La mise en place d’un Centre d’enfouissement technique (CET) dans la vallée de Faaroa, à Raiatea, n'est pas sans inquiéter les associations de l'Île sacrée ; Une vingtaine de pêcheurs de l’association Afareaitu Rava’ai se sont mobilisés pour nettoyer le lagon de Afareaitu, avec le soutien de Fenua Ma et de la commune de Moorea-Maiao ; L'association Mama natura s'est attaquée à l'ancienne décharge de Papara : 4 tonnes de détritus ont été ramassés ; Comment valoriser nos déchets organiques ? Une centaine de professionnels et décideurs participent à un séminaire sur leur valorisation ; Un chalutier mexicain arraisonné stationne au port de Papeete depuis trois mois : des gaz toxiques se dégagent des produits de la pêche en putréfaction et le bateau commence à gîter...
# Mardi (16/03), l’exécutif du Pays en déplacement à Raiatea pour un conseil des ministres délocalisé, a rencontré la population. Beaucoup s'inquiètent du choix du site de Faaroa pour la construction du futur Centre d’Enfouissement Technique (CET). Le Pays a répondu à chacune des questions et rappelé que les déchets sont de la compétence des communes.
Près de 200 personnes ont fait le déplacement, non seulement de Tumaraa, mais aussi des communes voisines. Un moment d’échange privilégié où chaque ministre a pu répondre directement aux préoccupations des citoyens. Mais le sujet le plus attendu de la soirée concernait la construction du Centre d’Enfouissement Technique (CET) à Faaroa. « C’est vrai que les déchets sont un gros problème, reconnait Giovani Teahui, chauffeur de taxi. Par contre, le site choisi à Faaroa ne me convient pas ».
(…). « C’est vrai qu’on jette toujours la pierre sur le gouvernement », reconnait Gilles Teriitaohia, président de l’association Vai Ava. « Aujourd’hui, on a compris que le problème des déchets, c’est la compétence des tavana. Ils doivent chercher comment sortir du problème ». L’association, opposée au projet, devra finalement revoir sa copie et soumettre de nouvelles propositions à la Communauté de Communes de Hava’i. Quoi qu’il en soit, un changement de programme pourrait avoir d’importantes répercussions. « Le CET tel qu’il est prévu aujourd’hui est le fruit d’un long travail administratif censé démarrer cette année, mais le premier pehu ne sera amené qu’en mi 2028. Si on change de site aujourd’hui, il faudra tout reprendre à zero ... », prévient le président du Pays. Une question cruciale alors que toutes les décharges de Raiatea doivent fermer en septembre 2027. Sans alternative viable, où seront traités les déchets de l’île ? Un défi majeur pour les autorités.
CET de Faaroa : à Raiatea, le gouvernement face à l’inquiétude des habitants (TNTV)
Dans un communiqué envoyé ce mercredi (19/03) aux rédactions, le gouvernement affirme approuver la mise en place d’un Centre d’enfouissement technique à Faaroa, sur Raiatea. Un projet qui est le fruit « d’une décennie de travail », explique la présidence.
Face aux critiques émises à l’encontre du Centre d'enfouissement technique (CET) de Faaroa, le ministère de l’Environnement de la Polynésie française souhaite rappeler que ce projet est le fruit de plus d'une décennie de travail, d'études et de concertation afin d'apporter une solution viable à la gestion déficiente des déchets à Ra’iātea. S’il entend la position des riverains et de l’association Vai Ava, qui estiment que d’autres sites auraient pu être retenus, le ministère souhaite rappeler que le terrain de Faaroa a été choisi par la Communauté de communes (COMCOM) Hava’i, composée de maires élus et seule compétente en la matière, et que ce terrain a été affecté à la COMCOM par le Pays en 2016. (…) Le Pays maintient : "Cette décision repose sur des critères stricts, notamment l'éloignement des zones d'habitation et la prise en compte des enjeux environnementaux et patrimoniaux", tout en expliquant que le domaine du traitement des déchets étant de compétence communale.(…)
Dans son opposition, l’association de riverains de Raiatea proposait d’autres solutions. Des propositions toutes battues en brèche par le communiqué du gouvernement qui les démonte tous. (…). En conclusion, le gouvernement rappelle que ce projet est "indispensable pour l’avenir de Raiatea". "L'abandon du projet signifierait non seulement l'anéantissement de plus de dix ans d'études et d'efforts, mais aussi un retard de plusieurs années avant qu'une solution alternative puisse être mise en place. (…) Le remettre en cause reviendrait, pour le gouvernement actuel, à renvoyer la responsabilité de prendre des décisions difficiles mais nécessaires à une prochaine mandature ».
CET de Faaroa, le gouvernement approuve (Tahiti Infos)
Pour rappel: Les membres de l'association Vaiava ne veulent pas d'un centre d'enfouissement technique à Faaroa… #C’est un projet qui fait couler beaucoup d’encre depuis 2013... in Des obligations pour un développement "durable" de l'économie locale (AvA-Infos) 16/03
# Samedi (22/03), une vingtaine de pêcheurs de l’association Afareaitu Rava’ai se sont mobilisés pour nettoyer le lagon de Afareaitu, avec le soutien de Fenua Ma et de la commune de Moorea-Maiao. Près de 200 kilos de déchets ont été collectés. Outre la propreté du lagon, l’objectif pour les pêcheurs est de s’assurer de proposer du poisson sain à la population.
