AvA, une bouffée d'oxygène Les News du fenua durable

AvA-Infos, ouvrons nos regards à la planète

 

        actualités, revues de presse

En savoir plus >>

Les conflits entre plaisanciers et habitants* se multiplient sur les lagons de plusieurs îles du fenua, notamment à Raiatea et Fakarava. Comment concilier harmonieusement environnement, économie, vie en société ? L’économie de la plaisance en Polynésie française représenterait un chiffre d’affaires de près de 5 milliards Fcfp. Chaque année, entre 600 et 700 voiliers internationaux, soit une estimation de 2 500 à 3 000 personnes, naviguent dans les eaux polynésiennes. La plaisance et les infrastructures qui y sont associées doivent donc être intégrées aux réflexions engagées sur l’aménagement des façades maritimes. Il est nécessaire de mieux appréhender et réduire les impacts indésirables de la plaisance sur l’Homme et l’Environnement. Éviter la discordance fréquente entre les aspirations des pratiquants, en quête d’espaces naturels préservés, et les impacts réels de leurs activités. Pacifier les relations de certaines population à l'égard des plaisanciers...

 

 

Après la séance chaotique vécue il y a deux semaines à Tarahoi au cours de laquelle les fractures se sont encore un peu plus ouvertes entre le Tavini et le gouvernement, les élus reprennent le chemin de l’assemblée de la Polynésie française ce mardi, avec de nombreuses questions dans leurs besaces.
l sera question de sport avec le questionnement du Tapura sur la conduite du dossier des Jeux du Pacifique alors que le doute plane sur l’annulation potentielle des épreuves de natation depuis l’abandon des bassins qui devait être installés à Mamao.  
(…) De l’eau de la piscine à l’eau du lagon, il n’y a souvent que quelques pas. Les élus du Tavini reviennent ainsi dans ces eaux où les voiliers dérangent les riverains et dans laquelle des heurts ont une nouvelle fois été provoqué la semaine dernière à Raiatea et Fakarava. "Comment votre ministère entend-il garantir une gestion plus lisible, plus contrôlée et plus équitable de la plaisance dans nos lagons ?", s’interroge ainsi Maurea Maamaatuaiahutapu alors que sa collègue, Teremuura Kohumoetini demande pour sa part "un point précis sur l’état d’avancement du dispositif Escales, son calendrier de mise en oeuvre effectif dans les archipels, ainsi que les moyens concrets qui seront déployés pour permettre enfin de lutter efficacement contre les ancrages illégaux, les épaves abandonnées et les conflits d’usage dans les lagons polynésiens".
(…)

Logements, bassins et voiliers au menu de Tarahoi (Tahiti Infos)

Au lendemain du remaniement ministériel présenté par Moetai Brotherson et d’un communiqué assassin du Tavini, les questions orales à l’assemblée avaient ce mardi des allures de séance de rattrapage pour le gouvernement. Baptême du feu pour la nouvelle ministre des Sports, dossiers explosifs sur les Jeux du Pacifique et le logement intermédiaire, tensions dans les lagons : les ministres étaient attendus au tournant. (…).
Sur le front maritime, le ministre des Grands travaux, Jordy Chan, a détaillé les mesures prises face aux occupations problématiques des lagons à Raiatea, Fakarava ou Faa’a : réglementation des mouillages, déploiement du dispositif Escales, installation d’ancrages écologiques et renforcement des contrôles. Concernant Raiatea, où plusieurs navires déplacés hors zone réglementée ont récemment provoqué des tensions avec les riverains, le ministre a reconnu une situation “regrettable”, tout en refusant “d’amalgamer” l’ensemble des plaisanciers. Il a également insisté sur la complexité juridique de certains dossiers, entre navires abandonnés et difficultés d’identification des propriétaires.
(…)

Jeux, logements, lagons : le gouvernement monte au front (Tahiti Infos)

