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Le CET de Bora Bora lui aussi attaqué par un incendie ; Celui de Faa’a confronté à une hausse significative de sa fréquentation due à l'arrêt des activités du CRT de Motu Uta  ; Pirae procède au retrait des épaves de voiture ; À Papeete, les engins à l’abandon de Hello Scoot commencent à poser problème ;  À Moorea, un permis de construire annulé pour défaut d'étude d'impact environnemental.

 

 

 

 

# Après le CRT de Motu Uta, c’est au Centre d’enfouissement technique (CET) de Bora Bora qu’un incendie s’est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi. Pompiers et services municipaux sont mobilisés pour contenir les flammes et sécuriser le site. La collecte des encombrants a été temporairement suspendue afin de concentrer les moyens sur les opérations en cours. À Bora Bora, le CET avait déjà connu deux incendies, en octobre 2024 puis en mars 2020.
(…) Ce type d’incendie n’est pas inédit en Polynésie. Le 20 août dernier, un feu s’était déclaré dans un tas de déchets recyclables en attente de tri au Centre de recyclage et de transfert (CRT) de Motu Uta. Les pompiers avaient mis plus de trois heures à le contenir et étaient restés mobilisés pour poursuivre les opérations.
En septembre 2024, le site de l’entreprise Technival, à Tipaerui, avait également été ravagé par un important incendie, suscitant des inquiétudes quant aux capacités de traitement des déchets dangereux en Polynésie. Quelques mois plus tôt, en avril 2024, le dépotoir de Huahine avait à son tour été touché par les flammes.
À Bora Bora, le CET avait déjà connu deux incendies, en mars 2020 puis en octobre 2024. D’autres sites de stockage ou de traitement des déchets ont également été concernés par le passé. Le CET de Paihoro, à Tahiti, avait notamment connu plusieurs départs de feu, dont un en 2020 lié à la présence de batteries mal triées. Le dépotoir de Mumuvai, à Faa’a, a lui aussi été touché par d’importants incendies.

La collecte des encombrants suspendue au CET de Bora Bora après un incendie (Radio 1)

Un incendie s’est déclaré, ce dimanche, au Centre d’Enfouissement Technique de Bora Bora. Les pompiers de l’île sont mobilisés pour circonscrire le sinistre. La collecte des encombrant est pour l’heure suspendue.

Incendie au Centre d’Enfouissement Technique de Bora Bora (TNTV)

Depuis dimanche (20/9) , les sapeurs-pompiers renforcés par les équipes de Mou Kam Tse, de la Polynésienne des eaux et de l’ensemble des services municipaux sont pleinement mobilisés pour faire face à l’incendie qui touche actuellement notre le Centre d’Enfouissement Technique de l’île de Bora Bora.
(…). Par mesure de précaution et de sécurité, la collecte des encombrants sur l’île est temporairement suspendue pour permettre aux équipes mobilisées de concentrer tous les moyens disponibles sur la sécurisation du site.

Incendie à la déchetterie de Bora Bora (Tahiti Infos)

(…) Le communiqué de la mairie indique que les sapeurs-pompiers, l'ensemble des services municipaux, les équipes de Mou Kam Ste ainsi que la Polynésienne des eaux sont pleinement mobilisés pour faire face au sinistre. Sur place, plusieurs opérations urgentes sont en cours pour sécuriser la zone, notamment le "recouvrement du site avec de la terre et la mise en place de puits d'intervention en profondeur".
Par conséquent, afin de permettre aux équipes de concentrer tous les efforts sur ces travaux, la collecte des encombrants est interrompue par mesure de précaution. La municipalité tient à réaffirmer son objectif principal : "protéger les habitants, accompagner les équipes sur le terrain et trouver des solutions durables restent notre priorité".(…)

Le centre d'enfouissement technique de Bora Bora en feu, la collecte des encombrants suspendue (Polynésie 1ère)

L'incendie qui a ravagé le centre d'enfouissement technique de Bora-Bora il y a deux jours a depuis été totalement maîtrisé. La collecte des déchets reste pour autant suspendue jusqu'à nouvel ordre par mesure de sécurité. (…)

