Agriculture durable, énergie renouvelable, recyclage local du plastique, éco-tourisme...: Protection des cultures, gestion durable des ressources, visites d'exploitations et surtout échanges entre professionnels sont au programme du Salon Tech & Bio Pacifique qui se tiendra à Moorea du 6 au 8 août au lycée agricole de Opunohu. Un événement consacré aux techniques de production durables et à l’innovation agricole qui réunira des professionnels venus des différents archipels, mais aussi de l’Hexagone, des Outre-mer et du Pacifique ; Face au problème des déchets dans les îles, création d'Api Shapers, une entreprise de Moorea qui recycle le plastique pour lui donner une seconde vie ; À Huahine, la Société Publique Locale (SPL), qui regroupe six communes, lance la construction d'une centrale agri-photovoltaïque. L'objectif est de pouvoir alimenter l'île en électricité tout en développant une agriculture raisonnée sous les installations ; Alors qu’il fête ce lundi ses cinq ans d’existence dans la baie de Opunohu à Moorea, l’écomusée Te Fare Natura franchit le cap des 100 000 visiteurs, dont 30 000 scolaires. Pensé dès l’origine comme un lieu de médiation scientifique, c'est aussi un lieu d’insertion professionnelle autour des métiers de l’écotourisme ; Présentation aux nouveaux élus de Taiarapu-Ouest (Presqu'île) d'un hôtel 3-étoiles à la pointe Poriro, où les terrassements ont débuté. Le choix du site, qui avait déjà fait l’objet d’un projet d’Imagine Promotions en 2022, avait alors suscité une vive opposition de la part des riverains.
# Agriculture durable, élevage, pêche ou encore agro-transformation seront au cœur de la première édition polynésienne du salon Tech & Bio Pacifique. Organisé du 6 au 8 août au lycée agricole de Opunohu, l’événement réunira des professionnels venus des différents archipels, mais aussi de l’Hexagone, des Outre-mer et du Pacifique.
(…) Consacrée aux techniques de production durables et à l’innovation agricole, la manifestation se tiendra au lycée agricole de Opunohu.
L’événement est porté par la Fédération des Chambres d’agriculture et de la pêche du Pacifique (FEDCAPP), qui réunit les Chambres d’agriculture de Polynésie française, de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna. La candidature polynésienne ayant été retenue à l’issue d’une sélection nationale, l’organisation a été confiée à la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), avec le soutien du ministère de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement.
Créé par le réseau des Chambres d’agriculture, Tech & Bio est présenté comme la manifestation nationale de référence en matière de techniques agricoles durables.
(…). Le salon doit favoriser les échanges entre agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, chercheurs et représentants des institutions publiques. Des délégations de l’Hexagone, des Outre-mer et de plusieurs territoires du Pacifique sont attendues.
(…). Le budget prévisionnel de l’événement s’élève à 21 millions de Fcfp. Son financement est assuré par le Pays, l’État, par l’intermédiaire du Fonds Pacifique et de la Direction générale des Outre-mer, ainsi que par plusieurs partenaires privés.
Voir le programme.
Le salon Tech & Bio Pacifique organisé à Moorea en août 2026 (TNTV)
Le salon Tech & Bio, dédié aux agriculteurs, aura lieu du 6 au 8 août prochain au lycée agricole de Opunohu. Deux thèmes principaux seront abordés : “la vie du sol” et “l'agro-transformation”. Les deux premières journées sont réservées exclusivement aux professionnels.
Du 6 au 8 août prochain, Moorea accueillera la première édition du salon Tech & Bio, “un rendez-vous que les professionnels ne doivent pas manquer”, assure le président de la chambre d’agriculture France, Sébastien Windsor. Comme l’a souligné le ministre de l’Agriculture, cet événement est porté par la fédération des chambres d’agriculture et de la pêche du Pacifique dont font partie la Polynésie ainsi que la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. Ce salon a lieu tous les quatre ans et la dernière édition s’est tenue en Nouvelle-Calédonie en 2022. Protection des cultures, gestion durable des ressources, visites d'exploitations et surtout échanges entre professionnels sont au programme de ces trois jours.
