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Polémique portant sur une proposition de loi du Pays: celle-ci vise à assouplir les règles actuelles, qui imposent aux restaurateurs la vaisselle ré-employable pour la consommation sur place et interdisent certains contenants jetables en plastique ou en aluminium ;  Pour la Toussaint, les bouquets de fleurs artificielles séduisent les familles soucieuses de fleurir durablement les tombes de leurs proches. Mais quid de ces produits qui ne sont ni compostables, ni recyclables et sont par conséquent une source de pollution ? ; La collecte des bacs verts n'a toujours pas repris depuis l’incendie du CRT de Motu Uta. Certaines villes, comme Punaauia, initient une collecte exceptionnelle des déchets recyclables.

 

 




# Après avoir dénoncé le manque d'accompagnement des professionnels face à l'interdiction du plastique à usage unique, Nicole Sanquer et Nuihau Laurey passent à l'offensive législative. Les deux élus d'A Here ia Porinetia ont déposé à Tarahoi une proposition de loi du Pays pour assouplir les règles, notamment dans la restauration. Leur idée : autoriser de nouveau certaines formes de vaisselle jetable et surtout inverser la charge de la preuve, en obligeant le Pays à démontrer qu'une alternative viable existe avant de sanctionner les professionnels.
Cela fait presque un an que restaurants, snacks et roulottes doivent servir leurs clients dans de la vaisselle ré-employable pour toute consommation sur place. Depuis le 1er juillet, les contenants alimentaires en plastique ou en aluminium à usage unique sont également interdits. Un calendrier fixé par la loi de septembre 2024, dont l'application reste compliquée sur le terrain.
Comme le relevait Tahiti Infos en août dernier, les barquettes en polystyrène étaient encore présentes dans les rayons des grandes surfaces, tandis que les emballages en carton continuaient d'être généreusement entourés de film plastique, pourtant interdit.
Nicole Sanquer avait déjà interpellé le gouvernement sur le sujet en juillet 2025, dénonçant le manque de solutions alternatives et d'accompagnement des petites entreprises. Le ministre de l'Environnement, Taivini Teai, avait alors écarté tout report, tout en ouvrant la porte à des dérogations. Cette fois, la députée et son collègue Nuihau Laurey veulent aller plus loin, en modifiant directement le code de l'environnement. (…)
Dans leur exposé des motifs, les deux élus pointent les difficultés rencontrées par les professionnels : accès à l'eau, lavage et désinfection, stockage, traitement des eaux usées, mais aussi coûts d'équipement et de personnel. Des contraintes particulièrement lourdes pour les petites structures et dans les archipels éloignés. (…)
Aux yeux des deux élus, c'est aussi au Pays de trouver des solutions. Leur proposition prévoit donc de lui faire financer les études et les essais nécessaires pour identifier des alternatives au plastique, en tenant compte des réalités de chaque archipel, mais aussi de leur coût, de leur impact environnemental et des contraintes sanitaires. (…)
Reste désormais à convaincre Tarahoi, où le texte doit encore franchir l'étape de la commission avant d'arriver dans l'hémicycle. Adoptée à l'unanimité en 2024, la loi entendait réduire les déchets plastiques tout en laissant aux professionnels le temps de s'adapter. Deux ans plus tard, les difficultés d'application viennent pourtant remettre ce consensus à l'épreuve. Si les deux élus Ahip assurent vouloir préserver l'ambition environnementale du Pays, leur proposition revient bien sur une partie des obligations votées à l'époque. Et pose, au passage, une question politique : jusqu'où peut-on imposer la sortie du plastique aux entreprises lorsque les solutions de remplacement ne suivent pas ? (…)

La vaisselle jetable pourrait revenir à table (Tahiti Infos)


Pour rappel: Depuis le 1er juillet, les barquettes, bols et boîtes alimentaires en plastique à usage unique sont interdits dans la restauration. Roulottes, snacks et restaurants doivent désormais se tourner vers des emballages plus respectueux de l'environnement. Une décision qui interpelle autant les consommateurs que les industriels : le bannissement du plastique est désormais l’affaire de tous ! Générer moins de déchet est un impératif:  in  Déchets: moins en produire et mieux les gérer (AvA-Infos) 7 juillet 2026