L’incendie du CET de Bora-Bora maîtrisé, la collecte des encombrants toujours suspendue (Polynésie 1ère)



# Faa’a se décide à se mettre au tri… Mais de ses usagers. Suite à l’incendie qui a touché le centre Fenua Ma il y a un mois, la décharge de Mumuvai connaît une hausse significative de sa fréquentation, ce qui pousse la municipalité à prendre des mesures pour contrôler ce flux grandissant de déchets en tous genres.
Le Centre de tri Fenua Ma a été ravagé par un incendie le 20 août dernier. Un sinistre qui ravive les préoccupations autour de la gestion des déchets. À Faa’a, depuis plusieurs mois, les équipes municipales constatent que de nombreux camions d’entreprises, provenant d’autres communes, viennent déverser leurs déchets à la décharge de Mumuvai. Face à cette situation, la commune a décidé de renforcer la surveillance du site.
"Il y aura des caméras un peu partout dans, disons, les endroits stratégiques : à l'entrée de la commune et puis aussi dans les différents gros quartiers", projette le maire de Faa’a, Oscar Temaru qui a déjà entamé les démarches de financement. Des équipes statiques seront aussi positionnées à l'entrée et autour de la décharge, ajoute l'élu. Pour s'assurer que le règlement soit bien compris par la population, ce dernier veut également installer des banderoles préventives à l'égard de celles et ceux tentant de braver l'interdit. Une façon, pour lui, que les habitudes soient intériorisées par l’éducation et non par la répression. Le conseil municipal de Faa’a se réserve néanmoins la possibilité d’aller jusqu’à la répression si la sensibilisation ne suffit pas…
(…)  En aparté, le maire a évoqué un projet de tri des déchets, mais à une condition : que son projet phare de traitement par pyrolyse voit le jour. Pour l'instant, cette technologie coûteuse - qui consiste à brûler les déchets à 1000 degrés - n'est toujours pas d'actualité.

Gestion des ordures à Mumuvai : Faa'a veut trier ses usagers (Polynésie 1ère)

 

# Depuis ce matin, la ville de Pirae procède au retrait des épaves de voiture dans ses quartiers. Sûreté civile, lutte contre l'insalubrité, risques cycloniques… Les raisons sont multiples. L'opération doit normalement se poursuivre jusqu'à demain.
Ce 22 septembre, la ville de Pirae s'occupe d'un encombrant majeur dans ses quartiers : les épaves de voitures. Munis d'une tractopelle et d'un camion à remorque, les services techniques de la commune et la police municipale sont à la tâche depuis plusieurs heures.
(…) Pour toutes personnes souhaitant retirer leurs véhicules hors d'usage, la ville de Pirae demande aux résidents de contacter la police municipale. Un formulaire doit ensuite être rempli et rendu avec les documents nécessaires dont la pièce d'identité, la carte grise et les justificatifs relatifs au véhicule.À l'approche de la saison cyclonique, la priorité est de désengorger les routes de tous déchets pouvant créer des dégâts mais aussi d'offrir des espaces propres aux résidents.

La ville de Pirae procède au retrait des épaves de voiture dans ses quartiers (Polynésie 1ère)




# Dans un post relayé sur les réseaux sociaux, le tavana de la Ville de Papeete, Rémy Brillant, fustige l’arrêt de l’activité de la société Hello Scoot alors que ses engins à l’abandon commencent sérieusement à gâcher le paysage.
« Il n’est jamais réjouissant de voir une entreprise cesser son activité. Le concept pouvait être intéressant pour faciliter les déplacements en ville, mais l’entreprise a malheureusement rencontré de nombreuses difficultés et n’a pas connu le succès espéré », constate le premier magistrat.
Et d’ajouter: « Aujourd’hui, plusieurs scooters sont encore stationnés sur les parkings publics de Papeete et commencent malheureusement à être désossés : une roue arrière a déjà disparu et certains équipements sont progressivement démontés. Après le libre-service, évitons maintenant le libre-service de pièces détachées ! »
Raison pour laquelle les responsables de la société sont invités à « prendre rapidement les dispositions nécessaires pour retirer les scooters restants et libérer l’espace public. Et s’ils souhaitent vraiment s’en débarrasser, un simple écriteau « À donner » serait peut-être plus efficace : à mon avis, ils ne resteraient pas longtemps ! »