(…) Le président de la chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire, Thomas Moutame, estime que ce salon d'agriculture techno-bio va permettre aux agriculteurs d’utiliser les techniques qu’utilisaient déjà nos tupuna. “À l'époque, il n'y avait pas de produits chimiques, tout était naturel. Maintenant, il faut, je ne dis pas revenir en arrière, mais juste rappeler quels sont les produits innovants sur l'agriculture biologique, sur les engrais naturels.” Il rappelle qu’on peut toujours planter sans utiliser de produits chimiques : “Je ne dis pas de supprimer les produits chimiques, mais en utiliser moins, on appelle cela une culture raisonnée”. Pour le ministre de l’Agriculture Taivini Teai, l’agriculture raisonnée est surtout “l'agriculture avec la bonne utilisation des bons produits au bon moment. C'est surtout ça qui est important de mettre en avant. C'est aussi bien pour la santé des professionnels qui utilisent ces produits-là, que pour l'environnement, et nous les consommateurs.” (…)
“Un salon pratico-pratique” pour les agriculteurs (Tahiti Infos)
(…) Pendant trois jours, agriculteurs, techniciens et professionnels du secteur venus des archipels polynésiens, de l’Hexagone, des Outre-mer et du Pacifique se réuniront pour « parler technique » autour des savoir-faire et des innovations appliquées à la production et à l’élevage. Avec un objectif : favoriser le « transfert » de pratiques et de techniques vers les exploitations locales, tout en renforçant les échanges entre les chambres agricoles du Pacifique.
(…). Plus de 50 ateliers, démonstrations de matériel agricole, conférences techniques et visites d’exploitation rythmeront ces trois journées, avec un mot d’ordre : favoriser « un échange entre pairs ». Agroécologie, élevage, protection des cultures ou encore gestion durable des ressources seront abordés de façon « pragmatique ». Autant de leviers qui doivent permettre, selon Sébastien Windsor, (président de Chambres d’agriculture France) « d’accompagner les agriculteurs dans leur cour de ferme », pour les aider à faire évoluer leurs pratiques, gagner en productivité et réduire leur empreinte écologique.
(…) L’innovation, précise Jean Tama, vice-président de la CAPL, ne se limite d’ailleurs pas aux technologies de pointe. Elle englobe aussi des pratiques encore peu ou pas déployées dans les exploitations locales, comme la polyculture ou l’agriculture syntropique, une méthode d’agroforesterie inspirée du fonctionnement des écosystèmes naturels pour associer différentes cultures au sein de systèmes denses, diversifiés et productifs.
(…) Pas question, en revanche, d’en faire une foire commerciale : aucune vente n’est prévue pendant le salon.
Car le transfert ne doit pas s’arrêter aux trois jours de démonstrations. Une fois les solutions présentées et échangées entre professionnels, les chambres agricoles doivent prendre le relais pour accompagner leur adaptation et leur mise en œuvre dans les exploitations. Pour Taivini Teai, ministre de l’Agriculture, ce suivi est « l’affaire de tous les jours ».
Au-delà des pratiques individuelles, l’enjeu est aussi d’inscrire ces innovations dans une « stratégie » plus large : renforcer la souveraineté alimentaire, adapter l’agriculture au changement climatique, améliorer la rentabilité des exploitations, mais aussi former et attirer une nouvelle génération d’agriculteurs.
(…) Un réseau qui doit également se construire à l’échelle du Pacifique. Les échanges entre les chambres agricoles de Polynésie française, de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna doivent permettre de mutualiser les expériences et de « ne pas réinventer l’eau chaude à chaque fois ».
(…). L’événement pourra accueillir jusqu’à 1 500 participants par jour. Réservé aux professionnels les jeudi 6 et vendredi 7 août, Tech & Bio ouvrira ses portes au grand public pour sa dernière journée, samedi 8 août.
Tech & Bio : l’innovation agricole fait salon à Moorea (Radio 1)
# Face au problème des déchets dans les îles, Alex Jaraczewski a décidé de créer Api Shapers, une entreprise de Moorea qui recycle le plastique pour lui donner une seconde vie.
Alex Jaraczewski veut apporter une réponse au problème de la gestion des déchets plastiques, qui représente un véritable défi dans les îles. Son entreprise, Api Shapers, développe une solution de recyclage à petite échelle qui pourrait permettre aux communes des îles de transformer leurs déchets en nouvelles ressources.
(…). Le principe est de broyer le plastique usagé, le transformer en granulés puis le refondre pour créer de nouveaux produits. L’entreprise en dispose actuellement de trois : un broyeur capable de traiter jusqu’à 200 kilos de plastique par heure et deux extrudeurs-injecteurs qui permettent de fondre et remodeler la matière. “On utilise des moules selon les besoins pour créer différents objets”, explique Alex Jaraczewski.