Nicole Sanquer et Nuihau Laurey veulent assouplir, dans une proposition de loi déjà défendue devant le Cesec, certaines règles issues de la loi de 2024 sur la réduction de l’utilisation des produits à usage unique. Un texte d’ores et déjà contesté par le collectif Nana sac plastique, qui redoute que les exceptions qui seraient créées ne brisent la dynamique créée ces dernières années pour faire reculer le tout-jetable. Les deux parties s’entendent tout de même sur une demande : un meilleur accompagnement des entreprises dans leur transition par le Pays.
Le bras de fer autour de la loi anti-plastique se poursuit. Alors que Nicole Sanquer et Nuihau Laurey ont déposé à Tarahoi une proposition de loi du Pays destinée à assouplir les règles prévues par la loi du Pays, le collectif Nana sac plastique entend alerter sur les conséquences du texte. Dans une lettre ouverte publiée le 30 octobre, complétée le 1ᵉʳ novembre, le collectif conteste l’argumentaire des deux chefs de file de A here ia Porinetia et assure que les dispositions proposées constitueront un pas en arrière pour la réduction des déchets.
La proposition de loi, détaillée par Tahiti Infos, répond pour ses auteurs à une difficulté d’application par les professionnels de la « loi sur la réduction de l’utilisation des produits à usage unique » votée en 2024.  (…)
Leur texte prévoit ainsi de permettre aux établissements de restauration, roulotte comprises, de choisir entre la vaisselle ré-employable et des articles jetables, à condition que ces derniers soient exclusivement composés de matériaux biodégradables ou compostables, sans plastique ni aluminium. Elle introduit également une exception pour les usages professionnels dépourvus d’alternative appropriée, en confiant à l’administration le soin de prouver qu’une telle alternative existe réellement. (…)
Mais c’est précisément sur les exceptions prévues par le texte que Nana sac plastique exprime ses réserves. Dans une réponse diffusée sur les réseaux le 1ᵉʳ novembre, le collectif affirme avoir relu la proposition « article par article » et continue de s’inquiéter de ses conséquences. Notamment sur cette idée que les interdictions relatives au plastique à usage unique « ne s’appliquent pas aux usages professionnels dépourvus d’alternative appropriée », avec une exception qui « s’applique de plein droit ». Pour le collectif, cette disposition pourrait permettre à certains professionnels de continuer à utiliser des produits interdits, y compris pour les repas consommés sur place, dès lors qu’ils bénéficient de cette dérogation. Nana sac plastique conteste ainsi l’affirmation des élus selon laquelle leur proposition ne ré-autoriserait pas le plastique jetable. Le désaccord porte notamment sur la portée juridique de cette exception et sur les conditions dans lesquelles elle pourrait être appliquée. (…)
Malgré leurs divergences, les deux parties reconnaissent les difficultés rencontrées par les professionnels. Dans leur exposé des motifs, Nicole Sanquer et Nuihau Laurey évoquent notamment l’accès à l’eau, le lavage et la désinfection de la vaisselle, le stockage, le traitement des eaux usées ainsi que les coûts d’équipement et de personnel. Ils soulignent que ces contraintes sont particulièrement lourdes pour les petites structures et les entreprises des archipels éloignés. Le collectif Nana sac plastique ne nie pas ces obstacles. Dans sa lettre ouverte, il rappelle que les restaurateurs doivent notamment supporter le coût de la vaisselle lavable, des lave-vaisselle et du personnel nécessaire à son entretien. Il s’appuie sur l’avis du Cesec du 11 avril 2024, qui identifiait l’obstacle financier comme la principale difficulté soulevée par les professionnels auditionnés. (…)
Dans leur communiqué, Nicole Sanquer et Nuihau Laurey rappellent que leur proposition suit la procédure institutionnelle. Les deux élus ont été entendus par le Cesec le 30 octobre, qui doit rendre son avis avant la poursuite de l’examen du texte à Tarahoi. La proposition doit encore franchir l’étape de la commission avant d’arriver dans l’hémicycle. De son côté, Nana sac plastique renouvelle sa demande de rencontre avec les deux représentants. « Notre démarche porte sur le texte, pas sur ses auteurs », insiste le collectif, qui affirme qu’il tiendrait le même discours face à toute proposition susceptible d’affaiblir la réglementation. Alors que la loi de 2024 avait été adoptée à l’unanimité, les difficultés de son application viennent désormais remettre ce consensus à l’épreuve. Entre nécessité d’accompagner les entreprises et volonté de préserver les interdictions, le débat sur la sortie du plastique à usage unique n’est pas terminé.

