Jusqu’à présent, la haute mer —qui couvre près de la moitié de la surface de la planète— échappait à toute véritable régulation internationale. Le traité BBNJ vient combler ce vide et ouvre la voie à une gestion collective de ces espaces. Une nouvelle étape dans la création de la plus grande aire marine protégée du monde en Polynésie française. Dans le Pacifique, ce traité constitue aussi un levier pour bâtir des corridors écologiques entre les ZEE des pays voisins. Avec le soutien de la coalition internationale Te Moana Collective, le Pays bénéficiera d’au moins 1,5 milliard de francs d’ici 2027. Dans la continuité des engagements pris en juin 2025 lors de la Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC), ce financement destiné à mieux surveiller la zone économique exclusive, protéger la biodiversité et soutenir une pêche durable, tout en respectant les priorités locales.
Entré en vigueur le 17 janvier, le traité BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction) de l’ONU ouvre la voie à la création d’aires marines protégées au-delà des zones économiques exclusives. Un tournant pour la gouvernance des océans, salué en Polynésie française, où le modèle de gestion maritime a pesé dans les négociations internationales.
Protéger la haute mer, ces espaces maritimes situés au-delà des 200 milles nautiques des zones économiques exclusives (ZEE), était jusqu’ici un vide juridique. C’est désormais chose faite avec l’entrée en vigueur, le 17 janvier, du traité BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction). Un accord mondial qui permet pour la première fois de créer des AMP (aires marines protégées) dans ces zones internationales, essentielles à l’équilibre des océans. Pour la Polynésie française, dont la ZEE s’étend sur 5,5 millions de kilomètres carrés, l’enjeu est stratégique. La haute mer joue un rôle clé dans la préservation des ressources halieutiques, la sécurité alimentaire et l’économie locale, notamment autour du thon. (…) La signature du traité par un peu plus de 80 pays marque une réussite diplomatique pour la France et ses territoires ultramarins. La Polynésie française, en particulier, a pesé dans les discussions lors de la conférence des Nations unies sur l’océan, organisée à Nice en juin 2025. (…).
Jusqu’à présent, la haute mer — qui couvre près de la moitié de la surface de la planète — échappait à toute véritable régulation internationale. Le traité BBNJ vient combler ce vide et ouvre la voie à une gestion collective de ces espaces. (…). Dans le Pacifique, le traité BBNJ constitue aussi un levier pour bâtir des corridors écologiques entre les ZEE des pays voisins. Parmi les zones prioritaires figure une High Sea Pocket, située entre les zones maritimes des îles Cook, de Kiribati et de la Polynésie française.
(…) Si le traité BBNJ est désormais en vigueur, de nombreux chantiers restent à ouvrir : définir les règles de gouvernance, les mécanismes de contrôle et les moyens concrets d’application. Autant de défis pour protéger un bien commun mondial, alors même que le changement climatique bouleverse déjà les écosystèmes marins.
Traité BBNJ de l’ONU : un accord mondial pour protéger la haute mer (TNTV)
La Polynésie française renforce sa politique de protection de l’océan. Avec le soutien de la coalition internationale Te Moana Collective, le Pays bénéficiera d’au moins 1,5 milliard de francs d’ici 2027. Un financement destiné à mieux surveiller la zone économique exclusive, protéger la biodiversité et soutenir une pêche durable, tout en respectant les priorités locales.
La Polynésie française franchit une nouvelle étape dans sa politique de protection de l’océan. Le 23 janvier 2026, le président du Pays, Moetai Brotherson, a reçu à la Présidence une délégation de la coalition internationale Te Moana Collective, conduite par la philanthrope Dona Bertarelli. Objectif : renforcer les moyens concrets de gestion et de surveillance des aires marines protégées (AMP). À l’issue de cette rencontre, les partenaires internationaux ont confirmé un engagement financier d’au moins 15 millions de dollars américains, soit environ 1,5 milliard de francs CFP, pour accompagner la Polynésie jusqu’en 2027.
Lors de la Conférence des Nations unies sur les océans, la Polynésie française s’est imposée comme un acteur majeur de la gouvernance océanique en actant la création de la plus grande aire marine protégée au monde. Elle couvre l’ensemble de la zone économique exclusive, soit 4,8 millions de km2, une superficie équivalente à celle de l’Europe. (…) Contrairement aux aides classiques, ces fonds seront gérés selon les priorités définies par le Pays. Une structure financière locale dédiée doit être créée afin de garantir une utilisation ciblée et durable des financements, en lien avec les besoins du terrain.
Le gouvernement prévoit notamment de renforcer la surveillance de la ZEE, grâce à des outils de suivi maritime, des équipements électroniques et la formation des mutoi et référents locaux.
Les financements soutiendront également la pêche artisanale et hauturière, avec des actions visant à réduire les captures accidentelles et à préserver les ressources halieutiques. L’objectif affiché est clair : protéger l’océan tout en continuant à nourrir les populations locales. (…)
La dimension culturelle occupe aussi une place centrale. Les savoirs traditionnels et le rāhui seront intégrés à la gestion moderne des AMP, en lien avec les comités locaux, notamment aux Gambier et dans les îles de la Société.
Enfin, une partie des moyens sera consacrée à la biodiversité et à la recherche scientifique… (…)
Protection de l’océan : 1,5 milliard de francs mobilisés pour renforcer les aires marines protégées en Polynésie (Polynésie 1ère)
Dans la continuité des engagements pris en juin 2025 lors de la Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC), et avec le soutien du Te Moana Collective à hauteur de 15 millions d'USD - 1,5 milliards de Fcfp -, le Pays vise la création et la mise en œuvre d’au moins 500 000 km² d’AMP de protection stricte supplémentaires autour des îles Australes et des îles Marquises d’ici la Journée mondiale de l’océan, le 8 juin 2026.
