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La Polynésie française renforce ses actions en faveur de l’environnement et du développement durable : financement de la biodiversité et des déchets, formation aux enjeux océaniques et protection du lagon de Fakarava. Des projets de transport "durable" sont aussi prévus à Arue, tandis que l’évacuation des épaves automobiles reste difficile à Outumaoro ; 13e opération de nettoyage “Clean Up the World by Suzuki Marine”, à Fare Ute. Les sujets: Le fonds intergénérationnel en faveur de la protection de l'environnement (FIPE) devrait enfin voir son premier budget destiné à financer biodiversité et traitement des déchets. Mais quid des limites du mécanisme qui alimente le fonds ? ; Présentation par le vice-président de l’UPF des objectifs et des spécificités de la nouvelle formation de l’université. Le parcours « Océan et défis durables » est destiné à former des cadres capables de s'adapter aux changements, notamment aux changements climatiques et environnementaux qui vont toucher en particulier l'océan ;  Face à l'afflux des voiliers dans le lagon de Fakarava, pour éviter les mouillages sauvages et préserver les zones sensibles de l’atoll, des “ambassadeurs de l’environnement” ont été mis en place ; Des aménagement routiers majeurs et de nouveaux bus sont prévus à Arue pour désengorger le trafic vers Papeete, avec notamment la création d'un parking-relais de 300 places et une voie de contournement au giratoire d'Erima ; À Outumaoro, les épaves de voitures se multiplient en bord de route. L’évacuation de ces carcasses se heurte à des procédures complexes et qui peuvent prendre du temps ; Nautisport a organisé sa 13e opération de nettoyage “Clean Up the World by Suzuki Marine”, avec l'appui de l'association Oceania.

 





# Créé il y a cinq ans et alimenté depuis 2022 par une taxe sur les extractions minières, matériaux de carrières et agrégats (TEM), le Fonds intergénérationnel en faveur de la protection de l'environnement (FIPE) devrait enfin voir son premier budget vendredi, doté de 20 millions de francs. Une mise en ordre comptable destinée à financer biodiversité et traitement des déchets. Mais le système, uniquement déclaratif et sans contrôle des volumes extraits, a notamment été pointé du doigt par les élus en commission : le texte n'a recueilli que deux voix pour et sept abstentions.
Il aura fallu cinq ans pour que le FIPE commence véritablement à fonctionner. Créé par l'assemblée en octobre 2021, ce compte d'affectation spéciale devait permettre de flécher certaines recettes vers la protection de l'environnement. Sa principale ressource est la taxe sur les extractions minières et les matériaux issus des carrières (TEM), instaurée en 2019 et dont le produit est encaissé par le fonds depuis 2022.
Pourtant, aucun budget n'avait encore été ouvert. C'est précisément l'objet du projet de délibération qui sera soumis vendredi aux représentants de Tarahoi, après le gros dossier très attendu du collectif 3. Il s'agira de doter “pour la première fois” le FIPE d'un budget de 20 millions de francs et de régulariser au passage les recettes déjà perçues.
(…). Les 20 millions inscrits au budget seront consacrés à la protection de l'environnement, avec 10 millions destinés à la gestion de la biodiversité et des ressources naturelles et autant à la prévention et au traitement des pollutions. Lors de son examen lundi 24 août par la commission de l'économie, des finances et du budget, il a été précisé que ces crédits étaient notamment destinés aux subventions accordées aux associations œuvrant contre les espèces envahissantes et au rapatriement vers Tahiti des déchets issus des îles.
Mais les discussions ont surtout mis en lumière les limites du mécanisme qui alimente le fonds. Le produit de la TEM dépend en effet des quantités de minerais, matériaux ou agrégats extraites. Or le rapport relève “l'absence de contrôle des activités d'extraction de minerais ou de matériaux”, le dispositif reposant “uniquement sur un système déclaratif”. Les sanctions prévues en cas d'extractions non autorisées – contravention de grande voirie et sanctions pénales – ont également été abordées par les élus.
(…). Pour l'heure, le premier budget du fonds n'a en tout cas pas fait l'unanimité : lundi, le texte n'a recueilli que deux voix favorables, contre sept abstentions en commission de l'économie. Un accueil pour le moins réservé qui, dans la configuration actuelle de l'assemblée, ne garantit pas encore son adoption en séance plénière vendredi.