Plastique jetable : Nana sac plastique s’inquiète de la proposition de loi de A here ia Porinetia (Radio 1)


En résumé: La polémique porte sur une proposition de loi du Pays, déposée par Nicole Sanquer et Nuihau Laurey, élus de A Here ia Porinetia à l’Assemblée de la Polynésie française. Ce n’est pas une loi adoptée* : le texte doit encore passer en commission puis être examiné par l’Assemblée. Il vise à assouplir les règles actuelles, qui imposent la vaisselle réemployable pour la consommation sur place et interdisent certains contenants jetables en plastique ou en aluminium.
Les deux élus proposent de laisser les restaurants, snacks, roulottes et stands choisir entre vaisselle réemployable et vaisselle jetable, à condition que cette dernière soit biodégradable ou compostable, sans plastique ni aluminium. Ils veulent aussi que le Pays prouve qu’une solution de remplacement adaptée est réellement disponible sur le lieu d’activité avant de sanctionner un professionnel. Ils invoquent les coûts, les contraintes de lavage, d’eau et de stockage, particulièrement lourdes pour les petites entreprises et les archipels éloignés.
Le collectif Nana sac plastique conteste surtout cette inversion de la charge de la preuve : selon lui, si l’application d’une interdiction dépend de la preuve préalable qu’une alternative est disponible, le calendrier légal risque de perdre toute portée. Le collectif rappelle aussi que la réglementation prévoit déjà des dérogations temporaires lorsqu’il n’existe pas d’alternative adaptée. Il précise que l’exception proposée viserait la vaisselle et les contenants alimentaires, pas les films plastiques utilisés pour les fruits et légumes ou la pêche.
Les deux camps se rejoignent toutefois sur les difficultés financières des professionnels et sur la nécessité d’un soutien public. Nana sac plastique propose notamment des aides à l’équipement, des achats groupés et des solutions mutualisées de lavage ou de consigne. Le collectif soutient aussi l’idée des élus de financer la recherche d’alternatives et de publier un bilan annuel, mais refuse que ces difficultés conduisent à relâcher les objectifs de réduction du plastique.

* La loi en vigueur est celle de 2024 ; le texte de Nicole Sanquer et Nuihau Laurey est une nouvelle proposition de loi du Pays destinée à en assouplir certaines règles. Au 3 novembre 2026, elle a été déposée et présentée au Cesec, mais doit encore passer en commission avant d’être examinée en séance plénière à l’Assemblée de la Polynésie française. Elle ne change donc pas encore les obligations des restaurateurs.