(…). La prochaine étape du développement de Api Shapers sera l’acquisition de nouvelles machines permettant de fabriquer de grandes plaques de plastique recyclé. “Avec ces plaques, on pourra aller plus loin et créer du mobilier, des comptoirs, des tables ou d’autres structures. Ce sont des systèmes qui existent déjà ailleurs. L’idée est d’adapter ces solutions aux besoins de la Polynésie.
(…) L’objectif de Api Shapers n’est pas de créer une grande usine, mais de développer un réseau d’unités autonomes, adaptées aux besoins locaux.
Et dans cette perspective, Alex Jaraczewski ne manque pas d’idées : (…) “ (…) On ne veut pas seulement traiter un déchet. On veut créer des solutions qui répondent aux besoins des îles, fabriquer localement des produits qui pourraient remplacer certaines importations et créer de nouvelles activités autour du recyclage.”
Api Shapers : Une nouvelle vie pour le plastique usagé (Tahiti Infos)
# À Huahine, la Société Publique Locale (SPL), qui regroupe six communes, lance la construction d'une centrale agri-photovoltaïque. L'objectif est de pouvoir alimenter l'île en électricité tout en développant une agriculture raisonnée sous les installations.
C'est un projet inédit aux Raromatai. Après Taravao et Teva I Uta à Tahiti, Huahine accélère sa transition énergétique grâce au solaire. Une centrale d'agrivoltaïsme est en construction à Vaiharo, portée par la Société publique locale de production et de distribution d'électricité Te Uira Api no Raromatai (SPL).
Les 5 000 panneaux solaires en cours d'installation permettront de fournir plus de la moitié des besoins en électricité de l'île. Le domaine de quatre hectares abritera aussi des cultures. C'est tout l'intérêt de l'agrivoltaïsme : concilier la production d'énergie renouvelable et une activité agricole. Des gouttières sont également prévues pour récupérer et de gérer les eaux de pluie, au bénéfice des plantations.
(…). Cette première phase doit permettre à Huahine de couvrir près de 60 % de ses besoins en électricité, au bénéfice des 6 300 habitants qui verront leur facture baisser, à moyen terme. Près d'un million de litres de gasoil par an devraient être économisés selon Marcelin Lisan. Les émissions de gaz à effet de serre seront également réduites. « L'objectif c'est d'être autonome au maximum, dans toutes les concessions de la SPL (...). C'est pour l'environnement et pour être indépendant énergétiquement sur Huahine » insiste le maire de Huahine.
Le coût total du projet s'élève à 1 milliard 200 millions de francs CFP. Son financement est assuré à hauteur de 32 % par l'État, via le Fonds de transition énergétique, et 68 % par la SPL via l'Agence française de développement (AFD). Une première aux îles Sous-le-Vent. Taputapuatea et Tahaa devraient suivre avant la fin de l'année 2026. (…)
Huahine : une nouvelle centrale agrivoltaïque va couvrir 60% des besoins en électricité (Polynésie 1ère)
# Alors qu’il fête ce lundi ses cinq ans d’existence dans la baie de Opunohu à Moorea, l’écomusée Te Fare Natura franchit le cap des 100 000 visiteurs, dont 30 000 scolaires. Pensé dès l’origine comme un lieu de médiation scientifique mais aussi d’insertion professionnelle autour des métiers de l’écotourisme, l’établissement estime avoir aujourd’hui « trouvé sa place » dans le paysage polynésien et poursuit son développement.
L’écomusée de Moorea, rattaché à l’École pratique des hautes études (EPHE-PSL), avait fait le pari d’associer la découverte du patrimoine naturel et culturel polynésien à la formation. Chaque année, une trentaine de personnes sont accueillies au sein de cet établissement public dans le cadre de parcours d’insertion, qu’il s’agisse de jeunes issus des quartiers prioritaires, de volontaires en service civique, de bénéficiaires de contrats aidés ou de personnes effectuant des travaux d’intérêt général, afin d’être formées aux métiers de l’écotourisme. Un dispositif à visée sociale « renforcé » au cours de la dernière année, notamment grâce à l’augmentation des capacités d’accueil.
(…) Au fil des années, l’écomusée a également fait évoluer sa manière de transmettre les connaissances, en multipliant les supports et les formats de médiation.
(…) L’écomusée accueille un public hétérogène mêlant scolaires, familles, chercheurs, touristes et résidents, répartis « à peu près à parts égales » entre la fréquentation locale et internationale, selon sa directrice.
Le prochain chantier passera par un rapprochement avec les acteurs du tourisme. Un partenariat vient notamment d’être conclu avec l’hôtel Manava Beach Resort afin d’intégrer la visite de l’écomusée au séjour de ses clients. « On essaye aussi de rapprocher le secteur du tourisme avec les initiatives en développement durable », résume Hélène Duran.