Le fonds environnemental sort des cartons (Tahiti Infos)

Premier dossier débattu ce lundi matin (31/08) à l’Assemblée de la Polynésie réunie en session extraordinaire, le projet de délibération relative au budget du compte d’affectation spéciale dénommé « Fonds intergénérationnel en faveur de la protection de l’environnement » pour l’année 2026, a été adopté. Tout ça pour ça! pourrions nous dire. Après deux heures d’échanges sur ce dossier aux retombées plus que négligeables, ce fond a donc été officialisé réactivé. Mais des questions demeurent… (…) Indépendamment du fonctionnement de ce compte, la représentation territoriale s’est également interrogée sur l’annonce faite par le président Brotherson en 2023 de reprendre la compétence du traitement des ordures ménagères. Une étude a été menée en ce sens et ses conclusions devraient être présentées le mois prochain au syndicat pour la promotion des communes (SPC). « Les maires n’attendent que ça », a renchéri Edouard Fritch, par ailleurs tavana de Pirae, avant de poursuivre: « Cette question du traitement des déchets pèse dans le budget des communes…Et pour cause, elles subventionnent aux deux tiers… » (…)

Réactivation actée du « Fonds intergénérationnel en faveur de la protection de l’environnement » (Tahiti News)





# L’Université de la Polynésie française a accueilli ses nouveaux étudiants ce lundi, à l’occasion de la rentrée universitaire. Parmi les nouveautés de cette rentrée, le parcours « Océan et défis durables ». Invité du journal, Gerbert Bouyssou, vice-président de l’UPF, présente les objectifs et les spécificités de cette nouvelle formation.
Extraits de l’entretien :
(…) - Il y a une nouveauté cette année, c'est le parcours « Océan et Défis Durables » avec des cours de sciences marines, d'économie, mais aussi de droit, de géopolitique. L'idée, c'est quoi ? C'est de former de futurs professionnels dont on a besoin ici en Polynésie ?
« Absolument. C'est un parcours qui vient compléter un autre parcours qui existait déjà, « Insularité et Développement Durable », qui est une licence pluridisciplinaire. L'idée, effectivement, c'est de former des cadres, des acteurs agiles capables de s'adapter aux changements, notamment aux changements climatiques, aux changements environnementaux qui vont toucher en particulier l'océan. »  
- Et ça, ça intéresse les étudiants ? Il y a beaucoup d'inscrits cette année ?
« Alors justement, pour un nouveau parcours, ce soir à 17h, on était à 20 inscrits et 5 dossiers en attente. Je pense qu'en tout, entre l'ancien parcours et le nouveau parcours, nous serons sur une cinquantaine d'étudiants, sachant qu'on est sur une licence plutôt sélective. C'est tout à fait intéressant. »
(…)  - Vous parliez d'une filière qui avait été lancée il y a deux ans, je crois. Quels sont les premiers retours des étudiants ? Ça fonctionne bien, les professeurs aussi ?
« Alors oui, c'est une filière qu'on appelle la filière STES. C'est une filière qui a la particularité de s'inscrire dans un projet plus large qu'on appelle le projet NARUA, qui est soutenu dans le cadre de France 2030. L'idée, c'était d'offrir à des étudiants intéressés par des parcours un petit peu moins classiques que ce que propose d'habitude l'université, de se former par la pédagogie de projet et par l'interdisciplinarité, voire la pluridisciplinarité. Nous avons des étudiants qui font à la fois des sciences sociales, des sciences dites dures, des approches tournées vers l'océan, des approches aussi tournées vers le développement durable. C'est quelque chose qui fonctionne bien puisque nous avons des étudiants qui viennent à la fois du fenua et puis aussi quelques étudiants qui sont venus de métropole parce que nous sommes l'une des deux seules universités en France à proposer une licence de ce type. »

Parcours « Océan et défis durables » : « L'idée, c'est de former des cadres, des acteurs agiles capables de s'adapter aux changements », affirme Gerbert Bouyssou, vice-président de l'UPF (Polynésie 1ère)