# À l'approche de la Toussaint, les bouquets de fleurs artificielles fleurissent sur les étals en bord de route. Plus résistants que les fleurs fraîches et proposés à des prix accessibles, ils séduisent les familles soucieuses de fleurir durablement les tombes de leurs proches. Une activité qui représente aussi une source de revenus pour certains vendeurs.
À la veille de la Toussaint, les familles s’affairent dans les cimetières pour nettoyer et embellir les sépultures de leurs proches. Entre le sable blanc, la peinture et les compositions florales, les préparatifs peuvent représenter un budget conséquent. Pour limiter les dépenses, certains font le choix des fleurs artificielles, qui présentent l’avantage de pouvoir être conservées et réutilisées.
Un marché qui n’est pas nouveau au fenua. Dès 2019, des commerçants constataient une progression des ventes de fleurs artificielles à l’approche de la Toussaint. Une étude* menée en 2021 par la Direction de l’agriculture estimait même à 25 tonnes le volume de fleurs artificielles présentes dans les cimetières étudiés pendant cette période. (…)
Si les fleurs fraîches conservent leur place dans les traditions de la Toussaint, les compositions artificielles offrent une alternative aux familles qui souhaitent prolonger leur hommage aux défunts, sans avoir à renouveler régulièrement les bouquets.

Toussaint : les fleurs artificielles séduisent de plus en plus de familles (TNTV)


* Pour rappel: L’utilisation des fleurs artificielles dans le cadre de l’ornementation funéraire conduit le produit à être exposé aux conditions climatiques et donc à une détérioration progressive. Principalement constituées de plastique, de polyester et de métal, les fleurs artificielles ne sont ni compostables, ni recyclables et sont par conséquent une source de pollution. De plus, le non respect rigoureux des consignes de traitement de ces déchets (bac gris) favorise une dissémination de cette pollution dans la nature. En effet, des mélanges de fleurs artificielles usagées avec des déchets verts a été de nombreuses fois constatés, parfois à proximité immédiate des rivières. En outre, de nombreuses mousses, servant de support aux compositions florales (naturelles ou artificielles), ont été fréquemment retrouvées abandonnées dans les cimetières.

Étude sur l’impact économique et environnemental de la filière fleurs artificielles en Polynésie française (service-public.pf/dag)20/10/2021
 
Le Pdf en ligne :

> Elles sont des déchets qui pullulent dans les dépotoirs au mois de novembre… Les fleurs artificielles, en plus d’être une source de pollution, concurrencent tous les ans la production locale. La Direction de l’agriculture et la CAPL veulent aujourd’hui mettre un terme à ce marché concurrentiel.
 
Concurrentes des naturelles, les fleurs artificielles sont une source de pollution (Polynésie 1ère) 21 octobre 2021


Pour infos: Si les chrysanthèmes et autres compositions en tout genre ont les faveurs des familles, certains optent pour des fleurs artificielles qui durent plus longtemps et ne demandent pas d’entretien. Elles sont généralement fabriquées en fibres synthétiques et intègrent bien souvent des parties en plastique, des matériaux qui sont loin d’être écologiques, relate le magazine Marie France..
C’est pour cela qu’au cimetière de Malzéville, près de Nancy dans le département de la Meurthe-et-Moselle, la municipalité a décidé depuis le 1ᵉʳ janvier 2024 de les interdire (…) : « Du fait de leur impact négatif sur la santé et l’environnement, les plastiques, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans l’enceinte du cimetière », précise la mairie. (..)

Toussaint : pourquoi les fleurs artificielles sont désormais interdites dans ce cimetière près de Nancy ? (Mariefrance.fr) 27 octobre 2026 

 

 

 

# La collecte des bacs verts n'a toujours pas repris ce jeudi 29 octobre et, pour pallier cette problématique, certaines communes* prennent les devants. C’est le cas de la ville de Punaauia, qui démarre à partir de ce samedi une collecte exceptionnelle des déchets recyclables. (…)
Les déchets acceptés sont les canettes, les conserves, les bouteilles en plastique transparent de boissons (type soda et bouteille d’eau) et les grands cartons marron épais. La ville précise aussi que chacun de ces déchets devra être séparé par catégorie dans des sacs différents (exemple : un seul sac pour les canettes). (...)
Réservée aux résidents de Punaauia, cette collecte nécessite de se munir d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile lors du dépôt des déchets


Punaauia organise une collecte exceptionnelle de déchets recyclables (Polynésie 1ère)


* Pour rappel Collecte et tri des déchets recyclables à Paea (AvA-Infos)
Gestion des déchets : ne pas baisser les bras (AvA-Infos)

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