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Le collectif budgétaire n°3 laisse un goût amer au ministère des Grands travaux : décentralisation à Taravao, pistes cyclables, aménagement urbain, voies de bus… au total, près de 4 milliards de francs CFP ont été retirés suite au débat à l’Assemblée. Le volet mobilité concentre l'essentiel de cette coupe. Le ministre, qui insiste sur l'impact que ce retard pourrait avoir sur la population « espère » lever les oppositions d’ici la fin de l’année.

 

 




# Près de 4 milliards de francs d’autorisations de paiement ont été sabrés des programmes du ministère des Grands travaux lors des débats sur le collectif 3. Des lignes jugées non urgentes par le Tavini, le Tapura et Ahip, mais qui étaient selon Jordy Chan nécessaires pour passer des études, menées ces trois dernières, aux contrats et aux travaux dès ces prochains mois. Pôle décentralisé de Taravao, parc Phaëton, gares routières de Mamao et Tipaerui, pistes cyclables, ou, dans une moindre mesures, voies réservées aux bus… Le ministre espère convaincre les élus de donner le feu vert à ces projets dans le BP 2027.
(…). Les projets « sabrés », « ce ne sont pas n’importe lesquels », précise Jordy Chan : « des grands  projets qui concernent la décentralisation vers la Presqu’île et la mise en place d’un transport en commun en site propre sur la zone urbaine. »
Dans le détail, certains programmes n’ont subi que des baisses de crédits relatives. Les travaux des voies réservées aux bus sur la RDO n’ont perdu que 95 millions de francs sur le 1,5 milliard prévu, un montant correspondant à des aides aux associations demandées par certains élus autonomistes. Le projet devrait pouvoir être lancé suivant le calendrier prévu, avec tout de même des demandes de compléments à faire à l’assemblée dans les prochains mois. Les voies de bus du secteur de Papeete ont elles perdu, sur les 900 millions demandés, 120 millions de francs, une somme « redéployée » par les amendements de l’opposition vers des réfections de route à Tumara’a.
(…) Aucun commentaire en revanche sur les raisons qui ont poussé la « majorité d’opposition » à cibler particulièrement les lignes du ministère des Grands Travaux dans son remodelage du collectif. Dans les couloirs de Tarahoi, on rappelle  les désaccords déjà exprimés entre Jordy Chan et l’opposition autonomiste, sur la pirogue Tu Marama, sur le développement avorté du covoiturage ou sur le coût des pistes cyclables, entre autres.
(…) Le ministre des Grands Travaux « espère » donc lever les oppositions d’ici la fin de l’année. Et si les élus tavini et autonomistes souhaitaient tout de même écarter ces crédits, et enterrer les pistes cyclables, gares routières et jardins en question ? « En premier lieu, ce seront les Polynésiens qui seront concernés », répond Jordy Chan, estimant que la décentralisation profite à des milliers de personnes qui font des allers-retours vers Papeete chaque jour, ainsi qu’au développement de la Presqu’île, que le développement d’un réseau efficace de transport en commun est une piste importante d’amélioration de la qualité de vie de tous, et du pouvoir d’achat des classes modestes, ou encore que l’annulation de ces chantiers générateurs d’emplois sera un gâchis pour les entreprises, les deniers publics, vu les longues études déjà financées… Et un « gros gâchis de temps » : si tous ces projets passent en « phase de contractualisation », c’est qu’ils ont été lancés en début de mandature, voilà trois ans.

« Coup de frein » sur la décentralisation et la mobilité après les coupes du collectif 3 (Radio 1)

Le ministère des Grands travaux a perdu 4 milliards de financement sur les 6 milliards demandés. Une conséquence des amendements déposés par l’opposition lors du collectif budgétaire n°3. Des fonds destinés principalement aux projets de décentralisation à Taravao, mais aussi pour la régulation de la circulation* à l’entrée et à la sortie de Papeete. Sur les 9 projets, il n’en reste que deux, et concernent les voies réservés aux bus.
Pour réduire les embouteillages il y a deux phases, selon le ministre des Grands travaux. D’une part, décentraliser une partie de l’administration à Taravao. Et d’autre part, améliorer le réseau de transports en commun. Pour cela, plusieurs chantiers sont nécessaires. L’implantation d’une gare routière à Mamao et une seconde à Tipaerui. Des crédits rejetés par l’opposition cette année. Seules les voies réservées aux bus sur la RDO dans les deux sens ont gardé une partie de leur financement. (…)

Après l'adoption du collectif budgétaire 3, le ministère des Grands travaux amputé de 4 milliards (Polynésie 1ère)

