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Signature, le 17 janvier, du traité mondial sur la haute mer. Celui-ci dote enfin la communauté internationale d’un cadre juridique opérationnel de cet espace commun débutant là où finissent les zones économiques exclusives (ZEE) de la Polynésie française. En autorisant la création d'aires marines protégées (AMP) en haute mer, il arme les pays océaniens pour protéger, ensemble, des millions de kilomètres carrés jusque-là exposés à la surpêche et aux appétits industriels ; L’association Oceania expérimente un dispositif inédit. Baptisé Ocean IA, mêlant observation scientifique et intelligence artificielle, il vise à détecter automatiquement la présence de baleines afin de limiter les risques de collision avec les navires, en particulier durant la saison de reproduction des cétacés ; La Polynésie française annonce le lancement d’une nouvelle opération de nettoyage des épaves maritimes. Cette opération vise à restaurer durablement l'environnement marin et à sécuriser la navigation.

 

 

# Le traité sur la haute mer est entré en vigueur ce samedi (17/01). Appelé également accord BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction) adopté le 19 juin 2023 et signé par 82 pays, il vise à contrecarrer les multiples menaces qui pèsent sur les océans. En Polynésie comme dans l'Hexagone, on se réjouit des perspectives qu'il ouvre.
Après des années d'attente pour les défenseurs des océans, le traité pour protéger la haute mer ratifié par 82 pays entre ce 17 janvier 2026 en vigueur. Il fournit au monde un outil inédit pour mettre à l'abri des écosystèmes marins vitaux pour l'humanité. Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l'importance de protéger tout entier ces océans foisonnant d'une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l'oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines.
(…) Les pays membres négocieront à New York en mars en vue de mettre en place le traité et organiser la première réunion des parties au traité, la première "COP" des océans, d'ici un an.
Lors de sa participation en juin 2025 à l'UNOC de Nice, Moetai Brotherson avait déclaré que "ce texte représente un levier concret pour étendre une protection cohérente de nos espaces maritimes, du lagon à la haute mer, et renforcer une souveraineté bleue ancrée à la fois dans notre culture océanienne millénaire et dans la science. Il nous permet de resserrer les liens avec nos frères et sœurs du Pacifique par-delà les frontières héritées de l'histoire. Nous prouvons au monde que notre souveraineté ne réside pas dans ce que nous prenons à l'océan, mais dans la protection et le respect que nous lui offrons. En garantissant la santé de la haute mer, nous assurons la survie de notre climat et la prospérité de nos enfants". Concrètement, ce traité permettra à la Polynésie de "bâtir des corridors écologiques avec ses voisins du Pacifique (…). En clair, le BBNJ encadre la création d'AMP en haute mer et "arme enfin les pays océaniens pour protéger, ensemble, des millions de km² jusque-là exposés à la surpêche et aux appétits industriels", (…)

17 janvier 2026, le Grand Bleu : le traité sur la haute mer entre en vigueur (Polynésie 1ère)

(…) L’accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ) entre en vigueur et dote enfin la communauté internationale d’un cadre juridique opérationnel pour protéger la haute mer, cet espace commun débutant là où finissent nos zones économiques exclusives (ZEE).  
Adopté le 19 juin 2023 sous l’égide des Nations unies, le texte a franchi en septembre 2025 le seuil des 60 ratifications nécessaires, porté par la dynamique de la Conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc) en juin dernier, ce qui déclenche aujourd'hui son application. 
Au-delà de la victoire diplomatique, cet accord consacre pour la Polynésie française la reconnaissance de son statut de Grand État océanique.  
Peuple de la mer, la Polynésie française n’a jamais conçu l’océan comme une étendue vide séparant les terres, mais comme Moana Nui a Hiva, le tissu connectif qui l’unit et la définit. Ce traité offre désormais à la Polynésie française les moyens d’agir au-delà de ses frontières administratives et prolonge son devoir de gardien, lui permettant d’assumer pleinement son rôle de sentinelle planétaire. 
(…). En autorisant la création d'aires marines protégées (AMP) en haute mer, le traité BBNJ arme enfin les pays océaniens pour protéger, ensemble, des millions de kilomètres carrés jusque-là exposés à la surpêche et aux appétits industriels.  L’accord BBNJ structure une gouvernance plus efficace et équitable de la haute mer en activant quatre leviers majeurs. Il garantit d'abord un partage juste des bénéfices issus des ressources génétiques marines pour éviter l’accaparement des savoirs et favoriser une science utile aux peuples de l’océan. Il permet ensuite la sanctuarisation des espaces vitaux via la création d’outils de gestion, dont les AMP en haute mer, basées sur les meilleures données scientifiques et les connexions écologiques. (…)

