Etablissement public d'enseignement supérieur et de recherche implanté à Tahiti, l'université de la Polynésie française propose une offre de formation diversifiée pluridisciplinaire et assure des missions de recherche pour le développement scientifique, technologique et culturel de la Polynésie française. Elle organise notamment des "Doctoriales" qui permettent à des étudiants chercheurs de présenter leurs travaux devant un jury, mais aussi devant des professionnels et des auditeurs venus découvrir les enjeux scientifiques locaux. Parmi ces travaux, une demi-douzaine des thèses proposées sont en relation avec l’environnement ; Le collège de Hao (Tuamotu) a lancé une action écocitoyenne visant à sensibiliser les collégiens à l’importance du tri des déchets et à la protection de l’environnement. Et ce, à travers une approche à la fois pédagogique, ludique et participative.
Les "Doctoriales" de Polynésie française ont débuté ce mardi (12/05) à l’Université et se poursuivent mercredi à l’auditorium du pôle recherche. Pendant deux jours, doctorants, chercheurs, institutions, entrepreneurs et grand public se retrouvent autour d’un même objectif : mieux faire connaître la recherche menée au Fenua et ses applications concrètes pour le territoire*.
Cette année, 42 doctorants issus des différents centres de recherche présents en Polynésie – UPF, ILM, IRD, Ifremer et Criobe – présentent leurs travaux devant un jury, mais aussi devant des professionnels et des auditeurs venus découvrir les enjeux scientifiques locaux.
Parmi les sujets présentés cette année figure notamment la thèse de Charlotte Esposito, présidente et fondatrice de l’association Oceania. Ses recherches portent sur l’estimation de la taille de la population de baleines à bosse dans les eaux polynésiennes et son évolution, dans un contexte où la Polynésie française s’apprête à devenir la plus vaste aire marine protégée (AMP) au monde. Également passée à l'oral ce mardi, Aurélie Aqua, doctorante en troisième année, a quant à elle misé sur un projet de lutte biologique pour sa thèse. “Aquaculture restaurative - Le rôle des oursins comme biocontrôle de la pression algale sur les récifs coralliens” qui s’intéresse au rôle que jouent des oursins pour lutter contre les algues envahissantes de Polynésie. Pour Franck Lucas, directeur de l’École doctorale du Pacifique, ces doctoriales permettent avant tout aux doctorants de se confronter aux réalités du métier de chercheur.
(…) À travers leurs travaux, les chercheurs peuvent contribuer à apporter des réponses concrètes aux problématiques économiques, environnementales et sociales du territoire.
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Itw de Charlotte Esposito: première thèse sur les baleines à bosse de Polynésie française
À l’UPF, les doctoriales mettent la recherche sur le devant de la scène (Tahiti Infos)
* Une demi-douzaine des thèses proposées sont en relation avec l’environnement:
Caractérisation et optimisation des performances énergétiques du procédé de climatisation exploitant l’eau de mer profonde. Etude des couplages énergétiques et de l’extension de la technologie SWAC ; Impacts de la variabilité intra-saisonnière sur les extrêmes météorologiques et océaniques en Polynésie française ; Aquaculture restaurative - Le rôle des oursins comme bio-contrôle de la pression algale sur les récifs coralliens ; Etude des baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) au sein du sanctuaire polynésien pour une meilleure adaptation des politiques de conservation ; Impacts du changement climatique sur les énergies renouvelables à Tahiti : modélisation haute résolution du climat présent et futur, évaluation des ressources renouvelables face au changement climatique ; Les Aires Marines Educatives : quand culture et nature interagissent pour une éducation au développement durable en Polynésie
En savoir plus : https://recherche.upf.pf/wp-content/uploads/2026/02/Livret-Doctoriales.pdf (UPF)
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# Mercredi (6 mai), une action écocitoyenne était organisée au collège de Hao afin de sensibiliser les élèves sur les bons gestes à adopter, notamment en matière de déchets, afin de préserver l’environnement.
(…). L’objectif de cette activité était clair : sensibiliser les collégiens à l’importance du tri des déchets et à la protection de l’environnement. À travers une approche à la fois pédagogique, ludique et participative, les élèves ont pu réfléchir à leur propre rapport aux déchets et comprendre les conséquences de certains comportements du quotidien sur leur atoll et sur la planète.
L’action s’articulait autour de trois grands thèmes : “Qu’est-ce qu’un déchet ?”, “Les conséquences des déchets sur l’environnement” et enfin “Les solutions”. Pour rendre cette sensibilisation plus concrète, sept ateliers avaient été installés dans les salles de SVT. Jeux éducatifs, mises en situation, observations, travaux pratiques et défis collectifs ont rythmé cette matinée pas comme les autres.
(…). Le collège de Hao accueille à l’heure actuelle 168 élèves, dont 103 internes issus de 17 atolls voisins. Cette diversité donne encore plus de sens à ce type d’action de sensibilisation, puisque les messages transmis peuvent ensuite être relayés dans plusieurs îles des Tuamotu.
Avec “Au musée des déchets”, le collège de Hao démontre ainsi que la sensibilisation à l’environnement peut se faire de manière dynamique, collective et adaptée aux réalités du territoire. Une initiative qui pourrait inspirer d’autres établissements de Polynésie.
Des collégiens de Hao impliqués dans l’éco-citoyenneté (Tahiti Infos)

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