AvA, une bouffée d'oxygène Les News du fenua durable

AvA-Infos, ouvrons nos regards à la planète

 

        actualités, revues de presse

En savoir plus >>

Avec la rentrée de la saison 2026 des baleines en Polynésie française, l'association Oceania propose des rendez-vous d’observation de ces cétacés "depuis la terre", à Moorea. Elle y incite le public à découvrir des solutions concrètes pour réduire l'impact anthropique sur la faune marine ; À terre, l'association SCATahiti dénonce une nouvelle fois un cas de maltraitance animale ; Les six maires des Marquises ont pu prendre connaissance de l’achèvement d’un projet scientifique relatif à la flore de l’archipel après près de quarante années de recherches. Un inventaire floristique complet ; À Moorea était organisée la première édition de “L’âme du récif”. L’événement a réuni artistes, artisans, associations environnementales et public autour de la protection des océans et des récifs ; À Punaauia, plusieurs habitants dénoncent une pollution au PK18 : les eaux stagnantes provenant d'une résidence privée, mélangées aux eaux de ruissellement des parkings et des toitures sont déversées dans le lagon depuis plusieurs mois ; À l’approche de l’épisode El Niño, le Pays met l’accent sur la prévention des inondations : des mesures sont engagées pour améliorer l’écoulement des eaux et réduire les risques pour les habitants ;  Vente de droits miniers au large des Samoa américaines, malgré l’opposition du gouvernement local et des militants culturels et environnementaux du Pacifique. Une opération qui ravive, comme en Polynésie française, le débat sur l’exploitation des grands fonds marins ; Une étude menée par des étudiants de l’université Columbia défend un modèle pour développer l’économie polynésienne écartant l’exploitation minière des grands fonds

 

 

 

 



# De juillet à novembre 2026, l’association Oceania renouvelle ses rendez-vous d’observation depuis la terre à Moorea. Une expérience gratuite, conviviale et écoresponsable pour découvrir les baleines à bosse dans leur environnement naturel, et mieux comprendre les enjeux liés à leur présence dans les eaux polynésiennes. S'émerveiller tout en protégeant le sanctuaire polynésien.
L'engouement autour de l'observation terrestre se confirme d'année en année. Fort du succès de la saison passée, au cours de laquelle l’équipe d'Oceania a recensé 38 observations de baleines à bosse en seulement 14 sessions d’observation, l'association a hâte de partager à nouveau ces moments privilégiés avec le public. Fondée en Polynésie française, l’association Oceania œuvre au quotidien pour l'étude et la protection des cétacés à travers la recherche scientifique, la sensibilisation et la mise en place de solutions concrètes pour réduire l'impact anthropique sur la faune marine.
Prendre de la hauteur permet d’observer les baleines dans leur environnement naturel, tout en bénéficiant des explications des équipes d’Oceania sur leur comportement, leur présence dans les eaux polynésiennes et les enjeux liés à leur protection.
(…) Les rendez-vous grand public 2026 sont gratuits et se déroulent au Belvédère de Toatea, à Temae, Moorea, tous les vendredis de 14 h à 17 h jusqu’au 6 novembre.

Observer les baleines autrement Tahiti Infos)

En savoir plus: La saison 2026 des baleines en Polynésie française s’annonce exceptionnelle, tant par la richesse des rencontres que par le respect des règles d’observation. Approximativement du 20 juillet au 15 novembre, les eaux polynésiennes accueilleront les majestueuses baleines à bosse, venues des froides contrées antarctiques pour se reproduire et mettre bas dans nos lagons.
(...) Depuis les directives instaurées en 2025, l’observation des baleines est strictement encadrée. Seuls les prestataires agréés sont autorisés à approcher les cétacés, l’accès libre pour les plaisanciers n’étant plus permis. Une distance minimale de 300 mètres doit être respectée entre les embarcations et les animaux. De plus, le nombre de navires par prestataire et le nombre de personnes à l’eau sont limités pour réduire la pression sur les baleines.

