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Le phénomène El Niño, désormais qualifié de « très fort », pourrait devenir le plus intense jamais observé, indique Météo - France Polynésie française, avec un risque cyclonique élevé dans plusieurs archipels, des pluies potentiellement extrêmes aux Marquises et des températures particulièrement élevées. Le phénomène devrait rester très intense jusqu’à la fin de la saison chaude 2026-2027. Sans vouloir être alarmistes, les autorités appellent à une mobilisation générale pour retrouver les bons réflexes, seize ans après le passage du dernier cyclone, en 2010. Pour se préparer à la saison cyclonique, le haut-commissariat émet plusieurs recommandations.

 

 

 

 

 

# "Tous les feux sont rouges”. Avec un épisode El Nińo d'une intensité exceptionnelle, qui devrait encore se renforcer jusqu'en novembre-décembre, les îles de la Société et les Tuamotu s'apprêtent à traverser une saison chaude à haut risque. Cyclones, pluies diluviennes, inondations et glissements de terrain : Météo-France et la protection civile ont dressé mardi un tableau préoccupant. Sans vouloir être alarmistes, les autorités appellent à une mobilisation générale pour retrouver les bons réflexes, seize ans aprčs le passage du dernier cyclone, Oli.
“C’est un phénomène remarquable, quelque chose qu'on n'a jamais vu”. Victoire Laurent, directrice de Météo-France en Polynésie française, n'a pas mâché ses mots mardi matin pour décrire l'épisode El Niño qui s'installe dans le Pacifique. Et le phénomène n'a pas encore atteint son maximum : il devrait “continuer à s'intensifier pour atteindre son pic en novembre-décembre, et perdurer jusqu'en février”. De quoi placer la saison chaude 2026-2027 sous haute surveillance.
(…) Mais la chaleur de l'océan ne suffit pas à elle seule. Encore faut-il que les conditions atmosphériques s'y prêtent, et c'est précisément sur ce point que subsistent des incertitudes. En clair, les cyclones ont de quoi se nourrir, et pourraient être particulièrement puissants. Reste à savoir si l'atmosphère leur donnera le coup de pouce nécessaire pour se former et, surtout, s'ils prendront la direction de nos îles.
(…) Et même sans cyclone, la saison pourrait laisser des traces. El Niño devrait accentuer les contrastes entre les archipels : davantage de chaleur et d'humidité à la Société et aux Marquises, où des pluies particulièrement abondantes sont également attendues. À l'inverse, les Australes pourraient connaître des conditions plus sèches.
(…) …depuis Oli, en 2010, une génération entière a grandi sans connaître de cyclone en Polynésie. Avec le temps, les réflexes se sont émoussés. “La pire des erreurs, le pire des dangers, c'est de se croire à l'abri”, insiste Chloé Demeulenaere. Un message partagé par Frédéric Troc, qui rappelle que, dans d'autres territoires régulièrement touchés, la préparation fait partie des habitudes. “Nous, on a perdu cette culture, parce que les plus jeunes d'entre nous n'ont jamais vu de cyclone”.
(…) Et inutile d'attendre de voir apparaître un cyclone sur les cartes pour agir. Météo-France surveille en permanence le bassin cyclonique et peut généralement identifier plusieurs jours à l'avance la formation d'un phénomène menaçant. Mais ce délai doit servir à appliquer les dernières consignes, pas à découvrir les gestes de préparation. (…)
Encadré : Cyclone, que faire avant, pendant et après ?

El Niño, tous les ingrédients d'une saison cyclonique à haut risque (Tahiti Infos)



