Depuis cinquante ans, les boues polluantes issues des vidanges de fosses septiques de Tahiti sont déposées dans une fosse à ciel ouvert dans la vallée de la Punaruu. Le tribunal administratif doit se prononcer le 26 mai sur son exploitation, suite une série de plaintes, dont celle de l'association La Planète Brûle ; Après des années de contestations, la communauté de communes de Hava’i tourne définitivement la page de son projet de Centre d’Enfouissement Technique (CET). Face à l’urgence de la gestion des ordures ménagères, les élus privilégient désormais la piste des incinérateurs pour traiter les déchets de Raiatea, Tahaa, Huahine et Maupiti ; Lutte contre les déchets en plastique: l’association Nana sac plastique organise le défi Hōpoi jusqu’au 31 mai prochain. Un jeu-concours gratuit, ouverts à tous, afin de promouvoir l’usage des contenants réutilisables.
# Saisi par l’association La Planète Brûle, le tribunal administratif doit se prononcer le 26 mai sur l’exploitation d’une fosse à ciel ouvert où sont déversées, depuis près de cinquante ans, les boues polluantes issues des fosses septiques de Tahiti. Malgré une autorisation de 1977, ce site, situé dans la vallée de la Punaruu, et qui n’a fait l’objet d’aucun contrôle récent, est exploité par la société Tahiti Vidanges « sans droit ni titre au regard du régime ICPE ». L’administration du Pays a bien demandé une régularisation, mais pour le rapporteur du tribunal, elle doit passer à l’action. En menant elle-même les travaux de mise aux normes, en obligeant l’exploitant à consigner les sommes correspondantes, ou en faisant stopper l’activité. Le magistrat propose un délai de six mois, la collectivité devra payer des astreintes.
(…). Cette fois, le collectif s’inquiète du manque d’action de la Diren, interpellée par courrier en avril 2025, sur l’exploitation de ce site de 1200 mètres carrés sans autorisation. Ou plutôt une autorisation très ancienne : un arrêté de 1977, pris une décennie avant la mise en place du régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE, en 1987) et la promulgation du Code de l’Environnement. Un sésame que ni Tahiti Vidanges ni l’administration du Pays n’ont cherché à mettre à jour pendant près de cinq décennies. Pas question donc de se cacher derrière ce texte, d’autant que l’autorisation avait été délivrée à titre personnel à Richard Brotherson, le père de l’actuel gérant, Rexford Brotherson. « L’entreprise n’a pas repris l’autorisation, ni même entamé de démarches en ce sens du vivant du titulaire », avait déjà noté la Diren en juillet 2025. « MTV exploite donc sans droit ni titre au regard du régime ICPE ».
Le Pays sous pression concernant la fosse à ciel ouvert de la Punaruu (Radio 1)
Pour rappel : Pollutions: un fléau aux multiples visages (AvA-Infos)
# La communauté de communes de Hava’i tourne définitivement la page du projet de Centre d’Enfouissement Technique (CET). Face à l’urgence de la gestion des ordures ménagères, et après des années de contestations, les élus privilégient désormais la piste des incinérateurs pour traiter les déchets de Raiatea, Tahaa, Huahine et Maupiti. Un choix présenté ce lundi matin au haut-commissaire.
Le président de la “Comcom” Hava’i, Thomas Moutame l’a annoncé ce lundi : “La semaine dernière, lors de notre assemblée générale, tous les membres de la communauté de communes ont décidé à l’unanimité de retirer le projet. Il n’y a plus d’installation de CET à Faaroa”.
Il s’agit d’un changement de cap majeur pour les communes des Îles Sous-le-Vent. Le projet de CET, lancé dès 2013 mais jamais concrétisé, ne verra donc pas le jour. Les Tavana de Hava’i ont choisi une autre solution : l’installation de quatre incinérateurs pour traiter les déchets des îles.
Une décision notamment motivée par la saturation imminente du seul dépotoir de Raiatea, mais aussi par la forte mobilisation des opposants au centre d’enfouissement.
(…). Le coût du projet est aussi revu à la baisse : près d’un milliard de francs pour quatre incinérateurs de 600 m3, contre plus de cinq milliards estimés pour l’ancien projet de CET.
(…). Les élus souhaitent désormais accélérer le dossier. Une délégation doit prochainement se rendre en Nouvelle-Zélande pour visiter plusieurs usines spécialisées avant de lancer la suite du projet. (…). Les tavana entendent également se pencher sur le traitement des résidus restants après incinération.
Les tavana des Raromatai enterrent le projet de CET et optent pour des incinérateurs (TNTV)
Pour rappel: Nouveau rebondissement dans le projet de centre d’enfouissement technique (CET) de Faaroa, à Raiatea. In Des travaux d'intérêt public sous surveillance (AvA-Infos) 14/04/26
# L’association Nana sac plastique organise le défi Hōpoi jusqu’au 31 mai prochain. Un jeu-concours gratuit, ouverts à tous, afin de promouvoir l’usage des contenants réutilisables.
En Polynésie, la transition vers le zéro plastique est engagée. Depuis juillet dernier, les gobelets, assiettes, pailles, touillettes, couvercles et couverts jetables en plastique sont interdits à l’importation, à la fabrication et à l’utilisation. Depuis le 1er janvier 2026, les restaurateurs ont l’obligation de n’utiliser que de la vaisselle réutilisable. La règlementation vers le zéro plastique à usage unique prévoit l’interdiction des barquettes en plastique à compter du 1er juillet prochain. C’est dans ce contexte, et pour sensibiliser les usagers à cette réforme en profondeur des usages, que l’association Nana sac plastique lance le défi Hōpoi, jusqu’au 31 mai.
Les Polynésiens y sont invités à adopter de nouvelles habitudes pour réduire l’usage de la vaisselle jetable. Ce défi s’adresse à la fois aux consommateurs et aux restaurateurs, dans une ambiance ludique et engagée.
(…). De nombreux lots sont à gagner…
Le défi Hōpoi est organisé avec le soutien de la Direction de l’environnement, de l’Ademe et de partenaires tels que Tahiti Eco Box, Te mana o te moana, TSP, Les Ambassadeurs de l’Environnement, Tamaki Import et l’Épicerie Éco-vrac. Il bénéficie à Tahiti de la participation de 83 restaurateurs et de six traiteurs.
Hōpoi, le défi pour promouvoir les contenants réutilisables (Tahiti Infos)
Sensibiliser les consommateurs à utiliser des contenants autres que les plastiques jetables, c’est le projet commun des associations Nana Sac Plastique et Tia’i Fenua. Elles ont mis en place le défi Hōpoi depuis 2022, en coordination avec près de 80 restaurateurs de la place.
Le principe est simple : les clients viennent avec leurs propres contenants pour emporter leurs repas. Une manière concrète de réduire l’utilisation du plastique au quotidien.
(…) Le collectif Nana sac plastique, mobilisé depuis sur le programme Hopo'i veut aller encore plus loin avec un nouveau projet : faire appel à des artistes locaux pour créer des "lunch box" [boîte à déjeuner, NDLR] réutilisables. Elles seraient proposées à des prix accessibles, afin d’encourager la population à réduire les déchets plastiques. (...)
Pour réduire les déchets plastiques au fenua, le programme Hōpoi encourage l'utilisation de contenants réutilisables dans 80 restaurants (Polynésie 1ère)

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