Le gouvernement a été interpellé à l’Assemblée ce mardi sur les récents conflits sur le lagon entre plaisanciers et habitants, notamment à Raiatea et Fakarava. Des tensions qui ne sont pas nouvelles et pour lesquelles les solutions tardent. Le ministre des Grands travaux Jordy Chan assure que le Pays travaille : plus de 70 épaves retirées, 200 procédures administratives ou juridictionnelles en cours, la phase pilote du dispositif Escales lancée il y a un an. Il renvoie aussi les responsabilités à l’État : le gouvernement attend toujours son avis sur un projet de loi du Pays qui doit permettre de renforcer les contrôles et d’appliquer des amendes forfaitaires aux plaisanciers qui ne respectent pas les règles.
(…). Le ministre Jordy Chan indique que depuis sa prise de fonction en mai 2023, le port autonome a recensé l’ensemble des épaves et navires abandonnés dans sa circonscription, « retirant 61 navires du plan d’eau, réglant 83 situations irrégulières et engageant 200 procédures administratives ou juridictionnelles ». La Dpam a également retiré 11 épaves et lancé un marché pour 11 autres. « Des opérations lourdes, complexes et coûteuses. »
(…) Jordy Chan a refait la liste des actions du gouvernement : de nouveaux arrêtés ont été pris pour réglementer le mouillage (11 depuis mai 2023), la phase pilote du projet Escales a été lancée en juin 2025 pour la petite plaisance, des « ambassadeurs Escales » ont déjà été déployés sur le terrain pour sensibiliser aux nouvelles règles de mouillage, près de 600 ancrages écologiques doivent être installés d’ici 2027 dans plusieurs îles dont Tahiti. Il reconnait que « pendant longtemps les règles existaient mais elles demeuraient insuffisamment appliquées, les responsabilités étaient parfois dispersées et les outils de suivi limités » mais les autorités doivent composer avec des situations compliquées : « Navires insuffisamment identifiés, situation de propriété complexe, déplacements irréguliers. » Exactement ce qu’il se passe à Raiatea où un individu occupe et déplace les bateaux sans autorisation, explique-t-il, précisant toutefois qu’il s’agit d’un cas isolé.
(…). Le ministre rappelle que les pouvoirs de police sur le plan d’eau « relève aujourd’hui principalement de l’&tat et des communes avec la police municipale ». Un projet de loi du pays sur la recherche et la constatation des infractions en matière maritime pour faciliter les contrôles et les sanctions, a été soumis « pour avis » à l’État en 2020, une obligation statutaire, mais le ministre indique qu’ils n’ont toujours pas eu de réponse malgré « trois relances ».

Tensions sur le lagon : le ministre Jordy Chan renvoie la balle à l’État (Radio 1)

# Alors que la situation entre riverains et plaisanciers face au carénage d’Uturaerae s'envenime, des vidéos de saccages de voiliers commis par des jeunes ont provoqué l'indignation sur les réseaux sociaux ce week-end. Des incidents que condamne le vice-président de l’association Uturaerae IMI RAVEA, Raitua Thuau. "Il faut tout faire pour éviter que ça salisse les actions que nous voulons mener" , insiste-t-il.
À Raiatea, la tension autour des voiliers installés face au carénage d’Uturaerae est vivement ravivée. Ce samedi, deux semaines après les vifs échanges entre riverains et plaisanciers, les vidéos de saccage commis en plein jour par un groupe de jeunes sur plusieurs bateaux ont enflammé les réseaux sociaux.
(…). Ces incidents surviennent alors que la présence de voiliers installés durablement alimente le ressentiment local. Les habitants dénoncent un manque d’encadrement et des zones d’ancrage insuffisamment respectées.
(…)

Saccage de voiliers à Raiatea : « On ne cautionne pas ce genre de comportement » (TNTV)

# La vidéo de jeunes en train de piller et saccager des voiliers à Raiatea a fait le tour des réseaux sociaux. Depuis ils ont été rattrapés et le matériel a été rendu. Mais elle a fait beaucoup réagir et mis en lumière des problèmes rencontrés dans le monde de la voile.
(…). Au-delà de l'insécurité, Teva, un autre skipper pro, craint l'amalgame fait avec tous les amoureux de la voile. D'autant qu'il y a peu de temps, une autre histoire impliquant un propriétaire de voilier traînant dans son sillage des épaves de bateau avait défrayé la chronique, toujours au même endroit, en face de la zone de carénage de Uturaerae. On se souvient alors que la discussion avait été houleuse entre ce propriétaire et une partie de la population venue à sa rencontre.
(…). Aux autorités de trouver une meilleure gestion de l'espace maritime, en particulier quand elles veulent développer le nautisme en Polynésie. En solutionnant entre autres le problème des épaves et des zones de mouillage. Teva aimerait donc "une reprise en main de cette gestion de l'espace maritime...car il est légalement public".

