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La protection de l'environnement est plus que jamais une nécessité, faisant face à des enjeux globaux tels que le réchauffement climatique, la perte de biodiversité et l'épuisement des ressources naturelles. Jusqu’où ira ce phénomène naturel à l'effet réchauffant pour le climat mondial qu'est El Niño, avec un épisode qui se renforce actuellement dans le Pacifique équatorial ? ; Des représentants du Fonds Natura Porinetia, piloté par la FAPE, se sont rendus à Moorea pour visiter trois projets lauréats de l’édition 2026. Cette visite a permis de découvrir des actions dédiées à la protection de l’environnement, à la transmission des savoirs ainsi qu’à l’éducation des jeunes autour du patrimoine naturel et culturel ; Qu'en est-il du contrôle des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) ? Le ministre de l’Environnement Taivini Teai entend réformer la réglementation ; La Ressourcerie de Mahina fête ses deux ans d’existence et ouvre ses portes au grand public du 8 au 12 juin afin de présenter ses actions et promouvoir un mode de consommation plus solidaire et respectueux de l’environnement ; Un arrêté adopté en Conseil des ministres autorise l'importation et l'utilisation en Polynésie française d'une substance naturelle - l'huile de coton - comme nouveau produit de lutte contre les rats ;  L'association Haururu, dénonce l'utilisation du terme traditionnel et éco-culturel « Matarii i raro » pour promouvoir une boisson alcoolisée.

 

 

# De nouvelles projections climatiques pour 2026 suggèrent qu’un épisode El Niño en développement pourrait rivaliser avec certains des épisodes les plus destructeurs jamais enregistrés.
Un puissant phénomène El Niño se renforce actuellement dans le Pacifique équatorial, et plusieurs modèles climatiques indiquent le risque d’un événement d’une intensité exceptionnelle. Les scientifiques comparent la situation actuelle à l’épisode El Niño dévastateur de 1877, une catastrophe climatique liée à des pertes de récoltes mondiales, de graves sécheresses et des famines qui ont touché des millions de personnes sur plusieurs continents.
Alors que de vastes zones du Pacifique continuent de se réchauffer, la circulation atmosphérique de la planète se modifie, altérant les régimes de précipitations, intensifiant les tempêtes et déclenchant des phénomènes météorologiques extrêmes à des milliers de kilomètres de l’océan. (…)

Retour d’El Nino: la preuve d’un dérèglement climatique global (Tahiti News) Source : Severe Weather Europe (2026)

Le retour d’El Niño semble se confirmer. Mais jusqu’où ira ce phénomène naturel à l'effet réchauffant pour le climat mondial ? Certains experts entrevoient un possible "super El Niño", mais son évolution dépend encore de paramètres complexes et imprévisibles.
Si le réchauffement rapide du Pacifique tropical laisse présager un événement majeur, un élément clé manque encore à l’appel: l’affaiblissement des alizés, capables soit d’amplifier brutalement El Niño, soit d’en limiter la puissance. Ces vents et les interactions atmosphériques qui en découlent restent difficiles à anticiper, maintenant l’incertitude sur la puissance du phénomène, qui pourrait entraîner la planète vers de nouveaux records mondiaux de chaleur.
Selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), il existe environ 80% de chances qu’un épisode El Niño se développe d’ici juillet. 
(…) Cette boucle de rétroaction peut transformer un El Niño modéré en un événement dévastateur, exacerbant chaleur et conditions météorologiques chaotiques à l’échelle mondiale.