En savoir plus : Saison des baleines 2026 (Iaorana.com)



#  L'histoire se répète malheureusement. Comme l'an dernier, une vidéo montre un chien sans défense en train de se faire battre dans l'eau, cette fois-ci par un homme. De quoi révolter la SCAtahiti qui dénonce une nouvelle fois un cas de maltraitance animale, bien trop courant en Polynésie.
HONTE À CE GENRE DE COMPORTEMENT !", dénonce l'association SCATahiti à propos d'une vidéo* montrant un homme qui frappe violemment un chien avec un bâton en bord de mer.
Apeuré, l'animal tente de s'échapper, mais il est ralenti et déstabilisé dans sa fuite par les rouleaux. Qu'a donc fait ce pauvre animal pour mériter un tel traitement ? Personne n'en sait rien, de même que "nous ne connaissons ni son nom, ni la commune, ni le lieu exact", écrit la SCATahiti dans le message accompagnant la vidéo, "si vous reconnaissez cet homme, ce chien ou cet endroit, contactez-nous immédiatement".
Cet acte de violence en rappelle un autre survenu en mai dernier quand une femme avait été filmée à son insu en train de frapper un chien dans les mêmes conditions.
A l'époque, cela avait fait énormément réagir la population. Mais il faut croire que beaucoup ont la mémoire courte. Plus d'un an après, la même scène se répète. (*Voir la vidéo, en ligne)

Encore un chien violemment battu dans l'eau, quelle honte ! (Polynésie 1ère)

Un peu plus d’un an aprčs l’affaire Opape, qui avait fini devant la justice, une autre vidéo montrant un homme frapper un chien, dans le lagon, avec un bâton, provoque l’émoi sur les réseaux sociaux. La ScaTahiti appelle une nouvelle fois ŕ la mobilisation pour identifier l’auteur des coups, son chien ou l’origine de la vidéo.
Ni nom, ni « lieu exact », « aucune information »… Mais d’après « Stop cruauté animale Tahiti », la vidéo est récente et a été tournée en Polynésie. On y voit un homme courir dans le lagon, peut-être sur la côte Est de Tahiti comme le suggèrent déjà des commentaires, pour avec un bâton y frapper un chien qui s’était aventuré dans l’eau. La Scat lance, comme elle l’avait fait pour Opape, un chien victime de maltraitances qui avaient été filmées en mai 2025 sur une plage de Paea, lance un appel à témoins concernant ces nouvelles images « révoltantes ». « Ce chien n’a personne pour parler à sa place… Soyons sa voix, lit-on sur le collectif, pour qui « un être sans défense ne mérite jamais une telle violence ».
(…)

Un appel à témoins après de nouvelles images de maltraitance de chien (Radio 1)


# Mercredi 15 juillet, en conseil des ministres, le ministre de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement a présenté deux ensembles de projets d’arrêtés approuvant l’attribution de subventions de fonctionnement en faveur d’associations œuvrant pour le bien-être animal et la protection de l’environnement, pour un montant total de 33 226 000 F CFP. Ces subventions sont accordées à dix associations oeuvrant à Tahiti comme dans les îles de Bora Bora, Anaa-Faaite ou Rurutu.
Un premier ensemble de subventions, d’un montant de 16 850 000 F CFP, est destiné à financer des campagnes de stérilisation, d’identification et de sensibilisation menées par des associations de protection animale réparties sur l’ensemble des archipels.

Plus de 33 millions Fcfp de subventions pour le bien-être animal (Tahiti News)

+ Un second ensemble de subventions, d'un montant de 16 376 000 F CFP, soutient des associations et structures œuvrant pour la protection de l'environnement marin et terrestre, la valorisation des ressources locales et le développement durable :
 - Voir le détail des associations bénéficiaires sur la page “Conseil des ministres” du 15/07/26 du gouvernement


 