Pour ses cinq ans, Te Fare Natura dépasse les 100 000 visiteurs (Radio 1)
En ce jour du lundi 27 juillet 2026, l’Écomusée Te Fare Natura célèbrera le cinquième anniversaire de son ouverture. Inauguré le 27 juillet 2021 par le Président Emmanuel Macron et le Président Edouard Fritch, avec comme ambition de faire découvrir, comprendre et valoriser le patrimoine naturel, culturel et scientifique de la Polynésie française, l’Écomusée est aujourd’hui devenu un lieu incontournable de sensibilisation, d’éducation et de partage.
(…) Au fil des années, l’Écomusée a enrichi son offre avec de nouvelles expositions, des nouvelles expériences immersives et en réalité virtuelle, des ateliers pédagogiques, des conférences, des événements scientifiques et culturels ainsi que de nombreux projets menés en partenariat avec les acteurs locaux et internationaux. Cette dynamique témoigne d’une volonté constante de rendre les savoirs accessibles à tous et de renforcer le lien entre les Polynésiens, les visiteurs et leur patrimoine. (…)
Te Fare Natura célèbre ses cinq ans d’existence (Tahiti News)
# Les promoteurs de l’hôtel 3-étoiles de la pointe Poriro, où les terrassements ont débuté, ont présenté leur projet aux nouveaux élus de Taiarapu-Ouest. Après les vives oppositions sur les anciens plans d’Imagine Promotion pour ce foncier, l’équipe de Faana Taputu constate un certain apaisement autour du nouveau projet, qui doit renforcer l’attractivité touristique de la commune et son offre de restauration, et surtout créer entre 40 et 45 emplois. La réunion a tout de même été l’occasion de poser des points de vigilance : l’eau et l’assainissement, mais aussi le recrutement et la formation locale et la préservation de l’accès à la plage.
(…) (…) Le site avait déjà fait l’objet d’un projet d’Imagine Promotions en 2022 : une résidence en étages de 83 logements, baptisée Areiri, qui avait suscité une vive opposition des riverains. Une consultation publique autour du nouveau projet hôtelier avait été organisée en 2024, avec moins de levées de boucliers, mais tout de même des inquiétudes, du côté des habitants de la zone et de la commune associée de Toahotu. À entendre le nouveau maire, qui rappelle que le dossier a déjà fait l’objet de validation du pays et de la mairie avant son arrivée aux manettes, l’ambiance est désormais apaisée autour du projet : « Je vois que personne ne vient rouspéter, donc c’est que ça devrait aller », conclut Faana Taputu, qui tout de même soulevé certains points de vigilance auprès des promoteurs.
(…) Pour la commune, ce projet répond à plusieurs ambitions. D’une part, il s’agit « d’attirer un tourisme étranger », explique Faana Taputu. D’autre part, il permettra d’élargir l’offre de restauration sur le territoire. « Aujourd’hui, nous n’avons que le restaurant de la Pointe Riri. Avec ce nouvel établissement, qui comprendra un restaurant et un bar, nous proposons une offre supplémentaire pour la commune », souligne le tavana.
(…) Pour la commune, les retombées attendues seront aussi économiques. « Ça va permettre de valoriser le site », ajoute Faana Taputu qui précise qu’autour de l’hôtel, « tout sera renouvelé et bétonné ». « Ce sera quelque chose de bien », avance-t-il. (!?)
Emploi local, accès à la plage… Le Toahotu Resort bien accueilli mais regardé de près par la mairie (Radio 1)
Pour info: Une consultation publique a été ouverte par la mairie de Tairapu-Ouest autour d’un projet d’hôtel situé sur la pointe Poriro, à proximité de la mairie annexe de Toahotu. L’établissement, d’un peu plus 3500 m2, en comptant les 9 bungalows, la vingtaine de chambres, l’accueil, le restaurant – bar et la salle d’activité, nécessite un remblai de 12 000 m3 sur un site où un projet de résidence avait déjà été rejeté.
Pour rappel:
Toahotu : oui pour le projet hôtelier mais ailleurs ! (Polynésie 1ère) 28/08/24
Le projet hôtelier de Toahotu verra-t-il le jour ? (Polynésie 1ère) 27/08/24
Un hôtel de 34 chambres à l’étude à Toahotu (Radio 1) 08/08/24
Un projet hôtelier à la pointe Poriro (Tahiti Infos) 08/08/24
Pointe Poriro : un projet immobilier qui divise (Polynésie 1ère) 02/10/21

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