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Une campagne d'observation aérienne de cent jours a débuté en Polynésie française pour recenser les grandes espèces marines sur 850 000 km2. C'est le projet REMMOA II, quinze ans après la première campagne d'observation ; Améliorer les connaissances scientifiques et traditionnelles sur les tortues marines du fenua : c'est l'objectif d'un appel à témoignages hors du commun lancé par l'association Te Mana O Te Moana ; Au village To’a, le 28 février, une vingtaine d’exposants ont partagé leurs actions sur le terrain pour protéger le récif et les fonds marins. L’occasion pour le public de découvrir les nouvelles technologies au service de la recherche ;  À l'Assemblée nationale, un rapport plaide pour la création d’un "Institut Océan de l’Université de l’ONU" à Brest, avec une « unité implantée » en Polynésie ; La stratégie de protection de la ZEE, avec ses 1,5 milliard de francs CFP promis par un collectif d’ONG, dont Pew Bertarelli ou le Bezos Earth Fund, soulèvent aussi des interrogations. Le ministre de l’Environnement Taivini Teai, sans dissiper tous les flous, veut rassurer sur la place de chacun dans ce partenariat.

# Mieux connaître et préserver la biodiversité marine en Polynésie française, c'est l'objectif affiché par l’Observatoire PELAGIS (La Rochelle Université/CNRS), qui lance aujourd'hui une vaste campagne scientifique d’observation aérienne de la mégafaune marine. C'est le projet REMMOA II, quinze ans après la première campagne d'observation.
Une campagne d'observation aérienne de cent jours débute ce mercredi en Polynésie française pour recenser les grandes espèces marines sur 850 000 km2, a annoncé l'Observatoire Pelagis (CNRS/Université de La Rochelle). Le programme REMMOA II (Recensement des mammifères marins et autre mégafaune pélagique par observation aérienne) permettra un état des lieux de la répartition et de l'abondance des dauphins et des cachalots, mais aussi des oiseaux, tortues, raies, requins et grands poissons. (…). Cette campagne permettra de comparer ses observations avec celles réalisées en 2011, dans le cadre de REMMOA I. L'équipe scientifique pourra ainsi compléter l'inventaire des espèces et évaluer les changements d'abondance et de distribution de la mégafaune marine. Elle pourra aussi identifier des zones à plus forts enjeux de conservation.
(…) L'océan représente 99% du territoire polynésien et constitue un enjeu majeur pour la collectivité du Pacifique. La Polynésie française avait ainsi annoncé à la Conférence des Nations unies sur l'océan à Nice en juin 2025 la création de la plus vaste aire marine protégée du monde, avec 4,8 millions de km2, dont 900.000 km2 sous protection stricte.
Un fonds piloté par la Polynésie française a en outre été créé la semaine dernière. Il réunit neuf ONG et vise à réunir 15 millions de dollars (12,5 millions d'euros) pour financer la surveillance de ces aires marines protégées, mais aussi pour promouvoir les savoirs traditionnels, la pêche durable ou la souveraineté alimentaire.

Lancement d'une vaste campagne d'observation aérienne des grandes espèces marines en Polynésie française (Polynésie 1ère)