Le phénomène El Niño, désormais qualifié de « très fort », pourrait devenir le plus intense jamais observé, indique Météo - France Polynésie française. Au programme des prochains mois : un risque cyclonique élevé dans plusieurs archipels, des pluies potentiellement extrêmes aux Marquises et des températures particulièrement élevées.
La Polynésie française s’apprête à traverser une saison chaude sous haute surveillance. Dans un communiqué publié ce mardi 27 octobre, Météo-France alerte sur l’intensification du phénomène El Niño, installé depuis juin dernier dans le Pacifique équatorial. Celui-ci a désormais atteint le stade « très fort » et devrait continuer à se renforcer jusqu’en décembre.
Selon les 24 modèles climatiques disponibles, le phénomène devrait rester très intense jusqu’à la fin de la saison chaude 2026-2027. Météo-France évoque même la possibilité que l’épisode de 2026 devienne le plus intense jamais observé.
Une situation exceptionnelle dont les conséquences restent toutefois difficiles à anticiper. Depuis 1970, seuls cinq épisodes El Niño ont été classés comme très forts selon l’indice RONI, utilisé pour mesurer l’intensité du phénomène.
(…) Au-delà du risque cyclonique, les précipitations pourraient également marquer les prochains mois.
Pour la période allant de novembre 2026 à avril 2027, Météo-France prévoit un contraste important entre le nord et le sud du territoire. Les îles situées au nord du 15e parallèle sud devraient recevoir davantage de pluie, tandis que celles situées plus au sud pourraient connaître des précipitations moins abondantes.
Les Marquises sont particulièrement exposées à des épisodes de pluies très intenses, voire extrêmes, susceptibles de provoquer des inondations et des glissements de terrain.
(…) Météo-France n’exclut pas des épisodes de canicule soutenus aux Marquises, dans l’archipel de la Société et aux Tuamotu. Des vagues de chaleur marine pourraient également se produire, avec des conséquences possibles sur les écosystèmes marins, notamment les récifs coralliens.
(…)  Face à cette situation, Météo-France souligne la nécessité de maintenir une surveillance régulière, alors que la Polynésie française entre dans une saison chaude qui pourrait être particulièrement mouvementée.

Saison chaude 2026-2027 : un risque cyclonique élevé et des pluies extrêmes attendues en Polynésie (TNTV)




De novembre à avril prochain, le phénomène El Niño pourrait influencer les conditions météorologiques en Polynésie française, avec un risque de cyclone élevé. Quelles sont les prévisions pour les prochains mois et à quel niveau de vigilance faut-il se préparer ?
(…) Le phénomène météo, installé dans l’océan Pacifique depuis déjà quatre mois, s’accompagne d’un risque cyclonique jugé élevé, ou du moins d’une dépression tropicale pour les îles du vent, sous le vent, ainsi que le nord des Tuamotu.
En revanche le risque est modéré aux Australes et peu probable aux Marquises. « Ce que ça signifie, c'est qu'il va falloir s'attendre, avec un degré de confiance assez fort, à ce qu'on ait un phénomène cyclonique au moins sur le bassin pacifique, en tout cas sur la Polynésie française », précise le directeur adjoint de Météo France.
(…) Un cyclone peut mesurer jusqu’à 1.000 kilomètres de diamètre. Sa trajectoire et son intensité peuvent évoluer de manière imprévisible, c'est donc toute la population qui est appelée à se préparer. L’anticipation reste la meilleure protection face au danger.
(…) Pour se préparer à la saison cyclonique, le haut-commissariat émet plusieurs recommandations. « D'abord, préparer son domicile, élaguer les arbres, attacher le toit, limiter tous ces objets qui pourraient voler », précise la directrice de cabinet du haussariat. « Et c'est aussi se préparer à l'intérieur de la maison, préparer son kit de survie, mettre à l'abri ses papiers officiels, préparer les médicaments, préparer la nourriture pour enfants et pour les personnes vulnérables, et de quoi tenir environ 72 heures confinées chez soi. »
(…) Les îles Marquises quant à elles, risquent d'être impactées par des pluies diluviennes. Des précipitations quatre à dix fois plus intenses que la normale, ce qui peut provoquer des inondations et des éboulements. Selon les autorités, la pire des erreurs serait de se croire à l'abri du phénomène climatique qui s'annonce.