Des jeunes pillent et saccagent des voiliers au vu et au su de tous à Raiatea (Polynésie 1ère)

Les jeunes hommes qui ont participé au pillage de 2 voiliers, durant le week-end à Raiatea, ont rendu les objets qu’ils avaient dérobés, notamment des planches de surf appartenant à un ressortissant hawaïen à qui ils ont présenté leurs excuses. Celui-ci a décidé de ne pas déposer de plainte.
(…). Quant aux propriétaires du second navire, les autorités n’ont, pour l’heure, pas eu de nouvelles les concernant.

Pillage de voiliers à Raiatea : les jeunes impliqués s’excusent et rendent les objets dérobés (TNTV)

 

# Les conflits entre plaisanciers et habitants se multiplient sur les lagons. Le week-end dernier, une vidéo montrant des jeunes en train de piller et saccager des voiliers à Raiatea a beaucoup fait réagir, mettant à nouveau en lumière des tensions qui ont également été débattues à l’Assemblée la semaine dernière. Du côté de l’Association des voiliers en Polynésie, on s’inquiète d’un « contexte hostile » qui commence à effrayer les voyageurs internationaux et risque de « tuer la plaisance », qui représente pourtant une importante « manne économique » pour le territoire. Arnaud Jordan, président de l’association, parle d’un sentiment d’insécurité croissant, dénonce l’immobilisme des autorités, et au passage les dérives du dispositif Escales, qui permet de réserver à l’avance un emplacement dans une zone de mouillage.
Extraits de l’’itw d’Arnaud Jordan, président de l’Association des voiliers en Polynésie
- Depuis le Covid, j’ai l’impression que la place des voiliers, dans l’imaginaire des gens, est de moins en moins bonne, ce qui impacte le tourisme de plaisance. Mais il ne faut pas oublier que c’est un tourisme haut de gamme qui rapporte entre 4 et 5 milliards par an en Polynésie. Est-ce qu’on veut se passer de ça ? On stigmatise les voiliers pour la pollution alors que leur impact est beaucoup moins important que l’avion. Les voiliers mouillent dans des zones qui sont réglementées maintenant. On peut parler de cette réglementation et de l’attitude des édiles ou de l’administration qui est particulièrement hostile aux voiliers. Cela se ressent jusque dans la population qui pense qu’elle peut faire justice elle-même.
(…). - Je pense que les autorités ne font pas grand-chose pour régler le problème. Le système Escales proposé par la DPAM ne va pas fonctionner parce qu’il ne tient pas compte de la météo ni des besoins des gens. On va se retrouver avec des petits chefs dans toutes les îles qui vont régler comme ils veulent la plaisance et la présence des voiliers, alors qu’on est dans un contexte totalement hostile, où on n’a plus le droit de mouiller plus de 48 heures dans la plupart des endroits, en tout cas dans les îles Sous-le-Vent. On va se retrouver avec une plaisance qui ne fait que bouger. Ça ne changera pas grand-chose, il y aura toujours autant de voiliers.
(…) - La solution est entre les mains de l’administration, de la DPAM en particulier. On voit dans les vallées des épaves de voitures et, de la même manière, il y a une proportion de bateaux hors d’usage qui sont abandonnés pour des raisons diverses et variées, parfois parce que les propriétaires sont âgés et plus en état de naviguer. Dans ces cas-là, il faut se débarrasser de l’épave et ça coûte un certain prix, qui doit être supporté d’abord par le propriétaire. Et si on ne le trouve pas, il faut faire une déchéance de propriété et régler le problème administrativement. Mais comme on n’a pas de filière de déconstruction de bateaux opérationnelle, ça coûte très cher. Je comprends que la DPAM n’ait pas toujours les moyens de déconstruire proprement ces bateaux. Mais il y a eu d’autres solutions, comme celle proposée par Marcel Laforge à Raiatea, qui consistait à emmener les épaves à terre pour les transformer en des habitats différents, des cabanes.
(…)

« Les agressions et l’ambiance générale vont tuer la plaisance », alerte Arnaud Jordan (Radio 1)

