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Conférence à l'UPF sur le thème “Océan, mémoire, discontinuités et innovation : dialogues et relations entre société et écosystèmes”. Un événement labellisé “la mer en commun” dans le cadre de l’année de la mer 2025 ; Durcissement des règles d’observation des mammifères marins pour la saison 2025 ; L’association Oceania développe un projet de caméras infrarouges dotées d’une intelligence artificielle permettant d’éviter les collisions entre les bateaux et les cétacés ; La mission d’information de l'Assemblée de la Polynésie française sur le mouillage des navires a effectué sa première visite de terrain ; Le Haut-commissariat a revu, dans un arrêté, le cadre légal du passage et des transbordements des bateaux de pêche étrangers dans les eaux polynésiennes.

 

 

# La 7e édition des Conférences de la recherche a eu lieu ce jeudi (6 mars) sur le thème “Océan, mémoire, discontinuités et innovation : dialogues et relations entre société et écosystèmes”. Plusieurs intervenants ont présenté leurs travaux à l’université de la Polynésie française.
À propos des Conférences de la recherche Nabila Gaertner-Mazouni vice-présidente de la commission recherche de l’université explique : “Ces rencontres scientifiques annuelles sont l’occasion pour les chercheurs et enseignants-chercheurs de mieux se connaitre, de présenter leurs travaux et d’échanger avec les autres acteurs de Polynésie française.” Cet événement vient tout juste d’être labellisé “la mer en commun” dans le cadre de l’année de la mer 2025. (…) Berceau de la vie, acteur majeur du climat et de la sécurité alimentaire, l’océan est perçu comme un continuum, un prolongement de la terre, mais aussi comme une source de discontinuités. L’Océan est non seulement un espace, mais aussi un lien entre les îles, les continents et les sociétés du Pacifique. À la fois réservoir d’énergie, espace convoité, réceptacle des pollutions, l’océan est aussi un vecteur de migrations où se rencontrent et se confrontent des notions de mémoire, d’innovation et de société. (…). Les Conférences recherche, ouvertes à tous, visent non seulement à mieux faire connaitre les forces de recherche présentes en Polynésie française mais aussi à organiser et structurer un dialogue avec l’ensemble des acteurs afin d’identifier des axes de travail et de collaboration innovants. (…)

L’océan au coeur des Conférences de la recherche 2025 (Tahiti Infos)

En savoir plus sur le programme de la journée de conférences du 6 mars à l’auditorium “pôle-recherche” de l’UPF :
Océan, mémoire, discontinuité et innovation : dialogues et relations entre sociétés et écosystèmes (upf.pf)

 

 

# À trois jours du début de la campagne d'inscription des professionnels de l'observation des baleines pour la saison 2025, la répartition du nombre d'autorisations par île a été fixée par arrêté. Si Moorea compte 46 autorisations maximum, Huahine et Raiatea-Tahaa n'en comptent qu'une seule chacune.
On savait les règles d’observation des mammifères marins durcies pour la saison 2025, ouverte du 20 juillet au 20 novembre inclus. Applicable depuis le 1er décembre 2024, cette réforme du régime de protection – principalement des baleines – restreint la zone des 100 mètres de distance des animaux observés aux seuls professionnels, qui n’auront plus droit qu’à un seul bateau dédié à l’observation, contre deux précédemment. Ce qu’on ne savait pas, jusqu’à la publication d’un arrêté au JOPF, ce vendredi, était la répartition du quota d’autorisations délivrées par la DIREN à ces derniers. (…). L’ouverture du téléservice Paraoa, permettant aux professionnels de déposer leur demande, est fixée du 10 mars 2025 au 4 avril 2025.

Whalewatching : possiblement 46 prestataires à Moorea pour la saison 2025 (TNTV)

Quotas de bateaux d'observation agréés par île, réduction à un navire par société, passage de 100 à 300 mètres de distance des animaux pour les particuliers... Les nouvelles règles d'observation des mammifères marins renforcent les conditions d'approche des animaux en Polynésie française.
Dans les tuyaux depuis plusieurs mois, la réforme du régime de protection des mammifères marins, applicable à compter du 1er décembre 2024 (deux semaines après la fin de la saison d’observation des baleines, Ndlr), siffle la fin de la récréation. S’il était commun de voir les bateaux, particuliers comme professionnels, s’agglutiner dans une zone d’observation à la recherche de baleines, la scène devrait se faire plus rare en 2025. (...) À noter que la saison d’observation 2025 sera légèrement allongée, du 20 juillet au 20 novembre inclus. Des horaires seront instaurés, de 7h30 à 17h30. Dernier point, et non des moindres : les nageurs pourront se rapprocher à 15 mètres des animaux et non plus à 30 mètres, desquels l’observation n’était pas optimale.