Le collectif budgétaire n°3 laisse un goût amer au ministère des Grands travaux. Près de 4 milliards de francs CFP d’autorisations de programme ont été retirés par les élus de l’assemblée de la Polynésie française. Voici les projets en mode pause et ceux qui se poursuivent.
(…) Le volet mobilité concentre l'essentiel de l'impact. Sur les travaux de voies réservées aux bus, deux opérations perdent seulement une partie de leur financement (95 millions retirés à l’enveloppe des 1,5 milliard attendue pour le secteur RDO à Faa'a et 120 millions en moins sur le secteur de Papeete où la ligne ne compte plus que 780 millions sur les 900 demandés). Le reste des opérations liées au projet de transport en commun en site propre passe purement et simplement à zéro.
(…) Le ministre des Grands travaux insiste enfin sur l'impact que ce retard pourrait avoir sur la population. Il évoque en les usagers des transports en commun, contraints à des trajets rallongés faute de gares routières structurantes, ainsi que les économies de carburant et d'entretien que représenterait, pour de nombreux foyers, le report vers le bus plutôt que le véhicule individuel. Il rappelle aussi que ces chantiers génèrent de l'emploi, à la fois dans la construction et, plus tard, dans l'exploitation des infrastructures. (…)

Collectif budgétaire n°3 : “Sabrage” de 4 milliards pour les travaux (Tahiti Infos)

Le ministre des Grands travaux et de l’Equipement, Jordy Chan, était l’invité du journal de TNTV, ce jeudi, alors que 7 des 9 projets portés par ses services sont mis à mal après la coupe budgétaire votée par l’Assemblée lors de l’étude du collectif 3. Décentralisation à Taravao, pistes cyclables, aménagement urbain, voies de bus, au total, près de 4 milliards de francs ont été retirés. Ce que déplore l’intéressé. « Ce sera très pénalisant pour les Polynésiens, puisque ces projets répondent à des besoins criants de la population », dit-il en ajoutant que cette décision engendrera également des « pertes en matière d'emplois ».
- TNTV : Sur les neuf projets présentés par votre ministère, sept sont tombés à l’eau. Il n’en reste donc que deux. Sur les 6,2 milliards de francs escomptés, seuls 2,2 milliards ont été actés. Comment réagissez-vous ?
- Jordy Chan : « Au total, c’est 4 milliards qui ont été retirés par l’Assemblée du budget que souhaitait obtenir le gouvernement pour financer les grands travaux en Polynésie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l’Assemblée décide de mettre un coup de frein à de nombreux projets que l’on porte, et pas n’importe lesquels, puisqu’il s’agit de grands projets concernant la décentralisation et également la mise en place d’un réseau de transport en commun en site propre sur la zone urbaine. Donc qu’il s’agisse du centre administratif de Taravao, du parc Phaeton ou encore du développement d’un réseau de bus qui soit à la fois fiable, performant et attractif dans la zone urbaine : tous ces projets se retrouvent retardés en raison des amendements qui ont été déposés par les groupes A Here Ia Porinetia, Tapura et Tavini à l’Assemblée ce mardi ».
- TNTV : Edouard Fritch a estimé que des pistes cyclables n’étaient pas une urgence. Que lui répondez-vous ?
- Jordy Chan :« Ils ont également dit ça pour les travaux liés à la décentralisation et au transport en commun. Moi, ce que je considère, c’est que c’est une urgence de permettre à la population de la Presqu’île de ne plus avoir à se lever à 3 heures du matin pour aller travailler en zone urbaine. Je pense que c’est également une urgence de permettre aux usagers du transport en commun de ne plus avoir à attendre, sous la pluie, longtemps, leur bus pour se rendre au travail. Et donc, je pense que pour mener ces projets à bien, il nous faut ces fonds. Il nous faut ces fonds tout de suite puisqu’on arrive aujourd’hui au stade de contractualisation des travaux pour tous ces projets. Il nous faut des fonds afin de signer les contrats, de payer les avances des entreprises et également de mettre en œuvre ces chantiers ».
(…)
- TNTV : Edouard Fritch, qui était notre invité en plateau mardi, justifie une partie de ces coupes par la prudence budgétaire. Il évoque un phénomène El Nińo très puissant cette année. Avec seulement 400 millions prévus au budget du Pays pour faire face à d’éventuels dégâts, il estime que cela pourrait coűter jusqu’à 4 milliards. Le Pays aura-t-il les moyens de réagir en cas de calamité naturelle ?
- Jordy Chan : « Alors, on se prépare, en fait, à El Niño depuis deux ans maintenant, à la fois en matière préventive et curative. En matière préventive, on a déjà budgété plus de 200 millions l’année dernière, justement, pour permettre de renforcer nos opérations de curage dans les rivières et également d’améliorer les protections des berges et du littoral, ce qui nous a permis de tripler le nombre d’opérations effectuées en matière de curage sur l’île de Tahiti depuis l’année dernière. En matière de réaction, maintenant, on a également budgété plus de 400 millions, augmentés à 600 millions au cours de ce collectif budgétaire, pour justement intervenir, pour réparer les infrastructures si, effectivement, il y a un événement extrême qui arrive et également pour venir en soutien de notre population pour ce faire. Il faut savoir que, par le passé, sur la mandature, en tout cas depuis les trois dernières années, on avait uniquement utilisé 100 millions sur l’enveloppe de 400 millions par an pour, justement, venir en réaction à un événement extrême »