En savoir plus : Rentrée 2026 à l'UPF : la licence STES ouvre son nouveau parcours : "Océan et défis durables" (upf.pf)





# À Fakarava, les voiliers sont de plus en plus nombreux à entrer dans le lagon. Pour éviter les mouillages sauvages et préserver les zones sensibles de l’atoll, des ambassadeurs ont été mis en place. Leur mission : aller à la rencontre des plaisanciers, les informer sur les zones où ils peuvent jeter l’ancre, mais aussi les sensibiliser aux secteurs interdits, notamment ceux de la réserve de biosphère.
À Fakarava, l’arrivée des voiliers dans le lagon est devenue presque quotidienne. Face à cette fréquentation grandissante, la Direction des affaires maritimes a décidé de mettre en place des ambassadeurs.
Ils sont 4 volontaires à avoir accepté cette mission, dont des pêcheurs et des habitants de l’atoll. "Notre rôle n'est pas de les chasser, c'est de les prévenir, de les sensibiliser par rapport à ce qu'il faut faire ou pas dans le lagon de Fakarava", note Frédéric Teikiotiu, ambassadeur à Fakarava.
(…). Pour la majorité de la population, l’initiative est saluée. Depuis des années, ils attendaient qu’un plan de protection soit mis en place pour protéger leur environnement face au flux croissant de touristes et de plaisanciers étrangers. "J'espère qu'avec ça [qu'il y aura] beaucoup plus de discussions, un partage entre eux et qu'il y en ait moins", estime Carmen Snow, habitante de Fakarava.
Certains plaisanciers aussi n’hésitent pas à aider les ambassadeurs dans leurs missions comme Jean-Marie. Il aide les nouveaux arrivants à naviguer et à respecter les règles dans le lagon de l'atoll.
(…). En plus d’un travail d’information et de prévention, les ambassadeurs peuvent également faire remonter les difficultés rencontrées auprès des autorités. Un tel dispositif doit permettre de réduire les conflits d’usage et de mieux faire cohabiter habitants, pêcheurs et plaisanciers*.
Il faudra désormais composer avec eux avant de jeter l’ancre dans cette réserve de biosphère classé à l’UNESCO.

Fakarava : le travail de prévention des ambassadeurs de l'environnement face à l'afflux des voiliers dans le lagon (Polynésie 1ère)

* Pour rappel : Les conflits entre plaisanciers et habitants se multiplient sur les lagons de plusieurs îles du fenua in Voiliers de la discorde (AvA-Infos)9/5/26

Un voilier étranger qui reste au fenua, ce sont des places occupées dans nos lagons… mais aussi des clients pour nos commerces et nos entreprises. À partir du 1er septembre, les nouveaux voiliers étrangers de moins de 24 mètres pourront rester un an sans payer de droits de douane, contre deux ans jusqu’ici.
Deux ans au fenua sans payer, c’est terminé. Pour les nouveaux voiliers étrangers, ce sera désormais un an.
À partir du 1er septembre, passé ces 12 mois, il faudra repartir… ou sortir le portefeuille. Pour pouvoir rester, le propriétaire devra « papéetiser » son bateau. Comptez 7 à 8 % de sa valeur. (…)  Pourquoi serrer la vis ? Parce que dans certains de nos lagons, ça commence à bouchonner. (…). En effet les places en marina sont limitées. Les mouillages aussi. Et les équipements n’ont pas suivi.
Mais faire partir les voiliers plus vite, ça peut aussi se ressentir à terre. Un équipage qui reste plusieurs mois, c’est un caddie rempli au magasin, c’est une table au restaurant, du carburant, une réparation. Et parfois plusieurs centaines de milliers de francs laissés dans un chantier naval. "Il faut faire de la place aux voiliers parce que c'est vraiment une manne économique dont on pourrait profiter, plutôt que de les chasser", précise Arnaud Jordan, président association des voiliers en Polynésie, qui d'un autre côté comprend la décision des autorités du Pays : "dans le temps, on verra plus de places dans les mouillages et c'est une bonne chose parce qu'effectivement, on a l'impression que les gens d'ici sont un peu saturés par le nombre de voiliers. En ce sens c'est une bonne chose. Maintenant, il faudrait s'attaquer aux épaves, aux AirBnB...de façon à ce que les gens trouvent à se loger et ne prennent pas les bateaux pour des logements faciles". Faire davantage tourner les places dans les marinas, ou les mouillages, sans pour autant se priver d'une source financière. Voilà tout le dilemme : comment faire respirer nos lagons sans faire tousser l’économie de nos îles ? (…). En tout cas les gros yachts ne sont pas concernés de la même façon : au-delà de 24 mètres, la durée reste fixée à trois ans.