Observation des baleines : ce qui va changer en 2025 (TNTV)

 

 


# L’association Oceania développe un projet de caméras infrarouges permettant d’éviter les collisions entre les bateaux et les cétacés, nombreuses entre mai et octobre, explique notre partenaire Outremers 360. Baptisé OceanIA, ce projet va être déployé dès le mois de juillet pour la prochaine saison des baleines. Il s’agira d’abord d’une phase pilote et si le bilan est satisfaisant, Oceania espère déployer d’autres caméras sur d’autres passes. « OceanIA est un projet (…) visant à réduire les risques de collision entre les navires et les baleines à bosse dans les passes entre Tahiti et Moorea », explique l’association qui, depuis sept ans déjà, embarque sur les navettes qui relient Tahiti et Moorea afin de surveiller la présence des cétacés sur cet axe maritime très fréquenté. Sept années qui ont permis à l’association d’établir des statistiques sur les zones les plus à risque en termes de collisions. Résultats : ce sont les zones portuaires, explique Charlotte Esposito, fondatrice et directrice d’Oceania. Plus concrètement, ce projet consiste à déployer des caméras infrarouges dans deux zones à haut risque : la passe de Vaiare à Moorea et la passe de Papeete sur l’île de Tahiti. « Grâce à un système de caméras posées à terre, cette IA va permettre aux capitaines de sortir ou de rentrer dans les passes en autonomie ». Les emplacements définitifs de ces caméras sont encore en discussion avec l’ensemble des usagers de la mer, les partenaires, les gestionnaires, le pays et Oceania. (...)  Cette phase pilote va durer 20 mois et si le taux de réussite est important, l’outil sera déployé ailleurs. « Aujourd’hui il y a plein d’autres passes tout aussi fréquentées par des paquebots, des navires marchands, etc. Donc on a pour volonté de déployer un outil efficace pour permettre aux animaux d’être en sécurité ». En octobre dernier, un navire avait heurté une baleine, sectionnant sa mâchoire supérieure, à l’entrée de la passe de Papeete. La vidéo de la longue agonie du cétacé avait suscité l’émoi et des plaintes d’association de protection de l’animal avaient été déposées. L’association Oceania avait notamment lancé une pétition demandant aux autorités locales de baisser la vitesse limite des navires dans ces zones. En complément de cette solution technologique, OceanIA soutient également l’application WhaleAlert, permettant aux usagers de la mer de signaler eux-mêmes la présence de baleines, renforçant ainsi la sécurité en mer.

Éviter les collisions entre bateaux et baleines grâce à l’intelligence artificielle (Radio 1) 

Dans le cadre du projet OceanIA, des caméras infrarouges dotées d’une intelligence artificielle seront bientôt déployées pour détecter en temps réel les baleines dans les passes de Vaiare et de Papeete. L’objectif de l’association Oceania, à l’initiative de ce projet, est de renforcer la surveillance des baleines dans les deux passes afin d’éviter au maximum les collisions avec les bateaux.
(…). La grande innovation du projet réside dans l'utilisation d'une intelligence artificielle capable de détecter à distance les baleines et les navires. Ces caméras peuvent identifier les cétacés et les embarcations jusqu’à 2 à 3 kilomètres. Dès qu'une baleine ou un bateau est repéré, l’intelligence artificielle alerte immédiatement les capitaines. “L’intelligence artificielle sera chargée d’apprendre à repérer les baleines et les bateaux en temps réel. L’objectif est de créer des zones à risque : lorsqu’une baleine est détectée, une zone d’alerte sera générée sur la caméra. Si un bateau entre dans cette zone, l’intelligence artificielle enverra immédiatement un message au capitaine pour l’avertir de la présence d’une baleine et lui recommander de ralentir. C’est l’objectif principal de ce projet”, explique Marie-Lou Bontemps, cheffe de projet Ocean Watch et directrice adjointe de l'association Oceania. (…). À noter que le projet OceanIA va aussi venir renforcer et travailler en synergie avec le programme Ocean Watch, qui prévoit chaque année d’envoyer des observateurs à bord des navires pour repérer les baleines en mer, entre les passes de Vaiare et de Papeete.