L’association Afareaitu Rava’ai a mené samedi une vaste opération de nettoyage du lagon de Afareaitu, à Moorea. Soutenue par Fenua Ma et la commune de Moorea-Maiao, cette initiative a mobilisé une vingtaine de pêcheurs venus de Maatea, Haumi, Afareaitu et Patae. Pour la première collecte de déchets de l’association à Afareaitu, les participants ont pu ramasser près de 200 kilos de déchets, dont des pneus de voiture, des tables en fer, du plastique, des tuyaux en PVC, ainsi que de nombreuses bouteilles en verre et canettes abandonnées sur les côtes. (…). La prochaine étape sera le nettoyage du lagon de Haumi, toujours dans la commune associée de Afareaitu.
200 kg de déchets sortis du lagon de Afareaitu (Tahiti Infos)
# L'association Mama natura s'est aujourd'hui (22/03) attaquée à l'ancienne décharge de Papara, situé à quelques mètres du terrain de moto cross. Fermée en 2018, certaines personnes continuent d'y déverser leurs déchets. Ce samedi matin, 4 tonnes de détritus ont été ramassés dont une carcasse de voiture. La mairie de la commune et le club de moto cross ont participé à l'opération.
En une heure, deux camions bennes sont vidés. Lors de cette opération de ramassage à l'ancienne déchetterie de Papara, l'association Mama Natura a ramassé autant de déchets que sur les trois premiers mois de l'année. Pour cela, les bénévoles de l'association étaient accompagnés de 5 agents de la mairie et des membres du club de motocross FMX Papara, dont la piste est situé juste à côté. (…) Pour sa 12ème action de l'année, l'association Mama Natura a passé la barre des 5.000 bouteilles en plastique ramassées.
4 tonnes de déchets ramassés dans un dépotoir sauvage à Papara (Polynésie 1ère)
# Une centaine de professionnels et décideurs participent à un séminaire sur la valorisation des matières organiques, du 24 au 28 mars. Les visites ont débuté ce lundi à la scierie et à l’abattoir de Papara, suivies d’ateliers à la mairie de Mataiea. L’occasion de mettre en lumière des initiatives locales et leurs enjeux, mais aussi de s’inspirer à l’international, grâce à la présence de délégations de Nouvelle-Calédonie, de Wallis-et-Futuna et du Canada.
La première édition du séminaire interrégional du Pacifique sur la valorisation des matières organiques s’est ouverte à la mairie de Mataiea, ce lundi, à l’initiative de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), en partenariat avec l’association Valorga de Nouvelle-Calédonie, et avec le soutien du Fonds Pacifique et de l’Ademe. Pendant cinq jours, une centaine d’experts, acteurs et décideurs vont participer à des visites, des présentations et des tables rondes en faveur d’une gestion durable et innovante. L’occasion de voir un certain nombre de déchets sous un autre angle. “Le secteur primaire produit beaucoup de gisements organiques, qui sont aussi des ressources. Il y a plusieurs exemples, comme la pêche hauturière qui produit environ 2 000 tonnes par an de sous-produits de poissons. Il y a un projet en cours de valorisation en engrais et pourquoi pas en alimentation animale, pour limiter les importations. L’idée, ce n’est pas de critiquer ou de pointer du doigt, mais d’accompagner et de trouver des solutions ensemble. Ce sont de nouvelles filières potentielles”, remarque Coralie Deniot, cheffe de projet en charge de la valorisation des déchets organiques à la CAPL. Dans le domaine, les exemples et les enjeux ne manquent pas. (…)
Comment valoriser nos déchets organiques ? (Tahiti Infos)
# En décembre dernier, un chalutier mexicain a été intercepté avec 524 kg de cocaïne à son bord. Les marins sont en détention provisoire dans l'attente de leur procès. Mais le navire pose un sérieux problème : des gaz toxiques se dégagent des produits de la pêche en putréfaction et le bateau commence à gîter. Le Port Autonome redoute qu'il ne finisse par couler sur place. Problème : il n'est en fait pas entre les mains de la justice. Explications.
Trois mois plus tard, le navire est toujours au quai de Papeete. Il commence à gîter. À son bord, toute la cargaison est restée telle quelle : "des essences, des poissons congelés qui ont décongelé et qui sont venus sur un bord," nous indique-t-on, ce qui fait pencher le navire. "!Il va finir par cabaner ! " s'inquiète un spécialiste, c'est-à-dire que l'embarcation risque de se renverser. Les poubelles sur le pont débordent et ont été percées par les animaux. L'odeur pestilentielle saisit à la gorge et embaume les alentours. Mais au-délà de la gêne olfactive, il s'agit surtout d'émanations de gaz toxiques, "ça craint", résume-t-on du côté du Port Autonome. Car le Port s'inquiète sérieusement du sort du bateau et redoute qu'il ne coule à quai. "Tout le monde est informé et préoccupé : la Diren, le Haut-commissariat, le Pays, le Port, le Parquet..." (…)
Le "chalutier-cocaïne" mexicain va-t-il couler dans le port de Papeete ? (Polynésie 1ère)