Hello Scoot et ses engins à l’abandon (Tahiti News)

D'un jour à l'autre, les scooters jaunes Hello Scoot’ se multiplient sur les trottoirs du centre-ville. Batterie arrachée, roue manquante : beaucoup finissent en carcasses, jusque même dans les rivières. La cause : la société qui les exploitait, a fermé fin juin. Elle est aujourd’hui en liquidation judiciaire depuis le 7 septembre.
(…). Selon les informations communiquées à la mairie, une grande partie des scooters aurait déjà été regroupée sur un parking. Certains demeurent pourtant stationnés sur les espaces publics. Faute de moyens humains et financiers suffisants pour procéder à leur enlèvement, le liquidateur sollicite désormais l’intervention de la commune afin de libérer les places de stationnement prises par ce qui s’apparente aujourd’hui à des véhicules encombrants.  
(…) Le tāvana, las de cette situation, se désole tout de même : “Le concept était intéressant. Ces scooters pouvaient rendre service aux usagers et contribuer à une mobilité plus douce. Mais aujourd’hui, ceux qui restent abandonnés posent un réel problème pour leur enlèvement.”    
(…) Suite à la publication Facebook du maire de la capitale, de nombreux usagers ont proposé de retirer eux-mêmes les carcasses et de récupérer les engins. Une solution qui n'est toutefois pas autorisée. Ces scooters abandonnés n’en demeurent pas moins une propriété privée et ne peuvent pas être récupérés librement par les particuliers.  
(…) Lancée en mars 2021 par Arthur Ceccaldi, la start-up Hello Scoot' proposait des scooters électriques en libre-service, accessibles 24h/24 via une application mobile. L’initiative avait été récompensée par plusieurs prix locaux et nationaux d'encouragement à l'innovation. Elle avait aussi bénéficié de financements de la Sofidep, de BpiFrance et de business angels. Les véhicules se rechargeaient à l'énergie solaire, et la remise des clés se faisait entièrement en ligne.
Arthur Ceccaldi avait complété cette offre avec un service de location de voitures en partenariat avec Avis Polynésie, puis avec Hello Covoit', anciennement Wigo, un service de covoiturage qui avait remporté en 2024 un appel à projets du Pays doté de 49 millions de francs.  (…)   

Scooters Hello Scoot’s abandonnés, la mairie de Papeete hausse le ton (Tahiti Infos)

 

 

# Un voisin a contesté la validité d'un permis de construire accordée à un propriétaire pour bâtir deux logements sur un terrain à flanc de colline à Temae (Moorea). Saisie du dossier, la justice a donné raison au plaignant et a définitivement annulé le permis de construire, car le projet présentait des risques naturels (glissements de terrain, écoulements d'eau) et manquait d'une étude technique indispensable.
(…) Dans un premier jugement de mars 2024, le tribunal administratif de Papeete l'avait d'abord débouté, mais il a saisi la cour d’appel administrative de Paris.
Dans les conclusions parisiennes, l’instance d’appel a constaté un problème majeur dans le dossier : le terrain est situé dans une zone sensible (pentes fortes, antécédents de glissement de terrain en 2017). Les services de l'urbanisme exigeaient qu'une étude hydraulique indépendante soit réalisée par un bureau d'études spécialisé pour garantir que les eaux de pluie et de ruissellement seraient évacuées en sécurité sans inonder les voisins. Or, cette étude manquait au dossier initial, le document fourni ayant été rédigé par la propre entreprise en charge des travaux, et non par un expert indépendant.
(…) la cour parisienne estime dans sa décision que les conditions exigées par le tribunal administratif lors du premier jugement n'avaient pas été remplies dans les délais et a cette fois-ci annulé totalement la décision du tribunal administratif de Papeete ainsi que le permis de construire.

Un permis de construire annulé à Moorea faute d’étude d’impact (Tahiti Infos)

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