La Polynésie au cœur de la protection des océans (Tahiti Infos)

« Grande réussite de l’Unoc », l’accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ) est entré en vigueur et rend notamment possible la création d’aires marines protégées dans les eaux zones internationales. Le Pays parle déjà de trois « corridors océaniques » autour de la ZEE. Ce sera long, mais le travail commence maintenant, confirme le secrétaire général du Haut-commissariat, Étienne de la Fouchardière. L’État et la Polynésie doivent travailler de concert et convaincre les pays voisins : du débat en perspective pour la haute mer.
(…) L’entrée en vigueur de ce traité, « c’est la grande réussite de l’Unoc à Nice », précise le secrétaire général du Haut-commissariat. Pour Étienne de la Fouchardière, c’est la grande mobilisation de la France pour la préservation des océans qui a convaincu 60 États et Pays de signer et même plus, puisqu’aujourd’hui, « on en compte 80 ». Et le travail de la délégation polynésienne, qui s’était déplacée en force à Nice au mois de juin dernier, a évidemment sa part : « La Polynésie a vraiment contribué à ce résultat, elle a aussi mobilisé son environnement régional pour obtenir les ratifications nécessaires, donc c’est vraiment une grande victoire. »
Pour le Pays, ce traité consacre aussi le concept du « Grand Etat Océanique », l’océan n’est pas un espace vide qui sépare les îles mais le lien qui les rassemble. Un concept qu’on peut aussi comprendre de manière très concrète avec cette liste du gouvernement dans son communiqué : les déplacements des espaces migratrices, les courants marins, mais aussi les pressions de pêche, les pollutions et les déséquilibres écologiques ne s’arrêtent pas aux frontières des ZEE.
(…). Ces aires marines protégées de haute mer, État et Pays en rêvent déjà. Moetai Brotherson parle de trois zones qui pourraient devenir « des corridors océaniques » avec nos voisins du Pacifique : « À l’ouest des îles de la société, au contact des ZEE de Rarotonga – îles Cook et de Kiribati ; entre les Gambier et Rapa, assurant la continuité écologique vers Pitcairn ; et enfin entre les Gambier et les Marquises, le long de la frontière polynésienne. » Étienne de la Fouchardière explique que « ça ne se fera pas demain mais plutôt dans deux ou trois ans » mais qu’il faut commencer à y travailler tout de suite. (…)

Traité sur la haute mer : trois corridors internationaux déjà à l’étude (Radio 1)

 

# À Moorea et dans les passes de Papeete, l’association Oceania expérimente un dispositif inédit mêlant observation scientifique et intelligence artificielle. Baptisé Ocean IA, le projet vise à détecter automatiquement la présence de baleines afin de limiter les risques de collision avec les navires, en particulier durant la saison de reproduction des cétacés.
Au cours de la dernière saison des baleines, l’association Oceania a déployé trois caméras fixes autour des passes de Moorea et de Papeete. Fonctionnant quotidiennement de 5 heures à 19 heures, le dispositif a permis de capter près de 3,6 millions de clichés, destinés à entraîner une intelligence artificielle capable d’identifier automatiquement la présence de cétacés. Ces images, issues de différents points de vue, sont actuellement analysées en partenariat avec Sensea France. Un travail minutieux, réalisé en grande partie manuellement à ce stade. (…) Cette phase préparatoire est essentielle : elle permet de constituer une base de données suffisamment riche et variée pour entraîner l’algorithme. À terme, l’intelligence artificielle devra être capable de détecter automatiquement les baleines et d’alerter les acteurs maritimes en temps réel. (…) Un outil innovant, à la croisée de la technologie et de la protection du vivant, pour mieux cohabiter avec ces géants des mers.

