impact sur le climat (actu.fr)

 

Les raisons d'une marche

Si le dernier rapport du Giec alerte la planète sur les futures conséquences irréversibles du réchauffement climatique, à Hao, elles sont déjà réalité. L'érosion du littoral commence à être visible sur l'atoll où les plus anciens témoignent de nouveaux phénomènes qu'ils n'avaient pas observés auparavant. (…) Cette menace, les atolls bas des Tuamotu y sont particulièrement vulnérables et elle y est devenue réalité. À Hao, où l'altitude maximale est de 3 mètres, les habitants observent depuis les cinq dernières années une érosion accélérée des littoraux et un rythme accru des phénomènes climatiques extrêmes. (…) Réagissant avec plus ou moins d'inquiétude face à la menace de la montée des eaux, les habitants de Hao ne peuvent plus l'ignorer, ils l'ont tous dans un coin de la tête. Régulièrement, des opérations de sensibilisation à la protection de l'environnement et au réchauffement climatique sont organisées par différentes associations et acteurs sociaux éducatifs locaux. Cependant la population se sent bien démunie face au danger qui menace son habitat, son environnement et ses racines culturelles.

Montée des eaux, déjà une réalité à Hao (Tahiti Infos)

En Australie, le plus grand récif corallien du monde fait actuellement face à un nouvel épisode de blanchissement massif. La zone concernée est grande d'environ 250 km… Cela pourrait pousser l’Unesco à mettre ce site classé au Patrimoine mondial sur la liste des sites en péril… Les plus grands spécialistes de la grande barrière de corail en Australie sont très inquiets, puisque d'après des observations aériennes réalisées ces derniers jours, le plus grand récif corallien du monde est en proie, une nouvelle fois à un épisode de blanchissement massif du corail, le 6e en moins de 25 ans. 

Australie : la grande barrière de corail blanchit à nouveau (Polynésie 1ère)

Le niveau des mers et océans va monter inéluctablement de plusieurs mètres d’ici la fin du siècle. Tant bien que mal, chacun se prépare au pire. La montée du niveau des eaux à cause de l’activité humaine est une certitude, de nouveau rappelée par les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), lundi 28 février 2022. D’ici la fin du siècle, le niveau de la mer pourrait s’élever de plus d’un mètre, voire atteindre sept mètres supplémentaires, d’après les scénarios les plus sombres. En comparaison, l’élévation du niveau moyen de la mer sur le globe a été de 20 cm entre 1901 et 2018. (…) Il est apparu, au cours de notre enquête, qu’il n’existe pas de stratégie globale à l’échelle nationale. Au mieux, elle est régionale, voire communale. Il revient à chaque industriel et collectivité territoriale de s’organiser, avec plus ou moins de succès, et de souvent choisir entre trois possibilités : le repli stratégique, l’adaptation de l’existant et la lutte.

Enquête Montée des eaux : sommes-nous vraiment prêts à faire face ? (Actu.fr)

 

Un réchauffement dû aux activités humaines ? 

Selon un courant de pensée climatosceptique, le CO2 ne serait pas la cause du réchauffement climatique, mais la résultante d'un système climatique très complexe dont le principal moteur serait le Soleil. Plus même, d'après des scientifiques britanniques, le Soleil pourrait être confronté, dès 2030, à un phénomène appelé « minimum de Maunder ». Celui-ci pourrait provoquer une nette baisse des températures sur Terre. (…)

Une mini-période glaciaire pourrait toucher la Terre à partir de 2030 (Le Figaro)

On ne rentrera pas ici dans ce débat, mais il est important de souligner que certains experts  appellent à la prudence sur la fiabilité des modèles informatiques ou mathématiques prévoyant un avenir menaçant. Dans ce domaine, comme dans d'autres, l'honnêteté intellectuelle doit être de rigueur. L'objectif de cette revue de presse est d'inviter à la réflexion.

Pour en savoir plus:  Climatosceptique (wikiberal.org)

Si les scientifiques du climat font un travail remarquable pour mieux comprendre les variations climatiques de notre planète, ils ne sont pas des prédicateurs ou des voyants. Ainsi, les prévisions sur le réchauffement climatique sont soumis à des incertitudes inhérentes aux limites de la science et aux réponses de nos sociétés.

Changement climatique : controverses et climatosceptiques (notre-planete.info)


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