Quinze ans après une première campagne de référence, la Polynésie française redevient un immense terrain d’inventaire… vu du ciel. 
Début février 2026, le programme Remmoa II (Recensement des mammifères marins et autres mégafaunes par observation aérienne) lance une vaste mission destinée à actualiser les connaissances sur la distribution et l’abondance des grandes espèces marines – cétacés, oiseaux, tortues, requins et raies – tout en recensant certains indicateurs d’activités humaines, comme les déchets flottants, les bateaux ou les dispositifs de pêche.
Portée par l’observatoire Pelagis (La Rochelle Université/CNRS), avec le soutien de l’Office français de la biodiversité (OFB), Remmoa II représente un budget de 2,2 millions d’euros (262 millions de francs), financé par l’OFB et d’autres partenaires, dont La Rochelle Université et des mécènes.
(…) L’intérêt de cette seconde mission est de pouvoir comparer les données avec celles de 2011. À l’époque, la campagne avait notamment mis en évidence un gradient nord-sud de biodiversité et identifié les Marquises comme un “hotspot” majeur, un résultat qui avait contribué à leur reconnaissance internationale.
Pour Taivini Teai, ministre de l’Agriculture, des Ressources marines, de l’Environnement, en charge de l’Alimentation, de la Recherche et de la Cause animale, ces nouvelles données doivent déboucher sur des actions concrètes : “Cela va nous permettre d’affiner l’identification de cette mégafaune et d’établir des couloirs de navigation, afin qu’elle soit le moins perturbée possible par les échanges maritimes”, a-t-il souligné, évoquant aussi les projets d’aires marines protégées, dont une AMP transfrontalière envisagée entre les Gambier et Pitcairn.

Remmoa II : l’océan polynésien passé au crible (Tahiti Infos)

# Améliorer les connaissances scientifiques et traditionnelles sur les tortues marines du fenua : c'est l'objectif d'un appel à témoignages hors du commun lancé par l'association Te Mana O Te Moana... Avez-vous vu des tortues ? L’association Te mana o te Moana lance un appel à témoignages afin de recueillir des observations relatives aux tortues marines présentes sur les plages du fenua pendant leur période de reproduction et de ponte.
(…) Ces informations permettront d’améliorer les connaissances sur les sites de ponte, de suivre les
comportements des espèces présentes en Polynésie et de renforcer les mesures de conservation.
L’association recueille également des témoignages sur le lien culturel entre les Polynésiens et les tortues marines afin de « valoriser les savoirs, récits et pratiques traditionnelles associés à cet animal emblématique ».
Cet appel à témoignages est lancé dans le cadre du projet IMPACS qui a pour objectif de renforcer les connaissances scientifiques et traditionnelles sur les tortues marines de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna en particulier la tortue imbriquée, espèce en danger critique d’extinction et dont le cycle de vie est encore peu connu dans ces deux territoires du Pacifique Sud.

Te mana o te moana lance un appel pour recenser les tortues marines (TNTV)

# Au village To’a ce mercredi (28/01), une vingtaine d’exposants ont partagé leurs actions sur le terrain pour protéger le récif et les fonds marins. L’occasion pour le public de découvrir les nouvelles technologies au service de la recherche.
La beauté du lagon vue du ciel, avant de plonger sous les eaux : une immersion en 360 degrés, comme si on y était. Voilà ce qu’on voit derrière les masques de réalité virtuelle proposés au Village Toa ce mercredi. « On voit plein de coraux et on nous montre ce que c’est. On montre aussi le récif. C’est très bien fait », admet Wilkin, élève de CM2, masque sur les yeux. Pour l’association Tamari’i no te Moana, c’est la meilleure manière de capter l’attention des élèves.
(…). Gagner du temps grâce aux nouvelles technologies, c’est aussi ce que cherche le Criobe de Moorea dans son suivi des récifs. (…) Une technologie qui fait gagner du temps aux scientifiques. « Parce que le travail de mission, par exemple, pour deux jours de mission, derrière, il y a un jour ou deux de travail sur l’ordinateur pour sortir les données. Avec l’IA, au lieu de deux jours, d’un jour, c’est une heure. »

Les nouvelles technologies au service des fonds marins (TNTV)

