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Alignés rue des Poilus tahitiens, à Papeete, depuis plus de cent ans, cinq marumaru auraient dû disparaître du paysage à partir de ce dimanche 25 janvier, et l’imposant tronc d’un sixième élagué. Selon les experts de l’Office national des forêts, ces arbres sont mécaniquement sains, mais leur avenir reste incertain. De son côté, l’élagueur en charge du projet, se disait convaincu qu’ils représentent un risque réel d’effondrement, alors que plane le souvenir du décès d’un jeune homme écrasé par un arbre, en juillet 2024, à Paofai. Accueillis par des riverains et des membres de l'association Mama natura, les élagueurs n'ont finalement pas abattu les cinq arbres, simplement élagués. Leur surveillance demeurera appuyée dans les prochains jours.

 

 

Cinq marumaru doivent être abattus et un sixième "élagué sévèrement", à compter de dimanche 25 janvier, à Papeete. Pourtant, les experts de l'Office National des Forêts les avaient jugés "mécaniquement sains". Un collectif s'oppose à leur abattage. Mais la mairie de Papeete ne veut plus prendre aucun risque.
La mairie invoque des raisons de sécurité, alors que la justice a auditionné des responsables de la commune et le maire, Michel Buillard, dans le cadre de l'enquête ouverte pour homicide involontaire, suite à la chute d'un marumaru, en 2024 ayant entraîné le décès d'un jeune homme.
Problème, des experts de l'Office National des Forêts, chargés d'analyser les arbres sur la commune de Papeete, avaient évalué que ces marumaru ne présentaient "aucun risque mécanique". Ils les ont jugés “physiologiquement satisfaisants”, “structurellement conservables” et préconisaient de couper les branches basses. Des administrés s'opposent donc à cet abattage qu'ils jugent "arbitraire". (…). Contactée, la commune s'appuie sur le terme "risque incertain" du rapport de l'ONF. Elle dit clairement ne "plus vouloir prendre aucun risque pour se retrouver ensuite devant un juge" et préfère "prendre les devants". (…)

L'abattage gênant de cinq marumaru à Papeete (Polynésie 1ère)

L’abattage imminent de cinq marumaru et l'élagage d'un sixième, rue des Poilus Tahitiens, à Papeete, divise. Si le rapport d'experts privilégie la conservation, la mairie invoque un mal nécessaire pour la sécurité de tous.
Alignés rue des Poilus tahitiens, à Papeete, depuis plus de cent ans, cinq marumaru vont disparaître du paysage à partir de ce dimanche, et l’imposant tronc d’un sixième sera élagué. Une décision prise par la municipalité, alors que plane le souvenir du décès d’un jeune homme écrasé par un arbre, en juillet 2024, à Paofai. Un accident pour lequel le directeur général des services de la mairie, Joël Moux, a été auditionné ce mardi. (…). Selon une expertise de l’Office National des Forêts (ONF), l’état de fonctionnement physiologique des cinq arbres qui vont être abattus est pourtant « satisfaisant ». Le rapport mentionne également des « plaies » et des « cavités », conséquences directes de tailles passées et du manque de protection contre le stationnement. Les préconisations : des interventions à réaliser allant dans le sens de leur conservation. (…). Outre leur importance culturelle, les marumaru sont source de fraîcheur (selon les relevés techniques, jusqu’à 214 m² d’ombre par individu). Et sans eux, pas d’absorption de CO2. (…). Prestataire désignée pour les travaux, l’entreprise Holguin Élagage refuse de considérer son travail comme de la simple « déforestation » et rappelle que son métier est avant tout de préserver. Pour ce professionnel, l’expertise visuelle ou théorique a ses limites. Il évoque des souvenirs de chantiers où des arbres, d’apparence robuste, révélaient des racines totalement nécrosées une fois la souche ouverte. (…)

À Papeete, le délicat abattage des marumaru de la rue des Poilus tahitiens (TNTV)