« Quelque chose se prépare »: ce que l’on sait d’un potentiel « super El Nińo » (TNTV)

# (...)  Mardi (26/5), des représentants du Fonds Natura Porinetia, piloté par la Fédération des associations de protection de l’environnement (Fape), ont effectué une visite de terrain à Moorea afin de rencontrer les porteurs de trois projets lauréats sélectionnés pour l’année 2026 et soutenus financièrement par le dispositif. Ils ont ainsi découvert les initiatives portées par la fédération Tāhei 'Autī ia Moorea, l’association Aimeho Va’a Tā’ie et l’association To’a Hine Spearfishing
La matinée était consacrée à la visite du projet “Fare Aru”, dans la vallée d’Opunohu. Porté par la fédération Tāhei 'Auti ia Moorea, ce site s’étend sur plus de deux hectares et abrite une grande collection de ‘uru de Polynésie, avec 61 variétés recensées. Cette année, le projet poursuit son développement avec le soutien du gouvernement et de la commune de Moorea-Maiao. Il vise à devenir un espace de transmission culturelle et environnementale pour les enfants de l’île Sœur et les jeunes d’autres îles.
(…) L’après-midi, la délégation s’est rendue à Pu Atitia, à Paopao, pour le projet Ha’api’ira’a Taumata Fe’e 2026, porté par l’association Aimeho Va’a Tā'ie. Ce programme éducatif vise à reconnecter les jeunes à la protection du lagon à travers la navigation traditionnelle, la culture mā’ohi et des actions de sensibilisation environnementale. En 2026, quatre stages gratuits sont proposés aux enfants de 6 à 15 ans, mêlant navigation en pirogue, observation de la nature, ateliers culturels et actions de nettoyage du littoral et du lagon.
Enfin, le projet To’a no ananahi, porté par l’association To’a Hine Spearfishing, a été présenté. Il vise à sensibiliser les jeunes à la pêche durable et à la préservation du lagon à travers des ateliers, des immersions et des rencontres avec des acteurs locaux, notamment lors d’un déplacement pédagogique à Bora Bora.
(…) “L’objectif de ces projets est aussi l’éducation et la sensibilisation à l’environnement pour un développement durable. C’est une partie importante pour nous, à la Fape. Il y a aujourd’hui une véritable prise de conscience des nuisances que l’homme peut apporter à la nature, et il est essentiel de bien les connaître pour mieux la préserver”. (…) Jean-Claude Foglia, responsable du Fonds Natura Porinetia pour la Fape
(…)

Trois projets pour un avenir meilleur (Tahiti Infos)

 

 

 

# Interrogé à l’Assemblée sur certaines lacunes du contrôle des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), le gouvernement a assuré que les capacités de la Diren en la matière s’étaient au contraire développées. La direction est passée de 5 à une vingtaine d’agents assermentés, mais l’idée est de permettre aux inspecteurs de se concentrer sur les installations les plus complexes et les plus à risques. Le ministre de l’Environnement Taivini Teai entend réformer la réglementation pour offrir aux autres installations des procédures plus légères. Un projet de loi du Pays est en préparation.
« Alléger les procédures pour les activités à faible risque » et « renforcer les capacités de contrôles » sur les autres installations. Tels sont les grands axes de la réorientation de la politique ICPE annoncée par le gouvernement. Le ministre de l’Environnement Taivini Teai avait été interrogé mardi, à l’Assemblée, sur les lacunes du contrôle de ces installations classées pour l’environnement et la stratégie de l’exécutif et de la Diren en la matière. La représentante Tavini Teremuura Kohumoetini-rurua s’appuyait surtout, dans sa question, sur l’exemple de la fosse à ciel ouvert exploitée par Multiservices – Tahiti Vidanges dans la vallée de la Punaruu sur la base d’une autorisation datant de 1977 et avec peu de contrôles depuis. L’installation fait actuellement l’objet d’une enquête pénale menée par l’Oclaeps, et d’un recours administratif lancé par l’association La planète brûle, sur lequel une décision du tribunal est attendue ce mardi 26 mai.
(…). Le texte précise d’abord la position du gouvernement sur ce dossier : il s’agit d’accompagner la société, qui travaille déjà sur la création d’une installation aux normes, plutôt que de fermer sans préparation cette fosse, ce qui risquerait « d’aggraver les rejets sauvages et les atteintes à l’environnement ». Mais Taivini Teai en profite aussi pour assurer que le Pays et la Diren ne sont pas inactifs sur les questions d’installations classées : cinq mises en demeure auraient été adressées à des exploitants depuis le début de l’année, et 13 procédures contradictoires sont en cours. Le ministre précise surtout qu’un renforcement des possibilités de contrôle est en cours : 14 agents de la Diren ont prêté serment en mai, 5 autres doivent le faire dans les prochaines semaines.
(…). « Il n’est pas utile qu’une petite entreprise doive mandater un bureau d’étude et passer devant la commission ICPE simplement pour installer quelques conteneurs sur un terrain, insiste le ministre de l’Environnement dans sa réponse. À l’inverse, nous constatons une dérive : dimensionner artificiellement des installations juste en dessous des seuils pour échapper aux procédures d’autorisation ». La réponse évoque aussi des délégations de certains contrôles à des services publics spécialisés, comme la Dag en matière agricole, et d’autres qui seraient confiés à des « bureaux d’études mandatés ». L’objectif est le même : « permettre aux inspecteurs de consacrer davantage de temps aux ICPE les plus complexes ».
(…)