# Chipper Wichman, président émérite du National Tropical Botanical Garden (NTBG) basé à Kauai, à Hawaii, a présenté cette semaine aux six maires des Marquises l’achèvement d’un projet scientifique relatif à la flore de l’archipel après près de quarante années de recherches. Un inventaire floristique complet, en deux tomes et en anglais, qui recense les plantes à fleurs et les fougères de l’archipel.
Les îles Marquises abritent une biodiversité exceptionnelle avec un taux d’endémisme élevé. Leur isolement géographique a notamment permis l’évolution d’espèces uniques.
Dès la fin des années 80, Chipper Wichman, président émérite du National Tropical Botanical Garden (NTBG) basé à Kauai, à Hawaii, et son équipe ont commencé à explorer ces écosystèmes complexes. Leur objectif était de documenter chaque espèce végétale présente sur l’archipel.
Ce projet a nécessité de multiples expéditions sur le terrain, des analyses génétiques et la consultation d’herbiers anciens. Les chercheurs américains ont collaboré avec les institutions françaises puis celles du Fenua, et notamment avec le chercheur en écologie et en botanique Jean-Yves Meyer, pour garantir la précision des données. Le résultat est un ouvrage de référence intitulé “Vascular Plants & Flora of the Marquesas Islands” qui servira de base pour les futures études botaniques dans la région.
(…) Le premier tome “Vascular Plants of the Marquesas Islands” est dédié aux fougères et plantes apparentées avec près de 200 espèces répertoriées. Le second volume “Flora of the Marquesas Islands” se concentre lui sur les plantes à fleurs. Il décrit plus de 1 200 espèces dont de nombreuses sont endémiques.
Chaque volume inclut des descriptions détaillées, de nombreuses photos, des clés d’identification et des cartes de répartition.
Plus de 60 espèces de plantes sont nouvellement décrites dans ces deux tomes. Ainsi, ces livres offrent une vision complète de la flore marquisienne. Ils permettent de mieux comprendre la répartition des espèces et leur adaptation à des environnements souvent hostiles.
(…) Pour l’heure, les deux tomes de cet ouvrage de référence n’existent qu’en langue anglaise et il n’est pas prévu de traduction. Cependant, les illustrations et photographies qui accompagnent les textes facilitent l’identification des plantes sur le terrain pour les non-anglophones.
Les habitants de l’archipel peuvent désormais se rendre dans la mairie de leur île pour consulter ces ouvrages de référence.   

L’inventaire floristique des îles Marquises enfin achevé après 40 ans de recherches (Tahiti infos)

 

# La première édition de “L’âme du récif” a été organisée samedi à la Taianapa Concept House à Tiahura. L’événement a réuni artistes, artisans, associations environnementales et public autour de la protection des océans et des récifs. L’objectif était de sensibiliser les visiteurs, favoriser les échanges entre les acteurs de l’île Sœur et créer de nouvelles collaborations pour préserver le lagon.
La Taianapa Concept House, à Tiahura, a accueilli samedi la première édition de l’événement “L’âme du récif”, une soirée consacrée à la sensibilisation et à la protection des océans et des récifs. À l'initiative de Vaiana Drollet, l'événement a réuni associations, artistes et artisans de Moorea autour d'un même thème. Le public a pu apprécier l’exposition des œuvres de l’artiste peintre Nicolas Caubarrere, dont les créations mettent en avant la nature et les océans polynésiens, ainsi que les produits artisanaux, notamment ceux de Hinarapa Hauata, de la société Manini Créations, fabriqués à partir d’éléments naturels issus notamment du lagon. Les associations environnementales, comme Coral Gardeners, Oceania et Aimeho Vā'a Taie, ainsi que le Fare Natura étaient présents pour expliquer leurs missions, sensibiliser et échanger avec les visiteurs autour du thème de la préservation des récifs.
L’idée était également de créer des passerelles entre les acteurs engagés pour la protection de l’environnement, notamment des récifs, et les différents publics.
(…) Ces rencontres ont également été l’occasion pour les acteurs de partager des idées et de construire des projets ensemble. “Ce genre de rencontre est important parce qu’il nous permet aussi d’échanger sur des projets potentiels que nous pourrions mener tous ensemble avec des artistes, des associations et des acteurs culturels. L’objectif est de mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel pour les générations futures, tout en favorisant la transmission des connaissances et la sensibilisation”, souligne Hélène Duran, directrice du Fare Natura.
(…). Pour Louise Sabadel, qui animait un atelier de l’association Coral Gardeners, l’art et l’artisanat sont des compléments essentiels aux actions de sensibilisation menées sur le terrain. (…)

Artistes et associations unis pour les récifs (Tahiti infos)





