AvA, une bouffée d'oxygène Les News du fenua durable

AvA-Infos, ouvrons nos regards à la planète

 

        actualités, revues de presse

En savoir plus >>

Journée internationale de la forêt avec AOA Polynesian Forests qui organise un événement baptisé “Tous en forêt” pour la sensibilisation du public ; “Life Stop Extinction”, organisé par la SOP Manu pour la préservation de la biodiversité polynésienne et particulièrement pour la protection des oiseaux endémiques du fenua ; Bien-être animal et lutte contre les chiens errants : l’association Raiatea Animara dénonce le manque de soutiens communaux ;  Exploitation minière des fonds marins : « tout code minier devrait être guidé par la transparence, la responsabilité environnementale et le partage équitable des bénéfices », selon la secrétaire générale de l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM).

 

 

# À l’occasion de la Journée internationale de la forêt qui a lieu partout dans le monde le 21 mars, AOA Polynesian Forests organise samedi (22 mars) un événement baptisé “Tous en forêt”. Celui-ci invite le grand public à passer la journée en forêt à Mataiea. Des ateliers, un jeu de piste et des visites guidées sont prévus. Cet événement sera reconduit tous les ans. Dans de nombreux endroits du monde, des événements et animations sont prévus dans le cadre de la Journée internationale de la forêt, “on ne pouvait pas passer à côté”, indique en souriant Élodie Cinquin-Beigbeder de AOA Polynesian Forests. “Samedi, à Mataiea, nous ouvrons la forêt pour mobiliser le public autour de la flore et de la faune ainsi que des écosystèmes”. (…) Samedi, des ateliers culturels, scientifiques et artistiques sont prévus comme une illustration sur galets, la fabrication d’une étoffe végétale ou encore du tressage. L’institut Louis-Malardé (ILM) proposera un jeu de piste sur les plantes médicinales. Bruno Rasmussen, qui devrait démarrer une thèse sur les micropapillons comme bioindicateurs de la restauration, guidera le public à la rencontre des papillons et autres insectes de la forêt.
Il sera également possible d’en apprendre plus sur la diversité des milieux naturels polynésiens. Les scientifiques d’AOA décrypteront les écosystèmes et les liens entre les différentes espèces végétales et animales du haut de la montagne jusqu’au littoral en abordant la problématique des perturbations anthropiques et des solutions existantes pour y répondre. (…) AOA Polynesian Forests a été lancé en 2022. Cette initiative repose sur quatre piliers : la restauration de la forêt (la première phase de restauration est terminée sur 17 des 230 hectares) ; l’humain et la formation aux métiers de la forêt en lien avec le Sefi et la DGEE ; la recherche, l’éducation et la sensibilisation ; et enfin les éco-projets et les solutions fondées sur la nature. (…). Pour celles et ceux qui ne pourront pas profiter des activités de samedi, rendez-vous sur le site internet de AOA pour découvrir les visites et jeux de piste qui sont organisés tout au long de l’année. (…). Pour celles et ceux qui ne pourront pas profiter des activités de samedi, rendez-vous sur le site internet de AOA pour découvrir les visites et jeux de piste qui sont organisés tout au long de l’année. (…)

“Tous en forêt”, l’appel d’AOA (Tahiti Infos)

 

 

# Ce samedi 15 mars, au parc Paofai, l'association SOP Manu organise son événement “Life Stop Extinction”, une journée de sensibilisation dédiée à la préservation de la biodiversité polynésienne. L'occasion pour l'association d'alerter le public quant à la situation critique de cinq espèces d'oiseaux endémiques menacées d'extinction : le Monarque de Fatu Hiva, la Gallicolombe erythroptère, le Ptilope de Rapa, le Monarque de Tahiti et le Puffin de Rapa. Ils se font rares et ont tendance, hélas, à se faire oublier. Nos oiseaux endémiques peinent à survivre dans un environnement de plus en plus impacté par les espèces exotiques envahissantes (EEE). Pour rappel, la Polynésie française est le troisième pays au monde comptant la plus grande proportion d'oiseaux menacés. Aujourd'hui, sur les 30 espèces endémiques restantes, 20 sont menacées, dont dix en danger critique d'extinction. Parmi elles, cinq de ces espèces comptent moins de 200 individus… (…) Des problématiques différentes exigeant chacune des solutions adaptées. Une approche portée par le projet “Life Stop Extinction” : “Les oiseaux ciblés par le projet bénéficieront de mesures de biosécurité et d'actions de contrôle ou d'éradication des espèces exotiques envahissantes”, assure l'association SOP Manu. (…) Le grand public est invité à se rendre au parc Paofai, ce samedi 15 mars, à partir de 15 heures et jusqu'à 21 heures, où il trouvera un village d'associations de protection de l'environnement de Polynésie française, plusieurs animations ainsi que des jeux, avec la possibilité de gagner des lots. Et à partir de 19 heures, l'organisation propose une projection gratuite du film Rio sur grand écran.