Météo France alerte sur un risque élevé de cyclone en Polynésie française (Polynésie 1ère)


Aux portes de la saison des pluies, Météo France alerte sur le risque cyclonique élevé, notamment pour la Société et les Tuamotu. En cause, le phénomène El Niño 2026, « carburant » pour cyclones, qui « pourrait devenir le plus intense jamais observé » , redoute le directeur adjoint Frédéric Troc. Fortes houles, vents violents, canicules marines, pluies extrêmes… le territoire doit se préparer à une saison cyclonique exceptionnelle.
Météo France, accompagnée par des représentants du Haut-Commissariat, a présenté, ce mardi, ses prévisions pour les six prochains mois. En sortie d’une « grande messe  » avec les pays du Pacifique et les grands centres météorologiques mi-octobre, le consensus est tombé : le risque cyclonique cette saison est élevé. « Tous les ingrédients sont là pour qu’un phénomène cyclonique puisse se former sur notre bassin et intéresser la Polynésie au cours de cette saison » , affirme Frédéric Troc, directeur adjoint de Météo France en Polynésie Française.
Entre novembre et avril, les îles de la Société et les Tuamotu sont donc à un risque élevé de voir au moins un phénomène tropical nommé, allant d’une dépression modérée à un cyclone. Le risque pour les Australes est modéré et il est faible, voire peu probable, aux Marquises et aux Gambiers. Mais la question désormais est d’en prévoir l’intensité.
(…) À titre de comparaison, la saison cyclonique de 1982-1983 avait elle aussi été touchée par un phénomène El Niño « très fort ». Il avait entraîné le passage successif de six cyclones (Lisa, Nano, Orama, Reva, Veena et William) et un lourd bilan de 16 morts, 200 blessés et 25 000 sinistrés. Le montant des dégâts était estimé à 84 millions d’euros.
(…) Au delà du risque cyclonique, c’est également des fortes houles, des vents violents, des canicules marines et des pluies extrêmes auxquelles se préparent Météo France et le Haut-Commissariat. « Il pourra tomber plusieurs mois de précipitation en plusieurs heures » , alerte le commandant David Baraglia, chargé des risques majeurs et de la gestion de crise à la direction de la protection civile.
Un schéma typique d’El Niño, le nord du territoire accueille davantage de précipitations tandis que le sud s’assèche, mais avec une intensité « extrême » selon Météo France.
(…) Des épisodes intenses « synonyme d’inondation et de glissements de terrain » selon Frédéric Troc, « si jamais on n’a pas été préparé pour ça ». Une préparation qui a déjà débuté pour le Pays, l’État et les communes, réunis pour un exercice coordonné début octobre. Deux brochures d’informations à destination de la population sont mises à disposition sur le site du Haut-Commissariat.

Météo France annonce « du jamais vu » pour la saison cyclonique (Radio 1)

 

# Les cyclones passent, mais les souvenirs restent. Alors que Météo France alerte sur une saison cyclonique à haut risque, marquée par un phénomène El Niño d’une « intensité exceptionnelle », le souvenir de 1982-1983 refait surface. En quatre mois, six phénomènes cycloniques frappent le fenua, laissant derrière eux 13 morts, des dizaines de milliers de sinistrés et des dégâts estimés à 17 milliards.                                                                              Des Tuamotu à Tahiti, retour sur une saison dévastatrice qui a durablement marqué les mémoires et contraint le Pays à reconstruire plutôt qu’à poursuivre ses projets de développement.
> (…)
Si l’on met bout à bout l’ensemble des dégâts causés par les cyclones qui se sont acharnés sur le territoire depuis décembre 1982, les bilans de l’époque font état de 17 milliards à allouer à la reconstruction et l’indemnisation du pays. Institut de la statistique de la Polynésie Française (ISPF) note en effet une « forte croissance du PIB entre 1983 et 1986, marquée par une euphorie et provoquée par les injections massives d’argent public destinées à faciliter l’effort de reconstruction post cyclonique » . À l’aube de discussions sur le statut autonome du pays, le développement de la région est complètement stoppé par cet épisode cyclonique exceptionnel.
Aujourd’hui, plus de quarante ans après, le souvenir de 1983 reste bien présent chez les Polynésiens. S’il a été un moment de prise de conscience sur la vulnérabilité des îles face aux catastrophes naturelles, il a pu aussi devenir une opportunité pour renforcer les mesures de préparation et de sécurité. Les autorités organisent désormais régulièrement des exercices pour mieux anticiper et gérer les crises, assurant à la population que, même face aux forces de la nature, l’esprit de résilience et de solidarité ne faiblira jamais.

Saison cyclonique : les mauvais souvenirs de 1983 (Radio 1)

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