# À Punaauia, plusieurs habitants dénoncent une pollution au PK 18. Selon eux, les eaux stagnantes provenant d'une résidence privée, mélangées aux eaux de ruissellement des parkings et des toitures sont déversées dans le lagon depuis plusieurs mois, via un chenal qui donne sur la plage.
Sur la plage de Vaiava, des eaux sales se déversent par un dalot. Ces écoulements sont particulièrement abondants pendant la saison des pluies et proviendraient, selon les habitants qui s'en plaignent, de la résidence en amont, ainsi que du parking et des toitures. Pas d'eaux "usées" donc, mais tout de même souillées, avec des traces d'essence, dans un lieu de baignade très fréquenté.
Depuis plusieurs mois, certains riverains observent le spectacle, impuissants. Comme en ce moment en saison sèche, ce dalot de deux mètres de profondeur a tendance à se reboucher. L'écoulement est donc moins visible. C'était le cas aujourd'hui. Mais l'Équipement était à pied d'œuvre pour dégager le sable.  « En juillet, le dalot est bouché par la houle d'hiver de Teahupoo. Le sable est monté sur la plage. Ils font appel à l'Équipement pour ouvrir ce chenal et libérer les eaux usées qui coulent depuis leur parking et leur toit » dénonce une riveraine, qui a souhaité garder l'anonymat.
Depuis plus d'un an, cette dernière multiplie les courriers aux services concernés. Son mail a été réceptionné nous dit-elle, mais aucune réponse ne lui a pour l'instant été adressée.
L’association Pa'e Pa'e no te Ora s'inquiète également de la situation. Cet organisme, né en 2003, entretient un sentier sous-marin pédagogique, situé à quelques mètres du bord de la plage. Il accueille environ 1 000 scolaires par an pour les sensibiliser à la protection des lagons et aux écosystèmes marins. Pour sa présidente, Hélène Pascal-Mazeau, ces évacuations d'eaux sales sont révoltantes : « C'est sûr que ça m'inquiète, ça ne va sans doute pas être terrible pour nos poissons, nos coraux ». Des eaux sales qui risquent d'aggraver l'état du lagon, déjà soumis à une forte pression humaine. Un signalement a été effectué auprès de la Direction de l'Environnement. « On a reçu le même mail que la DIREN et vu les photos, c'était pas beau à voir. Il faut que tout le monde soit au courant de cette situation » lance Karine Collot, membre de l'association Pa'e Pa'e no te Ora. (…)

Des eaux sales déversées au PK 18 ? Plusieurs riverains s'indignent (Polynésie 1ère)



 

# Le Pays renforce sa stratégie de prévention des inondations alors que le phénomène El Niño est désormais installé dans la région, et atteindra son pic en fin d’année. La direction de l’Équipement assure ainsi intensifier son effort de curage des rivières et d’entretien des ouvrages hydrauliques afin d’améliorer l’évacuation des eaux, de limiter les perturbations de circulation et de protéger les habitations. Le Pays appelle tout de même les particuliers à la responsabilité, et à l’entretien de leurs caniveaux, buses et arbres afin de limiter les risques de crues et de dégâts.
À l’approche de l’épisode El Niño, le Pays met l’accent sur la prévention des inondations. Le phénomène météorologique qui peut entraîner de fortes pluies est désormais « installé » dans le Pacifique équatorial. Les prévisions indiquent un possible pic entre la fin d’année et le début d’année prochaine. Le ministre des Grands travaux, de l’Équipement, chargé des transports terrestres et maritimes et de la décentralisation, Jordy Chan, a présenté dans un communiqué transmis ce vendredi, les mesures engagées pour améliorer l’écoulement des eaux et réduire les risques pour les habitants.
Depuis l’an dernier, la Direction de l’équipement (Deq) a accru ses opérations de curage des rivières, ainsi que l’entretien des caniveaux et des ouvrages hydrauliques situés le long des routes territoriales. L’objectif est de favoriser l’évacuation des eaux pluviales afin de limiter les coupures de circulation lors d’épisodes de fortes pluies et de garantir l’accès des services de secours. Ces interventions visent également à protéger les habitations situées à proximité des cours d’eau.
(…)  Le ministre souligne toutefois que ces investissements ne permettront pas d’éliminer totalement les conséquences d’événements météorologiques « d’une intensité exceptionnelle ». Il rappelle que la prévention repose également sur la participation des particuliers. « Ainsi, il appartient à chacun d’entretenir les buses et caniveaux des servitudes privées afin que le réseau public dans lequel ils se déversent, ne soit pas saturé lors de fortes précipitations », peut-on lire.
Même constat concernant les arbres implantés sur des terrains privés. Leur élagage incombe aux propriétaires, qui doivent également faire évacuer les troncs coupés lorsqu’ils se trouvent à proximité des rivières. En cas d’abandon, ces derniers peuvent former des embâcles sous les ponts, entraver l’écoulement de l’eau et provoquer des débordements, à l’origine de dégâts matériels parfois importants. (…)

