Dans la vallée de Omoa, à Fatu Hiva, l'association SOP Manu œuvre quotidiennement à la préservation du Monarque de Fatu Hiva aussi nommé « Oma’o keekee ». Ce projet, soutenu par l’État à hauteur de 328 millions de F CFP, dans le cadre du Fonds vert qui contribue notamment à la préservation de cinq espèces d’oiseaux menacées en Polynésie française ; Huit associations ont signé une "charte du randonneur" : respect de l’environnement, gestion des déchets, règles de sécurité ou encore protection de la faune et de la flore. Autant de recommandations destinées à sensibiliser les usagers. Exemple au sentier de l'Aorai ; Des riverains de la baie de Phaeton, à la Presqu'île, commencent à se lever pour défendre les intérêts de la baie et de la dizaine de rivières qui l’alimentent face aux diverses sources de pollution.
# À l’occasion de son cinquième jour de déplacement dans l’archipel des Marquises, le Haut-commissaire de la République s’est rendu dans la vallée de Omoa, à Fatu Hiva, où il a rencontré les équipes de la SOP Manu, association mobilisée pour protéger les oiseaux endémiques de nos archipels.
Sur cette île, SOP Manu œuvre quotidiennement à la préservation du Monarque de Fatu Hiva aussi nommé « Oma’o keekee ».
Soutenu par l’État à hauteur de 328 millions de F CFP, dans le cadre du Fonds vert, ce projet contribue à la préservation de cinq espèces d’oiseaux menacées en Polynésie française, dont le Monarque de Fatu Hiva, grâce à la restauration des habitats naturels et à la lutte contre les espèces invasives, notamment le rat noir.
Le Fonds vert finance également, à hauteur de 248 millions de F CFP, les actions de préparation de la candidature des Marquises « Te Henua Enata » au patrimoine mondial de l’Unesco.
En Polynésie française, le Fonds Vert a d’ores et déjà permis de financer vingt-deux projets répartis sur l’ensemble des archipels, pour un montant de plus de 1,5 milliard de F CFP.
Au cours des cinq dernières années, l’État a également accompagné et participé au financement des projets portés par la commune de Fatu Hiva, notamment la réalisation de la future centrale hybride de l’île. (source: HC)
Le Fonds vert au secours du Monarque de Fatu Hiva (Tahiti News)
# Le sentier de l’Aorai, l’un des itinéraires de randonnée les plus emblématiques de Tahiti, accueille désormais un nouveau panneau d’information à son départ. Plus moderne, plus lisible et plus complet, il présente la nouvelle charte du randonneur. Respect de l’environnement, gestion des déchets, règles de sécurité ou encore protection de la faune et de la flore : autant de recommandations destinées à sensibiliser les usagers. Les panneaux affichent également les numéros d’urgence et invitent les usagers à rester vigilants face à la présence des fourmis de feu.
« Aujourd’hui, on est près de 8 associations à avoir signé cette charte du randonneur. On a aussi une association de Mangareva, de Moorea, de Tahiti. Du coup, ça commence à prendre de l’ampleur et les mairies arrivent à nous suivre et de publier la charte du randonneur sur leur réseau » indique Stéphane Lebon, président de l’association Poihere Te Natura.
La préservation des sentiers repose avant tout sur l’engagement de chacun et le respect des lieux. Sur le chemin menant au sommet de l’Aorai, les deux refuges restaurés en 2020 sont à nouveau dégradés en raison d’actes d’incivisme. Déchets abandonnés et détritus laissés sur place témoignent d’un manque de respect qui désole les acteurs de terrain.
(…). Au-delà de la randonnée, les promoteurs de la charte souhaitent étendre cette démarche à l’ensemble des activités de pleine nature. L’objectif : fédérer les acteurs du sport, de l’environnement, de la culture et de l’éducation autour d’un même engagement en faveur de la protection des espaces naturels.
Une charte du randonneur pour mieux protéger les sentiers de Tahiti et Moorea (TNTV)
# On la côtoie sans forcément y prêter attention, voire sans en prendre soin. La baie de Phaëton occupe pourtant une place centrale à la Presqu’île, de nombreuses activités s’articulant autour de cette nurserie écologique qui borde trois communes. Des riverains comme Sabrina Birk commencent à se lever pour défendre les intérêts de la baie et de la dizaine de rivières qui l’alimentent face aux diverses sources de pollution. Une deuxième réunion publique est prévue ce samedi en vue de monter, à terme, un collectif.
Artiste-peintre et ex-représentante à l’assemblée de la Polynésie française, Sabrina Birk est aussi riveraine de la baie de Phaëton, face à laquelle elle s’émerveille autant qu’elle s’inquiète, la voyant se dégrader au fil du temps. Le projet d’un collectif mûrit depuis quelques années, en marge de la création de l’association Taumataroa par des élèves et enseignants du lycée agricole John Doom de Taravao en faveur de la préservation des requins marteaux, l’occasion pour des anciens de témoigner de “la magnifique baie d’autrefois”. Un projet de ressourcerie d’épaves nautiques à proximité de la rivière Vaitaare au détriment de tarodières a achevé de convaincre Sabrina Birk de se lever pour sensibiliser collectivement.
(…). Une première réunion, à laquelle ont assisté le ministre de l’Environnement, Taivini Teai, et le maire de Taiarapu-Est, Willy Chung Sao, a réuni une cinquantaine de personnes mi-mai. Une prochaine rencontre est prévue ce samedi après-midi au centre Teaputa de Taravao. (…). La possibilité d’un rāhui est également évoquée dans une démarche de concertation avec les pêcheurs, en sachant que la zone de pêche réglementée (ZPR) instaurée en 2018 dans l’anse de Teihipa ne semble pas avoir été reconduite.
(…). Provisoirement nommé Te Aua’a ia ora sur les réseaux sociaux, le collectif devrait se constituer officiellement dans les prochaines semaines.
(…). Le collectif s’appuie sur des données scientifiques. Lors de la première réunion, Tamatoa Bambridge est intervenu dans le cadre du suivi de la baie de Phaëton par le Criobe pour Fenua Ma, relatif à la surveillance du CET de Paihoro depuis 1998. (…). C’est l’objet du Programme prioritaire de recherche Outre-mer (PPR OM) qui sera présenté le 15 septembre prochain dans une approche pluridisciplinaire. Parmi les sites à étudier, on trouve les bassins versants de la Fautaua à Pirae, de la Punaruu à Punaauia et de la Mo’aroa à Papara, ainsi que la baie de Opunohu à Moorea et la baie de Phaëton à Taravao.
Vers un collectif pour la baie de Phaëton (Tahiti Infos)

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