Dès le 1er septembre, le temps de mouillage hors taxes d'un voilier de moins de 24 m passera de 2 ans à 1 an (Polynésie 1ère)




 

# Le ministre des Grands Travaux, de l'Équipement a présenté les principaux projets portés par le Pays pour améliorer les déplacements, les infrastructures et la sécurité dans la commune.
En matière de mobilité, le Pays poursuit son objectif de développement des transports collectifs et des mobilités actives, afin d'offrir des alternatives à la voiture individuelle et de fluidifier les déplacements dans l'agglomération.
À Arue, cette politique se traduira par la réalisation, en accord avec la commune, d'un parking-relais à usage mixte d'environ 300 places à l'horizon 2030. Ce projet est actuellement au stade d'études de faisabilité. Il permettra aux automobilistes de stationner leur véhicule et de poursuivre leur trajet en bus. À terme, il sera relié à Pirae et au centre-ville de Papeete par des voies réservées sur l'avenue Ariipaea Pomare.
L'offre de transports collectifs continue par ailleurs de s'améliorer. En 2025, la ligne 9 desservant le quartier Erima a bénéficié de neuf arrêts supplémentaires vers les hauteurs. D'ici la fin de l'année 2026, les lignes n° 2, 21 et 31, qui desservent Arue, verront leur fréquence augmenter grâce à la mise en service de 18 nouveaux bus.
Un schéma directeur des mobilités actives sur l'île de Tahiti est en cours de finalisation. Il permettra de définir, d'ici la fin de l'année 2026, des actions alternatives à l'usage des véhicules individuels.
(…) L'investissement global consacré au shunt et à cet ouvrage hydraulique est estimé à 500 millions de francs (…)

Un parking à Arue pour prendre son bus (Tahiti Infos)

Des aménagement routiers majeurs et de nouveaux bus sont prévus à Arue pour désengorger le trafic vers Papeete, avec notamment la création d'un parking-relais de 300 places et une voie de contournement au giratoire d'Erima.
À Arue, le Pays prévoit de réaliser un « parking-relais à usage mixte d’environ 300 places à l’horizon 2030 ». Objectif : permettre aux automobilistes de stationner leur véhicule et de poursuivre leur trajet en bus. À terme, il sera relié à Pirae et au centre-ville de Papeete par des voies réservées sur l’avenue Ariipaea Pomare. Un projet encore au stade d’études de faisabilité et présenté mercredi lors du conseil des ministres décentralisé dans la commune. Par ailleurs, le Pays annonce que d’ici la fin de l’année 2026, les lignes n° 2, 21 et 31, qui desservent Arue, verront leur fréquence augmenter grâce à la mise en service de 18 nouveaux bus.
Pour réduire la congestion routière, le Pays prévoit la création d’une voie de contournement du giratoire de Erima, appelée « shunt », dans le sens Mahina-Papeete. Cet aménagement, réalisé sans impact foncier, précise le Pays, permettra aux véhicules venant de la côte Est de contourner le giratoire. Il prévoit aussi une seconde voie d’insertion depuis Erima. Une amélioration de la circulation est attendue, notamment le matin.
(…). La route de Tefaaroa et les ponts franchissant la rivière Pohaiatera feront prochainement l’objet de travaux, leur état nécessitant une réfection importante. Il est prévu de rénover la chaussée et d’aménager des trottoirs couvrant le caniveau, sur un premier tronçon d’environ 600 mètres, pour un investissement estimé à 100 millions de Fcfp. (…)

Arue : un parking-relais de 300 places en projet et un shunt pour réduire les embouteillages (TNTV)

 