Jordy Chan : « Les grands travaux qui étaient projetés ont été en grande partie sabrés » (TNTV)

Le collectif budgétaire n°3 laisse un goût amer au ministère des Grands travaux. Près de 4 milliards de francs d’autorisations de programme ont été retirés par les élus de l’Assemblée de la Polynésie française. Voici les projets en mode pause et ceux qui se poursuivent.
Le ministre des Grands travaux, Jordy Chan, a tenu une conférence de presse pour dresser le bilan du collectif budgétaire n°3, au lendemain de son adoption par l’assemblée de la Polynésie française. Mardi lors des débats, il avait été remercié par la représentante Tavini Maurea Maamaatuaiahutapu pour son attitude conciliante sur ses inscriptions et ses autorisations de programme. Un satisfecit en demi-teinte, tant le bilan chiffré s'avère lourd pour son ministère : plusieurs amendements ont retiré précisément à 3,977 milliards de francs d'autorisations de programme initialement demandées par le gouvernement, mettant en pause une série de chantiers d'aménagement et de mobilité qui, pour certains, arrivaient tout juste en phase de contractualisation après trois ans d'études.
Les coupes, qualifié de “sabrage” par Jordy Chan lui même, touchent en premier lieu deux projets liés à la décentralisation vers la Presqu'île…
(…) Le volet mobilité concentre l'essentiel de l'impact. Sur les travaux de voies réservées aux bus, deux opérations perdent seulement une partie de leur financement (95 millions retirés à l’enveloppe de s1,5 milliard attendue pour le secteur RDO à Faa'a et 120 millions en moins sur le secteur de Papeete où la ligne ne compte plus que 780 millions sur les 900 demandés). Le reste des opérations liées au projet de transport en commun en site propre passe purement et simplement à zéro… (…) Mamao et Tipaerui sont présentées par le ministre comme des équipements charnières pour l'ensemble du futur réseau de bus : en leur absence, impossible de restructurer les lignes qui circulent aujourd'hui de manière radiale, ni de garantir la fréquentation nécessaire pour rentabiliser les voies réservées déjà engagées.
(…). Le ministre des Grands travaux insiste enfin sur l'impact que ce retard pourrait avoir sur la population. Il évoque en les usagers des transports en commun, contraints à des trajets rallongés faute de gares routières structurantes, ainsi que les économies de carburant et d'entretien que représenterait, pour de nombreux foyers, le report vers le bus plutôt que le véhicule individuel. Il rappelle aussi que ces chantiers génèrent de l'emploi, à la fois dans la construction et, plus tard, dans l'exploitation des infrastructures.  (…)

Collectif budgétaire n°3 : “Sabrage” de 4 milliards pour les travaux (Tahiti Infos)

Après une semaine de Forum des îles du Pacifique, et avant son retour à Tahiti ce lundi matin, Moetai Brotherson revient sur les débats qui ont animé Tarahoi cette semaine.
(…) “On va dire que c’est une bonne chose que le collectif 3 soit passé. Je regrette que ceux-là même qui, depuis des années, nous disent qu’il faut développer un deuxième pôle d’activités dans le sud, soient venus sabrer les crédits qui étaient prévus au collectif pour la décentralisation. On va s’adapter, on va certainement représenter ces demandes au budget prévisionnel 2027. S’il faut faire davantage d’explications sur le texte, on le fera, jusqu’à pas d’heure, on le fera. On est là pour ça. Mais je crois qu’on ne peut pas sérieusement, aujourd’hui, dire aux Polynésiens : ‘écoutez, vous allez continuer à passer deux heures et demie tous les matins dans les bouchons, car on ne va pas développer ce deuxième pôle d’activités dans le sud’. Ce n’est pas possible.” (…)

« J’ai l’impression que certains font une allergie épidermique à ma personne » (Radio 1)



*Pour rappel: Des aménagement routiers majeurs et de nouveaux bus sont prévus à Arue pour désengorger le trafic vers Papeete in Renforcer les actions en faveur de l’environnement et du développement durable (AvA-Infos)

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