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La lentille d'eau polluée d'un motu de Bora Bora est l'objet de recours en justice. Le tribunal administratif a annullé un arrêté de "régularisation" de travaux pris par le gouvernement ; À Paea, une station d'épuration rejette des eaux usées dans le lagon, la commune enjointe par le tribunal administratif d'y mettre fin ; Par contre, Rimatara (Australes) - refusant la solution facile du dépotoir  - évacue ses ordures toxiques (déchets électroniques et électriques) pour qu'elles soient récyclées ; À Bora Bora, la rénovation de hôtel Conrad Bora Bora Nui fait l'objet d'une étude d'impact sur l'environnement.

 

Lentille d'eau polluée sur un motu de Bora Bora

# Le tribunal administratif a annulé mardi l'arrêté pris par le conseil des ministres le 29 décembre dernier pour régulariser les travaux réalisés "en dehors de toute autorisation" par la société Bora Yes sur le motu Terurumi pour la construction de la fameuse villa de luxe "Quintessence".
 Nouvelle déconvenue pour le gouvernement dans le dossier, déjà assez accablant jusqu'ici, de la construction de la villa de luxe "Quintessence" sur le motu Terurumi à Bora Bora. Mardi, le tribunal administratif de Papeete a annulé l'arrêté pris le 29 décembre 2021 par le conseil des ministres pour "régulariser" les travaux, notamment de creusement d'une lagune de 9 mètres de large au milieu du motu, réalisés "en dehors de toute autorisation" par la société Bora Yes.

​La régularisation du Pays en faveur de Bora Yes annulée (Tahiti Infos)

En août déjà, le tribunal avait décidé de la suspension de l’exécution de l’avenant au permis de construire accordé à la Sarl Bora Yes pour la modification du projet architectural de la villa Quintessence. C’est donc une seconde victoire pour plusieurs familles propriétaires du motu. Ces familles reprochent notamment au milliardaire propriétaire de la Sarl Bora Yes à l’origine du projet d’avoir endommagé la lentille d’eau douce qui alimente leurs habitations, rendant l’eau salée et impropre à la consommation. (La décision du tribunal administratif)

Bora Yes : l’occupation temporaire du domaine public annulée (TNTV)

De l'eau trop salée pour être consommée. De nouveaux prélèvements ont été effectués sur le motu Terurumi à Bora Bora dont les habitants reprochent à la société Bora Yes d'avoir endommagé leur lentille d'eau douce. 50 familles de Bora Bora ont été privées d’eau douce suite aux travaux d’un milliardaire sur un motu. “Depuis que Bora Yes a creusé sa lagune, ça a changé notre eau et c’est devenu salé”, raconte une habitante. En août dernier, les habitants ont remporté une première bataille devant le tribunal administratif. Les travaux de modification de la villa Quintessence de la société Bora Yes devaient être suspendus.

Familles privées d’eau douce à Bora Bora : de nouveaux prélèvements sur le motu (TNTV)

Pour rappel : Des projets immobiliers et hôteliers qui causent des remous (AvA-Infos)

 

 

Rejet d'eau souillée dans le lagon à Paea

# Le 18 octobre 2022 – Le tribunal administratif a enjoint à la commune de Paea de prendre "toutes mesures nécessaires" pour faire cesser le rejet dans le lagon des eaux souillées de la station d'épuration de Tiapa dans un délai d'un an, sous astreinte de 100 000 Fcfp par jour de retard une fois passé ce délai.
C'est à la suite d'un rapport de la chambre territoriale des comptes, relayé notamment dans nos colonnes, que l'association "La Planète brûle" a pris connaissance d'une "pollution continue et ancienne" du lagon de Paea par l'émissaire endommagé de la station d'épuration Tiapa. Cette station d'épuration construite en 1981 recueille aujourd'hui les eaux usées de 90 logements issus de deux résidences. Problème, la pollution dure depuis au moins 25 ans sans qu'aucune mesure n'ait été prise pour y mettre fin. En effet, la mairie avait déjà pris en 1997 un arrêté interdisant toute baignade pour prévenir le danger lié à cette pollution marine. (…) La mairie dispose d'un délai d’un an suivant la notification du jugement pour s'exécuter. Au-delà, elle sera soumise à une astreinte de 100 000 Fcfp par jour de retard.