# À Outumaoro, sur la route Camica Saint-Joseph qui mčne au lycée du męme nom, une dizaine d’épaves, certaines envahies par la végétation et d’autres transformées en dépotoirs, jalonnent l’itinéraire emprunté chaque jour par les élčves. Entre nuisances visuelles et sanitaires, circulation rendue dangereuse et risque d’incendie – comme l’a montré une intervention des pompiers de Punaauia lundi – le syndicat des copropriétaires de Manu Iti multiplie les alertes auprès des autorités. Mais malgré ces démarches, l’évacuation des carcasses se heurte ŕ des procédures complexes et qui peuvent prendre du temps.
À Outumaoro, les épaves de voitures se multiplient en bord de route. Sur la route Camica Saint-Joseph, qui dessert le lycée du même nom, une dizaine de véhicules abandonnés occupent ainsi les bas-côtés. Certaines carcasses sont désormais envahies par la végétation, d’autres servent de dépotoirs à ciel ouvert.
Une situation qui exaspère les habitants du secteur, notamment ceux des résidences Manu Iti. Chaque jour, les élèves du lycée empruntent cette voie et doivent parfois contourner les épaves en se déportant sur la chaussée.
« Cela génère des nuisances visuelles et sanitaires, des risques de feu… Cela représente aussi des risques pour les élèves qui sont obligés de passer en plein milieu de la chaussée pour pouvoir monter au lycée, vu que les différentes carcasses occupent le bord de la route », dénonce Marine Gosse, riveraine et membre du bureau du conseil syndical de la résidence Manu Iti.
Au-delà de la pollution visuelle et des mauvaises odeurs, les amas de déchets attirent également les nuisibles et font craindre des départs de feu. Un risque qui s’est récemment concrétisé dans un secteur voisin, à proximité de la résidence Te Ivi Roa.
(…) Face à ces risques, Soleil Immo, le syndicat des copropriétaires de Manu Iti, a multiplié les alertes. Plusieurs courriers, dont des mises en demeure, ont été adressés à l’Association syndicale des propriétaires et affectataires du Domaine Auffray (ASPADA), le gestionnaire du domaine, ainsi qu’à la mairie de Punaauia pour signaler l’insalubrité des lieux et les dangers potentiels pour les usagers. Le syndicat a également sollicité Fenua Ma, l’entreprise chargée notamment de l’évacuation des véhicules abandonnés lors d’opérations menées dans les communes. Mais la procédure est loin d’être immédiate. (…)

Outumaoro, les épaves de voitures exaspèrent les riverains (Radio 1)

Nautisport a organisé samedi (29/08) sa 13e opération de nettoyage “Clean Up the World by Suzuki Marine”, avec l'appui de l'association Oceania, engagée dans la protection des océans et la sensibilisation à leur préservation. Plus de 140 participants se sont mobilisés dans le quartier de Fare Ute et le long de la rivière Papeava.    
Cette 13e édition avait déjà rassemblé 140 personnes à 8 heures même si d'autres devaient arriver. Parmi elles : des familles, des associations locales et quelques entreprises. Une quinzaine de membres de Nautisport et une dizaine de personnes d'Oceania étaient également mobilisés pour encadrer le ramassage.
(…). Sur le terrain, les participants ont constaté l'ampleur des déchets présents dans le quartier. Plastiques, cartons, canettes et aluminium font partie des déchets les plus fréquemment retrouvés. Mais les équipes ont également ramassé des batteries de voiture et des pneus.    
(…). Les déchets collectés étaient ensuite triés avant d'être déposés dans les bennes prévues pour l'opération, puis acheminés vers le centre de tri. Au fil de la matinée, les participants rencontrés partageaient le même constat : la sensibilisation de la population reste un enjeu majeur. Pour Mokorea Vincent, la beauté du territoire implique aussi une responsabilité collective.  
(…) Certains participants évoquaient également la question des équipements publics. Les poubelles, jugées parfois trop petites, se remplissent rapidement et peuvent favoriser l'accumulation de déchets autour des points de collecte.    Derrière cette opération de nettoyage, c'est aussi la question du cadre de vie des générations futures qui se pose. Pour les participants, préserver les rivières, les rues et les espaces naturels doit devenir une responsabilité collective.

Fare Ute débarrassé de centaines de kilos de déchets en une matinée (Tahiti Infos)

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