Après une matinée animée à l'ombre des marumaru de la rue des Poilus Tahitiens, la mairie de Papeete a sensiblement changé ses plans. Accueillis par des riverains et des membres de l'association Mama natura, les élagueurs n'ont finalement pas abattu les cinq arbres, simplement élagués.
Il est 8h, ce dimanche matin. Plusieurs personnes sont réunies rue des poilus tahitiens. Parmi elles, des habitants du quartier de Paofai… et quelques membres de l’association Mama Natura. Deux d’entre eux, accompagnés par une troisième militante, décident de s’attacher symboliquement à un marumaru. Leur inquiétude : que ces centenaires soient abattus par la mairie de Papeete. Car la décision est prise depuis quelques temps : 5 de ces arbres doivent être abattus, et un 6e élagué. Si une expertise réalisée par l’office national des forêts (ONF) indique que ces arbres sont physiologiquement satisfaisants et structurellement conservables, la municipalité refuse de prendre le moindre risque, après le décès d’un homme à Paofai suite à la chute d’un arbre, fin juillet 2024. (…) Au bout d’une heure, au terme d’échanges parfois animés, les services de la mairie et les opposants à l’abattage des arbres trouvent un terrain d’entente. Aucun arbre ne sera supprimé…pour le moment. Ce dimanche, les arbres ont seulement été élagués. Leur surveillance demeurera appuyée dans les prochains jours.

Sursis pour les marumaru centenaires de la rue des Poilus tahitiens (TNTV)

Sur la rue des Poilus Tahitien à Papeete, cinq maru maru centenaires sont menacés d'abattage. Une décision de sécurité prise par la mairie mais vivement contestée par plusieurs personnes. Selon la commune, les arbres menacent de s'effondrer quand les défenseurs de l'environnement parle d'abattage abusif.
S’attacher à un arbre pour tenter de le sauver, Vanaa Tahiritapu Norbert l'a fait avec ses deux acolytes du jour. « Non à ce projet de vouloir tout couper, clame t-il haut et fort. Couper comme ça de manière un peu hâtive, sans concertation. Je dis non, je ne suis pas d’accord. »
Au total ils étaient, comme lui, une dizaine de défenseurs de la biodiversité mobilisés ce dimanche matin. Sur la rue des Poilus Tahitiens, près du lycée Paul Gauguin et de deux écoles, cinq maru maru centenaires sont menacés d’abattage. Cette décision, prise par la mairie, est vivement contestée. (…) Selon les experts de l’Office national des forêts, les maru maru sont mécaniquement sains, mais leur avenir reste incertain. De son côté Tevanui Holguin, l’élagueur en charge du projet, se dit convaincu que ces arbres représentent un risque réel d’effondrement. (…). Après une heure de discussion avec les services techniques de la commune, un compromis est accordé. (…)

Cinq maru maru menacés d'abattage à Papeete, les défenseurs de l'environnement obtiennent un compromis (Polynésie 1ère)

Les élagueurs missionnés par la mairie de Papeete devaient procéder ce dimanche matin à l’abattage de cinq marumaru rue des Poilus tahitiens. Une opération « sans concertation » dénoncée sur les réseaux sociaux, dans une pétition et par les riverains dont quelques-uns s’étaient rassemblés ce matin. Des militants de Mama Natura s’étaient même attachés à un des troncs en protestation. Mais les discussions avec les professionnels, qui ont montré le système racinaire très fragilisé du premier arbre concerné, se sont révélées constructives : une réunion va être organisée mercredi et les cinq arbres centenaires, en attendant, ont été élagués mais pas abattus.
Un « patrimoine à défendre », ce dimanche matin rue des Poilus tahitiens, à Papeete. Plusieurs opposants à l’abattage de cinq marumaru centenaires le long de cette voie fréquentée s’étaient rassemblés en début de matinée, alors que les entreprises d’élagages missionnées par la mairie installaient leur matériel, sous la surveillance des muto’i. Pas question de laisser débuter le chantier sans discussion : deux militants de l’association Mama Natura se sont même symboliquement attachés à l’un des troncs. La mobilisation n’était pas une surprise : depuis plusieurs jours, la polémique enfle sur les réseaux sociaux autour de cet « abattage abusif », aussi dénoncé dans une pétition en ligne qui a recueilli un peu plus de 250 signatures.
Une pétition qui regrette que le décès d’un jeune militaire polynésien, écrasé par un marumaru tombé sur son véhicule en 2024 devant la clinique Paofai, « serve à justifier des décisions généralisées, prises en contradiction avec les avis techniques » ou à « effacer la valeur inestimable de l’ensemble de notre patrimoine arboré ». Les signataires dénoncent « des choix médiocres, à courte vue, qui sacrifient le vivant » et, en l’occurrence des arbres « sains ». (…) « Je comprends l’émotion, l’attachement au patrimoine arboré, et je le partage. Mais la sécurité n’est pas négociable, écrit l’élagueur. Il ne s’agit pas de déforestation. Il s’agit de prévention, de responsabilité et de respect de la vie humaine ».

Face à la polémique, la mairie de Papeete temporise sur l’abattage des Marumaru (Radio 1)

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