# Les députés Pierre-Yves Cadalen (Finistère, LFI) et Mereana Reid Arbelot (Polynésie, GDR) ont présenté, ce mercredi à l’Assemblée nationale, un rapport plaidant la création d’un Institut Océan de l’Université de l’ONU à Brest, avec une « unité implantée » en Polynésie française. Le président du gouvernement polynésien Moetai Brotherson, présent à cette conférence de presse, a soutenu le projet.
Ce rapport fait suite à une résolution adoptée en avril à l’Assemblée nationale et demandant la création d’un Institut Océan de l’ONU en France. Pour l’heure, l’Université des Nations Unies (UNU) compte une dizaine d’instituts dans le monde, portés sur des domaines différents. 
Basée au Japon, l’UNU est la branche universitaire de l’ONU consacrée à la recherche, « pour résoudre les problèmes mondiaux urgents tels que la survie, le développement et le bien-être humain, auxquels l’ONU et ses États membres accordent une attention particulière ». Pour l’heure, aucun des Instituts existants ne porte sur l’océan et aucun n’est basé en France ou dans le Pacifique. (…) Pour le député du Finistère, l’Institut répond aussi aux ambitions de l’État sur la préservation des océans et à la déclaration finale du Sommeil de Nice de juin dernier, qui appelle à un « renforcement de la coopération scientifique dans laquelle la France est supposée s’engager ». (…). L’unité polynésienne « ne sera pas une simple antenne locale, mais une entité onusienne ouverte sur le monde, connectée aux grandes dynamiques à l’international, en particulier dans l’espace indopacifique, où les pays du Pacifique portent une vision fondée sur la coopération, la stabilité et la responsabilité océanique ». (…). Au-delà de la Polynésie et de la France hexagonale, Moetai Brotherson assure « qu’une initiative comme celle-là est attendue également par tous les pays du Pacifique. Il s’agit pour nous d’avoir des éléments de recherche, des éléments de réflexion, des éléments de décision au cœur du Pacifique, sur cet océan qui nous rassemble tous », a-t-il ajouté. (…). Pierre-Yves Cadalen et Mereana Reid Arbelot devraient prochainement présenter le projet au gouvernement, et plus précisément au Ministère des Affaires étrangère.

Un rapport parlementaire plaide pour la création d’un Institut Océan de l’ONU ŕ Brest et en Polynésie (TNTV-Outremers360)

Les députés Pierre-Yves Cadalen et Mereana Reid Arbelot ont présenté, ce mercredi, à l’Assemblée nationale, un rapport plaidant la création d’un Institut Océan de l’Université de l’ONU à Brest, avec une « unité implantée » en Polynésie. Une unité qui « ne sera pas une simple antenne locale, mais une entité onusienne connectée aux grandes dynamiques à l’international, en particulier dans l’espace indopacifique » ont-ils plaidé. Moetai Brotherson, présent à la conférence de presse, a soutenu le projet.
(…) Pour justifier la création d’un tel Institut, à la fois à Brest et en Polynésie, Pierre-Yves Cadalen souligne « le contexte absolument désastreux dans lequel est placé le multilatéralisme onusien qui subit beaucoup d’attaques, mais également la science elle-même, et notamment la science lorsqu’il est question d’environnement ».
« Cet Institut vise à la fois à produire de la science, à former scientifiquement des personnes, notamment venues des pays en développement dans une perspective de coopération nord-sud (…) et, bien entendu, à défendre le droit international et le multilatéralisme en lui-même », a-t-il ajouté. « Ce double objectif de l’Institut répond à la double crise que traversent aujourd’hui les institutions internationales et le monde ». Pour le député du Finistère, l’Institut répond aussi aux ambitions de l’État sur la préservation des océans et à la déclaration finale du Sommeil de Nice de juin dernier, qui appelle à un « renforcement de la coopération scientifique dans laquelle la France est supposée s’engager ».
(…) « Nous avons une opportunité historique d’accueillir en Polynésie française une unité opérationnelle de l’Université des Nations Unies dédiée à la gouvernance de l’Océan et faire de notre territoire un point d’ancrage stratégique pour l’action internationale » a abondé la députée de Polynésie Mereana Reid Arbelot, rappelant que ce territoire « dispose déjà d’un écosystème scientifique solide et d’une expertise reconnue sur les enjeux maritimes ». (…). « L’objectif est clair : former les futurs décideurs du Pacifique, développer des formations de haut niveau en gouvernance et en sciences sociales liées à l’Océan, et offrir à notre jeunesse un environnement international d’excellence pour agir à l’échelle mondiale » a-t-elle ajouté. (…)