Nos oiseaux endémiques (toujours) en danger (Tahiti Infos)

 

# La présidente de l’association Raiatea Animara dénonce le manque de soutien de la commune de Tumara’a et de la communauté de communes Hava’i. Un refus et une enveloppe de 100 000 francs, c’est tout ce que les bénévoles ont obtenu pour poursuivre leurs actions en faveur du bien-être animal et de la lutte contre les chiens errants. Les associations de protection des animaux font face à des défis colossaux avec peu de moyens. Créée en décembre 2019, Raiatea Animara compte une petite poignée de membres actifs, et autant de familles d’accueil pour couvrir les besoins de l’ensemble de Raiatea, sans oublier l’île voisine de Taha’a. (…) Fin février, Raiatea Animara s’est tournée vers les municipalités concernées en déposant quatre demandes de subvention. Les premiers retours sont loin d’être à la hauteur, poussant la présidente à publier un coup de gueule sur les réseaux sociaux. “À Tumara’a, notre demande a été refusée et redirigée vers la communauté de communes Hava’i, où on nous a généreusement octroyé 100 000 francs sur notre demande initiale de 2 millions”, ironise Audrey Monjol-Delphine au sujet de cette attribution éloignée de la réalité du terrain. (…) “On fait le travail bénévolement et on nous jette les miettes ! C’est honteux et aberrant quand on sait que les communes sont responsables de la sécurité et de la gestion des chiens errants”, s’insurge la représentante de Raiatea Animara, qui a pensé “plus d’une fois à arrêter”. Quant au projet de fourrière porté par Hava’i, elle considère qu’il ne représente pas une solution durable comparé à la stérilisation, en tant qu’acte préventif. “Quand on aide les animaux, on aide aussi la population. Moins d’animaux errants, c’est aussi moins d’accidents de la route, moins de maladies et moins de risques de morsure pour les habitants, mais aussi pour les touristes”, conclut-elle, tout en restant dans l’attente des délibérations des communes de Uturoa et Taputapuātea.

Le cri de détresse de Raiatea Animara (Tahiti Infos)

 

 

# Leticia Carvalho, secrétaire générale de l’organisme intergouvernemental, s’exprimant par vidéoconférence lors d’une réunion sur les océans à Tokyo, a déclaré que tout code minier élaboré cette année devait être guidé par « la transparence, la responsabilité environnementale et le partage équitable des bénéfices ». « Toutes les décisions relatives aux grands fonds marins doivent s’appuyer sur des données scientifiques fiables » , a-t-elle insisté. L’océanographe de formation a également glissé qu’elle s’attacherait à « veiller à ce que les décisions soient (…) élaborées sur la base d’un consensus » . L’exploitation minière des fonds marins, dans les eaux internationales, consiste à extraire des minerais tels que le nickel, le cobalt et le cuivre, utilisés dans les batteries électriques, les turbines d’éoliennes, les ordinateurs ou encore les téléphones portables. L’exploitation des fonds marins dans les eaux internationales est gérée par l’AIFM, un organisme indépendant basé à Kingston en Jamaïque, créé en 1994 en vertu de la convention des Nations unies sur le droit de la mer. Le conseil de l’AIFM, qui n’accorde pour l’instant que des contrats d’exploration, élabore des règles d’exploitation commerciale depuis plus de dix ans. (…) Une trentaine de pays, dont la France, se sont déjà prononcés en faveur d’un moratoire sur cette activité. Mais certains Etats membres de l’AIFM souhaitent que l’exploitation minière commence rapidement, ou au contraire l’interdire totalement… (…) Les règles relatives à l'exploitation minière dans les eaux internationales doivent reposer sur des "données scientifiques fiables" et "sur la base d'un consensus", a plaidé jeudi la cheffe de l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM).

L’exploitation minière en eaux profondes doit reposer sur la science et le « consensus », selon l’AIFM (Polynésie 1ère)

 

Contactez la rédaction

e mail ava infosContactez directement l'équipe de rédaction de AvA en écrivant à cette adresse : contact@ava-infos.org ou en utilisant le formulaire suivant.

Un site d'infos participatif

PlumeAvA-infos est un site d'information participatif. Vous faites partie d'une association, vous êtes actif dans le développement durable ? Envoyez vos articles à paraître sur AvA-infos, ou indiquez vos prochains rendez-vous à ne pas rater dans l'Agenda...