Paea enjointe de faire cesser la pollution de Tiapa (Tahiti Infos)

Le tribunal administratif a donné raison ce mardi (17/10) à l'association La Planète brûle qui demandait à la commune de Paea de mettre fin au déversement dans le lagon des eaux polluées de la station d'épuration Tiapa... Une solution devra-t-être trouvée dans un délai d'un an. (…) Au rang des solutions, on évoque la prolongation de “l’actuel émissaire afin que les rejets qu’il canalise soient rejetés dans l’océan au-delà de la barrière récifale”. Solution jugée “irréalisable compte tenu de ce que les propriétaires concernés ont de très faibles ressources”. La commune estime par ailleurs que les travaux de prolongation de l’exutoire nécessitent une action coordonnée avec le Pays, compétent en matière d’environnement et d’assainissement sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’avec l’Etat. Mais selon le Code de l’environnement, “il appartient au maire, en application des pouvoirs de police (…) de prendre les mesures nécessaires pour assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques”. Le tribunal a donc décidé d’enjoindre à la commune de Paea “de prendre toutes mesures nécessaires et appropriées pour faire cesser le rejet dans le lagon des eaux souillées provenant de la station d’épuration Tiapa”. Il exclut “toute solution consistant en des travaux de prolongation de l’actuel émissaire au-delà de la barrière récifale”. Une solution devra être trouvée “dans un délai d’un an suivant la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 000 Fcfp par jour de retard passé ce délai”.

Paea : le tribunal dit stop aux rejets d’eaux usées dans le lagon (TNTV)

La pollution par rejet des eaux usées de la station d’épuration de Tiapa dans le lagon coûtera 100 000 francs par jour à la commune de Paea d’ici un an, si elle ne fait pas tout ce qui est possible pour la faire cesser. C’est le résultat d’une procédure au tribunal administratif initiée par l’association « La planète brûle », créée il y a un an à peine. (…) La situation dans le lagon de Paea est connue du public depuis plusieurs années mais c’est face au refus de la mairie de prendre des mesures pour faire cesser la pollution que l’association a décidé d’avoir recours à la justice. Les lacunes de la commune en la matière avaient même été soulignées par un rapport de la chambre territoriale des comptes en 2019.

Le tribunal donne un an à Paea pour faire cesser la pollution à Tiapa (Radio 1)

En 1997, la mairie avait pris un arrêté pour interdire la baignade afin de prévenir sur le danger lié à cette pollution. La chambre territoriale des comptes avait également signalé cette pollution marine. Arrivé au pouvoir en 2020, le maire de Paea a pris le problème à bras le corps, il a lancé les premières études pour améliorer ou faire bifurquer les canalisations qui conduisent au-delà de la barrière récifale. (…) La problématique n’est pas simple, avoue le maire, cependant 2 solutions se présentent à lui.

Soit mettre en place un réseau d'assainissement collectif d'un coût de 6 milliards cfp nécessitant des années de travaux, Soit passer par le SPONC issu du CGCT, le service public d'assainissement non collectif qui permet des assainissements autonomes et limités à la propriété concernée. (…) L’association « la planète brûle » a mis le doigt sur un problème épineux qui concerne non seulement Paea, mais aussi d’autres communes puisque celles de la zone urbaine disposent également de station d’épuration qui rejettent en principe les eaux traitées dans les rivières.

Tiapa : les eaux usées de la station d'épuration polluent le lagon, le maire de Paea sommé d'agir (Polynésie 1ère)

La commune de Paea a été condamnée à faire cesser la pollution de la plage Laguesse, causée par la station d’épuration du quartier de Ti’apa. Suite à une plainte déposée au tribunal administratif par l’association « La Planète brûle », la décision est tombée le 18 octobre dernier. Il est reproché à la commune de déverser directement ses eaux usées dans le lagon. (…) En dernier recours, Antony Géros pourrait prendre un arrêté de police afin d'ordonner au propriétaire de la station d’épuration, soit l’Office Polynésien de l’Habitat, de régler ce problème immédiatement.

Pollution du lagon par les eaux usées : la commune de Paea condamnée (Polynésie 1ère)

Pour rappel : L'environnement sous surveillance (AvA-Infos)

 

Rimatara opte pour la solution recyclage d'ordures toxiques

# Après ses déchets ménagers, Rimatara évacue ses ordures toxiques. Des tonnes d’ordinateurs, d’imprimantes ou encore de batteries sont expédiés par bateau, direction le centre de tri de Motu Uta à Papeete. La direction de l’Environnement vient récemment de réceptionner 12 palettes de déchets électroniques et électriques en provenance de Rimatara. En effet, cette île des Australes a choisi d’expédier certains de ses déchets sur Tahiti plutôt que de les enfouir. Car à Rimatara comme sur la plupart des petites îles, il n’y a rien pour traiter ou recycler ses déchets, cela représente un coût trop important. Seule solution donc, les évacuer par bateau au centre de tri de Motu Uta.

Rimatara se débarrasse de ses déchets électriques et électroniques (TNTV)

 

Étude d'impact sur l'environnement pour l'hôtel Conrad Bora Bora Nui

- L'hôtel Conrad Bora Bora Nui devrait entrer en phase de rénovation et d'extension, comme mentionné dans l'étude d'impact sur l'environnement actuellement consultable à la mairie de Vaitape. Outre l'agrandissement d'une partie des unités existantes et quelques aménagements, le projet prévoit la construction de 21 bungalows sur pilotis et d'un restaurant sur l'eau. (…) L'étude d’impact sur l’environnement est consultable jusqu’au 10 novembre.

L'hôtel Conrad Bora Bora Nui veut s'agrandir (Tahiti Infos)

 

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