Ocean IA, l’intelligence artificielle au secours des baleines à Moorea (TNTV)

 

# La Polynésie française annonce le lancement d’une nouvelle opération de nettoyage des épaves maritimes. Un appel d’offres portant sur la dépollution et le retrait de onze navires abandonnés ou épaves implantés sur le domaine public maritime de la Polynésie française est en effet paru ce jour sur la plateforme Lexpol avec une date limite de remise des offres fixée au 16 février prochain. Cette initiative s’inscrit dans un programme structurant de résorption des épaves et navires abandonnés lancé depuis le début de la mandature, visant à restaurer durablement les espaces maritimes et lagonaires du Pays. Présents parfois depuis plusieurs années, ces navires constituent des risques avérés pour la navigation, les récifs coralliens et l’environnement marin, en raison notamment de la présence d’hydrocarbures, de batteries, de peintures ou de déchets. L’objectif est d’assurer leur retrait définitif et la remise en état complète des sites concernés, dans le respect des milieux naturels. (…)

Appel d’offres lancé pour retirer onze épaves flottantes  (Tahiti News)

Le Pays a lancé ce jeudi un appel d'offres portant sur la dépollution et le retrait de 11 navires abandonnés ou épaves. La date limite de remise des offres fixée au 16 février. Objectif de cette nouvelle opération de nettoyage : restaurer « durablement les espaces maritimes et lagonaires du Pays ».
« Présents parfois depuis plusieurs années, ces navires constituent des risques avérés pour la navigation, les récifs coralliens et l’environnement marin, en raison notamment de la présence d’hydrocarbures, de batteries, de peintures ou de déchets », souligne le Pays. Les navires identifiés devront être entièrement dépollués, démontés puis évacués, sans aucun rejet en mer, avec un traitement des déchets assuré par des filières adaptées et conformes à la réglementation en vigueur ». Cette opération devrait débuter à compter du second trimestre 2026 sur plusieurs sites prioritaires, notamment à Huahine, Aratika, Raiatea et Moorea. Le programme se déploiera ensuite de manière progressive sur l’ensemble de l’année 2026. (…)

Le Pays lance une nouvelle opération de nettoyage des épaves maritimes (TNTV)

L’appel d’offres pour cette « nouvelle opération de nettoyage des épaves maritimes » a été lancé ce jeudi par le ministère des Grands Travaux. Il concerne douze navires abandonnés ou coulés sur le domaine public maritime à Punaauia, Arue, Moorea, mais aussi Huahine, Raiatea, Fakarava, Ua pou, Ahe, Aratika et Napuka.
Le programme de résorption des épaves et navires abandonnés a été lancé en début de mandature. Il avait déjà abouti à l’enlèvement de plusieurs bateaux, dans le port de Papeete, à Faa’a, Moorea ou Punaauia. Mais les procédures sont souvent longues : les autorités se doivent d’essayer de retrouver les propriétaires, leur ordonner d’enlever les bateaux à leurs frais, et d’actionner ensuite des démarches judiciaires en cas de constat de défaillance. L’appel d’offres tout juste lancé par le ministère des Grands Travaux représente toutefois la plus grosse vague d’enlèvement d’épaves à ce jour. Et pas seulement d’enlèvement : il s’agit de dépolluer, démonter puis évacuer ces carcasses, « sans aucun rejet en mer, avec un traitement des déchets assuré par des filières adaptées et conformes à la réglementation en vigueur » précise le gouvernement dans un communiqué. (…)

Douze épaves vont être enlevés des ports et lagons (Radio 1)

Le gouvernement intensifie sa lutte contre la pollution maritime. Le ministre Jordy Chan vient de lancer un appel d'offres pour retirer onze épaves abandonnées dans les lagons. Cette opération vise à restaurer durablement l'environnement marin et à sécuriser la navigation.
Ces navires, parfois abandonnés depuis des années, représentent des risques avérés pour les récifs coralliens et la sécurité de la navigation. Le programme vise à éliminer des sources de pollution dangereuses telles que : Les hydrocarbures ; Les batteries et les peintures toxiques ; Les déchets divers accumulés à bord. L'objectif affiché est la remise en état complète des sites concernés, dans le strict respect des milieux naturels. (…)

Épaves maritimes : le Pays va engager une opération de nettoyage d'envergure (Polynésie 1ère)

Cette initiative s’inscrit dans un programme structurant de résorption des épaves et navires abandonnés lancé depuis le début de la mandature, visant à restaurer durablement les espaces maritimes et lagonaires du Pays. 
Présents parfois depuis plusieurs années, ces navires constituent des risques avérés pour la navigation, les récifs coralliens et l’environnement marin, en raison notamment de la présence d’hydrocarbures, de batteries, de peintures ou de déchets. L’objectif est d’assurer leur retrait définitif et la remise en état complète des sites concernés, dans le respect des milieux naturels. (…) 

Le Fenua s’engage contre les épaves (Tahiti Infos)

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