# Réaménagement de Vaiete, saturation du réseau routier, passe de Papeete, permis moto et mise à jour de la régulation du mouillage des voiliers : invité du journal de TNTV, le ministre des Grands Travaux Jordy Chan a détaillé sa feuille de route, ce jeudi. Interview.
(…) Autre actualité marquante à Raiatea, des habitants se sont mobilisés pour dénoncer le non-respect des règles de mouillage. Certains plaisanciers jouent le jeu, d’autres restent installés durablement. Cela crée une vraie colère. Les agents de la DPAM ne peuvent pas être partout. Quelle est la solution ? Plus de contrôles, plus de sanctions ou une autre forme de collaboration avec les communes ?
Entre autres sujets: Les questions au ministre, et ses réponses…

Règles de mouillage : l’avis de l’État espéré pour « bientôt », dit Jordy Chan (TNTV)

Tehina Rota a été ambassadeur du projet Escales à Raiatea. Sa mission consistait à informer les usagers du lagon sur les nouvelles règles de mouillage, pour le compte de la Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM). Une mission aujourd’hui terminée, mais Tehina continue de sensibiliser les plaisanciers. Car les corps morts prévus par la nouvelle réglementation, ne sont toujours pas installés. Mais autour de l'île Sacrée, chaque zone a bien été délimitée.
(…). Les nouvelles règles en matière de mouillages visent à limiter le nombre de bateaux et ramener le calme sur l'eau. Car ces dernières semaines, le climat s'est particulièrement tendu entre habitants et plaisanciers... Des jeunes sont allés jusqu'à vandaliser plusieurs voiliers, le week-end dernier. Filmés en direct, et publiés sur les réseaux sociaux, ces actes ont choqué la toile. Les jeunes ont, depuis, présenté leurs excuses et rendu les objets dérobés.
Pour les professionnels du tourisme, ces tensions renvoient une mauvaise image de la Polynésie. L'enjeu économique est réel puisque la plaisance, additionnée au charter, rapporte 5 milliards de francs au territoire. Sans oublier les emplois générés. Le carénage de Raiatea, géré par Dominique Goché, compte par exemple 28 salariés.
(…). Alors tant mieux si la nouvelle réglementation apaise les tensions. Mais elle n'est pas forcément adaptée à l'activité des sociétés de charter, comme celle de Bertrand Moisset…
(…) Entre plaisance, activité économique et habitants, le partage du domaine maritime reste un défi de taille… Autant que le problème des épaves dans le lagon. Tout est aussi question d'équilibre et de respect de tout un chacun.

Voiliers à Raiatea : des tensions qui menacent un secteur à 5 milliards Fcfp (Polynésie 1ère) publié le 20/05à 7h00

 

* Pour rappel: Voiliers et plongée: des conflits d’usage avec la population hélas récurrents (AvA-Infos)05/05/26

 

EN SAVOIR PLUS:

(…) Chaque année, entre 600 et 700 voiliers internationaux, soit une estimation de 2500 à 3000 personnes, naviguent dans les eaux polynésiennes. Il est crucial de les informer sur les réglementations, les zones de mouillage et de navigation, les obligations à respecter, les taxes à payer, etc. Il est également important de favoriser l’interaction entre la population locale et ces touristes. (…)
Plaisance Responsable : Bureau de la Stratégie Touristique (Service du Tourisme PF)

Étude d’impact de la plaisance sur l’économie de la Polynésie française : étude réalisée avec l’aide de l'Association des Voiliers de Polynésie, de ses adhérents et de ses réseaux sociaux internet, VHF et BLU.

Point de vue sur l’avenir de la plaisance
La réflexion de l’association nationale, d’intérêt général, “Les Voiles de l’Énergie et de l’Environnement” (V2E)

Contactez la rédaction

e mail ava infosContactez directement l'équipe de rédaction de AvA en écrivant à cette adresse : contact@ava-infos.org ou en utilisant le formulaire suivant.

Un site d'infos participatif

PlumeAvA-infos est un site d'information participatif. Vous faites partie d'une association, vous êtes actif dans le développement durable ? Envoyez vos articles à paraître sur AvA-infos, ou indiquez vos prochains rendez-vous à ne pas rater dans l'Agenda...