Une campagne de curage des rivières pour préparer El Niño (Radio 1)

 



# L’administration Trump avance vers une première vente de droits miniers dans les eaux fédérales au large des Samoa américaines, malgré l’opposition du gouvernement local et des militants culturels et environnementaux du Pacifique. Présentée comme un moyen de sécuriser l’approvisionnement américain en minerais critiques face à la domination chinoise, l’initiative remet au premier plan les incertitudes environnementales entourant l’exploitation des grands fonds et ravive, comme en Polynésie, le débat sur la répartition des compétences entre Washington et ses territoires autonomes.
La Polynésie n’est pas la seule à débattre des grands fonds et de ses nodules polymétalliques qui jonchent le plancher océanique d’une bonne partie du Pacifique. L’administration américaine a franchi une nouvelle étape vers leur exploitation aux Samoa américaines.
Le 16 juillet, la Marine Minerals Administration a publié un avis de mise en location proposé concernant deux blocs situés dans les eaux fédérales du territoire, comme l’ont rapporté les agences AP et Reuters. Cette procédure prépare une éventuelle vente aux enchères de droits miniers, prévue le 19 novembre, mais ne garantit encore ni sa tenue, ni le début d’opérations minières et a fait l’objet d’une consultation publique. Un avis définitif devra être publié au moins trente jours avant la vente si Washington décide de poursuivre.
(…) Washington présente ces minerais – du manganèse, du nickel, du cobalt, du cuivre, mais aussi des métaux et terres rares, au centre de tensions mondiales d’approvisionnement – comme un levier de sécurité économique et nationale. L’administration invoque notamment la domination chinoise sur l’approvisionnement de matériaux essentiels aux industries américaines de l’énergie, de la défense et de la fabrication. Les surface proposés à l’exploitation sont considérés par les autorités américaines comme présentant un potentiel en ressources minérales des grands fonds, notamment en nodules polymétalliques, sans préjuger de la quantité ou de la faisabilité de l’exploitation commerciale.
(…). Aux inquiétudes scientifiques s’ajoute une contestation plus fondamentale de la manière dont l’océan est considéré. Pour les organisations mobilisées, les fonds marins ne constitue pas seulement un gisement potentiel : il est lié aux moyens de subsistance, aux cultures et à l’identité des populations du Pacifique. « Ils peuvent organiser une vente de droits miniers. Ils ne peuvent pas louer notre identité », affirme la militante samoane Sabrina Suluai-Mahuka.
Des prises de position qui font écho au débat bien installé en Polynésie ces dernières années. Alors que la France milite pour un moratoire international sur l’exploitation des grands fonds, le gouvernement de Moetai Brotherson, fermement opposé à cette activité, l’a fait interdire jusqu’à nouvel ordre au sein du parc Tainui Atea qui couvre l’ensemble de la ZEE polynésienne. Une position au cœur des tensions entre le président du Pays et le Tavini, qui pointait, voilà quelques jours encore que le discours du chef du gouvernement dans ce dossier n’avait « aucune valeur » statutairement, si Paris décidait un jour de classer les minerais polynésiens parmi les « matières premières stratégiques ».
Le cas samoan témoigne en tout cas d’une accélération de la compétition internationale sur le sujet, où se croisent enjeux environnementaux, souveraineté des territoires et accès aux ressources.