La Polynésie française renforce concrètement sa souveraineté bleue. Ce vendredi, Moetai Brotherson a reçu une délégation internationale du Te Moana Collective, pour consolider les moyens dédiés à la gestion des aires marines protégées (AMP). Ce partenariat stratégique s’inscrit dans la continuité des engagements pris en juin 2025, à Nice, lors de la Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC). Le Pays y avait acté la création de la plus vaste aire marine protégée au monde : 4,8 millions de km², couvrant l’ensemble de sa Zone économique exclusive, soit une surface équivalente à celle de l’Europe. (…)
La délégation internationale poursuivra sa mission cette semaine sur le terrain, aux Gambier, en lien avec les comités locaux, les professionnels de la pêche et les autorités institutionnelles. En parallèle, la signature d’un protocole d’entente complémentaire avec la Blue Nature Alliance pour sécuriser des mécanismes de financement durable à long terme – fonds fiduciaires ou des obligations bleues – a été actée par la présidence.
Le Pays mobilise 1,5 milliard de Fcfp pour renforcer ses aires marines protégées (TNTV)
C’est une nouvelle étape dans la création de la plus grande aire marine protégée du monde en Polynésie française. Vendredi, la création d’un fonds destiné à recevoir “15 millions de dollars” , financés par neuf organisations non-gouvernementales impliquées dans ce projet, a été conclu avec le président Brotherson.
L’annonce par Moetai Brotherson avait été mondialement saluée, en juin dernier, lors de la troisième conférence des Nations Unies pour l’océan, à Nice : la décision de créer, dans la zone économique exclusive de Polynésie française, l’Aire marine protégée (AMP) la plus vaste du monde. Concrètement, sur une surface maritime de 4,8 millions de km², une AMP de catégorie VI selon la charte de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Zone caractérisée par des activités maritimes de gestion durable conjuguant conservation de la biodiversité et besoins des communautés locales. À quoi s’ajoutent 900 000 km² sous protection stricte (catégories I et II UICN) dont 200 000 km² de zones côtières sous protection forte dans l’archipel de la Société, aux Marquises et aux Australes. Un sanctuaire pour la biodiversité marine qu’il s’agit aujourd’hui de mettre en œuvre.
Dès juin dernier, en marge de cette annonce, neuf organisations non-gouvernementales désireuses d’accompagner ce projet s’étaient rassemblées dans le collectif Te Moana. Ce regroupement accueille des ONG parmi les plus importantes au monde en matière de protection des océans : Blue Nature Alliance, Pew Bertarelli Ocean Legacy, Blue Marine Foundation, Wyss Foundation, Becht Foundation, Bezos Earth Fund, Oceans5, Bloomberg Foundation. Une délégation de Te Moana est actuellement sur le territoire, pour une quinzaine de jours.
C’est en marge de ce déplacement qu’une lettre d’engagement a été signée vendredi à la présidence pour la création d’une structure financière basée en Polynésie française. (…) Dans l’immédiat, le collectif s’est engagé à verser “15 millions de dollars” pour aider au financement de la feuille de route du Pays jusqu'en 2027, comme l’a confirmé vendredi Dona Bertarelli de Pew Bertarelli Ocean Legacy.
Après une mission de terrain aux Marquises, en début de semaine, la délégation de Te Moana Collective est attendue aux Gambier dès ce week-end pour poser la bases, à la demande de la population de l'archipel, d'une aire marine protégée de 500 km² de catégorie I selon le classement UICN. La création officielle de cet espace sous haute protection sur une bande côtière de 12 nautiques autour de l'archipel devrait intervenir le 16 février prochain.
EN ENCADRÉ : Ce que financera ce fonds de 15 millions de dollars
“15 millions de dollars” pour l’Aire marine protégée polynésienne (Tahiti Infos)
Entré en vigueur le 17 janvier, le traité BBNJ sur la biodiversité en haute mer ouvre une nouvelle étape pour la protection de l’océan. À l’approche de la seconde édition de Te Mana o Te Moana Nui a Hiva, organisée le 28 janvier à Tahiti, le haut-commissaire de la République Alexandre Rochatte revient sur les enjeux du texte et les perspectives de création d’aires marines protégées en haute mer. Interview de nos partenaires d'Outremers360°.
Entretien avec le haut-commissaire qui répond à trois questions
Entrée en vigueur du traité BBNJ de l’ONU : l’État assure son soutien diplomatique au Pays (TNTV)
Le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, est parti pour une série de rendez-vous toute cette semaine à Paris. Ses visites sont destinées à discuter des enjeux climatiques, de la santé et de la lutte contre les stupéfiants.
Plusieurs conventions et discussions sont en cours sur ces sujets. Sur les enjeux climatiques, il s’agira de discuter de la mise en place des mesures de sauvegardes suite à la signature de l’accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ). Un traité qui offre désormais à la Polynésie française les moyens d’agir au-delà de ses frontières administratives et prolonge son devoir de gardiens, lui permettant d’assumer pleinement son rôle de sentinelle planétaire.
Santé, stupéfiants et climat au programme de Brotherson à Paris (Tahiti Infos)
Pour rappel : Préserver nos océans (AvA-Infos) 20/01/26

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