L’IA au service des baleines (Tahiti Infos)

 

 

 

# Créée à l’Assemblée de Polynésie en janvier dernier, la mission d’information sur le mouillage des navires a effectué sa première visite de terrain, aujourd’hui (6 mars). Au-delà des crispations générées autour des voiliers, les élus veulent améliorer la réglementation en vigueur.
La commune de Punaauia estime qu’il reste une cinquantaine de mouillages sauvages, totalement illégaux. Faute de compétence, elle ne peut que constater, mais elle ne peut pas verbaliser. Le maire souhaite voir plus de points d’ancrage autour de Tahiti. (…) À travers la Polynésie, la gestion des navires de plaisance génère des crispations. Pour améliorer la réglementation, l’Assemblée de Polynésie a monté une mission d’information. 4 mois pour auditionner les acteurs du secteur et proposer des solutions pérennes. Le président de l’association des voiliers de Polynésie se réjouit d’avoir été entendu. (…) "Il y a des zones où il y a une réglementation mais on constate bien que la réglementation n'est pas respectée. Qu'est-ce qui fait qu'elle n'est pas respectée ? C'est pour ça qu'on est là pour essayer de voir ce qui cloche dans le système", s'étonne Mike Cowan, rapporteur de la mission d’information.Une étude d’impact réalisée en 2020 estime que la plaisance rapporte entre 4 et 5 milliards Fcfp de recettes à la Polynésie.

Voiliers : une mission d'information pour régler le problème des mouillages sauvages (Polynésie 1ère)

Pour rappel:
Le mouillage des voiliers, c'est la question qui fâche à Fakarava (Polynésie 1ère) 07/12/24

Ancres et chaînes des voiliers : un danger pour la faune du lagon de Faa'a (Polynésie 1ère)05/10/24

Une mission d'information sur le mouillage des navires de plaisance (Tahiti Infos) 13/01/24

 

# Le Haut-commissariat a revu, dans un arrêté, le cadre légal du passage et des transbordements des bateaux de pêche étrangers dans les eaux polynésiennes. Un texte qui vise surtout à « se mettre en conformité » avec les accords signés au niveau international et régional, et qui n’a rien à voir avec le passage récent – et très remarqué – d’une flotte thonière chinoise à Tahiti*. Mais les nouvelles rčgles sont plus rigoureuses : il y est désormais officiellement interdit aux bateaux étrangers de fréquenter d’autres ports que celui de Papeete, et les passages et transbordements devront ętre déclarés trois ŕ quatre jours avant, pour ętre dűment autorisés, et pour faciliter les contrôles. 
Au Haussariat, on le précise d’emblée : le texte est en préparation de longue date, et fait suite à des discussions tenues, au niveau international et régional, notamment au sein de la Commission des pêches du Pacifique central et occidental (WCPFC). Il ne faut donc y voir aucune réaction à l’actualité de ces dernière semaines, marquée par le passage d’une quarantaine de thoniers chinois à Papeete, dont certains ont alimenté les rubriques « justice » ou « fait divers ». L’arrêté a d’ailleurs été signé par Éric Spitz le 13 février, bien avant la publication au Journal officiel du 28 et avant ces passages remarqués au port autonome. Le haut-commissaire y précise certaines règles encadrant le passage des navires de pêche étrangers fréquentant la ZEE polynésienne. Et la tendance est nettement au durcissement.

L’État serre la vis des navires de pêche étrangers (Radio 1)

* Pour rappel : L’un des thoniers de la compagnie chinoise Zhoustan Pacific Tuna Pelagic saisi à la demande de la FAPE pour la forcer à payer les dommages et intérêts obtenus devant la justice en 2022. In Environnement: mettre fin à l'impunité (AvA-Infos)

 

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