Grands fonds : la vente de droits miniers au large des Samoa américaines relance le débat dans le Pacifique (Radio 1)

Une étude menée par des étudiants de l’université Columbia propose cinq axes de diversification économique à la Polynésie française. Le rapport défend un modèle fondé sur les ressources locales, le numérique et les énergies renouvelables, en écartant l’exploitation minière des grands fonds.
Comment + sans céder aux pressions en faveur de l’exploitation minière des fonds marins ? C’est la question au cœur du projet Capstone 2026, présenté en conseil des ministres par le président de la Polynésie française.
Intitulée « Les véritables joyaux du Pacifique : la voie de la Polynésie française vers la prospérité économique face à la pression de l’exploitation minière des fonds marins » (« The True Gems of the Pacific: French Polynesia’s Pathway To Economic Prosperity Under the Pressure of Deep-Sea Mining »), l’étude a été réalisée par des étudiants de la School of International and Public Affairs (SIPA) de l’université Columbia, en collaboration avec la Délégation aux affaires internationales, européennes et du Pacifique (DAIEP).
(…) Le rapport distingue cinq piliers susceptibles de renforcer la résilience économique de la Polynésie française. Il recommande d’abord de développer les exportations « Made in Fenua », notamment dans les secteurs de la perle, du surf et de l’aquaculture haut de gamme. Il mise également sur un tourisme davantage ancré dans les territoires, à travers le surf, la plongée et la valorisation du patrimoine culturel.
Les auteurs préconisent par ailleurs de renforcer l’autosuffisance alimentaire grâce à l’aquaculture commerciale et à une réduction de la dépendance aux importations. (…). L’étude considère en revanche que l’exploitation minière des fonds marins ne représente pas une solution économique adaptée. Elle évoque une rentabilité spéculative, des redevances incertaines pour les petits États, des teneurs en minerais plus faibles qu’annoncé et des dommages environnementaux qui pourraient être irréversibles. (…)

Économie bleue : cinq pistes pour se développer sans exploiter les fonds marins (TNTV)

Le président de la Polynésie française a présenté une communication relative au projet Capstone 2026, une étude intitulée « Les véritables joyaux du Pacifique : la voie de la Polynésie française vers la prospérité économique face à la pression de l’exploitation minière des fonds marins » (« The True Gems of the Pacific: French Polynesia’s Pathway To Economic Prosperity Under the Pressure of Deep-Sea Mining »).
Menée par des étudiants de l’université Columbia en appui à la Délégation aux affaires internationales, européennes et du Pacifique (DAIEP), cette étude conforte la position du Pays opposée à l’exploitation minière des fonds marins et propose des pistes concrètes de diversification économique, que le Gouvernement entend intégrer à sa stratégie de développement Cap 2033.
(…). À la suite de la signature, le 15 octobre 2025, d’un mémorandum d’entente entre la Polynésie française et la SIPA, le programme Capstone a été reconduit en 2026, cette fois consacré aux alternatives économiques durables à l’exploitation minière des fonds marins. Du 14 au 21 mars 2026, une délégation de dix étudiants, accompagnés de leur professeur Eric Chang, est venue en Polynésie française pour mener une analyse des aspects économiques, environnementaux, sociaux et géopolitiques liés à ce secteur.
(…) L’étude confirme que l’exploitation minière des fonds marins ne constitue pas une réponse adaptée, en raison d’une rentabilité spéculative, de redevances incertaines pour les petits États, de teneurs en minerais plus faibles qu’annoncé et de dommages environnementaux irréversibles.
Elle recommande le maintien du moratoire et propose plusieurs leviers d’action, parmi lesquels une coordination régionale des positions du Pacifique, des alliances stratégiques au sein de l’Autorité internationale des fonds marins et le renforcement de la capacité contentieuse internationale de la Polynésie française, avec la France.
Ces conclusions confortent la position ferme de la Polynésie française en opposition à l’exploitation minière des fonds marins et la volonté du Pays de promouvoir un modèle de développement fondé sur la protection de l’océan et la valorisation du carbone bleu.

extrait du CM du 22 juillet 2026Le gouvernement défend une alternative à l’exploitation minière des fonds marins (Tahiti News) 23/07/26



Contactez la rédaction

e mail ava infosContactez directement l'équipe de rédaction de AvA en écrivant à cette adresse : contact@ava-infos.org ou en utilisant le formulaire suivant.

Un site d'infos participatif

PlumeAvA-infos est un site d'information participatif. Vous faites partie d'une association, vous êtes actif dans le développement durable ? Envoyez vos articles à paraître sur AvA-infos, ou indiquez vos prochains rendez-vous à ne pas rater dans l'Agenda...