Des parlementaires veulent que le futur Institut Océan de l’ONU s’implante au fenua (Radio 1)

Le député du Finistère Pierre-Yves Cadalen présente ce mercredi (27/01) les conclusions de son rapport sur la mise en place d'un tel institut, avec pour objectif de renforcer la recherche et la formation dans le domaine océanique.
Un projet en bonne voie. Ce mercredi 28 janvier, le député du Finistère Pierre-Yves Cadalen présente en conférence de presse à l’Assemblée nationale, les conclusions de son rapport suite à la mission d’information flash sur "les modalités de mise en place à Brest d’un Institut Océan de l’Université des Nations Unies et d’une unité en Polynésie française". Le mercredi 21 janvier dernier, le rapport a été présenté à la commission des affaires étrangères et a été adopté à l’unanimité. Trois mois plus tôt, le 2 avril 2025, la proposition de résolution sur la création de cet institut, portée par le député du Finistère avait déjà été unanimement adoptée par l’Assemblée nationale. Cet après-midi, Pierre-Yves Cadalen sera accompagné de la députée Mereana Reid Arbelot et du président de Polynésie Moetai Brotherson. (…). L'idée d'un Institut Océan de l'Université des Nations Unies à Brest remonte à une dizaine d'années. Remise au premier plan par le député Pierre-Yves Cadalen, sa concrétisation dépend aujourd'hui du gouvernement, les élus ont formulé de nombreuses recommandations dans ce sens.

La création à Brest et en Polynésie d’un Institut Océan de l'Université des Nations Unies à l'étude ce mercredi à l'Assemblée nationale (Polynésie 1ère)

# Salués par le gouvernement comme un grand pas dans sa stratégie de protection de la ZEE, les 1,5 milliard de francs promis par un collectif d’ONG, dont Pew Bertarelli ou le Bezos Earth Fund, soulèvent aussi des interrogations. Pourquoi ces organisations, financées par des grandes fortunes de la tech ou de l’industrie, s’intéressent aux eaux polynésiennes ? Cherchent-elles, comme le suspectait le gouvernement précédent, à imposer leur vision et leur présence dans les comités de gestion ? Comment le Pays disposera de ces financements, qui restent encore à se matérialiser ? Le ministre de l’Environnement, Taivini Teai, sans dissiper tous les flous, veut rassurer sur la place de chacun dans ce partenariat.
(…). La somme doit servir jusqu’à 2027 à « consolider les moyens opérationnels dédiés à la politique sectorielle des aires marines protégées », précise le Pays, évoquant notamment « la sécurité, la pêche, la souveraineté alimentaire ou encore des programmes scientifiques ». Invité de la rédaction de Radio 1 et Tiare FM ce lundi, Taivini Teai, ministre de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement, est revenu sur cet engagement mais aussi sur les nombreuses interrogations qu’il soulève.
(…). Là où certains voient de la diplomatie économique ou des jeux d’influence dans une région aux importantes ressources marines, pour Taivini Teai, il s’agit simplement « de contribuer à la protection de la planète ». Le ministre dit avoir confiance en ce collectif, explique avoir rencontré certaines de ses organisations membres à Nice avec le président du Pays, les avoir revus à nouveau ici à Tahiti… Certains l’ont même accompagné jusqu’à Rikitea. « Ils ont rencontré les acteurs du développement de l’économie bleue, les pêcheurs hauturiers, artisanaux, les associations. Nous ne les faisons pas venir ici pour gérer, non, c’est nous qui gérons, sur les propositions amenées par le président Brotherson à Nice», insiste-t-il. «C’est justement toute cette discussion que nous avons avec eux, pour être sûr que les financements qui vont être déployés concordent avec nos objectifs premiers, et à leur vision. » (…)

Millions de dollars des ONG dans la ZEE : « C’est nous qui gérons » assure Taivini Teai (Radio 1)

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