Environnement : le Pays annonce du renfort et une réforme sur le contrôle des ICPE (Radio 1)

 

# La Ressourcerie de Mahina fête ses deux ans d’existence et ouvre ses portes au grand public du 8 au 12 juin afin de présenter ses actions et promouvoir un mode de consommation plus solidaire et respectueux de l’environnement.
Depuis son ouverture en juin 2024, la Ressourcerie agit pour donner une seconde vie aux objets, réduire les déchets et favoriser l’accès solidaire à des biens du quotidien. Ses locaux sont situés sur la route de la Pointe Vénus dans les anciens locaux de l’école Amatahiapo à Mahina. L’année 2025 a marqué une montée en puissance des activités de l’association Tīa’i Fenua, porteuse de l’initiative. En effet, 25,4 tonnes d’objets ont été collectées en 2025, contre 8,9 tonnes en 2024. Sur les 14,65 tonnes d’objets traités et valorisés, 57 % ont pu être réemployés et 27 % ont été exportés vers des filières de recyclage spécialisées avec la collaboration de la société Enviropol.
Pour l'association, ces deux années d'activité démontrent qu’un autre mode de consommation est possible : plus solidaire, plus local et plus respectueux de l’environnement. Cet anniversaire est avant tout celui de toutes les personnes qui font vivre la Ressourcerie au quotidien : salariés, bénévoles, partenaires, associations et habitants engagés pour le développement de cette initiative solidaire.

VOIR Les temps forts de la semaine

La ressourcerie de Mahina fête ses deux ans d'engagement (Tahiti Infos)

 

# Un arrêté adopté mercredi (27/5) en conseil des ministres autorise l'importation et l'utilisation de l'huile de coton en Polynésie française comme nouveau produit de lutte contre les rats.
L'huile de coton est une substance naturelle, déjà largement connue dans les domaines de la cosmétique et de l'alimentation. Elle contient du gossypol, un composé naturel qui agit sur la fertilité des rongeurs et limite ainsi leur reproduction. Concrètement, l'huile de coton se présente sous forme d'appâts placés dans des boîtes sécurisées, accessibles uniquement aux rats, ce qui en fait un produit sûr pour les humains, les animaux domestiques et l'environnement.

L’huile de coton pour lutter contre les rats (Tahiti Infos)

Autorisation de l’huile de coton comme nouveau produit anti-rongeurs en Polynésie française (Tahiti News) compte-rendu du Conseil des ministres du 27 mai 2026

 

# L'association Haururu, engagée dans la valorisation de la culture mā'ohi, dénonce l'utilisation du terme traditionnel « Matarii i raro » pour promouvoir une boisson alcoolisée. Cette controverse relance un débat sensible : peut-on utiliser des symboles et concepts culturels traditionnels dans une stratégie marketing, et à quelles conditions ?

Canette de bière « Matarii i raro » : l'association Haururu dénonce une récupération culturelle pour vendre de l'alcool (Polynésie 1ère)

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